Où observer des phénomènes naturels extraordinaires ?

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Aurores polaires, geysers, lacs colorés ou éphémères, trous bleus, rivières qui inversent leur courant, marées géantes…

La nature offre des spectacles incroyables de par le monde, qu’il s’agisse de sites hors norme ou de phénomènes extraordinaires, qui parfois demandent à se trouver sur place au bon moment si l’on veut y assister.

Nous vous en présentons une sélection au fil des pages de ce dossier en ayant pris soin de choisir des « shows » accessibles par tout voyageur normalement constitué.

Un certain nombre de lieux concernés se trouvent très loin de chez vous, mais parfois aussi tout près…

Où voir des aurores polaires ?

Où voir des aurores polaires ?
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Les tempêtes solaires c’est quelque chose… On en ressent les effets sur Terre, notamment à proximité des pôles quand surgissent des aurores polaires, qualifiées de boréales au nord et d’australes au sud.

Lorsque les particules projetées dans l’espace par l’astre atteignent la haute atmosphère de notre planète, elles entrent en collision avec divers gaz, principalement l’oxygène et l’azote.

Des sortes de voiles apparaissent alors dans le ciel nocturne. Ils sont statiques ou en mouvement, mais toujours éphémères. Les couleurs qu’offre ce spectacle sont principalement le vert, mais aussi le rose, le rouge, le bleu ou le mauve.

En ce qui concerne le grand public, les aurores polaires s’observent essentiellement dans l’hémisphère nord car il n’est pas évident de se rendre en Antarctique… Cela dit, lorsque les tempêtes solaires sont très puissantes, le phénomène peut être visible en Patagonie.

En Europe, il faut vous rendre en Norvège, Suède, Finlande, Islande ou en Russie
En Amérique, direction le Groenland, le Canada ou l’Alaska. La période allant de septembre à mars est la plus propice.

Lire également notre article Où voir des aurores boréales ?

Où voir des marées géantes ?

Où voir des marées géantes ?
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Les marées, ces va-et-vient permanents des eaux des mers et océans, sont rythmées par les effets des forces de gravitation de la Lune et du Soleil, en rapport avec le mouvement rotatif de la Terre. Lors des équinoxes, le phénomène prend une ampleur démesurée. On parle alors de grandes marées.

On constate alors que le marnage, soit la différence de hauteur entre la marée basse et la marée haute, est des plus importants. De vastes étendues de fonds marins sont dévoilées par le retrait des eaux, tandis qu’à l’inverse, des vagues puissantes viennent heurter les côtes.

Tous les littoraux sont le théâtre des grandes marées. Une des plus spectaculaires a lieu dans la baie du Mont Saint-Michel, site qui présente déjà habituellement un marnage record. C’est ce que l’on nomme les marées géantes. Autrement dit, pas besoin d’attendre une équinoxe pour voir la mer faire son show.

Dans la vaste baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick (Canada), celui-ci est permanent. 100 milliards de tonnes d’eau y entrent et sortent deux fois par jour.

Parmi les curiosités appréciées ici figurent le parc Hopewell Rocks,où vous marchez à marée basse entre de magnifiques rochers sculptés par l’érosion, certains adoptant la forme de pot de fleurs.

Où voir des déserts de sel ?

Où voir des déserts de sel ?
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Du sel à perte de vue ! Formés par l’assèchement de vestiges des mers préhistoriques, les déserts de sel sont présents dans de nombreux pays (Namibie, Afrique du Sud, Australie, Tunisie, Turquie…), surtout en Amérique du sud et particulièrement en Argentine, au Chili et en Bolivie où ils prennent le nom de salar.

C’est sur les hauts plateaux de ce pays, à 3 700 m d’altitude, que l’on trouve le plus vaste (12 000 km²), le salar d'Uyuni. Le sel et le lithium qu’il recèle y sont exploités, de même que ses paysages époustouflants – le site est une attraction touristique majeure en Bolivie.

Le sol est plat, rien ne dépasse de la ligne d’horizon la plupart du temps. Durant la période des pluies, entre décembre et mars, on peut voir l’eau stagner en surface, ce qui provoque un effet de miroir extraordinaire. Curiosité : des hôtels en sel ont été bâtis sur place.

Un autre désert salé est également fameux, le Bonneville Salt Flats, dans l'Utah. Sur ses 260 km² ont en effet été tournés des films. C’est là aussi que des records de vitesse en véhicule automobile sont régulièrement battus, sur le Bonneville Speedway où sont également organisées des courses.

Où voir des lacs colorés ?

Où voir des lacs colorés ?
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Les lacs reflètent l’état du ciel et de ses environs ou laissent deviner de quoi leurs fonds sont faits. Cela donne en général une gamme chromatique relativement limitée… Sauf qu’il arrive parfois que ces étendues d’eau prennent des couleurs inattendues. Les exemples sont nombreux. En voici trois.

Le lac Retba est un lagon situé à quelques centaines de mètres de l’océan Atlantique, sur la côte sénégalaise et non loin de Dakar. Il contient des cyanobactéries, l’une des rares formes de vie capables de subsister dans une eau à très haute teneur en sel. Or, ces cyanobactéries ont pour particularité d’être pigmentée. Faisant masse, elle donne ici une couleur rose au lac.

Les eaux de la laguna Colorada sont quant à elles rouges, couleur de certaines de ses algues. Ce lac salé se trouve dans la Réserve Nationale de Faune Andine Eduardo Abaroa qui est fréquentée par des flamants roses, sur les hauts plateaux de Bolivie.

D’autres bactéries donnent un aspect multicolore au Grand Prismatic Spring (parc national de Yellowstone, Wyoming). Ce bassin recueille des eaux brûlantes chauffées par l’activité volcanique de ses sous-sols. Seuls des organismes thermophiles de couleur jaune, bleu, vert ou brun, peuvent y vivre. Les tableaux abstraits qu’ils créent ici sont dignes des plus grands musées !

Voir notre page sur les lagunes colorées de Bolivie

Où voir des geysers ?

Où voir des geysers ?
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Les geysers sont des jets d’eau très chauds soumis à une haute pression. S’élevant à plusieurs dizaines de mètres par intermittence, ces jets peuvent monter jusqu’à 120 m. L’eau provient de sources souterraines qui sont au contact de roches elles-mêmes sous l’influence de l’activité volcanique des sous-sols.

Ils sont présents dans des zones où cette dernière est très importante. En particulier en Islande, pays à qui l’on doit le mot qui nomme le phénomène. Situé à Haukadalur dans ce que l’on appelle un champ géothermique, le Geysir y côtoie le Strokkur.

Aux États-Unis, le parc national de Yellowstone (Wyoming) possède le plus grand nombre de geysers au monde, environ deux centaines. La star locale est le Old Faithful.

El Tatio, sur l’altiplano du Chili, est un autre site très réputé. Plusieurs dizaines de geysers y grimpent dans le ciel, mais leur hauteur est ici relativement modeste, généralement moins d’une dizaine de mètres.

Vous pouvez également assister à ce type de spectacle naturel dans la renommée Vallée des Geysers de la Réserve d’État Kronotsky, laquelle s’étend sur la péninsule du Kamtchatka en Russie. Cela dit, son accès n’est guère aisé.

Où voir des piscines d’eau chaude naturelle ?

Où voir des piscines d’eau chaude naturelle ?
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Les sources d’eaux chaudes abondent dans toutes les régions volcaniques du monde, de la Guadeloupe aux Pyrénées, de la Scandinavie à Bali, de l’Éthiopie à la Turquie, des Açores à la Nouvelle-Zélande

Ces eaux proviennent des entrailles de la Terre. Les moins brûlantes sont propres à la baignade et sont donc appréciées des habitants comme des touristes ou des personnes cherchant à bénéficier de soins thermaux.

L’un des pays-rois en la matière est l’Islande où l’on dénombre au moins deux centaines de piscines naturelles ou construites par l’homme. Vous en avez des sauvages comme des civilisées, des petites et des grandes. On peut préférer un bain public qui a la faveur des locaux dans un village ou les installations spectaculaires de parcs de loisirs, tels que le fameux Blue Lagoon Geothermal Resort.

Le mieux est sans doute de tout essayer, sachant que le top du top reste de se prélasser dans un bain bien chaud au milieu de paysages enneigés…

Où voir des trous bleus ?

Où voir des trous bleus ?
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Les trous bleus sont des cénotes, un type de gouffre dont l’origine remonte aux périodes glaciaires qu’a connu la Terre. Ce sont des grottes remplies d’eau douce dont le plafond s’est effondré.

De forme généralement circulaire, on en trouve à l’intérieur des terres ou en mer, où ils sont bordés par une barrière. En ce cas le trou est qualifié de bleu du fait que la couleur que reflète son eau est sensiblement différente de celle qui l’entoure.

Ces trous bleus sont assez nombreux dans les mers situées au large de l’Amérique centrale et sont, pour certains, des spots appréciés des amateurs de plongée… quand les requins ne les empêchent pas de s’adonner à leur passion.

L’un des plus fameux est le Great Blue Hole, situé à huit dizaines de kilomètres des côtes du Belize, au cœur d’un atoll. Son diamètre est de plus de 300 m, tandis que sa profondeur atteint 120 m.

Les Bahamas offrent aussi des sites réputés. La longue barrière de corail de l’île Andros est ainsi riche en trous bleus. Mais c’est dans la baie de Clarence Town à Long Island que l’on découvre le Dean's Blue Hole, lequel est le plus profond au monde : 202 m – son diamètre est d’une trentaine de mètres.

Où voir des colonnes basaltiques ?

Où voir des colonnes basaltiques ?
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Les colonnes ou orgues basaltiques sont nées de coulées de lave souvent très anciennes. Elles doivent leur nom à la forme régulière, par strates, qu’elles ont adoptée verticalement, mais aussi horizontalement ou en diagonale.

On en observe sur tous les continents. Vous avez le site d’Usson en Auvergne, par exemple, ainsi que Los Organos, en bord de mer dans les Canaries, la Devils Tower, une montagne du Wyoming, ou encore l’incroyable cité abandonnée de Nan Madol qui fut construite avec de telles pierres dans l'île de Pohnpei (Micronésie)…

Sur la côte nord-irlandaise, près de Portrush, la Chaussée des géants (Giant's Causeway) est l’une des plus belles concentrations de colonnes basaltiques existantes. Ce lieu inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en présente une variété exceptionnelle.

Au nombre de 40 000, elles sont de différentes hauteurs, de celles qui ressemblent à des pavés à d’autres qui se hissent à flanc de falaise. On en voit aussi qui dépassent la surface de la mer… En prime, la faune et la flore sont ici très intéressantes.

Où voir des terres et roches en couleur ?

Où voir des terres et roches en couleur ?
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Volontiers coquette, notre planète aime à varier les couleurs dont elle se couvre. Si le brun ou le gris de ses terres et roches sont les plus courantes, il arrive qu’elle fasse preuve de fantaisie.

Les gisements d’ocre de Roussillon (Vaucluse) font partie des étapes obligées des voyageurs qui visitent la Provence. Des falaises biscornues prennent ici des teintes rouge, jaune ou orangée en raison de la présence de goethite dans le sable et l’argile qui les composent.

À Chamarel, sur l’île Maurice, des dunes de terres arborent également des couleurs étonnantes, lesquelles ont pour particularité de ne pas se mélanger : jaune, orange, rose, mauve, bleu... Elles seraient dues à des dépôts de cendres volcaniques ou aux métaux qu’elles contiennent. À proximité se trouve une fameuse cascade haute de 100 m qui elle aussi fait partie des incontournables du pays.

Les montagnes de Danxia, dans la province de Gansu en Chine, aux environs de Zhangye. En certains endroits ses reliefs sont striés de nombreuses couleurs. Elles ne sont pas dues à des armées de peintres, mais au travail de la nature, laquelle a déposé différentes couches de sédiments. Dans ce qui est aujourd’hui un parc naturel, on peut également admirer des roches sculptées par la même artiste, notamment une fente et une colonne évoquant le yin (femelle) et le yang (mâle).

Plantée dans une vaste plaine aride au milieu de l’Australie, la montagne Uluru (348 m) a pour originalité de changer de couleur en fonction de la lumière ambiante. Elle peut être rouge, rose, mauve, grise, noire, brune, orange, bleu, verte…

Où voir des pierres mouvantes ?

Où voir des pierres mouvantes ?
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Ah, bah ça alors… On se pince, est-ce un canular ? Mais non, cela existe des pierres qui se déplacent toutes seules… ou presque. Pour voir cela, direction la Death Valley (Californie) où se niche le site nommé Racetrack à 1 130 m d’altitude.

Certes, vous n’assisterez pas à une course de pierres. Le spectacle que vous offrent ces derrières est plus modestement celui de leur trajectoire, ce qui est déjà bluffant. Sur le sol nu d’un lac asséché sont ainsi dessiné des lignes qui tournent à gauche ou à droite…

Déboulant de hauteurs avoisinantes, ces roches ne sont pas déplacées par l’homme ou des animaux. Alors ? On est resté longtemps dans l’expectative. Si l’on en croit une enquête scientifique parue en 2014, l’explication a été trouvée. Les véhicules des pierres sont de fines couches de glace qui se forment sur le site à la suite de pluies. Ce sont les vents ici très puissants qui, en « poussant » les plaques de glace, embarquent en même temps nos rolling stones

Où voir des lacs éphémères ?

Où voir des lacs éphémères ?
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Abracadabra ! La nature réalise parfois de drôles de tours de magie, par exemple en faisant disparaître tout ou partie des eaux d’un lac.

En été, on admire le lac Medicine dans lequel se reflètent les montagnes du parc national Jasper (Alberta, Canada). Mais quand vous venez ici hors saison, c’est un paysage aux allures de marécage qui s’offre à vous. Le truc : si vous déversez une énorme quantité d’eau dans une baignoire sans bouchon, celle-ci reste pleine tant que vous la remplissez. Sinon, elle se vide. C’est ce qui se passe ici. Des flots provenant de la fonte des glaciers créent le lac l’été, puis ceux-ci disparaissent à travers des dolines qui alimentent un vaste réseau de rivières souterraines.

Au cœur de l’Autriche, près de Tragöß en Styrie, le Grüner See est également un lac éphémère – il est alimenté par les torrents du massif du Hochschwab. Sa particularité : il envahit un parc dédié à la promenade pendant quelques semaines au printemps. Une eau à la fois vert émeraude et translucide recouvre alors les chemins, les bancs, les arbres ou les prés fleuris, avant de s’écouler durant l’été. Autant dire que les amateurs de plongée adorent explorer ce lac.

Le Spotted Lake ou lac Kliluk (près d’Osoyoos, Colombie-Britannique, Canada) voit une partie de ses eaux s’évaporer en été. Ne subsistent alors que des sortes d’étangs, ce qui est relativement banal, à ceci près que ces grandes flaques prennent des couleurs bleu, vert ou jaune en raison des métaux que les unes et les autres contiennent : sulfate de magnésium, sulfate de sodium, calcium, argent, titane… Un lac en tenue léopard : magique non ?

Où voir des rivières qui inversent leur courant ?

Où voir des rivières qui inversent leur courant ?
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Des cours d’eau dont le débit est variable, se faisant torrentiel ou disparaissant carrément en fonction des saisons, c’est très fréquent. Mais des rivières qui inversent leur courant, ça c’est rarissime. Ce phénomène est de grande ampleur au Cambodge.

Le Tonlé Sap est une rivière qui a pour point de départ un lac portant le même nom – il s’étend au centre du pays, non loin du site d’Angkor. De novembre à mai, elle file vers le fleuve Mékong, à la hauteur de Phnom Penh. Et puis, en raison des pluies très importantes qui s’abattent sur cette zone durant la période de la mousson, son cours change de direction et remonte vers le lac. Ce qui a pour effet de limiter les crues du fleuve… tout en inondant de vastes zones limitrophes du lac.

Chaque année en novembre, ce mécanisme naturel est célébré lors d’une Fête des eaux (Bon Om Touk) qui se déroule à Phnom Penh.

Beaucoup moins spectaculaire, mais tout de même remarquable, est l’inversement du courant du Loiret. Ou plutôt des sources de cette petite rivière, le Bouillon et l'Abîme (Parc Floral de la Source à Orléans), lesquelles sont alimentées souterrainement par la Loire, via des résurgences. Si le niveau de celle-ci est très bas, l’eau du Loiret reflue vers le fleuve. On appelle cela un inversac.

Où voir des mers mortes ?

Où voir des mers mortes ?
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On nomme lacs salés de grandes ou petites étendues d’eau… salée qui sont entourées de terres. Parmi les plus importants figurent les mers Caspienne et d’Aral, toutes deux en Asie, ou encore le lac Pontchartrain en Louisiane. Certains de ces vestiges d’un temps où la surface de la Terre était différente de celle d’aujourd’hui sont identifiés comme des mers mortes.

C’est le cas évidemment de l’emblématique Mer Morte dont les côtes se situent en Israël et en Jordanie. Couvrant 810 km² à 420 m au-dessous du niveau de la mer, elle est alimentée par le Jourdain. Sa salinité étant d’environ 27 % (contre 3 % en moyenne pour les mers normales), seuls des micro-organismes peuvent y vivre. En revanche elle est riche en minéraux, lesquels en font une destination des adeptes du thermalisme. Fun : sa masse est telle que l’on flotte tranquillement à sa surface. On pourrait presque marcher dessus…

Situé près de Salt Lake City dans l’Utah, le Great Salt Lake (4 400 km², 1 280 m d’altitude) possède en certains endroits une salinité identique à celle de la Mer Morte. La Jordan River (autrement dit le Jourdain !) y déverse ses eaux. Il n’y a qu’un animal qui y vit : l’artémie, un petit crustacé qu’apprécient d’abondants oiseaux migrateurs qui font escale ici.

Où voir des déserts qui fleurissent ?

Où voir des déserts qui fleurissent ?
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Ça ressemble à un miracle, mais c’est ça n’a rien de surnaturel. Il arrive en effet que des déserts se transforment en champs de fleurs. Pour cela, il faut que suffisamment d’eau de pluie vienne arroser des sols où somnolent de petites graines.

Ainsi en hiver voit-on les terres arides du Néguev israélien se couvrir de coquelicots. Au printemps, le désert de Mojave (Californie) ou celui de Sonora (Arizona) connaissent aussi des floraisons de fleurs sauvages, de même que le désert d'Atacama au Chili… D’autres sites encore vous attendent, notamment le Namaqualand en Afrique du sud, lequel figure parmi les plus spectaculaires avec ses grandes étendues colorées qui apparaissent d’août à septembre.

Pour être sûr d’admirer ces tableaux surréalistes, il est bon de se renseigner avant d’aller sur place. Si la pluie n’a pas été généreuse, vous risquez d’être déçu. De plus, les ch’tites fleurs ne poussent pas uniformément sur des centaines de kilomètres.

Les offices de tourisme ou directions de parcs naturels vous indiqueront les meilleurs spots. Enfin, notez qu’il est généralement interdit de se faire de jolis bouquets ou d’arracher les fleurs et leurs racines afin de les replanter chez vous…

Où voir des vagues bleues fluo ?

Où voir des vagues bleues fluo ?
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Un phénomène qui sidère celles et ceux qui ont l’heureuse surprise de l’observer. La nuit, sur la plage où vous avez pris le soleil dans la journée, vous voyez les vagues prendre une couleur bleue fluorescente.

Cette couleur n’est pas due à un performer allumé, mais à la présence dans l’eau de dinoflagellés, des micro-organismes unicellulaires vivants qui font partie du plancton – les « marées rouges » visibles à la lumière du jour, parfois toxiques, sont dues au même organisme.

Ce sont ces êtres qui produisent eux-mêmes cette lumière froide – elle ne dégage pas de chaleur. L’émission de ce type de lumière est nommée bioluminescence, laquelle est communément répandue chez les animaux marins qui errent dans les abymes.

Où voir des vagues bleues fluo ? En fait un peu partout, surtout le long des côtes baignées d’une eau chaude. Aux Maldives, en Californie, en Floride ou en Chine, mais aussi en France métropolitaine… Reste à savoir quand ce phénomène aura lieu : un jour de chance sera notre meilleure réponse…

Texte : Michel Doussot

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