Transports et déplacements Ouzbékistan

Transports urbains

Tachkent possède tous les modes de transport urbain : bus, trolleybus, tramway, minibus, métro, taxis officiels et officieux. Dans les autres villes du pays, le système est moins bien développé et les taxis et minibus sont le meilleur moyen de se déplacer.

Taxis

Le prix des taxis officiels varie selon la distance, l’heure et le nombre de passagers déjà embarqués. Mais ils sont toujours moins chers que les taxis officieux, qui connaissent encore moins bien la ville et profitent juste de leur temps libre pour arrondir leurs fins de mois avec quelques dollars. À moins de traverser toute la ville, un trajet interurbain coûte moins de 1 €.

D’une manière générale, les adresses sont peu connues des chauffeurs. Les noms des rues ont changé depuis l’indépendance, on ne les connaît pas et les anciens noms, qui ne figurent plus sur les cartes, sont encore souvent en usage. Il vaut mieux repérer un monument, une station de métro ou un nom d’hôtel ou de bazar proche de la destination finale, et guider ensuite le chauffeur sur les derniers mètres.

Bus

Ils sont nombreux et fréquents, mais connaître leur destination ou leur provenance relève souvent du défi. Les trajets sont sûrs et les prix modiques. Le temps de trajet est en revanche plus incertain, quelques petits bus Daewoo équipent certaines lignes, mais la plupart ont encore du matériel soviétique.

Trolleybus et tramways (à Tachkent)

C’est un moyen de transport commode et parfois moins encombré que les bus, mais pour une bonne raison : les tramways tombent souvent en panne et les trolleybus perdent fréquemment leurs antennes. Le trajet peut s’avérer beaucoup plus long que prévu. Les tarifs sont les mêmes que pour les bus et le métro. D’autres villes possèdent également des trolleybus, mais dans un état souvent déplorable. Le plus fréquenté est celui qui relie Ourgentch à Khiva en un peu plus d’une heure les bons jours.

Minibus ou machroutka

Un des moyens de transport les plus populaires en Ouzbékistan : de vieux minibus soviétiques (de plus en plus remplacés par des Daewoo) à l’intérieur desquels on s’entasse à 10 ou 12. Ils relient les différents points de la ville et la plupart portent un numéro, comme les bus, même si le trajet correspondant au numéro change parfois sans préavis. Le tarif varie entre 60 et 180 soums.

Ce moyen de transport est pratique, mais trouve ses limites dès lors que vous avez trop de bagages : l’entassement est tel que vous pouvez attendre longtemps avant de trouver une place. Quelques machroutka assurent les liaisons entre grandes villes ; ils sont en général réunis près du bazar. Leur prix est inférieur à ceux des taxis partagés et supérieur à ceux du bus.

Métro (à Tachkent)

La capitale ouzbèke est la seule ville d’Asie centrale dotée d’un métro. La première ligne fut inaugurée par les Soviétiques en 1977, il y en a aujourd’hui 3. Sur la 3e ligne, un tronçon est en finition.

Chaque station est décorée selon un thème particulier : la fleur de coton à la station Pakhtagor, le poète Alisher Navoï pour la station éponyme, marbres et grands lustres pour la station Mustakillik (indépendance)... Quelques-unes sont des motifs de visites à elles seules. Le prix du jeton est de 1 000 soums (0,30 €). Le métro fonctionne de 5h du matin à minuit.

Routes

L’infrastructure routière du pays est en mauvais état faute d'entretien, à l’exception de la vallée de Ferghana, où quelques efforts notables ont été faits ces dernières années.

Le pays, étiré en longueur, possède une seule route principale dont l’état se dégrade à mesure que l'on s’enfonce vers la république autonome du Karakalpakstan, à l’ouest. C'est la raison pour laquelle sitôt arrivés en Ouzbékistan, la plupart des voyageurs choisissent de relier Tachkent à Ourgentch par un vol intérieur, pour revenir par la route jusqu’à la capitale, via Boukhara et Samarcande.

Il n'est pas possible de louer une voiture sans chauffeur.

On évitera de faire de la route de nuit (routes non éclairées, piétons, cyclistes et véhicules sans lumière...).

Voitures

Pour faciliter les contrôles routiers, on peut demander à sa section consulaire une attestation de protection bilingue.

Louer une voiture en Ouzbékistan est impossible, pour des questions de sécurité routière et d’assurance. La voiture sera donc forcément louée avec chauffeur pour des tarifs commençant à 80 € par jour en s’adressant à des tour-opérateurs.
On évitera de rouler de nuit, et on veillera à ne pas voyager sans réserve de carburant.

Pour un long voyage, la meilleure solution est sans doute d’acheter un véhicule à Tachkent, où un bazar spécifique se tient tous les dimanches. Les véhicules sont anciens et le plus souvent de marque soviétique (Lada ou Volga), mais les nouvelles Daewoo coréennes commencent aussi à se vendre d’occasion, pour des tarifs plus élevés, mais sans doute un peu moins d’ennuis mécaniques à la clé.

Bus

Les bus sont usés, peu confortables et lents, mais les moindres villages sont desservis au moins une fois par jour. L’horaire de départ est respecté, contrairement à celui d’arrivée, et les étapes sont tout incertaines. Le meilleur moyen de connaître la durée d’un trajet est finalement de regarder sa montre pendant le voyage...

Ce tableau se nuance évidemment : au-delà de Boukhara, les bus sont encore de vieux Ikarus affichant tous leur million de kilomètres alors qu’une flotte de Mercedes roses un peu plus jeunes a pris la relève sur la partie Tachkent-Samarcande. La vallée de Ferghana est inaccessible en bus, la route étant trop dangereuse, ainsi que celle reliant Samarcande à Shahrisabz.
Pour la plupart des grandes villes, les départs ont lieu du matin au soir.

L’autobus est du point de vue économique le meilleur moyen de transport en Ouzbékistan et, dans tous les cas, le plus authentique.

Taxis individuels ou collectifs

Pour voyager plus rapidement qu’en bus et moins cher qu’en avion, les Ouzbeks partagent des taxis. Ceux-ci se réunissent dans des endroits bien précis de chaque ville, en général sur la route menant vers leur destination finale. Le prix se marchande avec le chauffeur, et il faut ensuite attendre que la voiture se remplisse de ses quatre occupants (quelle que soit la taille de la voiture). Selon l’endroit où l’on se trouve, il faut compter entre 1,50 et 2 € par tranche de 100 km. L’attente des autres clients, quasi inexistante au départ de Tachkent, peut durer toute une journée au départ d’Ourgentch.

Auto-stop et vélo

Ces modes de locomotion n’ont pas encore fait leur apparition en Ouzbékistan. Vous pouvez tenter l’auto-stop avec les camions, mais les particuliers effectuent rarement de longues distances ou bien remplissent leur voiture de passagers au départ pour amortir le coût du trajet. Dans tous les cas, discutez du prix avant de monter à bord.

Voyager en vélo est possible et offre une certaine liberté mais prévoyez les pièces de rechange, car vous ne trouverez pas grand-chose sur place.

Train

Les trains sont bon marché, mais sales et souvent bondés. Globalement, le train est déconseillé, y compris par les Ouzbeks eux-mêmes.

La ligne principale suit grosso modo la route reliant Tachkent à Noukous via Samarcande, Boukhara et Ourgentch. Une voie relie Samarcande à Termez, à l’extrémité sud du pays. À l’est, vers la vallée de Ferghana, la voie qui passe par le Tadjikistan est fermée, mais les trains circulent encore sur la portion de chemin de fer à l’intérieur de la vallée, entre Kokand, Marguilan et Andijan. Des liaisons rapides existent désormais entre Tachkent et Boukhara, Samarcande et Karchi.

À partir de la fin mai et jusqu’en septembre, la chaleur transforme les wagons en fournaise le jour, et la nuit, sur la portion traversant le désert du Kyzyl Kum, la sécurité laisse à désirer. En revanche, faire un trajet de nuit entre Tachkent et Samarcande ou Boukhara ne pose pas de problème, hormis les règles de prudence élémentaire, et l’ambiance est souvent chaleureuse et arrosée de vodka.

Le trajet le plus pratiqué par les touristes, entre Tachkent et Boukhara, dure 7h et coûte 20 € en 2e classe.

Avion

Si Uzbekistan Airways a, depuis l’indépendance, remplacé ses Iliouchine vieillissants par des Airbus ou des Boeing pour ses vols internationaux, il n'en va pas de même pour les liaisons intérieures. On voyage alors souvent avec des appareils vieillissants. Les compagnies aériennes ouzbèkes ne sont d'ailleurs pas réputées pour le respect des conditions de sécurité.

Tachkent, Samarcande, Karchi, Boukhara, Ourgentch, Noukous, Termez, Ferghana, Andijan, et Namangan sont reliées entre elles par des vols quotidiens ou hebdomadaires.

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