L'avion
Les compagnies desservant l'intérieur des États-Unis sont
nombreuses. À bord, le service est très réduit et la plupart des prestations
sont payantes. Arriver bien à l'avance pour l'embarquement car les
contrôles de sécurité, très stricts, prennent du temps depuis le 11 septembre 2001.
- Forfaits (passes) : c'est une fleur que font
les compagnies aériennes aux passagers résidant en dehors des États-Unis et
munis d'un billet transatlantique. Le prix des distances en est réduit. Il est nécessaire de fixer l'itinéraire avant de partir. On peut supprimer des escales mais pas en rajouter.
La voiture
Ah, quel bonheur de conduire aux États-Unis ! Évidemment, on fait abstraction des grandes villes et de leurs abords où se diriger (et se garer) relève parfois du calvaire.
Même si les voitures de location américaines consomment plus que les nôtres, l'essence est encore moins chère qu'en France et il n'y a que très peu de péages...
Les règles de conduite
- La ceinture de sécurité : elle est obligatoire à l'avant.
- La signalisation : les panneaux indiquant le nom des rues que
l'on croise sont généralement accrochés aux feux ou aux poteaux des carrefours,
ce qui permet de les localiser un peu à l'avance.
- Les feux tricolores : ils sont situés après le carrefour et
non avant comme chez nous. Si vous stoppez au niveau du feu, vous serez donc
en plein carrefour. Pas d'inquiétude, après une ou deux incartades, on flippe
tellement qu'on s'habitue vite.
- La priorité à droite : elle ne s'impose que si deux voitures
arrivent en même temps à un croisement. La voiture de droite a alors la priorité.
Dans tout autre cas, le premier arrivé est le premier à passer !
- Tourner à gauche avec une voiture en face : un croisement se fait au plus court. Vous passerez l'un devant l'autre.
- Tourner à droite à une intersection : à condition d'être sur la voie de droite, vous pouvez généralement tourner à droite au feu rouge après avoir observé un temps d'arrêt et vous être assuré que la voie est libre.
- Clignotants : facultatifs au regard de la plupart des conducteurs américains.
- Les 4-way stops : carrefour avec stop à tous les coins de rue. S’il y a plusieurs
voitures, le premier qui s’est arrêté est le premier à repartir. Assez fréquent
aux États-Unis.
- Les ronds-points (ou giratoires) : plutôt rares, ils donnent la priorité aux voitures qui sont déjà engagées dans le giratoire.
- Le système du car pool : sur certains grands axes, pour faciliter la circulation et encourager
le covoiturage, il existe une voie dénommée car pool (ou HOV pour
High Occupancy Vehicle), réservée aux usagers qui roulent à deux ou plus
par voiture. Il y a bien sûr beaucoup moins de monde que sur les autres voies.
Très utile aux heures de pointe (parfois la règle ne s’applique qu’à certaines
périodes de la journée) et assez répandu à Los Angeles ; mais à
n'emprunter évidemment d'aucune façon si vous êtes seul à bord, sous peine
d'amende.
- Limitation de vitesse : elle est fixée par les États. Maximum 55 mph (88 km/h) sur de nombreuses routes. Mais sur les autoroutes (interstates), elle peut atteindre 65 mph (104 km/h), voire 70 mph (113 km/h). En ville : 20-25 mph, soit 32-40 km/h. À proximité d'une école (à certaines heures), elle chute à 15 ou 20 mph (24-32 km/h), et tout le monde respecte ! Les radars sont nombreux et la police est très vigilante.
- Les bus scolaires à l'arrêt : lorsqu'un school bus (jaune) s'arrête et qu'il met ses feux clignotants rouges, l'arrêt est obligatoire dans les deux sens. Si on le suit, ne surtout pas le doubler. Tant que les feux clignotants sont orange, le bus ne fait que signaler qu'il va s'arrêter. À l'arrêt, un petit panneau est parfois automatiquement déployé, sur la gauche du véhicule, pour vous intimer l'arrêt.
- Respect dû aux piétons : le respect des passages protégés n'est
pas un vain mot et le piéton a VRAIMENT la priorité. Dès qu'un piéton fait mine
de s'engager sur la chaussée pour la traverser, tout le monde s'arrête.
- Les PV : si vous avez un PV (ticket) avec une voiture
de location, mieux vaut le payer sur place et non une fois rentré chez vous.
Depuis quelque temps, lorsque vous signez le contrat de location, vous donnez
implicitement l'autorisation au loueur de régler les contraventions pour vous
(avec majoration).
L’essence
Parfois, sur les autoroutes, on peut rouler des heures sans trouver une station-service.
Le prix de l'essence (gas), très fluctuant mais globalement en hausse ces dernières années, reste bien moins cher que chez nous (entre 2 et 3 $ pour 1 gallon, soit 3,8 l environ).
Les bouchons de réservoir indiquent le carburant à utiliser, généralement du unleaded (sans plomb). La moins chère, la regular, convient parfaitement. Enfin, il y a le diesel, mais seuls les véhicules utilitaires l’utilisent.
Dans les stations-service, deux possibilités : le full-serve (on vous sert et on vous fait le pare-brise) et le self-service (10 % moins cher et le plus fréquent en ville). Pour remettre le compteur de la pompe à zéro et l'amorcer, détacher le tuyau et relever le bras métallique. On paie désormais systématiquement à la caisse avant de pouvoir se servir.
Circuler et s'orienter
Aux États-Unis, pour trouver votre route, il faut connaître non seulement le nom mais surtout le numéro de la route et votre destination. C'est particulièrement vrai pour les abords des grandes villes.
On distingue les freeways (larges autoroutes), les interstates, qui effectuent des parcours transnationaux, et les routes secondaires. Les turnpikes (rares) sont des autoroutes payantes.
La location de voiture
Les prix peuvent varier du simple au double pour les mêmes prestations. La taxe, qui va de 4 à 13 %, est rarement incluse dans les vouchers des agences de location ; quant aux assurances, ça dépend des compagnies.
Pour un très long parcours, la formule « kilométrage illimité » est toujours plus rentable, en tout cas à partir de 150 miles (240 km) par jour.
Quelques règles générales
- Il est impossible de louer une voiture si l'on a moins de 21 ans, voire 25 ans pour les grandes compagnies.
- Avoir absolument une carte de paiement.
- Le permis national est toujours suffisant ; inutile de vous encombrer d'un permis international.
- Attention, il arrive fréquemment que les loueurs vous incitent à prendre une catégorie supérieure à celle que vous avez réservée, mais le supplément vous sera bien facturé !
- On peut souvent rendre le véhicule dans un endroit différent de celui où on l'a pris (one-way rental), mais il faut payer un drop off charge (frais d'abandon), qui va de 50 à 500 $.
- Les véhicules disposent tous de la clim', indispensable l'été, même si ça consomme plus d'essence et si ça pollue l'atmosphère...
- Toujours faire le plein avant de rendre la voiture. À moins que le contraire ne soit clairement stipulé dans votre contrat. Sinon, on vous facturera le gallon deux ou trois fois plus cher que le prix à la pompe.
Les petites compagnies
Si vous désirez faire seulement un U-drive, c'est-à-dire partir pour revenir au même endroit, il est possible de louer une voiture dans une petite compagnie locale : c'est parfois moins cher et, en principe, elles acceptent de l'argent liquide en guise de caution. Cela dit, les inconvénients sont nombreux : véhicules souvent plus anciens, garanties moins évidentes...
La location d'un camping-car (RV ou motor home)
Voyager en RV (prononcer « harviii ») est une expérience unique pour les enfants. Comparé à nos camping-cars, les RV américains sont le plus souvent énormes !
Cela dit, c'est assez lent et surtout très cher (à partir de 1 200 $ la semaine en haute saison, kilométrage en plus) comparativement à un séjour voiture + motels. D'autant qu'au prix de la location s'ajoute l'essence et l'emplacement dans les campings. Compter 10 à 25 $ la place seule, sans compter le hook-up (branchements eau et électricité).
Un permis classique suffit pour conduire ce genre de véhicule.
Internet : www.motorhomerentals.com.
L'auto-stop (hitch-hiking)
De moins en moins pratiqué. En tout cas, le stop est interdit sur les autoroutes et déconseillé sur les autres routes principales. Aux États-Unis, c'est louche de ne pas avoir de voiture. Ne soyez donc pas étonné que les clients ne se bousculent pas pour vous offrir un brin de conduite...
Le bus
Le réseau couvre la quasi-totalité du pays, et il existe même des accords entre sociétés régionales. Cependant, ils ne desservent que partiellement les parcs nationaux de l'Ouest américain.
Dans cette Amérique où la voiture et l'avion priment, le Greyhound
est considéré comme le moyen de transport des pauvres, à éviter. Cela
dit, on peut tout à fait parcourir le pays de long en large sans danger.
- Greyhound propose les forfaits Discovery Pass, avec
plusieurs durées possibles : 7, 15, 30 ou 60 jours, le délai prenant
date le jour de la première utilisation du billet. Plus la durée est
longue, plus le prix est intéressant (environ 200 $ pour 7 jours et 500 $ pour 2 mois). Ces forfaits sont également valables pour
le Canada et certaines villes du Nord du Mexique. Distance illimitée et consignes des bagages incluses.
Les bagages en bus
À l'arrivée, un truc pour éviter de payer la consigne dans les grandes villes : ne récupérez pas vos bagages dès la sortie du bus, ils seront gardés gratuitement au guichet bagages. Attention, les consignes automatiques Greyhound sont vidées au bout de 24h, et les bagages mis dans un bureau fermé la nuit et le week-end. Si vous avez besoin de laisser vos affaires plus de 24h, mettez-les directement en consigne au guichet bagages (forfait journalier pas très cher).
Le confort des bus
Outre leur rapidité, ces bus offrent un certain confort : ils sont non-fumeurs, avec w-c à bord, ainsi que l'AC. Prévoyez un pull, surtout si vous avez l'intention de dormir.
En vrac
- Faites attention aux diverses formes de trajet : express, non-stop, local... Comparez l'heure de départ et l'heure d'arrivée, vous saurez ainsi quel est le plus rapide.
- En période de fêtes, les bus sont pris d'assaut par tous ceux qui ne peuvent pas payer un billet d'avion.
- Les arrêts en route ne sont pas mentionnés sur les billets. Respectez impérativement le temps donné par le chauffeur pour la pause. Lors d'un arrêt prolongé dans une station, le chauffeur vous donnera un reboarding pass qui vous permettra de remonter dans le bus avant les nouveaux passagers pour conserver votre place ou en choisir une meilleure.
Les bus urbains
- Les abonnements à la journée ou pour plusieurs jours sont très rapidement rentabilisés.
- Pensez toujours à demander un transfer.
Pour un petit supplément généralement, ils permettent, à l'intérieur
d'un même trajet, de changer de ligne sans être obligé de racheter un
autre billet.
- Attention : les chauffeurs de bus rendent rarement la monnaie. Avoir de la monnaie sur soi et payer le compte juste.
Le train
Le train est très confortable mais ne couvre pas l'ensemble du territoire et demeure plus cher que le bus.
Pour les longues distances, Amtrak propose une série de Rail passes valables sur tout ou une partie du territoire américain, permettant de faire un nombre illimité de trajets prédéterminés sur une période de 15, 30 ou 45 jours. Compter 390 à 750 $ environ selon la saison et la durée. Ils sont moins chers de septembre à fin mai (sauf la 2de quinzaine de décembre).
On peut désormais se procurer billets et forfaits en France auprès de n'importe quelle agence de voyages.