Le Centre du Vietnam : de Hué à Hoi An

Le Centre du Vietnam : de Hué à Hoi An
Pont de Thanh Toan © Dominique Roland

Entre le Tonkin (nord Vietnam) et la Cochinchine au sud, l’administration coloniale française crée en 1884 la province d’Annam, afin de mieux contrôler ce « pays Dragon » long de plus de 1 500 km. Issu d’« An Nan » (安南) – ou «  Sud Pacifié » vu de Chine –, ce terme s’employait jusque-là pour l’ensemble du pays et ses habitants, les Annamites.

Poussé jusqu’à l’océan par le parc national de Bach Ma, le Col des Nuages (Hai Van ; altitude 500 m) sert de pivot au centre du Vietnam : 130 km du nord au sud, entre Hué l’impériale et Hoi An l’élégante, en passant par la moderne Da Nang, l’ancienne Tourane, et sa langoureuse baie sablonneuse.

De la cordillère annamitique, qui sépare le pays du Laos, moins de 100 km à l’est, dévalent de nombreuses rivières. Elles irriguent les plaines régionales, avant de sculpter les deltas semés d’îles bucoliques, grêlant un littoral souligné de lagunes.

Histoire, patrimoine matériel et immatériel (arts, coutumes, cuisine), nature à apprécier en mode farniente, balnéaire ou plus sportif (vélo, trek, surf), métissages culturels, traditions et modernité… la région s’étendant de Hué à Hoi An, au centre du Vietnam, ne manque pas d’atouts pour séduire le voyageur.

Le Champa, ancien royaume mystérieux du Centre du Vietnam

Le Champa, ancien royaume mystérieux du Centre du Vietnam
My Son © dinosmichail - Fotolia

Au commencement étaient les Chams… Ce peuple de marins malayo-polynésiens s’installe dans le centre de l’actuel Vietnam et y commercent avec l’Inde et la Chine dès 500 av. J.-C. Pris en étau par les Viets et les Khmers, leur royaume est finalement rayé de la carte au 15e s.

Pour mesurer la maîtrise artistique de l’héritage indien atteinte par ce peuple, il est judicieux de visiter les musées Guimet, à Paris, et Cham à Danang. Inauguré en 1919 par l’École Française d’Extrême-Orient, ce dernier compte pour chefs-d’œuvre la statue de la Bodhisattva Tara et les autels de My Son et Tra Kieu. Dans l’Annam, un chapelet de vestiges témoigne encore d’une ambition architecturale à faire pâmer les Apsaras d’Angkor.

À 35 km au sud-ouest de Hoi An, My Son devient à partir du 4s et pendant 1 000 ans (record asiatique) le principal site religieux cham.

Protégé par un amphithéâtre de collines choisi pour ses vertus cosmogoniques, sur une terre si « chargée » qu’elle colore l’écorce des arbres, le site révèle une magie toute particulière l’après-midi, quand les visiteurs le délaissent.

Le climat tropical et surtout l’acharnement des G.I. ont passablement ruiné la guirlande de temples entourant le sanctuaire principal dédié à Shiva. Si tout n’est pas détruit, c’est grâce à l’extrême solidité des assemblages de brique Cham.

D’où provient cette remarquable résistance ? D’un mortier composé de sève d’arbre, d’une cuisson sur pied, dans des fours géants englobant les édifices ( !) ou de frictions additionnées de riz gluant et de sciure ? L‘énigme demeure.

Hué, l’impériale

Hué, l’impériale
Cité impériale de Hué © photlook - Fotolia

Située à moins de 20 km du golfe du Tonkin et traversée par la rivière des Parfums, Hué renvoie à un apogée historique : l’unification du Vietnam et l’instauration d’une nouvelle capitale par Gia Long en 1802.

Mais Hué symbolise aussi la décadence et la chute de l’empire vietnamien. Si les colons français tolèrent la dynastie jusqu’en 1945, ils détruisent dès 1885 son symbole, la Citadelle de Hué. Climat et absence d’entretien feront le reste jusqu’au programme de rénovation au long cours, encouragé par l’inscription du site à l’Unesco.

Provinciales en regard des modèles pékinois dont elles s’inspirent, la Cité Impériale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, et son noyau la Cité Interdite regagnent progressivement leurs majestés d’antan, au sein des murailles bordées de douves de la Citadelle.

À voir : les palais Thai Hoa et To Mieu, les imposants pavillons des Mandarins (photos d’époque, vitrine de curiosités), l’intimiste Tai Binh (superbes mosaïques extérieures) et le Théâtre Royal (spectacles réguliers), sans oublier la pause-café aux jardins Co Ha ou à la résidence Dien Tho.

À 4 km au sud-ouest de Hué, la tour octogonale de 7 étages de la pagode Thien Mu domine les berges de la Rivière des Parfums. Dans le jardin, une étrange relique : l’Austin du moine Thich Quang Duc qui, en 1963, s’immola en plein Saïgon contre la dictature de Diem. Le cliché de son auto-immolation fera vaciller les certitudes américaines.

Mausolées impériaux et Montagne de Marbre

Mausolées impériaux et Montagne de Marbre
Mausolée de l'empereur Khai Dinh © Dominique Roland

Destinés à accueillir la vie après la mort, les fastueux mausolées des empereurs Khai Dinh, Tu Duc et Minh Mang – construits entre 1840 et 1930 à proximité de Hué – retrouvent également leur superbe. 

À 10 km au sud de Hué, celui de Khai Dinh, né de l’union baroque des savoir-faire vietnamiens et français, remporte la palme de l’insolite. Au béton armé noirci des extérieurs s’oppose le kaléidoscope enchanté des mosaïques intérieures du Palais, où trône, à la verticale de sa tombe, la statue de bronze de l’Empereur.

Minh Mang repose 3 km plus loin, dans un parc traduisant à merveille l’harmonie Feng Shui, dont l’essor date justement des tombeaux impériaux chinois. Des courbes aquatiques enveloppent son axe, fiché de 3 pavillons successifs précédant la butte tombale cerclée d’un mur.

Tutoyant la rivière sur 7 km, une délicieuse petite route mène à la dernière demeure de Gia Long. Encore libre du contrôle Unesco, la nature y digère d’anciens tertres artificiels et chaussées, sous l’œil contrit d’un duo de colonnes émergeant des futaies entourant une pièce d’eau. Moyennant pourboire, un gardien ouvre la porte d’un temple retapé puis d’une arène funéraire lépreuse.

Plus au sud,  à 10 km de Da Nang, les 5 collines de la Montagne de Marbre renvoient aux 5 éléments de la cosmologie sino-vietnamienne. Thuy Son (l’eau), la plus visitée, dissimule la grotte Huyen Khong sculptée de piliers, gardiens et Bouddhas et, par une étroiture, le panorama de la porte du paradis. Joli panorama sur les environs au sommet. Bois, feu, terre et métal, Kim, Moc, Hoa et Tho sont plus au calme.

Hoi An, comptoir déchu devenue belle d’Indochine

Hoi An, comptoir déchu devenue belle d’Indochine
Pont couvert japonais © Dominique Roland

Dès le 15e s, des navires chinois et japonais font escale de commerce à Hoi An. Profitant de l’isolationnisme japonais (1635), les Chinois étendent leur présence dans ce comptoir, que les Portugais et Hollandais appellent Faifoo.

L’ensablement de la rivière Thu Bon, à la fin du 19e s, entraîne son déclin au profit de Da Nang. Épargnée par les conflits, Hoi An se réveille quand l’Unesco se penche sur ses trésors oubliés. De nos jours, la ville procure le sentiment étrange de plonger dans une Indochine du début 20e s…

Parmi le millier d’édifices protégés, les maisons commerciales Tan Ky et Phung Hung témoignent d’influences cosmopolites : poutre verticale effilée, garante de prospérité familiale pour les Vietnamiens, toits « tortue » à la Chinoise, triples solives d’inspiration japonaise, mobilier incrusté de nacre et autres curiosités.

Moins puissantes qu’hier mais toujours actives, les maisons des congrégations chinoises de Canton, Chaozhou (exceptionnels bois ouvragés et fresques en porcelaine), Fujian, Hainan et des « Chinois réunis » règlent affaires, justice, fêtes et célébrations des héros claniques. De nombreux temples complètent ces découvertes. Quant au photogénique pont couvert japonais, sa fonction occulte est de paralyser le dragon qui, d’Inde au Japon, déclenche les tremblements de terre.

Tôt le matin, le centre protégé révèle au mieux la perspective parfaite de ses berges et son unité architecturale soulignée d’ocre. Sous la protection des « yin et yang » ornant les portes, on passe des maisons chinoises rue Tran Phu aux élégantes demeures à étages d’influence coloniale rue Nguyen Thai Hoc, où l’on peut prendre son petit déjeuner au Cargo Club.

Ensuite, les rues hors périmètre Unesco, pleines de vie typique, se dévoilent au promeneur, offrant l’occasion de déjeuner dans une cantine locale. Puis, excursion alentour ou sieste… et retour au centre où, bientôt, les lanternes relayeront le soleil.

Gastronomie du Centre du Vietnam

Gastronomie du Centre du Vietnam
Beignets de crevettes © Dominique Roland

C’est peut-être dans la région que la cuisine populaire vietnamienne, née dans les rues qu’elle n’a pas quittées, s’approche le plus de la perfection et s’invite de plein droit au menu de restos raffinés.

Spécialités de Hoi An

Passé portuaire oblige, Hoi An est baigné d’influences étrangères. Emblème de la ville, le cao lau tient son nom de succulentes nouilles de riz inspirées des udon japonaises, fondantes et élastiques, agrémentées de porc braisé Cha Siu à la cantonaise, d’herbes aromatiques et de bouillon.

Crêpe de riz salée et frite, aussi fine que croustillante, le banh xeo se déguste farci de crevettes, graines et pousses de haricot mungo, puis enveloppé d’une feuille de salade et trempé dans du nuoc man aillé et épicé. Autres habitués des menus : les bouchées vapeurs banh bao au porc, ravioles à la crevette White Rose, évanescences saupoudrées d’oignons frits et hoanh tanh, wonton à la vietnamienne. 

À Hué, on parle beaucoup de cuisine impériale façon « Tu Duc », mais la ville aurait surtout hérité de ce fin gourmet un goût prononcé pour les petites portions et… leurs multiplications. On ne s’en plaindra pas !

Démonstration magistrale au restaurant Hanh, jolie cantine ouverte sur rue où, pour à peine 5 $, le menu dégustation réunit les spécialités de la ville : banh beo, galettes translucides de riz vapeur en coupelles, poudrées de miettes de crevettes et fritons ; crêpes banh khoai, variante du Banh Xeo ; nem lui, haché de viande roulé autour d’une tige de citronnelle puis dans une feuille de riz, à tremper dans une sauce cacahuète à se damner ; banh cuon thit nuong, un wrap de porc grillé en galette de riz vapeur.

Attention, bun bo Hue n’est pas un bo bun, mais une soupe de nouilles au bœuf, jarret de porc et mortadelle, épicée et très aromatisée. 

Délices de Da Nang

Da Nang la citadine, multiplie les plaisirs gourmands. Steak, œuf et boulette servis sur plaque chaude avec verdure, soupe et pain : le petit déj bo ne incite à saute-déjeuner ! Cela dit, un bol de mi quang, nouilles de riz plates jaunies au curcuma, avec porc, crevettes, œuf de caille et crackers au sésame, se mange sans faim.

Fin de journée sur les terrasses de Bach Da, c’est l’heure des crêpes, redoutables calmars séchés ou rau cau flan trai dua, douceur 100 % coco servie dans sa noix avec chair, flan au-dessus, gelée d’eau de coco dessous. Nuit tombée, cap sur le marché Phạm Hồng Thái ou les restos de poisson et fruits de mer proches de l’océan. 

Omniprésents, les sandwichs baguette banh mi sont peut-être ce que la France et le Vietnam on fait de mieux ensemble. À Hoi An, banh my phuong est un must.

Prolonger le plaisir au retour ? Les cooking class débutent au marché, voire chez le maraîcher à Hoi An. Prépa, dégustation et parfois livre de recettes en cadeau.

Arts et artisanats du Centre du Vietnam

Arts et artisanats du Centre du Vietnam
© Dominique Roland

Arts, artisanat et coutumes régionales du Centre du Vietnam ne sont pas en reste. Que Hoi An soit également vedette en la matière n’étonnera point. Les démonstrations et spectacles sont journaliers à l’Atelier Artisanal (9 Nguyễn Thái Học) et au Théâtre d’Art (66 Bạch Đằng). Au nord du centre, le spectacle de marionnettes sur eau est incontournable malgré la musique enregistrée.

Parmi les centaines de galeries et boutiques, Metiseko se distingue par l’emploi de soie naturelle, coton bio et motifs inspirés par la nature vietnamienne pour sa ligne de vêtements et linge de maison. Dans la même rue, plusieurs enseignes proposent de beaux bijoux et objets combinant tradition et créativité. Relancé fin des années 90, le papier de bambou Trúc Chỉ aux motifs estampés embellit les objets et fait de superbes écrans.

Les iconiques lanternes de Hoi An font de jolis souvenirs, de plus abordables et… pliables. Faire son choix au marché nocturne dédié, pour bien juger des couleurs et motifs.

Au village de potiers Thanh Ha (à 15 min en vélo), préférer les fabriques familiales avec magasins à l’étrange musée en brique.

En bord de mer, vous verrez certainement des coracles. Ces paniers-bateaux de bambou tressé sont notamment fabriqués sur l’île de Cam Thanh, à l’est de la ville. Depuis des lustres, Cam Kim est la spécialiste des sculptures sur bois.

Entre Hué et la tombe Tu Duc, plusieurs ateliers travaillent le bronze. Au marché de nuit le long de la rivière, des étudiants proposent calligraphies et peintures, parmi stands de bricoles et cuisines de rue.

Une garde d’ateliers de sculpture veille sur les Montagnes de Marbre de Da Nang, même si le marbre vient de nos jours d’ailleurs – il faut bien qu’il reste des montagnes à visiter. De petits objets sont compatibles avec les valises. Tuyau pour éviter les imitations : vérifier leur froideur minérale au contact de la joue.

Les tailleurs de vêtements sont si nombreux qu’ils rivalisent de panneaux vantant leur classement Internet ! Il y en a des bons en cherchant bien, mais on conseille ceux du marché Cho Han (Da Nang). 

Le Centre du Vietnam, en mode actif ou relax

Le Centre du Vietnam, en mode actif ou relax
Vélo à Hoi An © Dominique Roland

Excursions à vélo, scooter et bateau dragon

Pour le centre, les îles voisines et la plage, le vélo est idéal à Hoi An. Une appli GPS sera utile (pas de panneaux) pour de larges boucles à saute-îles. Joindre un tour garantit de trouver les chemins, petits artisans et choses à voir.  

Vélo ou scooter conviennent pour visiter les mausolées de Hué et le village protégé de Thanh Toan, célèbre pour son mignon pont de bois – partir tôt le matin pour son marché et visiter l’écomusée.

Les marins d’eau douce embarqueront en bateau dragon au coucher de soleil à Hué, ou au retour de My Son depuis Hoi An. 

Depuis qu’un spectaculaire tunnel-pont divertit le trafic, rien ne vaut le scooter pour grimper au Col des Nuages. Les novices loueront plutôt une voiture avec chauffeur. Alternativement, le rail sinue sur le flanc côtier du col, découvrant des anses ivoire perdues en contrebas.

Contrefort du col, les 400 km² de végétation tropicale du parc national Bach Ma hébergent quelques sentiers de randonnée, ponctués de cascades, lacs et d’un point de vue à 1 450 m d’altitude. Nuitée possible dans des villas coloniales retapées.

Sur la plage

Déjà aménagée, la plage An Bang à 6 km de Hoi An est notre préférée. Y aller au Soul Kitchen, lounge paillotte concert n° 1 de la région. Voisine, Cua Dai s’en va à la mer avec ses resorts, victime d’une érosion accélérée par la main de l’homme. À explorer, la sauvage langue de sable de Thuan An, à 12 km de Hué.

Fini l’époque routarde à China Beach ! Désormais, cette plage située en regard de Danang, au centre de la superbe baie s’étirant de Hoi An à la péninsule de Son Tra, a basculé dans l’internationale balnéaire.

À potron-minet, les anciens s’y enfouissent dans le sable selon les préceptes chinois, leurs enfants comme les touristes préfèrent les spas, dont certains sont de grand luxe. Depuis Apocalypse Now on sait que ça surfe au Vietnam. De novembre à mars, c’est un bon spot pour débuter ou faire du paddle-boat.

Au large, les rocheuses îles Cham (réserve de la Biosphère Unesco) accueillent depuis peu des touristes, mais leurs richesses marines et terrestres sont déjà soumises à forte pression. De mi-janvier à fin septembre, un bateau relie quotidiennement Hoi An au port de Bai Lang (île principale Hon Lao). Au programme : logement-immersion chez l’habitant au village de pêcheurs Bai Huong, chasse aux anses désertes, snorkelling, plongée (meilleure période : juin-aout).  

Au Centre, les ingrédients d'un Vietnam cool

Au Centre, les ingrédients d'un Vietnam cool
Pont dragon Cầu Rồng de Da Nang © Alexander - Fotolia

Tous les week-ends avant 21 h, le pont dragon Cầu Rồng de Da Nang crache 18 fois le feu et 3 fois l’eau ! Vécu comme un joyeux capharnaüm, le gigantesque embouteillage se résorbe sans heurts. Pour résumer l’esprit régional, un habitant nous dira : « Hanoi travaille 24h/24, Saigon est trop de la nuit ; ici on fait sa journée puis on se relaxe. »

Symboles dynamiques, d’autres ponts spectaculaires franchissent la rivière Han. Pivotant tous les week-ends à 23 h 45, le Sông Hàn donne 30 min aux gros bateaux pour le franchir, Tran Thi Ly domine l’horizon de sa gigantesque voile.

À Da Nang, pas de rue ultra-congestionnée comme à Hanoi, ou de terrasses saïgonnaises poussée dans les pots d’échappements. Rafraîchie par la rivière et l’océan, son urbanité aérée se déguste tranquillement.

Malgré les divagations impériales, les réalités terrestres de la rivière des Parfums et de la campagne avoisinante imposent une atmosphère quasi-provinciale à Hué. Au centre, des marchés animés irrigués de ruelles narguent les grands axes administratifs. Jalouse de son esthétique et de ses fières traditions, la très fréquentée Hoi An ne se laisse pas dévoyer par le tourisme de masse.

Depuis des siècles, les influences étrangères nourrissent le Centre du Vietnam. Héritière de l’époque coloniale, la culture du « café » se décline à l’infini, réunissant les tranches d’âges et les catégories sociales. Style rétro-chic d’une belle demeure de Hoi An, design branché à Da Nang ou brûlerie pour amateurs… ces cafés sont autant de bonheurs dans une Asie que se disputent les grandes franchises internationales.

Repas puis soirées s’improvisent dans les marchés de nuits et gargotes. Refaire le monde d’une bia (bière locale), défaire l’intrigue des formes et couleurs des desserts Chè. Dans un autre genre, des établissements servent petit déj, brunch, repas à l’occidentale ou au fusionnel. Et d’autres des cocktails, parfois au son de musique live, plus souvent de D.J.

Enfin, le rapport qualité-prix des hébergements de tout style et catégorie rivalise désormais avec celui de la Thaïlande. Idem pour les transports (bons bus, vols nombreux) et la cuisine… 

Fiche pratique

Pour préparer votre voyage, consultez notre guide en ligne Vietnam 

Comment y aller ?

- Aéroport de Da Nang : liaisons internationales via Singapour et Kuala Lumpur ; nombreux vols domestiques (dont low cost). Trouvez votre billet d’avion.

- Bus et train : depuis le Cambodge, nombreux bus/j. Phnom Penh-Saigon, puis continuation facile par tt transport ; Laos, 1 bus/j. de Savannakhet ou Paksé vers Hoi An/Hue/Danang, via front. de Lão Bao/Dan Savan. 400 km de route montagneuse, env. 11 h de trajet. 

Se déplacer dans le centre du Vietnam :

- Bus : des myriades de bus classiques, « open » touristique et minivan : de Saigon ou Hanoi, prévoir env. 18 h pour Da Nang ; Hué-Hoi An, 5-6 $, 4 h ; minivan Hoi An-aéroport/gare de Da Nang, 4-5 $/pers.

- Location de moto : à partir de 4-5 $/j pour un scooter. Vérifier l’état avant de louer ; achat/revente moto : attention, les petites Honda 110 cm3 Win et leurs copies sont complétement rincées (un bon scooter coûte 5 x plus cher…). Se renseigner, éviter les 1ers prix.

- Train : de Saigon ou Hanoi, env. 18 h ; ligne « panoramique » Da Nang-Hué (voir « Col des Nuages ») : prendre le train du matin (peu après 8 h depuis Da Nang), la classe popu (banquettes en bois) permet de se déplacer, sinon réserver côté mer. Prix : 2/3 € siège mou/AC, 4 h 30 de voyage. 

-Taxi : privilégier les compagnies sérieuses comme May Linh ou Vinasun, vérifier la mise du compteur. Prise en charge env. 0,5 $, idem du km. Aéroport Danang-centre-ville, env. 3 $, 15 min.

Quand  y aller ?

Meilleure saison, déc-mars ; pic de pluie, avr-sept mais reste visitable et la mer est calme ; possibilité de typhons, août-nov ; risques d’inondations, oct-nov.

Excursion, activités, sport 

- Excursion Hoi An-My Son : env 10-12 $ depuis Hoi An. Suggestion, se grouper, louer une voiture avec chauffeur pour visite l’ap-m quand désert.  Entrée 6 $.

- Tour culinaire/leçon de cuisine : prévoir 40 $/pers pour un programme complet de 5-6 h (passage au marché, bon prof-cuisinier, repas et souvent livre de recettes offert.

- Heaven &Earth Bicycle Tours : 57 Ngo Quyen, Hoi An. Tours à vélo d’une ½ journée à 2 j.

- Vietnam Motor-Trail : tour à moto guidé d’1 à 5 j.

- Surf, paddle-board (leçon et loc) : Da Nang Surf School, plage de Mỹ Khê tél. : 01216666722, et Tam’s Pub and Surf Shop, (plage de Mỹ An, rue An Thượng 5, derrière le Holiday Beach Resort). Compter à partir de 5 $/j pour une planche et env. 25 $/pers un cours.

- Cham Island Diving : 88 Nguyen Thai Hoc, Hoi An. Tél. : 05103910782. Plongée et snorkelling sur les îles Cham.

Visite des sites 

- Hué (Unesco), option conseillée, 4 sites pour env. 16 $.

- Hoi An, env 6 $ pour 5 sites, valable 3 j (mais pas trop regardants sur la durée). Garder le talon[EG1]  pour le pont japonais. Plusieurs temples et hall sont gratuits.

- Cham Island : éviter la visite à la journée et le speed boat (souvent surchargés), préférer le ferry traditionnel. 

Se loger

Très nombreux hébergements en tout genre (budget-hostel, homestays familiaux, charme-boutique, hôtels de toutes catégories et resort de luxe). La concurrence encourage les bons rapports qualité prix.

- Da Nang :

Vinapha 2 : 19, Pham Hong Thai St.E-mail : ksvinapha@yahoo.com. Tél. : 05113812767. Non loin du night market. Double 10-15 $. Orange Hotel : 29 Hoàng Diệu. Double à partir de 45 $; Novotel Danang : central et récent, vue spectaculaire, sky bar, piscine et tous services habituels. À partir de 100 $ la double.

- Hué :

Four Season : 5 lane 14 Nguyen Cong tru. Dans une petite allée du quartier routard. Tél. : 543933232. Double avec petit déjeuner 12-20 $ selon type. Très bon accueil et conseils de Miko le boss, Lien, Keri et tout le staff ; Orchid, double avec petit déj à partir de 30 $.

- Hoi An :

Tigon Homestay  familial et proche du centre. Double, 14-18 sans/avec salle de bain ; Blue Cloud Homestay  : prestations similaires au précédent ; Hoang Trinh : petit hôtel plaisant et rôdé, double avec petit déj à partir de 20 $ ; Anantara Hoi An : le grand luxe (extérieur colonial, intérieur moderne, jardin, spa, piscine, etc.) tout proche de la vieille ville. Double/suite à partir de 170/220 $.

- Plage de Da Hang/ Hoi An :

Fusion Maia : à 5 km de Da Nang. Spa-resort all-inclusive super luxe. Villa avec piscine privée à partir de 400 $. Belle plage avec piscine ; Naman Retreat : entre Da Nang et Hoi An. Double à partir de 150 $. Spa lumineux, joli resto, piscine côté plage et bar.

- Îles Cham :

Homestay Bai Huong : village de Bai Huong. Tél. : 01202378530. Tourisme responsable. Tout inclus (dont snorkelling et rando) sauf ferry, à partir de 20/40 $/pers, pour 2/3 j.

Manger, boire un verre, sortir :

- Da Nang :

Lan Hương : 110 Nguyen Chi Tanh, spécialiste du bone, roi du petit déjeuner (!) ; Han Market (le jour) et Night Market de Phạm Hồng Thái la nuit, nombreux petits restos et stands ; Dua Ben Tre : 190 Bach Dang, spécialiste des flancs noix de coco ; Soul Kitchen : plage d’An Bang. Bảy Ban : péninsule de Son Tra. Tél. : 05112214237. Pavillon et paillotte pieds dans l’eau et avec vue sur la baie. Poisson et fruits de mer. Possible d’y boire un verre; Luna Pub : 9A Tran Phu. T : 05113898939. Café-resto-italien-galerie-concert.

- Hué :

Quan Hanh : 13 Pho Duc Chinh. Tél. : 0543833552. Menu dégustation à 5 $... ; Liên Hoa : 3 Lê Quý Đôn, végétarien d’inspiration bouddhiste, venir tôt (sinon les plats sont épuisés et des monceaux de restes jonchent le sol) ; DMZ : 60 Lê Lợi. Bar-resto rdv des voyageurs. Gros choix de boissons.

- Hoi An :

Quán ăn Hai : 6 Trương Minh Lượng. Tél. : 05103914406. Spécialiste des Cao Lau et Mi Quang ; Marché Cho Hoi An : vieille ville, nombreux restos ; Bánh mì Phượng : le pro des sandwichs baguettes Bánh mì ; Cargo : 107 Nguyen Thai Hoc. Tél. : 05103911227. Cuisine vietnamienne et internationale (dont super petit déj), cadre soigné, balcon-terrasse sur la rivière ; Taste Vietnam : original resto-congrégation de cuisines vietnamiennes. Buffet du soir conseillé.

Texte : Dominique Roland

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