On mange très bien en Suisse. Admettons toutefois, sans tomber pour autant dans la guerre des nationalismes, qu’on mange mieux en Suisse romande et au Tessin qu’en Suisse alémanique.
Quelques exemples de recettes régionales
- La fondue : véritable institution nationale ; fromage
fondu servi dans un caquelon et qu'on déguste en l'enrobant autour d'un morceau
de pain piqué au bout d'une fourchette. On la sert souvent « moitié-moitié »
(50 % de gruyère bien fait, 50 % de vacherin fribourgeois). Mais parfois
aussi « pur vacherin », presque tiède et avec des morceaux de pommes
de terre.
- La raclette : demi-meule de fromage traditionnellement
fondue devant un feu de bois (ou devant un gril spécial), raclée avec un grand
couteau plat et que l'on sert avec de petites pommes de terre (mais sans charcuterie
comme le font les Savoyards).
- Les röstis : galette de pommes de terre râpées, dorées
dans une poêle.
- L'émincé à la zurichoise : émincé de veau et de rognon
dans une sauce à la crème avec du vin blanc et des champignons.
- Le papet vaudois : saucisse aux choux avec un papet de
pommes de terre et de poireaux.
- La soupe à la farine : un roux brun avec de la
farine grillée et des oignons coupés en rondelles.
- La soupe du chalet : breuvage chaud concocté avec des pommes de terre,
des épinards, des fèves, des navets et des macaronis !
- Le Bölletünne : tarte à l'oignon avec des lardons, de la
crème acidulée, des oeufs et du cumin.
- La viande des Grisons ou du Valois : viande de boeuf maigre salée, épicée
et séchée.
- La potée valaisanne : potée de lard salé et fumé avec des
raves, du chou, des poireaux et des pommes de terre.
- La busecca : potage tessinois à base de tripes et de pesto.
- Les malakoffs : beignets de gruyère salé.
- La tourte de Zoug : génoise avec une crème au beurre et
au kirsch.
- Les läckerli bâlois : petits gâteaux au miel et aux amandes,
épicés et arrosés de kirsch.
- Le pain de poires : croustade farcie avec une pâte de poires
cuites dans du vin rouge, des figues, des pruneaux secs, des dattes et un mélange
d'amandes, de noix et de noisettes.
Chocolat
On ne saurait évoquer la gastronomie helvétique sans parler de chocolat. La
Suisse l'a pourtant découvert bien après l'Italie, et n'en a fait sa réputation
qu'au XIXe siècle, grâce à quelques individus particulièrement
bien inspirés. Le premier d'entre eux, Charles-Amédée Kohler, fait un carton en mélangeant
chocolat et noisettes dès les années 1830.
45 ans plus tard, Daniel Peter,
grand buveur de lait devant l'Éternel, a l'idée de marier sa boisson préférée
au cacao et crée le chocolat au lait. Plus tard encore, un certain Rodolphe
Lindt met au point un nouveau procédé d'affinage en ajoutant du beurre de cacao
à la pâte de chocolat. Et enfin, en 1913, Jules Séchaud pense le premier à fourrer
ses préparations. Du coup, le chocolat est devenu une spécialité suisse !
Vous trouverez le chocolat industriel, fort bon, à meilleur prix dans les grandes
surfaces. Les chocolats de Migros - dont les noms ressemblent (phonétiquement)
à s'y méprendre à ceux des grandes marques (Suchard, Lindt, Cailler, Nestlé,
etc.) - sont spécialement avantageux, à qualité presque égale.
Vins
Leur exportation est confidentielle (1 % de la production, absorbée
aux deux tiers par le marché allemand), à cause du prix surtout (toujours ce
fichu franc suisse, trop lourd).
- Les vins blancs sont souvent remarquables. Ils sont issus du
chasselas surtout, mais aussi du sylvaner, du riesling, des pinots gris et blancs
ou encore du chardonnay. Si vous avez la chance de vous en faire proposer, acceptez
: l'amigne, la petite arvine et l'humagne blanc.
- Les vins rouges proviennent surtout du gamay et du pinot
noir, mais aussi du merlot. Il faut absolument goûter un humagne rouge valaisan
ou, mieux encore mais nettement plus rare, un cornalin : souvent de vrais
seigneurs.
Pour en savoir
plus : www.swisswine.ch.