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Un tour du monde gay

Voyager gay

Etat des lieux de l'homosexualité

Convenons que le tableau n’est pas uniquement noir et que nombre de destinations présentent beaucoup d’attraits. Il existe de nombreux lieux à travers le monde où les gays et lesbiennes vivent au grand jour, intégrés à la vie de la cité. Dans beaucoup d’autres, les homosexuel(le)s sont contraints de vivre dans la discrétion sous peine de tomber sous le coup de la loi ou d’être victimes d’agressions résultant de préjugés homophobes.



L’homosexualité n’a pas toujours été considérée de la même manière. Dans l’antiquité grecque et romaine, certaines pratiques homosexuelles sont tolérées, voire encouragées. L’avènement des grands monothéismes, le christianisme et l’islam, contribue à faire des comportements homosexuels une attitude déviante donc répréhensible. Il faut attendre les Lumières, la Révolution et le Code Napoléon pour voir la France être le premier pays à décriminaliser l’homosexualité. Ce n'est qu'en 1981 que sera mis fin à la pénalisation des relations homosexuelles avec des mineurs de plus de 15 ans. Et il faudra attendre jusqu'en 2013 pour voir légalisé en France le mariage entre personnes de même sexe, baptisé "mariage pour tous".

Depuis trente ans, l’apparition et le développement de mouvements activistes gays et lesbiens ont profondément modifié le regard porté sur l’homosexualité. Ainsi, le mariage gay est désormais légal, outre la France, dans une quinzaine de pays - la Grande-Bretagne (sauf Irlande du Nord), la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg l'Espagne, le Portugal, le Danemark, la Norvège et la Suède -, mais aussi au Canada, en Afrique du Sud, en Argentine, en Uruguay, dans cinq Etats du Mexique ainsi que dans une vingtaine d'Etats américains comme le Massachusetts, la Californie, le Vermont, New York ou le Connecticut. Des contrats d'union civiles, offrant des droits variables, sont également reconnus dans la plupart des pays d'Europe occidentale (à l'exception notable de l'Italie), en Australie et le Rio Grande do Sul au Brésil.

Pourtant, force est de constater que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ne dit rien des minorités sexuelles et qu’au plan du droit international, la question reste largement tue.
En décembre 2008, une déclaration sur les droits des homosexuels adoptée par 66 pays à l'Assemblée générale des Nations unies, dont les Etats-Unis, les pays de l'Union européenne, le Japon, l'Australie, le Mexique et le Canada. Une soixantaine de pays, dont la Chine et la Russie ainsi que des pays arabo-musulmans et africains, s'y sont opposés.
Pour bon nombre de cultures, l’homosexualité reste une pathologie et nombreux sont les pays qui n’ont pas suivi l’Organisation Mondiale de la Santé dans la déclassification de l’homosexualité comme maladie mentale. Au nom de conceptions religieuses, politiques, culturelles, elle est considérée comme une sexualité déviante, menace pour l’institution familiale, les valeurs dominantes et signe de déliquescence morale.

Des gouvernements sans scrupules amalgament sciemment homosexualité et pédophilie, rendent les homosexuels responsables de l’épidémie du sida.
La nature des abus à l’encontre des gays et lesbiennes relevés par Amnesty International est multiple : exécutions légales ou extrajudiciaires, disparitions pures et simples, viols, abus sexuels en prison, thérapies médicales sous contrainte, flagellations, peines de prison plus ou moins lourdes, atteintes à la liberté d’expression, discriminations contre les demandeurs d’asile.

Aujourd'hui, dans près de 80 pays, les relations homosexuelles sont punies par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Liban, Egypte, Koweït...). Elles sont passibles de lourdes peines de prison (pouvant atteindre jusqu'à 10 ans) en Libye, en Syrie, en Malaisie ou à la Jamaïque. Certains pays, pour la plupart islamistes, punissent l'homosexualité de la peine de mort : Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite, Mauritanie, Emirats Arabes Unis, Yémen, Pakistan, Soudan.

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