- Population : 91,5 millions d'habitants.
- Superficie : 331 690 km².
- Capitale : Hanoi.
- Langues : vietnamien, langues des ethnies minoritaires (khmer,
cham, thaï, sedang, miao-yao, chinois), anglais, français.
- Monnaie : đồng.
- PIB par habitant : environ 2 480 €, soit 3 300 US$.
- Nature du régime : communiste, parti unique. Le Parti communiste vietnamien compte environ 3,7 millions de membres, répartis en 56 000 cellules, soit environ 5 % de la population totale.
- Chef de l'État : Trương Tấn Sang (depuis juillet 2011).
- Sites classés au Patrimoine de l’Unesco : la baie d'Along, la cité impériale de Thang Long-Hanoï et les tombeaux de Huế, la vieille ville de Hội An, le sanctuaire de Mỹ Sơn, le parc national de Phong-Nha-Ke Bang et la citadelle de la dynastie Hồ.
Après les années de guerre et les grandes difficultés économiques liées à l'embargo américain et à la bureaucratisation communiste fondée sur le modèle soviétique d'après 1975, l'économie du Vietnam s'est retrouvée à genoux. Heureusement, la Đổi Mới (rénovation, économie de marché à orientation socialiste) lancée en 1986 a permis au pays de commencer à sortir du marasme.
Le Vietnam est progressivement passé d'une économie socialiste planifiée à une libéralisation et une forme d'économie mixte, caractérisée par une croissance assez soutenue.
Les réformes entamées dans les années 1990 ont amené le pays sur les rails de l'économie de marché : réhabilitation de la libre entreprise, diminution du secteur public malgré de tentatives de retour en arrière, encouragement des investissements étrangers, notamment sous forme de joint-ventures (co-entreprises, très répandues).
Mais le gouvernement garde un contrôle absolu sur les acteurs économiques. Ce modèle ressemble au « socialisme de marché » prôné par les Chinois.
La libéralisation économique a généré un « capitalisme d'État » qui permet de moderniser l'économie tout en partageant les bénéfices avec des sociétés étrangères (système dit du joint venture). L'emprise du Parti communiste vietnamien se fait sentir sur l'économie. Pourtant, 8 emplois sur 10 sont maintenant générés par le secteur privé.
On assiste à un net recul de la pauvreté et à l'émergence d'une classe moyenne. À l'ombre de la grande Chine, le Vietnam a un but : devenir un acteur de la vie économique mondiale.
L'économie informelle (minuscules affaires familiales, les commerces ambulants) fournirait presque le tiers du PIB.
Le pays se modernise, et les relations commerciales et diplomatiques se développent, mais ce qui ne bouge pas, ou presque, c'est la chape de plomb qui pèse sur la société civile et sur les minorités ethniques et religieuses. Les libertés d'expression et de réunion sont niées et toute forme d'opposition est muselée.
Seule la religion « officielle » est tolérée et les principaux dirigeants de l'Église bouddhiste unifiée du Vietnam sont toujours placés en résidence surveillée. Seul signe d'ouverture, le bonze Nhất Hạnh, en exil depuis 1966, a officiellement pu effectuer une tournée « diplomatique » dans le pays.
En novembre 2004, une nouvelle loi sur la liberté de religion a vu le jour, qui, selon les organisations religieuses, ne faisait que codifier la mainmise des pouvoirs publics sur tous les aspects de la vie religieuse.
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