Fêtes et jours fériés
- 1er janvier : jour de l'an.
Janvier-février : le carnaval de Gualeguaychu n'avait pas l'ampleur qu'il a aujourd'hui à ses débuts, fin XIXe siècle. Il est devenu le plus grand et le plus festif carnaval d'Argentine. Cette petite ville thermale de la province d'Entre Rios (240 km au nord de Buenos Aires) vit à un rythme endiablé entre janvier et février. Défilés de chars, musiciens ambulants (murgas) et toutes sortes de festivités, couronnées par la traditionnelle élection de la reine du carnaval.
- Février-mars : carnaval. Célébré dans la région des Missions, à Corrientes et dans le Nord-Ouest où la fête dure plus d'une semaine et est singulièrement colorée.
- Février-mars : fiesta de la vendimia (vendanges). Musique, défilés, danses folkloriques ont lieu dans la région de Mendoza pour célébrer les vendanges, avec élections d'une reine dans chaque département de la province. La fête bat son plein le 2e week-end de mars.
- Mars ou avril : jeudi, vendredi, samedi et dimanche de Pâques.
- 2 avril : día de Las Malvinas.
- 1er mai : fête du Travail.
- 25 mai : fiesta Patria, commémoration de la révolution de mai 1810.
- 20 juin : día de la Bandera, commémoration de la mort de Manuel Belgrano qui le premier hissa le drapeau argentin.
- 9 juillet : fête nationale, commémoration de l'indépendance (1816).
- 17 août : commémoration de la mort du « père de la patrie », le général José de San Martín (1850).
- 12 octobre : día de la Raza (fête de l'Hispanité), commémoration de la découverte du Nouveau Monde.
- 8 décembre : fête de l'Immaculée Conception.
- 25 décembre : Noël.
Tous les prétextes sont bons pour inventer des fêtes. On notera : la fête des Pères (3e dimanche de juin), des Mères (3e dimanche d'octobre) des Grands-Mères, des Enfants (día del Niño : 1er dimanche d'août), des Amis (día del Amigo : le 20 juillet) à laquelle les Argentins accordent une grande importance. Le 1er avril n'existe pas ; en revanche, on fait des blagues le 28 décembre, jour des Innocents (día de los Inocentes). Le 21 septembre, on fête le printemps et les étudiants, et surtout... on offre des fleurs aux femmes !
Les anniversaires donnent également lieu à de grandes réceptions, spécialement pour les 15 ans des jeunes filles, pour fêter le passage à l'adolescence.
Enfin, si vous avez l'occasion de passer dans le Microcentro de Buenos Aires un 31 décembre après-midi, vous serez noyé sous une pluie de feuilles blanches, car tous les employés de bureau jettent leurs papiers de brouillon et archives pour fêter la fin de l'année !
Religions et croyances
Les Argentins sont très majoritairement catholiques (92 % de la population), mais le pays abrite aussi la 3e communauté juive du monde après Israël et les États-Unis. Beaucoup d'entre eux sont installés à Buenos Aires.
On trouve d'innombrables petits autels le long des routes, illustrant le culte des santos, ces saints populaires consacrés par le peuple, devenus légendaires. On leur attribue des actions miraculeuses. Ces centaines d'autels dressés le long des routes, souvent dans des régions reculées (le Nord, la Patagonie, la région de Corrientes), sont devenus paysage. L'Église elle-même a su accepter ces nouvelles icônes et les intégrer au culte catholique. C'est ici l'un des cas les plus emblématiques du syncrétisme religieux.
Sinon, dans le nord-ouest du pays, le culte de la Pachamama, la terre-mère, est encore respecté et mélangé aux croyances chrétiennes, comme au Pérou et en Bolivie. Dans les provinces de Jujuy, Salta et Tucumán, les processions sont nombreuses.
Savoir-vivre et coutumes
Les coutumes argentines sont essentiellement européennes sauf dans les villages du nord-ouest du pays où elles s'apparentent à celles de la Bolivie et du Pérou.
Comme les Italiens ou les Espagnols, Argentins sont informels, et donc souvent peu ponctuels. Pour se dire bonjour, on s'embrasse systématiquement, même entre hommes, mais avec une seule bise.
La séduction est un élément non négligeable de la vie sociale, presque un sport national ! Les sourires de satisfaction et les regards complices sont autant d'invitations au dialogue. Les femmes (et pas seulement les jeunes) s'habillent de façon très sexy, surtout à Buenos Aires. Et les hommes manifestent leur désir par des piropos, ces compliments souvent poétiques, mais parfois vulgaires. Ils n'hésitent pas non plus à suivre une fille dans la rue ou à klaxonner.
La démocratisation récente a entraîné une libéralisation des mœurs que l'Église, pourtant puissante, ne semble pas contrôler.