Fêtes, festivals et manifestations
S’informer
- Nice matin : l'inamovible quotidien local (il n'y en pas
d'autres...), évidemment controversé par certains Niçois. Pages culturelles
tous les jours. Cahier spécial « estivales » inséré dans le quotidien
durant tout l'été.
- Le Petit Niçois : petit hebdo quasi gratuit d'informations locales
(concours de boules, vie associative, etc.). Pas mal d'infos pratiques sur les spectacles
et autres manifestations. On le trouve dans les commerces et les bars.
- Il existe aussi plusieurs petits agendas culturels hebdomadaires vendus en
kiosques comme L'Officiel des loisirs ou La Semaine
des spectacles (région PACA).
- Le quotidien gratuit Métro possède son édition niçoise, disponible partout dans le centre-ville.
Calendrier
- Carnaval et bataille de fleurs : 15 jours en février.
- Festin des Cougourdons : en mars, dans les jardins du monastère
de Cimiez. Grande fête populaire avec danses niçoises pour célébrer l'arrivée
du printemps. Les cougourdons, ces courges locales aux formes bizarres, servent
pour l'occasion d'instruments de musique.
- Fête des Mai : tous les dimanche et jours fériés
du mois de mai dans le jardin et les arènes de Cimiez, pour fêter le renouveau
de la nature. Pique-niques, bals et spectacles folkloriques. Très familial.
- Festival de musique sacrée : en juin. Musique baroque et
gospel dans les églises de la vieille ville.
- Fête de la Saint-Jean : en juin, au port de Carras (à l'extrémité ouest de la promenade des Anglais). Feux de la Saint-Jean au bord de la mer, danses et musiques folkloriques.
- Festival du livre : en juin, jardin Albert-Ier.
Colloques, café littéraires ou philosophiques autour d'un thème qui change chaque
année. Remise du prix Nice Baie des Anges.
- Festival de jazz : en juillet à Cimiez. Le premier du genre à avoir été créé en France, en 1974. Cadre idyllique entre les arènes, le jardin des Oliviers et la belle façade provençale du musée Matisse. Les plus grands noms s'y sont produits : Louis Armstrong, Sydney Bechet, Miles Davis, Dizzy Gillespie, etc. Le festival s'ouvre aujourd'hui vers les musiques du monde et la musique électronique, mais il n'en reste pas moins l'un des meilleurs de France.
- Musicalia : tous les mercredis et samedis en juillet-août, au Théâtre de verdure. Concerts gratuits de musique baroque ou du monde.
- Nuits musicales : en juillet et août, jardin du monastère
de Cimiez. Concerts classiques par de jeunes musiciens pleins d'avenir.
- Lou Festin dou Pouort (la fête du port) : début septembre. Animations festives et feux d'artifice.
- Nice international Tattoo : en octobre, pendant 3 jours, une année sur deux (années impaires). Un des plus grands festivals d'Europe de fanfares militaires.
- Festival des musiques actuelles Nice-Côte d'Azur (MANCA) : en novembre. Concerts très pointus de musique contemporaine, électro-acoustique.
- Fêtes de Noël : marché de Noël provençal dans les allées
du jardin Albert-Ier.
Le carnaval de Nice
Il trouve son origine vers le XIIIe siècle, sous la forme d'une fête païenne dont l'Église tenta de canaliser les débordements - en vain. Tout au plus put-elle
interdire à ses bons abbés de danser ou de se déguiser.
En 1539, les syndics de la ville de Nice nommèrent des « abbés des fous » chargés
d'organiser et de réglementer les fêtes du carnaval. Ils mirent
en place quatre bals de carnaval, sur quatre places bien définies, correspondant
aux quatre classes sociales : noblesse, marchands, artisans-ouvriers et
pêcheurs. Pour aller d'un bal à l'autre, il
fallait être déguisé convenablement.
Au XVIIIe siècle, en raison de l'étroitesse de la vieille ville et de l'accroissement de la population, la rue fut délaissée au profit des salons privés pour un carnaval dans l'esprit de celui de Venise.
C’est sous le Second Empire que les premières batailles de confettis
et de toutes sortes de projectiles (fleurs, cigares...) eurent lieu dans une ville agrandie. Le comité des fêtes, créé en 1873, organisa quant à lui le
premier défilé de chars, accompagné de mascarades et cavalcades.
Depuis, Sa Majesté
Carnaval trône chaque année (la 2e quinzaine de février) sur
la place Masséna. Le soir du Mardi gras, on la brûle sur le quai des États-Unis.
Le Carnaval de Nice est le plus grand de France, et l’un des plus célèbres du
monde avec ceux de Venise et de Rio de Janeiro.
- Renseignements et réservations : 5, promenade des Anglais. Tél. : 04-92-14-48-00. Internet : www.nicecarnaval.com.
Les plages
La ville de Nice possède presque 8 km de plages,
pour l'essentiel publiques et gratuites. Contrairement aux grandes plages de
la Côte d’Azur, elles sont recouvertes de gros galets gris et blanc, ce qui
n'est pas aussi inconfortable qu'on pourrait le penser.
En face du cours Saleya, dans la vieille
ville, se trouve la plage de Beaurivage, évidemment souvent noire de monde. La
plage du Centenaire est quant à elle située en face du jardin Albert-Ier et est accessible aux handicapés.
On trouve également la plage du Forum, à hauteur du boulevard Gambetta,
et la plage Lenval face à l'hôpital du même nom.
N’oubliez pas les quelques
plages privées dont les portiques font partie du paysage niçois : Castel
Plage, en contrebas du quai des États-Unis, reste, paraît-il, la préférée des Niçois,
même si la plus chic est celle du Blue Beach à hauteur de l'hôtel West-End.
Citons enfin la plage du Neptune, face à l’hôtel Negresco, célèbre
pour sa jolie déco début de siècle.
Ultime conseil si vous avez des enfants :
on perd très vite pied sur les plages de Nice.
Les écoles de Nice
Nice est une ville phare de l'art du XXe siècle. La liste des
artistes ayant résidé ici est impressionnante : Matisse, Picasso, Chagall,
Renoir, Klein, Raysse, Arman, Malaval, Ben… L'école de Nice, baptisée aussi
Nouveau Réalisme, fut formée un peu plus tard, à la fin des années 1950. Le mouvement fut officiellement dissout en 1970.
Le principal initiateur de ce mouvement, Yves Klein, redéfinit la peinture comme une purification permanente. Il exposa le vide, le ciel, et des peintures réalisées en utilisant le feu (à l'aide d'un lance-flamme).
À la fin des années 1960, un autre mouvement vit le jour : Support(s)-Surface(s). La réflexion de ses artistes se porte sur les composants du tableau comme la toile, son envers, sa texture...
On ne peut évoquer l'art local sans parler de Ben, célèbre pour ses happenings et ses tableaux-graffiti. Enfin, n'oublions pas Bernar (sans « d ») Venet, un des plus grands sculpteurs contemporains, plus célèbre aux États-Unis que dans son propre pays. Ne manquez pas son Arc à 115°, sur la place Masséna.
Les musées
Le Pass
Pour Nice, une carte (pass-musée 7 jours), vendue 7 € et valable 7 jours, permet de visiter tous les musées municipaux (sauf le musée des Arts asiatiques et le musée Chagall, gratuits le 1er dimanche de chaque mois). Renseignements dans l'un de ces musées ou à l'office du tourisme et des congrès. A noter que les musées municipaux sont gratuits tous les jours pour les moins de 18 ans et les 1ers et 3e dimanches de chaque mois pour tous.
Courant 2008, un Riviera Pass donnera accès aux musées et aux transports de l'ensemble de la Côte d'Azur.
Le musée d'Art moderne et d'Art contemporain (MAMAC)
Formé de quatre tours recouvertes de marbre et reliées entre elles par des passerelles transparentes, le MAMAC est dû à l'architecte Yves Bayard. En plus des expositions temporaires, le musée présente un aperçu didactique et complet de l'art contemporain, des avant-gardes européennes et américaines de 1960 à nos jours.
La visite débute avec une salle consacrée au Nouveau Réalisme, avec quelques œuvres d'Arman mais aussi du Pop Art américain avec, entre autres, une des toiles emblématiques du mouvement : Love, de Robert Indiana. On enchaîne avec Jean Tinguely et de Niki de Saint-Phalle.
Pour finir, l'inévitable salle consacrée à l'iconoclaste enfant du pays : Yves Klein. Aux côtés des inévitables « bleus Klein », sont accrochés quelques œuvres du groupe des Nouveaux Réalistes, comme le touchant Portrait robot de Yves Klein après sa mort d'Arman. Quelques autres représentations de l'école de Nice sont présentes, notamment la superbe Nissa Bella au néon de Martial Raysse, la Colonne Morris de François Dufrêne, et évidemment, la Canbra de Ben.
Une salle est notamment consacrée à l'abstraction américaine avec des œuvres d'Andy Warhol et de Franck Stella. On termine la visite par les terrasses avec leurs vues imprenables sur la ville. On trouve également le Mur du feu (il fonctionne de manière occasionnelle) et le Jardin d'Eden, deux œuvres d'Yves Klein.
Le musée national Marc Chagall
Un musée vraiment superbe malgré sa taille modeste. Il jouit d’une architecture
spécialement conçue pour recevoir les œuvres de Chagall puisque c’est l'artiste
lui-même qui a procédé à l'accrochage en 1973. Indépendant et plutôt solitaire
sur le plan artistique, Chagall frôla la plupart des mouvements picturaux du
XXe siècle, sans jamais en embrasser aucun. Pour ce peintre
français d’origine russe, la peinture devait porter un message spirituel. La
Bible fut pour lui « la plus grande source de poésie de tous les temps ».
Il décida donc de l'illustrer pour tenter de mieux en faire comprendre le fondement,
en laissant parler les émotions et les couleurs. Ce musée accueille la plus
importante collection permanente consacrée à Chagall. L'ensemble formé de cinq
salles (dont 2 majeures : la salle du Message biblique et la salle
du Cantique des Cantiques) évoque l'histoire de la création de l'homme et le
paradis terrestre.
- La salle du Message biblique : 12 œuvres exposées selon
l'harmonie des couleurs : à gauche, les dominantes de bleus, au fond le
vert, et à droite les jaunes et les rouges. Pour comprendre le Message biblique
selon Chagall, il faut admirer les œuvres dans l’ordre voulu par l’artiste et
non dans leur ordre chronologique.
- Le Cantique des Cantiques : c’est une petite salle intime
où domine la couleur rouge. Le Cantique des Cantiques est un récit de
l'Ancien Testament. Chagall a traduit ces antiques poèmes en 5 tableaux
très hauts en couleur et chargés en images lyriques. L’omniprésence du rouge
traduit la Vie, la circulation de la vie et l'Amour de l'homme et de la femme.
- La Mosaïque : deux autres salles présentent soit des œuvres
de la collection du musée, soit des accrochages d'art contemporain. Au fond,
une large baie vitrée et une petite pièce d'eau qui met en valeur une vaste mosaïque où le prophète Élie
apparaît sur son char.
- La salle de la terrasse : une vingtaine de toiles
ou esquisses du maître y sont présentées par roulement, parmi les 800 que
compte le fonds du musée.
Le musée Matisse
Henri Matisse vécut à Nice de 1921 à 1938, s’installant notamment au Régina, résidence grand luxe du XVIIe siècle à côté des jardins de Cimiez. Cette villa
expose aujourd’hui des toiles du peintre en dévoilant chronologiquement toute
l'évolution artistique.
- Le vestibule : on remarque la fameuse plante verte qui
figure dans un grand nombre des tableaux de Matisse, ainsi que deux nus de dos
en bronze.
- L'aile droite : la première salle expose quelques
premières peintures méconnues. Dans la deuxième salle, c'est la découverte de
la lumière et l'approche des différentes voies picturales : l'impressionnisme,
le pointillisme et le cubisme. Plus loin, la toile qui déclenche tout :
Portrait de Mme Matisse (1905). Le fauvisme vient de naître,
avec les grands aplats de couleurs et l'abolition des perspectives. Les
deux grands thèmes de la vie picturale de Matisse se mettent en place :
la femme et les fleurs.
- L'aile gauche : la première salle est dédiée
aux arts graphiques, avec des fusains et des linogravures. La deuxième salle
abrite une série de dessins et de portraits. Ils sont au départ très réalistes et presque
scolaires, puis on se dirige vers un travail d'épuration et de simplification très
nette du trait.
- Le 1er étage : on entre dans les salles des gouaches découpées. Plusieurs chefs-d'œuvre,
comme Le Nu bleu IV, Océanie, Le Ciel, La Mer, ainsi
que La Danseuse créole. Cette technique fut mise au point par Matisse, alors condamné au lit et à « dessiner avec des ciseaux ». Les salles suivantes évoquent l'Asie et l'Orient. Moucharabieh de tissu qu'on retrouve dans plusieurs toiles et dans les découpages. La salle suivante abrite, par roulement, dessins et découpages originaux,
ainsi que les études préparatoires aux panneaux de céramiques qui ornent aujourd'hui
la chapelle. La maquette centrale présente l'intérieur de la chapelle.
- La partie moderne : ouverte en 1933 et enfouie en sous-sol, mais lumineuse et blanche, elle abrite de passionnantes expos temporaires qui changent tous les
3 mois. Les thèmes sont variés, mais tournent toujours autour du travail
de Matisse.
- Le cabinet des dessins : se visite sur demande écrite seulement.
Dans cette salle hyper protégée sont conservés 300 dessins originaux qui
couvrent toute la vie de l'artiste.
Le musée des Beaux-Arts
Ce musée est installé dans la somptueuse villa construite à partir de 1878
pour la princesse ukrainienne Kotschoubey. Le musée accueille, sur deux niveaux,
peinture, sculpture et arts graphiques du XVe au XXe siècles.
Expos temporaires régulières provoquant parfois un changement notable dans l'accrochage
du musée.
- Rez-de-chaussée : peinture primitive niçoise, avec de
remarquables retables de Louis Bréa. Voir la salle Van Loo, avec la plus grande
toile du musée, Thésée, vainqueur du taureau de Marathon. Dans les salles
suivantes, des œuvres de Fragonard, Batoni et Durandi. Dans le couloir, intéressantes
œuvres religieuses des XVe et XVIe siècles européens.
Salle italienne avec des tableaux de Donato Creti. Deux petites salles flamandes
rendent hommage à Bruegel, Van Somer et Bloomaert.
- L'escalier accueille 4 œuvres
monumentales de Nicaise de Keyser. En haut de l'escalier, plusieurs huiles de Jules Chéret.
- La salle Dufy : exceptionnelle collection d'une vingtaine
d'œuvres de Raoul Dufy. Plusieurs toiles autour de la musique.
- La salle Van Dongen : ce peintre et coloriste, tordu et sensuel,
a laissé quelques chef-d’œuvres assez érotiques, notamment le Tango de l'Archange
et le Nu debout.
- La salle Marie Bashkirtseff : une peintre russe, très influente
dans le Nice du XIXe siècle. Voir dans la galerie des toiles
académiques et orientalistes, avec des thèmes bibliques et mythologiques.
- La salle des pastels de Jules Chéret et salle Mossa : consacrés
au père et au fils. Importante famille niçoise, les Mossa participèrent activement
à l'évolution du Carnaval et créèrent le célèbre groupe folklorique Nissa
la Bella. Leur peinture influencée par le symbolisme dénonce une société
en proie à la débauche.
- La salle des impressionnistes : quelques œuvres de Boudin, Monet,
Bonnard et un Camoin.
Le musée international d'Art naïf Anatole-Jakovsky
Installé au cœur d'un joli parc, dans l'ancien château Sainte-Hélène, ce musée
a été créé grâce à la donation Anatole-Jakovsky, critique d'art et défenseur
de la peinture naïve.
Quelque 1 000 toiles, dessins et sculptures (la moitié est exposée) retracent
l'histoire de la peinture naïve du XVIIIe siècle à nos jours. Les Croates, comme Ivan
Lackovic, maîtres du genre, sont très bien représentés. Les Français (René
Rimbert, André Bauchant), Suisses, Belges, Italiens, Américains (Gertrude O'Brady)
ne sont pas en reste.
Dans les vastes pièces de la villa, on s'offre une agréable balade à travers un genre pas si uniforme qu'on pourrait le croire.
Le musée des Arts asiatiques
Le musée a été construit autour de cinq points
forts : le Japon, la Chine, l'Asie du Sud-Est, l'Inde et le bouddhisme. Ce lieu magique mêle
merveilleusement les arts décoratifs et les beaux-arts, les collections anciennes
servant de références historiques et esthétiques pour arriver jusqu’à l’art
contemporain, introduit sous la forme d'objets du quotidien.
Pièce par pièce,
ce voyage fantastique nous mène du disque Bi en jade de l'époque néolithique,
découvert en Chine du Sud, au fauteuil en acier du designer Shiro Kuramata,
en passant par un Haniwa du VIe siècle, cheval en terre cuite
du Japon.
Une passerelle conduit au pavillon du Thé, présentant des grès
remarquables, lieu d'éveil à une autre forme de culture qui accueille tous les
dimanches (sauf en août), à 15 h et 16 h, un maître de thé japonais pour des séances
d'initiation extrêmement prisées (réservation obligatoire). Le jeudi et le vendredi après-midi, dégustation de thés indiens, et le samedi après-midi de thés japonais.
De nombreuses autres animations sont liées aux cultures asiatiques (calligraphie, papiers
pliés ou découpés, démonstration d'ikebana, etc.), des concerts et autres spectacles.