Cuisine
La cuisine bolivienne n'est pas particulièrement variée mais
se décline sous de nombreuses formes : on trouve des piments dans la
plupart des recettes. Les restaurants sont en général bon marché, on mange pour
pas cher dans presque toutes les villes au comedor popular, près du marché.
- Les pommes de terre sont omniprésentes. Base de la nourriture
des peuples andins, on en décompte une bonne centaine d’espèces. À ne pas rater,
el ají de papalisa que l’on prépare à Cochabamba.
- Les céréales des Andes, telles que la quinoa et le millmi,
sont délicieuses en soupe ou avec du lait. Dernier conseil, la Bolivie est avec
le Mexique un des « maîtres du pain » du continent. Surtout à La Paz,
Santa Cruz et Tarija. On vous laisse découvrir les marraquetas, sarnitas,
empanadas, bollos, cuñapés et autres gourmandises.
Il faut goûter particulièrement aux :
- Sajta de pollo : poulet + piments.
- Ají de lengua : langue de bœuf + piments.
- Anticuchos : brochettes de cœur de bœuf + piments.
- Fricassé : plat avec du porc et du maïs.
- Empanada saltena : sorte de chausson à la viande
et aux oignons, excellent quand c’est chaud.
- Chicharrones : morceaux de porc (le plus souvent)
grillés. On en trouve partout sur les marchés.
- Parillada : morceaux de viande et abats (tripes,
steaks, cœur, rognons, etc.) grillés au feu de bois. On apporte la parillada
sur des petits barbecues portatifs et ça finit de cuire à table.
- Dans la série viande, deux plats plébiscités par les routards : le pacumutu
(brochettes de viande) et l’indicible piqué macho (pour
les macho-men des piments et les autres aussi). Le top est le piqué macho
de viande (mélangée à des patates, de l'oignon et des piments) et celui de poisson surubí à Cochabamba. C’est là aussi que l’on mange le mieux
et où il faudra être deux pour terminer un plat.
Faire attention toutefois aux plats à base de porc.
- Toutes les soupes (sopas, bien sûr) sont excellentes
et pas chères. Très appréciées en altitude. Goûter le chairo, la soupe
de La Paz.
- Le midi, dans les restos, il faut prendre un « déjeuner familial »,
appelé almuerzo, affiché à l’entrée. Pas cher, bon, très
complet (entrée, soupe, plat et dessert), service rapide.
Boissons
- Les Boliviens prennent une boisson chaude, sucrée et épaisse à base de maïs
violet, de cannelle et clou de girofle pour le petit déjeuner. Ça s'appelle
api, et c'est vraiment énergétique et brûlant : faire
attention !
- À Tarija, ne manquez pas de goûter cette boisson appelée aloja.
L'aloja est une boisson sucrée à base de céréales (blé, maïs ou quinoa).
- Quant aux boissons gazeuses, essayez la Papaya Salvietti.
Très rafraîchissante ; on dit chez les Boliviens que le minimum qu'on se
doit de manger quand on est fauché c'est una marraqueta, un plátano y una
Papaya (du pain, une banane et une Salvietti). C'est bon à savoir... Des
eaux minérales sont disponibles pratiquement dans chaque ville. La marque Viscachani,
surtout la version gazeuse, est assez réputée pour son goût et ses propriétés
digestives.
- La chicha (boisson à base de maïs) bolivienne est meilleure
que la péruvienne, et la meilleure chicha bolivienne se trouve dans le
département de Cochabamba, à Puñata (feria tous les mardis). À Santa
Cruz, vous serez sans doute surpris puisque là-bas la chicha est souvent
consommée sans alcool (ne faites pas la grimace !). N'en déplaise à nos amis
belges, la chicha est une vraie Mort Subite, donc attention aux
excès.
- Dans un autre registre : la Urquell de Prague, la meilleure pilsener
du monde pour les connaisseurs, a une concurrente sérieuse : la Paceña
de La Paz. Buvez, et départagez vous-même. La Taquiña de Cochabamba
se déguste fraîche avec un bon plat pantagruélique des vallées. La Huari
d'Oruro et la Potosina de devinez où ne doivent pas être négligées
par vos palais de dégustateurs.
- Pour ce qui est des vins, l'amateur se rendra directement
sur place dans la région de Tarija, pour une tournée avec dégustation des vins
locaux. Nos favoris sont les vins Concepción, avec en plus une présentation
excellente, et les éternels Kohlberg que vous pourrez trouver dans les
supermarchés et les bons restaurants de Bolivie.
- Pour finir, la cerise sur le gâteau, c'est le singani, la
grappa bolivienne. À déguster sous forme de cocktail : chuflay
(Singani + Ginger Ale ou Sprite), pisco sour comme à Lima, yungueñito
avec du jus d'orange (mais le vrai de vrai se prend avec de l'alcool caiman
ou guabira, 96 °C... tout dépend du mélange), ou le top
du top, le cocktail de tumbo, avec un fruit tropical des Yungas.
- À Santa Cruz, goûtez le jumechi, l'alcool de canne à
sucre. Pour ceux qui préfèrent les boissons non alcoolisées, goûtez le somó,
une boisson fraîche et délicieuse à base de maïs.
- Avertissement et petite mise en garde : les Boliviens, que ce soit à Trinidad ou sur le lac Titicaca et sans distinction de classes sociales, font la fête « à la Bacchus » : l'alcool coule à flots et les gens dansent.