Histoires et dates-clés Rome

Les Étrusques

Véritables fondateurs de Rome, les Étrusques sont les premiers à tenter l’unification politique et culturelle de la péninsule italienne. La recherche actuelle permet de percer les secrets de cette civilisation mystérieuse.

Rome s’impose déjà comme la plus puissante cité du Latium, avant même que la monarchie étrusque soit renversée par l’aristocratie romaine en 509 av. J.-C. Dès lors, on assiste à la mise en place du système républicain.

La République romaine

Premiers aspects

Le gouvernement républicain repose sur l'équilibre des pouvoirs, partagé entre les différentes institutions.
À l'extérieur, la République romaine étend petit à petit son pouvoir.

Mais en ces temps de conquête, l’ère des grandes guerres puniques a sonné... Face à l’hégémonie de Rome, Carthage est la seule cité capable de rivaliser. Hannibal ne pense qu’à une chose : venger sa cité qui avait déjà été humiliée une première fois. Chose faite ! À la tête d’une puissante armée, il déclenche la deuxième guerre punique avant d’être battu en Numidie en 202 av. J.-C.

Désormais, Rome gouverne tout le Bassin méditerranéen. Craignant que Carthage ne relève encore la tête du sénateur Caton -, Rome porte le coup final à sa dangereuse rivale en 146.

Un colosse aux pieds d'argile

Dès le IIe siècle av. J.-C., la nouvelle République opère de profonds changements au sein de la société. L'hellénisation des arts, de la langue, de la culture, ainsi que l'enrichissement des élites romaines et des grandes familles plébéiennes creusent un fossé de plus en plus grand avec le peuple, alors ruiné par des conflits incessants (les guerres serviles).
Spartacus, ancien berger, s'échappe d'une école de gladiateurs à Capoue avec 70 compagnons. Nous sommes en l'an 73 av. J.-C. Spartacus lance un appel aux armes à tous les esclaves. Avec plusieurs milliers d'hommes, il défie les armées romaines.
Onze ans après cette révolte, le grand Jules est prêt à entrer en scène. En 60 av. J.-C., trois consuls (Crassus, Pompée et César) forment le premier triumvirat ; pour César, la route vers le pouvoir était désormais tracée. Nommé proconsul des Gaules en 59, il dirige avec succès la campagne contre les Gaulois.

Les derniers soubresauts de la République

C’est grâce aux Commentaires sur la guerre des Gaules de César que nous avons une petite idée de ce qu’était la Gaule au Ier s av. J.-C. Si les Gaulois ne connaissent pas grand-chose de la vie urbaine, leur société, en revanche, est bien organisée. Profitant des querelles entre tribus, César soumet la Gaule, la Bretagne et les Germains, puis rentre en Italie.
En son absence, Vercingétorix organise un soulèvement général au début de 52 av. J.-C., obligeant les armées romaines à intervenir de nouveau. Mais, pendant que le proconsul des Gaules remporte une victoire décisive à Alésia, l’anarchie menace Rome. La mort de Crassus entraîne rapidement la dissolution du triumvirat.
De son côté, Pompée l’ambitieux obtient par le Sénat (avec les pleins pouvoirs !), le statut de Premier consul extraordinaire. Voilà un titre qui lui permet de rappeler César à l’ordre en exigeant le licenciement de ses troupes. Furieux, ce dernier franchit le Rubicon (petite rivière séparant la Gaule italienne de l’Italie romaine) en grommelant le célèbre Alea jacta est (en v.f. : « Le sort en est jeté »). Et quel sort ! En une année, il écrase Rome, s’imposant en maître dans toute l’Italie, jusqu’à être nommé dictateur.
Vaincu, Pompée fuit vers la Grèce, mais César n’a pas dit son dernier mot et finit par écraser ses troupes à Pharsale en 48 av. J.-C.. Pompée trouve son ultime refuge en Égypte, où il est assassiné par le roi Ptolémée XIII. César, apprenant la nouvelle, décide de remplacer Ptolémée par sa sœur ! Et on connaît la suite... L’immense fortune de Cléopâtre et le prestige des Ptolémée ouvrent à César la conquête de l’Orient et le contrôle de Rome.

De retour à Rome, César entreprend une série de réformes en faveur du petit peuple et des paysans. Nommé dictateur à vie en l’an 44 av. J.-C., il aurait probablement instauré à Rome une démocratie à la grecque s’il n’avait pas été assassiné sauvagement la même année par une conjuration de jeunes aristocrates dont faisait partie Brutus (son propre fils adoptif !), qu’il reconnaît avant de s’effondrer, en prononçant sa dernière locution historique (Tu quoque mi fili - « Toi aussi mon fils »).

L'Empire romain

Règlements de comptes

Quelque temps après la mort de César, Octave, son neveu et fils adoptif, s’impose face à Marc Antoine, devenu maître de Rome depuis l’assassinat. Une fois vaincu à Modène, Marc Antoine se rapproche d’Octave et, avec Lépide (ancien maître de cavalerie de César), ils forment le deuxième triumvirat en 43 av. J.-C. En commanditant l’assassinat de Cicéron, les triumvirs éliminent le parti républicain, avant de se débarrasser des conjurés Brutus et Cassius.
L’heure du partage du monde romain a sonné. Octave prend l’Occident ; Lépide, l’Afrique ; quant à Marc Antoine, il épouse la sœur d’Octave et obtient l’Orient. Jadis muse de César, Cléopâtre inspire à Marc Antoine l’idée d’un nouveau monde qui, grâce aux conquêtes (celles de Rome et d’Alexandrie), serait unifié pour l’éternité...

Ainsi, Marc Antoine s’attire la haine de l’Occident romain qui, fier de ses valeurs, voit en lui un traître à abattre. Vaincu par Octave (son beau-frère, donc) en mer à Actium en 31 av. J.-C., il se donne la mort sur la fausse annonce du suicide de Cléopâtre... Désormais, Octave a le champ libre pour régner seul.

Le premier Empire : naissance et apogée

Pour la première fois, toutes les terres bordant la Méditerranée appartenaient à un même ensemble politique. Octave allait tenter d'en faire un État unifié. La longueur exceptionnelle de son règne lui permet d'édifier la nouvelle civilisation impériale.

Nul doute, glorieux est le « siècle d’Auguste », qui voit avec Virgile, Tibulle, Properce, Ovide et Tite-Live le triomphe de la littérature latine. Héritier de l’esthétique grecque, l’art romain se définit en cette époque dorée.
Sous le règne de Néron et suite au grand incendie de 64, Rome change radicalement. Néron se fait bâtir une demeure fastueuse, la Domus Aurea (la Maison dorée).
La civilisation urbaine est à son apogée, la vie intellectuelle est brillante, d’autant qu’elle se trouve enrichie par le brassage des cultures, de l’Italie et de ses provinces.

L'Empire est débordé

En 180, le fils de Marc Aurèle, Commode, se tourne vers un régime absolutiste et théocratique. On assassine à tout-va dans l'Empire romain à cette époque, et être empereur demeure la seule garantie de ne pas mourir dans son lit... ou son bain, tel Commode en 192 !

C'est ainsi que Septime Sévère, un Africain, fut porté au pouvoir par ses soldats. Se proclamant « fils » de Marc Aurèle et frère de Commode, Septime Sévère, et ses successeurs s’efforcent de prolonger l’édifice des Antonins (l’édit de Caracalla).
En l'an 212, ce dernier accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l'Empire romain.

À partir des années 230, le dit empire subit un assaut généralisé de la part des Barbares. À plusieurs reprises, Alamans, Francs, Goths et Perses ravagèrent les provinces...

La persécution des premiers chrétiens est l’une des nombreuses conséquences de ces invasions.

La fin de la puissance de Rome

L'essor du christianisme

En l’an 306, Constantin Ier est proclamé premier empereur par ses légions de Germanie. Au même moment, à Rome, Maxence devient lui aussi empereur ! Le choc final se produit le 28 octobre 312, à la bataille du Pont-Milvius. Durant la bataille, Constantin a une vision : une croix apparaît dans le ciel avec les mots In hoc signo vinces (« Par ce signe tu vaincras »). C’est effectivement après cette bataille victorieuse que Constantin adopte la religion chrétienne par l’édit de Milan (313). I
l offre au monde le « dimanche férié », en ordonnant que le « jour vénérable du Soleil » soit jour de repos obligatoire pour les juges, fonctionnaires et plébéiens urbains. Ce jour béni correspond au « jour du Seigneur » chez les chrétiens.
La religion chrétienne sort du cadre domestique où elle était jusqu’alors confinée. On bâtit les premières églises (en récupérant le plus souvent temples païens et basiliques romaines). Le 20 mai 325, pour la première fois de son histoire, l’Église chrétienne triomphante réunit ouvertement et librement à Nicée tous les évêques de l’Empire romain en un concile œcuménique qui devient célèbre.

La valse des papes, du XVe siècle à nos jours

Avignon ou Rome ? Tel sera le dilemme incessant après le Grand Schisme d’Occident. En 68 ans, sept papes se succèdent à Avignon. En 1378, Urbain VI est le premier pape de nouveau élu à Rome. Mais sa tête ne revient pas aux cardinaux ! Ils élisent Clément VII, qui s’en retourne à Avignon, déclenchant ainsi le Grand Schisme d’Occident. Le concile de Pise (1409) n’arrange rien ! Il donne lieu à l’élection d’un troisième pape ! Avant que la question soit réglée une bonne fois pour toutes avec l’élection de Martin V (1417), se sont succédé quatre papes à Rome et Avignon et deux à Pise... De quoi y perdre son latin !
En 1417, le retour des papes à Rome ouvre un temps de faste culturel. Le Quattrocento est une époque bénie pour l’art italien. Martin V fait de la Ville Éternelle le lieu de convergence de tous les artistes. On restaure à grands frais les églises, à commencer par Saint-Jean-de-Latran (cathédrale de Rome) et le palais pontifical. Tout comme son prédécesseur, Nicolas V souhaite faire de Rome une capitale moderne au rayonnement international. C’est « le » pape bâtisseur de la Renaissance. Il ordonne à Fra Angelico de s’atteler à la restauration de la basilique Saint-Pierre (voir la chapelle Niccolina). Ses fresques témoignent d’une réelle rupture avec l’art médiéval.
L’ère est aux innovations (peinture à l’huile, toile, chevalet) de la Renaissance. Le corps se dénude peu à peu. L’homme devient le centre du tableau (et du monde). Selon la conception thomiste, le Christ revêt une double nature : il est à la fois homme et Dieu. Quant à la Vierge Marie, elle se fait plus maternelle... Sixte IV lui dédie alors le décor de sa nouvelle chapelle (Sixtine). Si le Pérugin et Botticelli commencent le travail, le pape Jules II fait appel à Michel-Ange, qui se consacre au plafond. Au fil des siècles, les décisions des papes forgent l’âme de Rome.
Comme son lointain prédécesseur Clément V, qui démissionne de ses fonctions en 1294, Benoît XVI reproduit le scénario le 11 février 2013. Un mois plus tard (14 mars 2013), voici un nouveau pape à la tête de l’Église catholique : un jésuite (une première) argentin (une première)... qui prend le nom de François (une première !). Le 27 avril 2014, Papa Francesco attire une foule considérable de pèlerins pour un événement historique : les doubles canonisations de Jean-Paul II et Jean XXIII.

La Renaissance

Le pillage de Rome

Le 6 mai 1527, les troupes espagnoles envahissent Rome : débute alors l’énorme pillage de la Ville Éternelle. Charles V a commandité cette action pour punir le pape Clément VII de son adhésion à la ligue de Cognac. Pendant près d’un an, Rome vit au rythme sanglant des viols, des meurtres, des saccages... et les morts se comptent par milliers. Le pape se réfugie au château Saint-Ange, le seul fortifié. Il y reste cloîtré jusqu’à une certaine nuit de décembre où, déguisé en domestique, il parvient à s’enfuir. Il s’installe à Viterbe, pour ne rentrer à Rome qu’en 1528. Le pillage de Rome met un terme à la splendeur artistique de la ville pendant la première moitié du XVIe siècle.

Rome à l’âge baroque

Le concile de Trente (1545-1563) change l’aspect de la ville. Initié par le pape Paul III, il est la réponse de l’Église catholique face aux revendications protestantes de Martin Luther. Les papes reprennent la main et lancent la Contre-Réforme. Rome et les États pontificaux conservent leur statut de siège de l’Église catholique.
Sixte V remodèle le centre de la ville selon un plan en étoile dont chaque pointe est marquée par un obélisque. En chantier permanent au XVIIe siècle, Rome multiplie les constructions nouvelles autour du Campo dei Fiori, comme la galerie Spada et le palais Farnèse. Michel-Ange donne à la place du Capitole l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui. La ville abrite une population cosmopolite. Les pèlerins y affluent en masse. Paul V puis surtout le jésuite Urbain VIII mènent une politique artistique intensive et déploient les fastes du baroque. L’achèvement de la basilique Saint-Pierre est confié au Bernin. Le baroque italien, né à Rome, est adopté par les souverains européens et s’exporte même alors jusqu’au Nouveau Monde. Si le mécénat dote la cité de ses monuments prestigieux, l’opulence de l’aristocratie, la suffisance des prélats et l’étouffante censure contrastent avec une population de paysans, serviteurs et mendiants.

Du point de vue artistique, la ville connaît les retombées de la profusion des trésors antiques et modernes qui s’y entassent. Une nouvelle sorte de pèlerins s’y rend : les artistes venus y chercher une inspiration nouvelle.

De 1870 à nos jours

Les acteurs de l’Unité

En 1825, un Génois dénommé Mazzini crée le « Mouvement de la Jeune Italie » ; la conscience de faire partie d’une même nation est désormais ancrée dans le cœur de tous les Italiens. En 1848, toutes les villes italiennes connaissent une certaine agitation et le roi de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert Ier - qui, par ailleurs, n’avait aucune sympathie pour ces mouvements - déclare la guerre à l’Autriche.
De ces événements belliqueux ressort la leçon suivante : peu importe la forme que prendrait une Italie unifiée - royaume, fédération ou république -, l’essentiel étant d’expulser les Autrichiens du territoire ! Mais dans leur quête d’indépendance et de liberté, les Italiens doivent apprendre à marcher ensemble.
En 1847, Camillo Benso Di Cavour crée le journal Il Risorgimento, modéré mais libéral. Devenu maître de la politique piémontaise, il ne tarde pas à rencontrer Giuseppe Garibaldi. Né à Nice en 1807, après un exil politique au Brésil (où il prend part à une insurrection républicaine), il revient en Italie en 1848, puis combat l’ennemi autrichien aux côtés de Cavour, avant de s’emparer de Naples et de la Sicile grâce aux Chemises rouges (son armée).
Dix ans plus tard, un événement décisif se produit : la tentative d’assassinat de Napoléon III par Orsini. Avant d’être exécuté, ce dernier écrit à Napoléon III, le suppliant d’intervenir en faveur de l’unité italienne. Impressionné par la teneur de la lettre, l’empereur conclut un accord avec Cavour : la France fournira 200 000 hommes pour aider à la libération, en échange de la Savoie et du comté de Nice. Mais cette idée est loin de plaire à Garibaldi (et pour cause, Nice est sa ville natale !), qui ne tarde pas à s’opposer à Cavour.
Après l’indépendance, le Risorgimento favorise l’essor des autres capitales régionales. Milan devient ainsi le nouveau centre politique, économique et, de ce fait, artistique.

La montée du fascisme

Au terme de la Grande Guerre, les nombreux mouvements de grèves combinés à la succession d’un trop grand nombre de gouvernements fragilisent durablement le pays, créant un terrain favorable à la montée du fascisme. Mussolini et ses Chemises noires donnent un temps l’illusion d’une prospérité (qui profite surtout à la petite bourgeoisie).

Engagé dans la conquête éthiopienne et rejeté par les démocraties occidentales, Mussolini trouve en Hitler une âme sœur. Beaucoup plus faible que celui de son allié allemand, le régime fasciste italien rencontre dès 1941 une résistance ouverte. Littéralement occupée par les Allemands, l’Italie est la première des forces de l’Axe à subir l’assaut des Anglais et des Américains. Quant à Mussolini, il est tué en 1945 par des partisans italiens. Encore imprégné de l’esprit mussolinien, le quartier de l’EUR (construit à l’origine pour les Jeux olympiques de 1942) ouvre la voie en matière d’architecture contemporaine...

L’Italie de 1945 aux années 2000

L’Italie est au plus mal : usines, réseau des chemins de fer, villes, tout n’est que ruines. Le cinéma italien d’après-guerre devient indirectement témoin de la misère d’une époque. Même la vie politique est chaotique ! Entre 1947 et 2010, ce sont plus de 62 gouvernements différents qui se succèdent !
Quant à la première République italienne (1946-1992), elle rencontre toutes sortes de difficultés : extrémisme de gauche (les Brigades rouges), de droite (type néofasciste), corruption généralisée grippant les rouages de l’État et touchant les plus hauts responsables gouvernementaux, scandales divers, sans parler des remous sociaux, de la crise économique...
Dans les années 1990, tout semble prendre une nouvelle tournure avec, enfin, des signes forts de l’État : rigueur économique, opération « Mains propres » conduisant à un grand nettoyage de la vie politique (251 parlementaires mis en examen). Dehors, les mafieux ! Du moins, on essaie. L’Italie se débarrasse de ses politiciens corrompus, mais de nouveaux visages apparaissent, dont celui de l’inquiétant Umberto Bossi (leader de la Ligue du Nord), qui, dans son goût des divisions (il cherche à liguer les Italiens du Nord contre ceux du Sud), sème la zizanie.
En 1996, la gauche revient au pouvoir. L’Italie reprend la route vers l’Europe. La fondation du Parti démocrate en 2007, autour de la personnalité de Romano Prodi, tente d’unir les forces de gauche, mais la coalition est divisée. La droite de Silvio Berlusconi reprend les rênes du pouvoir en 2008.

Les années Berlusconi

Silvio Berlusconi, ancien chanteur sur des bateaux de croisière, devenu 188e fortune planétaire en 2015, n’a pas fait ses premières armes en politique. Il commence dans les années 1970 une carrière dans l’immobilier, qui se poursuit avec la construction de l’empire médiatique qui va modeler l’image de l’Italie nouvelle.
En 1993, il s'engage en politique, en créant le parti de centre-droit Forza Italia. Soutenu par ses chaînes de télévision, il gagne les élections en 1994 (Chambre des députés et Sénat), et devient de ce fait président du Conseil. Son gouvernement ne tiendra que 8 mois. Passé dans l’opposition, Berlusconi resserre petit à petit le contrôle des médias. C’est ainsi qu’en 2001, il parvient à nouveau au poste de président du Conseil. Au programme : une politique ultralibérale, des privatisations et des grands travaux.
Après s’être quelque temps éloigné du pouvoir, chassez le naturel, il revient au galop ! L’année 2009 est marquée par ses frasques multiples, tant dans sa vie privée que dans sa vie publique. Des manifestations géantes sont organisées dans tout le pays. Parallèlement, la justice suit son cours, et des procès suspendus reprennent...

L’année 2011 est marquée par l’exaspération des Italiens vis-à-vis d’un président du Conseil mouillé, entre autres, dans le scandale du Rubygate et autres soirées privées (Bunga bunga) dans ses villas près de Milan et en Sardaigne... C’est Mario Monti, n’appartenant à aucun parti politique, qui prend les commandes de l’État en décembre 2011. Mario Monti jouit d’une certaine popularité malgré une politique de réformes et d’austérité pénible mais nécessaire... jusqu’en décembre 2012, où il démissionne.

Matteo Renzi, le « démolisseur »

Au lendemain des élections législatives des 24 et 25 février 2013, aucune majorité politique ne se dégage ; le président Napolitano nomme en avril Enrico Letta, de centre-gauche, à la tête d’un nouveau gouvernement formant une coalition d’unité nationale inédite, réunissant des hommes politiques de gauche comme de droite.
En février 2014, un nouveau président du Conseil est désigné : Matteo Renzi (parti démocrate), le nouvel « homme pressé » de la gauche. Âgé seulement de 39 ans, il est le plus jeune chef du gouvernement jamais nommé !
Le président, lui, laisse sa place en février 2015 à Sergio Mattarella, réputé pour son sens de la justice (il combat ardemment la mafia) et ses bonnes relations avec le gouvernement....
Matteo Renzi s'engage – tambour battant – dans un vaste plan pour réformer l’économie et le pays. Surnommé il rottamatore (le démolisseur), en référence à sa volonté d’envoyer la vieille classe dirigeante italienne à la casse, Renzi bouscule donc l’Italie et perd sa popularité...

Après un peu moins de 2 ans au pouvoir, il démissionne le 7 décembre 2016 suite à l’échec de son référendum visant à réformer la constitution ; référendum qu’il voulait comme un plébiscite. En attendant la tenue d’élections anticipées courant 2017, c’est Paolo Gentiloni, ancien ministre des Affaires étrangères de Renzi, qui assure l’intérim à la tête d’un nouveau gouvernement... Et Renzi a été réélu à la tête de son parti le 28 avril 2017 avec 70 % des voix...

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