L'île
- Superficie : 84 412 km².
- Division politique : l'île est partagée entre la république d'Irlande (Eire) et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni.
- Divisions administratives : quatre provinces (Leinster, Munster, Connaught et Ulster), et 32 comtés.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : en république d'Irlande (Eire) : l'île Skellig Michael et l'ensemble archéologique de la vallée de la Boyne ; en Irlande du Nord : la Chaussée des Géants.
La république d'Irlande (Eire)
- Superficie : 70 273 km², soit près de 84 % de l'île.
- Population : environ 4,47 millions d'habitants (estimation 2010).
- Capitale : Dublin (1,2 million d'habitants).
- Langues officielles : le gaélique et l'anglais.
- Monnaie : l'euro.
- Régime : démocratie parlementaire à deux chambres.
- Chef de l'État : Mary McAleese (depuis novembre 1997).
- Chef du gouvernement : Enda Kenny (Fine Gael, centre) depuis mars 2011.
- Divisions administratives : trois des quatre provinces (Leinster, Munster, Connaught) représentant ensemble 23 comtés, et trois des neuf comtés de la quatrième (Ulster), soit un total de 26 comtés.
- Religions : 86,8 % de catholiques et 5,1 % de protestants.
L'Irlande du Nord
- Statut : l'Irlande du Nord est une nation constitutive du Royaume-Uni, avec l'Angleterre, l'Écosse et le pays de Galles.
- Superficie : 13 843 km².
- Population : environ 1,79 million d'habitants.
- Capitale : Belfast (ville seule : 277 400 habitants ; avec l'agglomération : 580 000 habitants).
- Langue officielle : l'anglais.
- Monnaie : la livre sterling (pound).
- Régime : monarchie parlementaire. Une assemblée locale de 108 députés, élue le 7 mars 2007, donne à l'Irlande du Nord une sorte de semi-autonomie dans certains domaines. Un gouvernement biconfessionnel a été mis en place sous la direction conjointe du loyaliste Peter Robinson et du républicain Martin McGuinness.
- Chef de l'État : Elizabeth II d'Angleterre, depuis février 1952.
- Divisions administratives : 6 comtés.
- Religions : 53,1 % de protestants et 43,8 % de catholiques environ.
Économie
Avant la crise financière, le PIB par habitant occupait le deuxième rang de l'Union européenne, pas loin derrière le Luxembourg.
Le niveau très bas des impôts prélevés sur les entreprises avait attiré un nombre important de sociétés de services, ainsi que des services informatiques et des multinationales de l'industrie pharmaceutique. C'est essentiellement l'explosion du tertiaire qui avait fait faire un bond à l'économie.
Mais la crise financière est passée par là. L'Irlande a été le premier pays européen à entrer en récession, dès le premier semestre 2008, en raison de la crise des subprimes. La spéculation immobilière déraisonnée qui avait provoqué une flambée des prix s'est transformée en une bulle.
La faillite du système bancaire a été évitée de justesse, mais le taux de chômage a explosé.
L'entrée de nouveaux pays dans le grand marché européen, en mai 2004, avait déjà eu des conséquences pour le pays : certaines entreprises qui avaient délocalisé en Irlande pour profiter du faible impôt sur les sociétés avaient décidé de s'implanter en Pologne, par exemple, pour tirer profit de salaires bien plus bas...
L'Irlande doit donc faire face à une crise majeure, qui se traduit désormais par les termes de récession et de déflation.
Le remède au chômage : l'émigration !
Reposant en grande partie sur l'industrie financière, l'économie a chuté de 12 % entre 2007 et 2010, le marché immobilier s'est effondré, le taux de chômage a atteint près de 15 %. En outre, la politique de rigueur pour redresser la situation s'est avérée l'une des plus sévères d'Europe.
Mais cela ne suffit pas. Les jeunes diplômés restent majoritairement sur le carreau et n'ont d'autre solution que celle de l'émigration. Le gouvernement a estimé que plus de 100 000 Irlandais auront quitté le pays d'ici 2014. Sur une population de moins de 4,5 millions d'habitants, cette perte d'énergie vitale risque de laisser l'Irlande exsangue...