Carte d'identité Tunisie

- Superficie : 163 610 km², dont 25 000 km² de désert.
- Population : 11 millions d'habitants (estimation 2014).
- Densité : 70 hab./km² ; les deux tiers habitent en zone urbaine.
- Capitale : Tunis (744 000 habitants, 2 000 000 avec l'agglomération).
- Religions : islam, religion officielle. On compte 98 % de musulmans, 1 % de juifs et 1 % de chrétiens.
- Langue officielle : arabe.
- Monnaie : le dinar tunisien.
- Chef de l'État : Béji Caïd Essebsi (Nidaa Tounès, parti laïc ; élu en décembre 2014).
- Indice de développement humain : (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,721. Rang mondial : 90 sur 187 pays.
- Salaire minimum : 320 Dt (environ 160 €) ; salaire moyen entre 600 et 900 Dt (autour de 300-450 €).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco : la médina de Tunis, le site archéologique de Carthage, l’amphithéâtre d’El-Jem, le parc national d’Ichkeul, le site de Kerkouane, la médina de Sousse, Kairouan et Dougga.
L’île de Djerba figure dans les listes indicatives de l’Unesco, mais ne fait pas encore partie des sites classés... À suivre !

Économie

Une économie fragilisée, à assainir

Si la croissance n'avait cessé de progresser jusqu'à la crise internationale de 2008-2009, cela n'a pas suffi à diminuer les inégalités et le profond sentiment de malaise social qui en découle, ni à régler la question centrale : le chômage.

Pour continuer à attirer les investisseurs étrangers, les salaires ont été maintenus à un faible niveau.

Une économie en pleine mutation

La révolution a fait naître de nombreux espoirs. Les revendications salariales se sont multipliées, notamment pour l'instauration de salaires décents. Malheureusement, les choses ne vont pas aussi vite que ce que l'on pourrait espérer... Une partie de l’économie tunisienne a été quasi paralysée lors de la révolution, et les secteurs du tourisme, du transport, du commerce ou encore des travaux publics ont été particulièrement touchés.

Après une année 2011 de croissance économique négative (- 2 %), dès 2012, elle est repassée dans le vert, atteignant 2,3 % en 2014.

Des mesures d'urgence

Le premier gouvernement de transition a décidé d'un plan de relance pour agir rapidement sur le marché du travail. Des recrutements ont eu lieu dans la fonction publique et certains salaires ont été revalorisés. Des mesures d'incitation à l'embauche ont été adoptées, d'autres encouragent l'investissement dans les régions dites « prioritaires ». Les subventions en faveur des familles les moins aisées ont été augmentées.
Mais l’économie tunisienne pâtit des soubresauts de l’économie européenne (80 % des exportations se font avec l’Europe), du soutien des bailleurs de fonds internationaux et de l’instabilité politique et sociale du pays.

Les principales ressources naturelles

Même si la Tunisie tire des bénéfices substantiels de ses ressources pétrolières, celles-ci baissent régulièrement et le pays doit importer du pétrole. Mais en 2011, une campagne de forages a mis en évidence la présence d'un important gisement pétrolier et de gaz naturel au large de la Tunisie. Le pays pourrait donc rejoindre le clan des grandes régions pétrolifères en Afrique du Nord. En attendant, la Tunisie exploite au maximum le gaz naturel.

Les mines de fer et de phosphates (une roche sédimentaire qui entre dans la composition des engrais) sont aussi largement exploitées, même si la filière a connu de forts remous depuis 2011, en raison d’importants mouvements sociaux après la révolution.

Services et tourisme, moteurs de l'économie ?

La contribution des services est estimée à environ 61 % du PIB. Les nouvelles technologies (centres d’appels, télécommunications) se révèlent être le moteur de l’économie tunisienne. Une particularité, la croissance tunisienne est tirée par sa demande intérieure plus que par les exportations.

Le tourisme occupe habituellement une place prépondérante, que ce soit en part du PIB (environ 7 %) ou en nombre d’employés (dans les 400 000). Il reste en principe le premier pourvoyeur de devises.
À la suite de la révolution en 2011 et des attentats au musée du Bardo et sur une plage de Sousse en 2015, la situation s’est considérablement dégradée.

L'industrie, un secteur vital

L'industrie emploie près d'un tiers des Tunisiens et représente environ un tiers du PIB.
Le secteur était particulièrement dynamique, notamment grâce au bâtiment, au génie civil, aux industries mécaniques et électriques. Ces deux dernières ont amorcé un ralentissement depuis quelques années. Le textile, certes toujours florissant, subit la concurrence étrangère.

L'agriculture, un secteur exportateur

L'agriculture et la pêche occupent un peu plus de 20 % de la population et représentent environ 9 % du PIB, mais cette part varie sensiblement d'une année à l'autre selon les aléas climatiques. Le développement du secteur agricole s'est appuyé sur une politique de forte mobilisation des ressources hydrauliques.

L'olivier est la principale ressource agricole, très tournée vers l'exportation. La production de dattes a connu une forte hausse grâce aux nouvelles techniques d'irrigation et d'emballage : le pays est devenu le premier exportateur au monde.

Après l'huile d'olive et les dattes, le secteur d'activité le plus rentable est celui des produits de la pêche et de l'aquaculture.

Droits de l'homme

Avec de nouvelles institutions, un président démocratiquement élu et un gouvernement en état de marche, la Tunisie paraît avoir réussi avec brio sa transition démocratique, même si celle-ci fût dure à obtenir.
C’est surtout l’adoption de la nouvelle Constitution tunisienne en janvier 2014, qui a marqué la fin de la période de troubles, avec de nombreuses avancées en matière de libertés. Ainsi la Tunisie est donc bien un « État civil », dont la religion est certes l’islam, mais où la référence à la charia est rejetée, et où la « liberté de conscience » est même proclamée. Une première dans le monde arabe.
Le texte fondateur promeut également la parité et l’égalité hommes-femmes, notamment au sein des organes législatifs. Il s’agit donc en grande partie d’une victoire du camp laïque, même si certains points, comme la « protection du sacré », montrent une ambiguïté que la justice devra lever progressivement.

L’évolution de la Tunisie est d’autant plus exceptionnelle qu’elle se trouve au milieu d’un théâtre géopolitique extrêmement dangereux, et le pays est particulièrement exposé au fanatisme islamiste. Dans les monts Chaambi, à la frontière algérienne, un groupe islamiste particulièrement violent, la phalange Okba Ibn Nafaa, liée à Al-Qaida, s’en prend régulièrement aux soldats tunisiens. De l’avis même des autorités, ce groupe serait à l’origine des événements tragiques du musée du Bardo, en mars 2015, qui ont fait 22 morts.
D’autres observateurs pointent du doigt les bourbiers libyen et syrien, où des milliers de jeunes Tunisiens, attirés par le djihadisme, vont se « former » aux techniques de guérilla terroriste.
Difficile, face à cette menace, de ne pas retomber dans les travers d’un État policier. Après la mort de 15 soldats dans une attaque en juillet 2014 dans les monts Chaambi, le gouvernement a ainsi suspendu les activités de plus de 150 associations suspectées d’être en lien avec des islamistes, et, en dépit de l’adoption de textes visant à l’éradiquer, la torture est toujours largement pratiquée par les forces de l’ordre.

Les stigmates de la période Ben Ali sont d’ailleurs toujours très présents et nombre de Tunisiens déplorent que les responsables en place soient souvent les mêmes que sous l’ancien régime.
Sur le plan des libertés, l’absence de réformes en profondeur du ministère de l’Intérieur inquiète particulièrement les ONG, même si une agence a été mise en place pour en dessiner les contours. Objet de tous les fantasmes, l’existence d’une « sécurité parallèle », infiltrée par les islamistes, est régulièrement démentie par les autorités. Dans le viseur des internautes, figure la surveillance d’Internet au nom de la lutte antiterroriste. « Ammar 404 », surnom donné à la censure du Net sous Ben Ali, n’a ainsi peut-être pas totalement disparu, même si elle s’est considérablement transformée.

Enfin, la Tunisie est l’une des principales bases de départ des milliers de migrants qui tentent la traversée vers l’Europe, au risque d’y laisser leur vie, et le gouvernement peine à lutter contre les filières de ce trafic humain insupportable.

Services voyage



Forum Tunisie

Voir tous les messages

FILTRER LE FORUM SUR UN THÈME

Les dernières discussions du forum Tunisie

Vos discussions préférées du forum Tunisie

Ils cherchent un compagnon de voyage

Voir toutes les annonces

Vous cherchez un compagnon de voyage pour un trek, un voyage itinérant ou un tour du monde ? Un routard pour louer avec vous une maison à l'autre bout de la terre ?

Petites annonces Tunisie

Voir toutes les annonces

Déposez gratuitement vos annonces concernant la vente, l'achat, l'échange ou le don de guides, cartes, sacs, objets utiles, souvenirs de voyage...

Actus Tunisie

Agenda Tunisie

Tunisie Les articles à lire