Viva Mexico : le cri de l'indépendance mexicaine

Viva Mexico : le cri de l'indépendance mexicaine
Conseil de Promotion Touristique du Mexique

Septembre, le « mois de la Patrie », met le Mexique en liesse. Entre célébrations folkloriques et commémorations historiques, le « Grito de la independencia » (le « Cri de l’indépendance ») est reproduit dans toutes les villes le 15, veille de la fête nationale. Ce rituel évoque l’appel que le prêtre Hidalgo lança, le 16 septembre 1810, à un soulèvement populaire : ce fut le point de départ d’une longue lutte pour l’indépendance. Aujourd’hui, ce sont les « Fiestas Patrias », un mois de galvanisation de la fierté nationale, dans une ambiance des plus festives.

Hidalgo, un prêtre révolutionnaire

1808 : Napoléon envahit l’Espagne. De l’autre côté de l’Atlantique, le Mexique est agité. Les créoles, métisses et noirs subissent les inégalités héritées de la colonisation. L’influence de la déclaration d’indépendance des États-Unis (1776), de la Révolution française et des Lumières fait germer un mouvement révolutionnaire. En 1810, les insurgés décident de passer à l’action alors que l’Espagne est occupée par la France.

Le prêtre Miguel Hidalgo, de la ville de Dolores, au nord-est du Mexique, va lancer le départ de la guerre d’indépendance avec son fameux « Grito de la independencia » : au matin du 16 septembre 1810, il libère les prisonniers de sa ville, fait sonner la cloche de sa paroisse pour réunir ses fidèles. Ponctué d’un vibrant « Viva Mexico ! Viva Mexico ! Viva Mexico ! », son discours restera à jamais gravé dans les mémoires.

Le long chemin de l'indépendance

La révolution de 1810, avortée, fut suivie d’un chaos politique et la guerre d’indépendance dura 11 ans. En 1821, le vice-roi Odonoju et le général Iturbide, artisan de la révolution, finissent par signer le traité de Cordoba : le Mexique est libre… Mais ses tourments politiques ne sont pas terminés. La démocratie mettra des décennies à s’installer.

Dans son histoire mouvementée qui a connu régences, empereurs, dictateurs, et autres présidents autoritaires, le général Porfirio Diaz, sorte de Napoléon mexicain, a bonne place. Élu en 1876, il relève le pays et le dirige d’une main de fer durant près de trente-cinq ans. C’est lui qui, à son accession au pouvoir, instaura la cérémonie du « Grito » comme célébration de la Patrie. L’on dit même qu’il aurait choisi le 15 septembre (veille de la fête nationale) car il s’agit de sa date d’anniversaire…

Viva Mexico !

Depuis, dans la nuit du 15 au 16 septembre, le président de la République fait revivre le cri du prêtre Hidalgo et sonne la cloche du Palais National. À 23 h, il prononce un discours, reconstitution de l’appel de Dolores, depuis le balcon du palais sur la place de la Constitution (le « Zócalo » de Mexico, une des plus grandes places du monde). Le drapeau du Mexique se lève, sous le cri du président : « Viva Mexico ! Viva Mexico ! Viva Mexico ! », repris par la foule. L’événement attire plus 500 000 spectateurs chaque année. Cette cérémonie est reproduite dans chaque ville et à l’aube du 16 septembre la parade militaire nationale parcourt Mexico.

Aux fenêtres, sur les voitures et les bus, flottent les drapeaux aux couleurs du Mexique. La fierté nationale anime les villes, on déguste les plats traditionnels. Les Mariachis, fameux musiciens mexicains, s’en donnent à cœur-joie… Mais la fête la plus authentique se trouve à Dolores, dans l'Etat de Guanajato (nord-ouest de Mexico). Ville de Hidalgo, surnommée « berceau de l’indépendance», elle accueille le président de la République tous les quatre ans pour célébrer l’évènement.

Cavalcade de l'indépendance à Dolores

Dolores tient plus que tout à ses « Fiestas Patrias ». Avec au programme le fameux « Grito », mais aussi danses, marchés, célébrations et musique folklorique. Parmi les temps forts : du 15 au 28 septembre, un défilé de plus de mille cavaliers suivra le chemin parcouru par Miguel Hidalgo et les révolutionnaires à travers l’État de Guanajuato. 260 têtes d’aigles sculptées marquent la route, qui commence à San Felipe et se termine dans la ville de Guanajuato. À chaque arrêt, des cérémonies commémorent la levée des troupes révolutionnaires.

Mais Dolores est aussi connue pour sa céramique, appelée talavera. Les boutiques des artisans sont nombreuses et font vivre la ville avec leurs créations colorées, dans l’esprit du plus pur folklore mexicain. À visiter : le musée de l’Indépendance, construit dans l’ancienne prison de laquelle Hidalgo a libéré les prisonniers dans son action révolutionnaire. Aujourd’hui, le musée abrite une exposition retraçant la vie du prêtre et des expositions temporaires sur les personnalités et l’histoire de la ville.

Pour en savoir plus

Office de tourisme du Mexique
www.visitmexico.com

Informations sur la ville de Dolores
www.revemexicain.com

Où dormir ?

Mexico
-Hôtel Habana : Cuba 77, Tél : 55-18-15-89. L’un des meilleurs rapports qualité-prix de la ville, tout près du Zócalo, la grande place centrale, une des plus belles au monde.

À visiter

Dolores
- Museo y Casa de Don Miguel Hidalgo (Musée et maison de Don Miguel Hidalgo). Ici vécut le prêtre Hidalgo entre 1804 et 1810. Une collection de mobilier d’époque, de ses objets et documents personnels. Du mardi au dimanche de 10 h 00 à 17 h 45.
- Museo de la Independencia (Musée de l’Indépendance) : monument national, le bâtiment fut construit au XVIIIe siècle et utilisé comme prison. Le 16 septembre 1810, Hidalgo libéra les prisonniers qui l’ont rejoint dans sa lutte pour l’indépendance. Informations au (+52)01 800 714 1086.

Texte : Amandine Faraud

Mise en ligne :

Mexique Les articles à lire

Voyage Mexique

Bons Plans Voyage

Services voyage