
Convenons que
le tableau n’est pas uniquement noir et que nombre de destinations
présentent beaucoup d’attraits. Il existe de nombreux lieux
à travers le monde où les gays et lesbiennes vivent au grand
jour, intégrés à la vie de la cité. Dans beaucoup
d’autres, les homosexuel(le)s sont contraints de vivre dans la discrétion
sous peine de tomber sous le coup de la loi ou d’être victimes
d’agressions résultant de préjugés homophobes.

L’homosexualité n’a pas toujours été considérée
de la même manière. Dans l’antiquité grecque et
romaine, certaines pratiques homosexuelles sont tolérées,
voire encouragées. L’avènement des grands monothéismes,
le christianisme et l’islam, contribue à faire des comportements
homosexuels une attitude déviante donc répréhensible.
Il faut attendre les Lumières, la Révolution et le Code Napoléon
pour voir la France être le premier pays à décriminaliser
l’homosexualité.
Depuis trente ans, l’apparition et le développement de mouvements
activistes gays et lesbiens ont profondément modifié le regard
porté sur l’homosexualité. Ainsi, le mariage gay est désormais légal dans cinq pays - la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Afrique du Sud, le Danemark, la Norvège et le Canada - ainsi que dans des Etats américains comme le Massachusetts et la Californie. Des contrats d'union civiles, offrant des droits variables, sont également reconnus dans la plupart des pays d'Europe occidentale, par la ville de Buenos Aires en Argentine et le Rio Grande do Sul au Brésil.
Pourtant, force est de constater
que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ne dit
rien des minorités sexuelles et qu’au plan du droit international,
la question reste largement tue. Pour bon nombre de cultures, l’homosexualité
reste une pathologie et nombreux sont les pays qui n’ont pas suivi
l’Organisation Mondiale de la Santé dans la déclassification
de l’homosexualité comme maladie mentale. Au nom de conceptions
religieuses, politiques, culturelles, elle est considérée
comme une sexualité déviante, menace pour l’institution
familiale, les valeurs dominantes et signe de déliquescence morale.
Des gouvernements sans scrupules amalgament sciemment homosexualité
et pédophilie, rendent les homosexuels responsables de l’épidémie
du sida.
La nature des abus à l’encontre des gays et lesbiennes relevés
par Amnesty International est multiple : exécutions légales
ou extrajudiciaires, disparitions pures et simples, viols, abus sexuels
en prison, thérapies médicales sous contrainte, flagellations,
peines de prison plus ou moins lourdes, atteintes à la liberté
d’expression, discriminations contre les demandeurs d’asile. Aujourd'hui, dans plus de 80 pays, les relations homosexuelles sont punies par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Liban, Egypte, Koweït, Porto Rico...). Elles sont passibles de lourdes peines de prison (pouvant atteindre jusqu'à 10 ans) en Libye, en Syrie, en Inde, en Malaisie ou à la Jamaïque. Certains pays, pour la plupart islamistes, punissent l'homosexualité de la peine de mort : Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite, Mauritanie, Emirats Arabes Unis, Yémen, Pakistan, Soudan, Tchétchénie).
>>> Suite
|
 |







 |