New York multiculturelle : la ville-monde

New York multiculturelle : la ville-monde
New York © Tierney - stock.adobe.com

À New York, le voyage se trouve au coin de la rue. Avec ses communautés du monde entier, son multilinguisme et ses quartiers ethniques, la métropole américaine est l’une des villes les plus cosmopolites de la planète.

Balades à travers les quartiers métissés de New York, la ville-monde, de Little Odessa à Harlem, en passant par Little Senegal, Chinatown, El Barrio, Little Ireland… Un régal pour le voyageur !

New York, cosmopolite depuis toujours

New York, cosmopolite depuis toujours
Ellis Island © Julienne Schaer - NYC & Company

N’en déplaise à certains dirigeants américains haut placés, New York a toujours été une terre d’accueil. Ses fondateurs eux-mêmes – des commerçants hollandais en 1626 – venaient d’ailleurs. Principale porte d’entrée d’Amérique du Nord, New York a accueilli à la fin du 19e s pas moins de 12 millions d’Européens – Irlandais, Allemands, Italiens, Juifs d’Europe centrale – fuyant la misère, la famine et les persécutions.

Les autorités tentent rapidement d’organiser l’arrivée de ces immigrés. D’abord à Castle Garden puis, à partir de 1892 à Ellis Island, une petite île de la baie de New York qui a vu défiler des millions de personnes jusqu’à 1954 et abrite désormais l’Immigration Museum. Ce que les Américains appellent des « enclaves » commence alors à se constituer dans la ville. Au fil des décennies, les flux migratoires évoluent et, aujourd’hui, Latinos et Asiatiques constituent les principaux groupes.

Selon le dernier grand recensement Census 2010, New York est la ville la plus peuplée des États-Unis avec un peu plus de 8 millions d’habitants, dont plus du tiers est né à l’étranger. Les Afro-américains représentent 25 % de la population, les Chinois 6 % et les Hispaniques ou Latinos près de 30 %. Quelque 170 langues sont parlées à New York.

Aujourd’hui, gentrification oblige, les enclaves (près d’une quarantaine sur les 5 boroughs) n’ont plus vraiment droit de cité à Manhattan. Elles ont à leur tour migré, notamment vers le nord de Harlem, à l’est et au sud de Brooklyn, dans le Bronx et, surtout, dans Queens. Dans le plus grand borough de New York, le nouveau Chinatown côtoie Little Egypt, Little Guyana, Little Manila (Woodside), Koreatown, les enclaves jamaïcaines, haïtiennes, bangladaises...

Balade dans le Chinatown new-yorkais

Balade dans le Chinatown new-yorkais
© Tagger Yancey IV - NYC & Company

« Je suis abasourdi par le nombre de personnes qui veulent "connaître" l'univers alors qu'il est déjà suffisamment difficile de se repérer dans le quartier chinois de New York ». Cette boutade de Woody Allen prend tout son sens à chaque tribulation dans Chinatown. Ce quartier du sud de Manhattan est délimité à l’ouest par Broadway, au nord par Grand Street, au sud par Worth Street et à l’est par Essex Street.

La communauté chinoise s’est largement déplacée vers Brooklyn et Queens (surtout à Flushing), mais Chinatown, 270 000 âmes, reste le quartier historique de la communauté asiatique. C’est dans les années 1840 que les premiers Chinois ont investi cette zone jouxtant Tribeca et Little Italy.

Canal Street, et surtout Mott Street, sont les passages obligés pour retrouver l’ambiance de L’année du Dragon (1985) de Michael Cimino. Quelle effervescence ! Les coiffeurs lissent les cheveux de clientes affairées, les bouchers pendent les canards laqués, les magasins de musique diffusent de la K-pop acidulée… Et, partout, les étals rivalisent d’originalité pour proposer des fruits inconnus : durians, pitayas, ramboutans...

N’ayez pas peur de jouer des coudes dans les différents supermarchés de Mott Street ou de Grand Street. Au New York Mart ou au Hong Kong Mart, prenez le temps de découvrir les mets les plus surprenants : tripes et tendons de bœuf marinés, anguilles congelées offertes aux mains du tout-venant, grenouilles coassant dans leurs bacs, aquariums comme assises des étals des poissonniers…

Dumplings chez Joe's Shanghai © Malcolm Brown - NYC & Company

Les gourmets se rueront sur les bouchées dim sum vendues dans la rue. Les adeptes de plantes médicinales et de New Age se régaleront chez les herboristes du quartier ou chez Aji Ichiban, une boutique qui propose des fruits séchés et des produits qui fleurent bon l’Asie.

Les fashionistas, pas trop regardantes sur l’origine des produits, iront à Canal Street pour découvrir le savoir-faire chinois dans l’art de la contrefaçon. Pour les souvenirs, on vous conseille de faire un saut au magasin Yunhong Chopsticks afin de découvrir une multitude de baguettes parfaitement manufacturées, originales.

Pour vous remettre, glissez-vous en sous-sol dans l’un des nombreux centres de réflexologie pour une rapide séance de massage de mains, de pieds et même… d’oreilles. Régénéré, pourquoi ne pas vous joindre aux lents ballets des pratiquants de tai-chi à Columbus Park ?

Statue de Lin Zexu © wj - stock.adobe.com

Les férus de statuaire redoubleront d'attention autour de Chatham Square

- Chinatown est patronnée, au 33 Bowery, par l’habitat participatif Confucius Plaza, l’immeuble le plus haut du quartier. Cette construction de 1976, toute en briquettes rouges, est le premier building de New York financé par des fonds publics à destination de la population chinoise. Vous découvrirez sur son parvis la statue de bronze de près de cinq mètres de haut du philosophe Confucius (551 av. J.-C. – 479 av. J.-C.) réalisée par Liu Shih en 1984. 

- Depuis 1997, c’est un général de la Dynastie Qing qui surveille le carrefour fourmillant près de Chatham Square, Lin Zexu. Moins connu que Confucius, le militaire, en s’opposant au commerce illicite lors de la première guerre de l’opium, est devenu un symbole de lutte contre la drogue. D’ailleurs, sur le socle est inscrit « Say No to Drugs ». Sur la même place, la statue côtoie l’arche de Kim Lau en hommage aux soldats sino-américains tombés au combat lors de la Seconde Guerre mondiale. 

En remontant Bowery, jetez un coup d’œil à l’Edward Mooney House, en brique rouge, mélange de style géorgien et fédéral. Rapidement, vous tomberez sur le temple bouddhiste Mahayana, le plus grand de New York avec son Bouddha géant. L’occasion de méditer après cette longue marche.  

Coney Island et Brighton Beach : New York russe

Coney Island et Brighton Beach : New York russe
Luna Park © Julienne Schaer - NYC & Company

Dans le film Les guerriers de la Nuit (1979) de Walter Hill, le gang des Warriors met toute une nuit pour rentrer dans son fief de Coney Island. En métro, Brighton Beach n’est pourtant qu’à une heure du centre de Manhattan. Une heure pour se retrouver face à l’Atlantique, dans une ambiance de ville balnéaire surannée où le parc d’attractions Luna Park (ouvert tous les jours en saison, le week-end seulement en hiver) donne sur la promenade de bord de mer.

En descendant à la station « Coney Island Stillwell Av », Manhattan semble loin. Les devantures peinturlurées de caractères cyrilliques nous rappellent que nous sommes en territoire russophone, depuis des décennies. Entre 1971 et 1973, Moscou a entrouvert les frontières de l’URSS afin de permettre l’émigration juive vers Israël. Mais la plupart des émigrants a choisi les États-Unis, un mouvement qui s’est accentué après la chute de l’URSS.

Le quartier résidentiel de Brighton Beach, alors à l’abandon, a été investi par les Juifs d’URSS qui l’ont baptisé « Little Odessa ». Aujourd’hui, 70 % des habitants du quartier sont nés à l’étranger, la plupart Ukrainiens (en majorité), Russes et Juifs d’Asie centrale. 

Brighton Beach © Felix Mizioznikov - stock.adobe.com

À Brighton Beach, il faut prendre le temps de s’imprégner de cette ambiance slave, en se baladant quelque temps sur le bord de mer. Deux institutions russes, Volna et Tatiana, proposent une cuisine aux accents de mer Noire. Tatiana Nightclub prolonge même le plaisir jusqu’au bout de la nuit. Non loin, au Brighton Playground, les enfants jouent en russe, tandis que les adultes se livrent à des parties d’échecs collectives ou à d’étranges jeux à pions sur les bancs. 

En délaissant la promenade pour Brighton Beach Avenue, sous le métro aérien si cinématographique, les affaires sérieuses commencent. Chez Kalinka Gifts, le kitsch, porté par des ribambelles de matriochkas expressives, est à l’honneur. Pelmini (raviolis russes), spart, saïra, ajvar, c’est la fête aux saveurs chez Gourmanoff, à Exquisite Foodland ou au Brighton Bazaar, les épiceries russes bobos.

Pas très loin du Brighton Baazar, ceux qui veulent passer la soirée dans le quartier, consulteront le programme du Master Theater, anciennement Millennium Theater, à la devanture… rouge évidemment ! Entre festivals « héritage du Caucase », Prokofiev, Chostakovitch, des formations plus locales sont programmées. On dit que Ray Charles et Jackie Mason s’y seraient produits. Un lever de rideau, c’est toujours plus sympa que le rideau de fer…

Harlem Chic ou Harlem Fake ?

Harlem Chic ou Harlem Fake ?
Brownstones houses de Harlem © jon_chica - stock.adobe.com

Depuis la Grande Migration (de 1910 à 1930) et sa Renaissance qui en a fait le bassin de la culture afro-américaine, que de chemin parcouru par Harlem ! Phénomène collatéral de l’étranglement immobilier de Manhattan, le quartier voit s’installer depuis quelques décennies une classe moyenne plutôt aisée. Résultat : les bars à vin, les restaurants italiens, les bistros français ont délogé les salons de coiffure unisexe.

Le Malcolm X boulevard ou Lenox Avenue reste l’artère principale. Très calme et plutôt pavillonnaire avec ses brownstones houses (maisons à grès rouge) entre West 125th et West 119th Street. Et bouillonnante à partir de la 125th. 

Engouffrez-vous dans les rues perpendiculaires au Malcolm X Boulevard pour découvrir les maisons précédées de minuscules parterres gazonnés et de porches. Sur West 122nd Street, du 4 au 22 West 121st Street, les brownstones houses rappellent les films d’un des enfants de Harlem, le réalisateur Spike Lee. 

Si vous avez le temps, faites un rapide tour de la Harlem Library et arpentez les coursives de l’auditorium de 74 places au 3e étage. Non loin, observez la façade de l’Atlah World Missionary Church de style Queen Anne. Brique rouge, cheminées, fenêtres cintrées… et messages anti-gay et anti-Obama sur l’enseigne. Le pasteur profite de ses sermons pour propager ses idées haineuses…   

Eglise baptiste abyssinienne © marcorubino - stock.adobe.com

Mais Harlem bouge, artistiquement. Il y a bien évidemment l’historique Studio Museum, en pleine extension, qui fait la part belle aux œuvres des artistes afro-américains et aux travaux qui ont inspiré la culture black. Mais des galeries, plus habituées aux fastes de Chelsea, ouvrent des « succursales » à Harlem comme Gavin Brown’s Enterprise, Elizabeth Dee, Tempo Rubato, Eli Ping Frances Perkins ou Freymond-Guth.

Le dimanche, le rituel de la messe gospel est tellement incontournable que c’en est devenu un business. La plus connue (et touristique) est celle de l’église baptiste abyssinienne, mais d’autres méritent le détour, comme celles de la Bethel Gospel Assembly, de la Saint Cecilia Parish (East Harlem), de la First Corinthian Baptist Church ou de l'Église adventiste du septième jour Ephesus.  

Pour casser la croûte, le restaurant Sylvia’s annonce la couleur dès l’enseigne : « Soul Food ». Une cantine du sud des États-Unis qui ravira les amis de la friture. Un peu plus gratiné — du moins côté finances —, le Red Rooster, en hommage au célèbre speakeasy du quartier, essaie de faire la synthèse entre les influences culinaires historiques d’Harlem. C’est un peu plus guindé, mais les assiettes sont généreuses. Si vous avez moins de temps, il vous reste le diner… Harlem Shake. Aucune obligation de maîtriser la danse pour déguster burgers et milk-shake à la « mode d’Harlem » ! 

 

Harlem by Night

Harlem by Night
Apollo Theatre © Kate Glicksberg - NYC & Company

Les clubs clandestins ont disparu et la 133e rue n’est plus la « Swing Street » de la Prohibition. Mais Harlem se vit toujours principalement la nuit.

L’Apollo Theatre qui a vu débuter Ella Fitzgerald, Marvin Gaye ou James Brown, est un passage obligé, notamment le mercredi pour l’Amateur Night Show qui existe depuis 1934. Chanteurs et danseurs s’affrontent et sont départagés à l’applaudimètre. On crie, on chante, on siffle. On en a même vu certains danser dans le public.

Le National Black Theatre, le Ginny’s Supper Club (au sous-sol du Red Rooster) ou le club de Jazz Minton’s restent, eux aussi, des institutions. Des petits nouveaux, comme le Silvana, Yatenga Bistro ou le Shrine et ses soirées débridées dans un décor de vinyles, secouent les nuits du quartier.  

Balade à Little Senegal et Spanish Harlem

Balade à Little Senegal et Spanish Harlem
El barrio © Julienne Schaer - NYC & Company

On profite d’être à Harlem pour faire un tour dans l’enclave de Little Senegal. La portion de la 116th Street, entre la 5et la 8e avenue, est bien connue des 20 000 Sénégalais résidant à New York. Un shoot de couleurs, d’artisanat et de motifs africains attend le visiteur au Malcolm Shabazz Market.

De la couleur, jaune, il y en a aussi sur la façade de la surprenante et cubique mosquée Masjid Malcolm Shabazz surmontée de son dôme vert. Malcolm X y faisait des prêches enflammés jusqu’en 1964. Pour la pause déjeuner ou dîner, les restaurants Baobab Gouygui, la Savane et la pâtisserie des Ambassades transportent les papilles directement en Afrique de l’Ouest. 

East Harlem. Spanish Harlem. Harlem español. El barrio… Les noms ne manquent pas pour désigner le Harlem aux accents hispaniques, qui se déploie entre la 96th et la 125th Street et les rives de Harlem River et la 5th Avenue. Pour poser les jalons historiques, El Museo del Barrio donne un aperçu de l’art et la culture des Portoricains et des Latinos aux États-Unis en organisant des expositions et des événements culturels. 

Dans Spanish Harlem, il y en a pour tous les goûts. 106th Street est presque un territoire portoricain. On vous conseille d’aller vous régaler d’un mofongo, spécialité de l’île à base de bananes plantain frites pilées, mélangées à des morceaux de porc. Celui du restaurant La Fonda est un délice.

116th Street est appelée « Little Mexico ». Ça saute aux yeux quand on constate le nombre de loncheras (food trucks) cuisinant les tacos. Dans un autre genre, Don Paco Lopez Panaderia concocte les pains typiquement mexicains, comme le Rosca de Reyes ou le pain des morts, brioche parfumée à la fleur d’oranger. 

Les hassidim de Brooklyn

Les hassidim de Brooklyn
Street art à Bushwick © Brad Pict - stock.adobe.com

On a souvent tendance à réduire Brooklyn à son côté bobo. Posté à la sortie du métro Bedford Avenue, on se croirait en plein symposium sur la hipster attitude. Et pourtant Brooklyn ne se réduit pas au Smorgasburg (le food market et ses gastronomies exotiques), ni aux rooftops du Wythe hôtel ou du William Vale

Fief latino, Bushwick est désormais l’un des quartiers tendances du borough. Les communautés irlandaise et italienne y avaient élu domicile au début du 20e s, avant d’être mises en minorité par la vague latino (70 % de la population). Mais si on n’a aucun mal à trouver un concept-store fringues/design ou un barbershop, les traces hispaniques se font discrètes dans ce quartier, où l’on ne manquera pas les formidables fresques street art de Troutman Street et de Bogart Street.

Changement d’atmosphère à l’ouest de Bushwick. Des hommes portent costume noir, chapeau et barbe-papillote (peot). Des femmes vêtues de robes longues, la chevelure disciplinée par un turban, sont escortées par une ribambelle d’enfants. Le long des rues, des bus scolaires jaunes sont floqués de caractères yiddish.

C’est ici, dans le sud de Williamsburg, que s’est installée la communauté hassidique de Satmare, originaire de Hongrie. Cette enclave est délimitée par Division Avenue (Nord), Broadway (Est), Heyward Street (Sud) et le Brooklyn Navy Yard (les anciens chantiers navals à l’ouest). Le temps semble s’être arrêté à Lorimer Street, Heyward Street ou sur Marcy Avenue.

L’autre communauté Hassidim, celle des Loubavitch, a pris ses quartiers à Crown Heights, avec comme épicentre le 770 East Parkway, qui abrite une synagogue et une école talmudique (yeshiva).  

Little Italy et Little Ireland : anciennes gloires de Manhattan

Little Italy et Little Ireland : anciennes gloires de Manhattan
Casa della mozzarella © Joe Buglewicz - NYC & Company

La guerre des chiffres. Les New-yorkais d’origine irlandaise représentent un peu plus de 5 % de la population de la ville. Les Italo-américains forment, eux, approximativement 8 % du contingent new-yorkais. Mais ces deux communautés historiques ont perdu une large partie de leur territoire, à Manhattan du moins. 

De 1861 et la proclamation du Royaume d’Italie jusqu’en 1921 et l’instauration des quotas d’immigration aux États-Unis, New York a vu s’installer une foultitude d’Italiens de Sicile ou de Naples formant l’une des plus grandes enclaves autour de Lower East Side.

Little Italy s’est étendu jusqu’à 17 blocs. Mais les temps ont changé… Aujourd’hui, le quartier « italien » s’est recroquevillé sur Mulberry Street. Une parcelle « confetti » grignotée par Chinatown et sans grand intérêt.

La véritable « Little Italy » se trouve désormais dans le Bronx, dans le triangle constitué par Arthur Avenue, Crescent Avenue et la 188th Street. Les amoureux de l’Italie y trouveront de quoi se réjouir : épiceries (Arthur Avenue Market, Joe’s Italian Deli, Tino’s delicatessen, Bronx Little Italy) qui sentent bon le salame cacciatore, la pancetta ou la mozzarella (faites un saut à la Casa della mozzarella), pâtisseries (Artuso’s Pastry Shop, Gino Pastry Shop) et, in fine, trattorias et pizzerias sur Arthur Avenue.

On trouvera d’autres enclaves italiennes à Brooklyn (Bensonhurst, Dyker Heights), Staten Island (Rosebank) ou dans Queens (Astoria, Ozone Park). 

Cathédrale Saint-Patrick © ruigsantos - stock.adobe.com

Autre communauté historique de la ville, les Irlandais ont donné le nom de leur patron à la cathédrale Saint-Patrick construite au début du 19e s à Manahattan.

Leur quartier d’installation, Hell’s Kitchen, mal famé et peu cher jusque dans les années 1970, est devenu le nouveau quartier tendance et gay-friendly. Et, à part quelques Irish pubs, nulle trace celtique aux alentours. On en trouve en revanche à Brooklyn, à Bay Ridge (Ligne R) avec le pub The Wicked Monk et le Kitty Kiernans où des groupes crachent certains soirs un bon rock irlandais.

Aujourd’hui, la plus grande communauté irlandaise se retrouve à Woodlawn, un quartier particulièrement métissé, dans le nord du Bronx. Sur Katonah Avenue, les fêtards trouveront ce que l’Irlande fait de mieux pour épancher leur soif (Rambling House, Behan’s Public House), voire déguster des plats celtiques (Patrizia’s Of Woodlawn, Mary’s Celtic Kitchen).   

Fiche pratique

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Adresses citées dans le reportage

Chinatown

- Mahayana Temple : 145 Canal St, Manhattan, NY 10002

- New York Mart : 128 Mott St, New York, NY 10013

- Hong Kong Mart :157 Hester St, New York, NY 10013

- Aji Ichiban : 37 Mott St, New York, NY 10013

- Yunhong Chopsticks : 50 Mott St, New York, NY 10013

- Edward Mooney House : 18 Bowery, New York, NY 10013 

Coney Island et Brighton Beach

- Tatiana : 3152 Brighton 6th St, Brooklyn, NY 11235 

- Volna : 3145 Brighton 4th St, Brooklyn, NY 11235 

- Kalinka Gifts : 524 Brighton Beach Ave, Brooklyn, NY 11235 

- Gourmanoff : 1029 Brighton Beach Ave, Brooklyn, NY 11235  

- Exquisite Foodland : 411 Brighton Beach Ave, Brooklyn, NY 11235 

- Brighton Bazaar : 1007 Brighton Beach Ave, Brooklyn, NY 11235 

- Master Theatre 1029 Brighton Beach Ave, Brooklyn, NY 11235 

Harlem

- Studio Museum : 144 W 125th St, New York, NY 10027 

- Harlem Library : 9 West 124th Street  

- The Abyssinian Baptist Church : 132 W 138th St, New York, NY 10030 

- Bethel Gospel Assembly : 2 E 120th St, New York, NY 10035 

- Saint Cecilia Parish  

- Sylvia’s : 328 Malcolm X Blvd, New York, NY 10027 

- Red Rooster : 310 Malcolm X Blvd, New York, NY 10027  

- Harlem Shake : 100 W 124th St, New York, NY 10027 

- Malcolm Shabazz Harlem Market : 52 W 116th St, New York, NY 10026 

- Masjid Malcolm Shabazz : W 116th St, New York, NY 10026 

- Apollo Theatre : 253 W 125th St, New York, NY 10027  

- National Black Theatre : 2031 5th Ave, New York, NY 10035  

- Ginny’s Supper Club : 310 Malcolm X Blvd, New York, NY 10027  

- Shrine : 2271 Adam Clayton Powell Jr Blvd, New York, NY 10030  

- Minton’s : 206 W 118th St, New York, NY 10026  

- Yatenga Bistro : 2269 Adam Clayton Powell Jr #1, New York, NY 10030 

- Le Baobab Gouygui : 120 W 116th St, New York, NY 10026 

- La Savane 239 W : 116th St, New York, NY 10026 

- La pâtisserie des ambassades : 2200 Frederick Douglass Blvd, New York, NY 10026  

- El museo del barrio: 1230 5th Ave, New York, NY 10029

- La Fonda Boricua : 169 E 106th St, New York, NY 10029

- Don Paco Lopez Panaderia : 2129 3rd Ave # A, New York, NY 10035 

Little Italy / Arthur Avenue (Bronx)

- Arthur Avenue Market : 2344 Arthur Ave, Bronx, NY 10458 

- Joe’s Italian Deli : 685 E 187th St, Bronx, NY 10458 

- Tino’s delicatessen : 2410 Arthur Ave, Bronx, NY 10458  

- Bronx Little Italy : 2396 Arthur Ave, Bronx, NY 10458

- Artuso’s Pastry Shop : 670 E 187th St, Bronx, NY 10458  

- Gino Pastry Shop : 580 E 187th St, Bronx, NY 10458 

Little Ireland

- Rambling House : 4292 Katonah Ave, Bronx, NY 10470 

- Behan’s Public House : 4299 Katonah Ave, Bronx, NY 10470

- Patrizia’s Of Woodlawn : 4358 Katonah Ave, Bronx, NY 10470 

- Mary’s Celtic Kitchen : 4330 Katonah Ave, Bronx, NY 10470 

- The Wicked Monk  : 9510 3rd Ave, Brooklyn, NY 11209 

- Kitty Kiernans : 9715 3rd Ave, Brooklyn, NY 11209 

Les films à voir : 

- L’Année du Dragon (1985) de Michael Cimino

- The Warriors (1979) de Walter Hill

- Coney Island (1917) de Buster Keaton 

- Little Odessa (1994) de James Gray 

- Cotton Club (1984) de Francis Ford Coppola

- Jungle fever (1991) de Spike Lee

- Malcolm X (1992) de Spike Lee

- West Side story (1961) de Robert Wise et Jerome Robbins

- Il était une fois en Amérique (1984) de Sergio Leone

- Brooklyn Village (2016) d’Ira Sachs

- Do the Right Thing (1989) de Spike Lee

- La trilogie du Parrain (1972, 1974, 1990) de Francis Ford Coppola  

- Mean Streets (1973) de Martin Scorsese 

- Donnie Brasco (1997) de Mike Newell

- Gangs of New York (2002) de Martin Scorsese

- L’Emigrant (1917) de Charlie Chaplin 

- America, America (1963) d’Elia Kazan  

- The Immigrant (2013) de James Gray

- In Jacksons Heights (2015) de Frederick Wiseman  

Texte : Florent Oumehdi

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