Géographie et paysages États-Unis

Les États-Unis ou le pays des contrastes : falaises vertigineuses du Grand Canyon ou interminable platitude du désert de l'Arizona, fermes clairsemées du Montana ou jungles urbaines de la côte Est... Le gigantisme de ce pays semble embrasser toute la palette des paysages qui existent sur la planète !
On parle souvent de l'immensité du territoire américain, et pour cause : 9,4 millions de km², 5 500 km d'Est en Ouest et 3 000 km du Nord au Sud.

Paysages dans l'Ouest américain

Les parcs de l'Ouest américain s'étendent sur une zone géographique complexe, principalement sur le versant ouest des montagnes Rocheuses, partie intégrante de la vaste cordillère nord-américaine qui s'étire depuis l'Alaska jusqu'au Mexique. Celle-ci est le fruit de la collision, entamée il y a plusieurs dizaines de millions d’années, entre la plaque tectonique du Pacifique et la plaque nord-américaine. La première glisse sous la seconde, qui se plisse et se soulève, formant les massifs montagneux.

  • Les montagnes Rocheuses proprement dites (Rocky Mountains) se dressent principalement dans le Wyoming et le Colorado. Constituées de plusieurs chaînes plus ou moins parallèles, elles se hérissent de nombreux sommets enneigés qui surplombent torrents, lacs et vallées recouvertes de forêts de conifères et de prairies.
  • Au sud-ouest, le paysage change radicalement. C’est le domaine des plateaux intérieurs, des grandes étendues désertiques et arides.
  • Enfin, dans l’est de la Californie s’élève, du nord au sud, la Sierra Nevada, qui constitue une véritable barrière pour les précipitations venues du Pacifique.

Paysages en Californie

La Californie, 3e État par la superficie après l’Alaska et le Texas, couvre 424 000 km². Elle est bordée au nord par l’Oregon, à l’ouest par l’océan Pacifique (sur 1 350 km), à l’est par le Nevada et au sud par le Mexique.

Chaînes côtières de l’Ouest, crêtes, petites vallées et rivières dessinent son paysage. Sur une longueur de 800 km et une largeur allant de 80 à 120 km, les chaînes côtières (riches en argent, métaux non ferreux, pétrole et potentiel hydroélectrique) se divisent pour laisser place à la baie de San Francisco. Les rivières de l’ouest de la Sierra Nevada (« chaîne enneigée » en espagnol) et les plaines de la vallée Centrale s’y faufilent pour rejoindre le Pacifique.
La vallée Centrale (Central Valley), qui s’étend des chaînes côtières de l’ouest à la Sierra Nevada à l’est, est délimitée au nord par la rivière Sacramento et au sud par la rivière San Joaquin. Cette immense vallée compte parmi les zones agricoles les plus riches et variées du pays.

À l’est de la vallée Centrale, la Sierra Nevada offre de magnifiques canyons formés par l’érosion. En se promenant dans les parcs nationaux de Yosemite, Sequoia et de Canyon Kings, on profite de ces paysages granitiques.

Plus au sud s’étire une ceinture de déserts, depuis la Californie jusqu’au Nouveau-Mexique, avec des forêts de cactus près de la frontière mexicaine. Le désert le plus aride est la fameuse Vallée de la Mort (Death Valley). C’est ici, à Badwater, que se trouve le point le plus bas des États-Unis (86 m au-dessous du niveau de la mer). Enfin, culminant à plus de 1 000 m d’altitude, le désert Mojave est le plus irrigué et le plus haut.

La menace du Big One

La Californie est une région tectonique instable ; les phénomènes sismiques y sont nombreux. La principale fautive, c’est la faille de San Andreas, fracture de l’écorce terrestre, qui traverse l’océan Pacifique et sillonne sous l’État, entre le golfe de Californie et le nord de San Francisco.

Paysages en Floride

Vue aérienne Miami © katy_89 - Adobe Stock - Vue aérienne de Miami

La Floride forme une longue péninsule située à l’extrême sud-est des États-Unis, bordée à l’est par l’océan Atlantique et à l’ouest par le golfe du Mexique.

Autrefois, le territoire se réduisait pour l’essentiel à de vastes marécages envahis de moustiques. Le développement de l’agriculture et le peuplement rapide de la région entamés dans la seconde moitié du XIXe siècle ont engendré de sacrées transformations.
Les travaux d’assainissement des zones humides, le creusement de voies navigables et la construction de digues pour lutter contre l’ensablement ont fait pousser des villes comme des champignons dès la fin de la grande récession de 1929.
Miami
en est la principale. Située à la pointe sud-est, au bord de l’océan, elle bénéficie d’une situation idéale sur la baie de Biscayne, qui en a fait une plaque tournante du trafic vers les Caraïbes et l’Amérique latine.
À ses portes, le parc national des Everglades rappelle à la Floride son lointain passé de terres envahies par les eaux. Ici, la faune et la flore règnent encore en maîtres sur plus de 6 000 km².

En direction du sud s’étire le long archipel des Keys, formé de quelque 1 700 îles et îlots, en grande partie inhabités. Il est souligné, au sud, par les récifs du Florida Reef, l’un des plus grands au monde (le troisième, dit-on ici), ancré à quelques kilomètres au large.
Une route mythique, l’Overseas Highway, s’élance ici en mer en direction de Key West, au gré de 42 ponts. C’est le point le plus au sud des États-Unis, situé à tout juste 150 km de Cuba (plus près que Miami !).

La côte orientale de la Floride est soulignée, sur presque toute sa longueur, par d’interminables plages de sable, sur lesquelles ont poussé des stations balnéaires très populaires auprès des retraités. Elles s’enchaînent au point de ne plus former qu’une immense conurbation entre Miami et West Palm Beach. Tout du long court l’Intracoastal Waterway, une voie navigable par de gros bateaux, qui chemine parallèlement à la côte, à l’abri de longues îles littorales. Les fans de l’aventure spatiale se pressent au formidable Kennedy Space Center à Cape Canaveral, sur lequel on explore aussi le site naturel préservé du Meritt Island National Wildlife Refuge. Plus au nord, les fous du volant roulent vers Daytona Beach, où courses autos et motos se succèdent presque toute l’année. Un peu plus au nord encore, Saint Augustine, qui se targue d’être la plus vieille ville des États-Unis, attire les amateurs de bâtisses anciennes (tout de même très rénovées !).

À 360 km au nord de Miami, Orlando, importante ville universitaire, est la capitale des parcs d’attractions. Des millions de touristes y débarquent chaque année, attirés par la magie des parcs du Walt Disney World Resort, et des autres parcs à thème : SeaWorld Orlando, Universal Orlando Resort... À ses portes, la grande forêt d’Ocala, protégée par un parc de 1 572 km², où se côtoient pins, cyprès, prairies humides et lacs en pagaille.

Sur la côte ouest de la Floride, Saint Petersburg et Tampa sont les deux villes les plus importantes. Inséparables, elles se font face de part et d’autre de la baie de Tampa. La conurbation s’étend au sud jusqu’à Sarasota, avant de retrouver des paysages plus naturels. Les plages sont ici superbes, parfois désertes, et la nature est davantage présente – on pensera en particulier à la magnifique Sanibel Island.

Au nord-ouest de l’État se jette la Suwannee River, principal fleuve de Floride (426 km), né dans les marécages de l’Okeechobee, à la frontière de la Géorgie. Peu après débute le Panhandle, la « queue » de la poêle floridienne, qui s’étire sur 320 km de long jusqu’aux portes de la Louisiane. Très peu visitée par les touristes étrangers, la région possède pourtant de splendides îles littorales dans le Gulf Islands National Seashore, facilement accessible depuis la ville de Pensacola. Au programme : plages de sable blanc et fin.

Paysages en Lousiane

Baton Rouge en est la capitale. Le visage qu'elle présente est surtout celui d'une ville industrielle : en témoigne une immense raffinerie de pétrole qui côtoie le port maritime.

Les plantations de canne à sucre qui entourent Baton Rouge et qui s’étendent vers La Nouvelle-Orléans le long de River Road s’inscrivent dans un paysage plus agréable : ces bâtisses de bois ou de brique sont implantées dans une végétation de chênes ou de cyprès.

Le paysage du nord de la Louisiane, autour de Natchitoches, est moins attirant : des plaines agricoles et des sites industriels (principalement pétroliers).
En revanche, plus au sud, autour d’Opelousas, Lafayette, New Iberia et Houma, voilà le pays cajun, celui qui présente le plus d’attraits avec la région des bayous et la région des prairies. La première, concentrée autour de Lafayette et Grand Isle, est régie par les eaux. Ici, le paysage de la Louisiane est fidèle à son éternelle image de pays verdoyant et sauvage : alligators, écrevisses et nombreux cyprès.
D’ailleurs, les marécages s’étendent à l’infini entre Baton Rouge et Lafayette. Les bras de fleuve et les lacs dessinent ainsi un gigantesque labyrinthe appelé l’Atchafalaya Basin. La région des prairies (au nord et à l’ouest de Lafayette) est, quant à elle, plus paisible.

Paysages sur la côte Est des États-Unis

De la côte atlantique au Mississippi (en direction de Chicago), et du Canada à la Virginie (au sud de Washington), on découvre une demi-douzaine de grands territoires.

La Nouvelle-Angleterre porte bien son nom : nombreuses bourgades et urbanisme plutôt européen à Boston, paysages côtiers verdoyants avec haies et rideaux d’arbres, marinas entre Boston et New York. En revanche, le nord de la chaîne des Appalaches, culminant à 1 917 m exactement (mont Washington), évoque plutôt le Massif central...

Les Grands Lacs forment la frontière avec le Canada : lacs Supérieur, Huron, Michigan, Érié, Ontario, par ordre de taille décroissant, avec les chutes du Niagara entre les deux derniers. C’est une zone industrielle : à Detroit siègent les trois plus grands groupes automobiles mondiaux.

Les vallées du Connecticut (le fleuve), de l’Hudson et du Delaware (le fleuve, encore) coupent perpendiculairement la chaîne des Appalaches. Ces vallées ont constitué des sites accueillants, au XVIIe siècle, pour les premiers colons venus d’Angleterre. Ces dernières relient la zone des Grands Lacs à l’Atlantique (rappelons au passage que le premier port du monde, New York, a prospéré à l’embouchure de l’Hudson). En remontant le Delaware (depuis Philadelphie), on se dirige vers les chutes du Niagara.

Les Appalaches centrales forment un paysage très verdoyant, avec des lignes de crête aux hauteurs homogènes, qui font un effet de ligne bleue des Vosges (Blue Ridge Mountains). Leur face ouest recèle d’importantes mines de charbon, en Pennsylvanie notamment. Vous les franchirez par le nord si vous souhaitez rejoindre Chicago au plus vite depuis la côte est.

Les Appalaches du Sud, elles, sont également nommées « piémont ». Ce sont de hautes « collines » recouvertes d’argile rouge où l’on cultiva le coton, avant d’y développer une forte activité industrielle.

Entre les Appalaches et l’Atlantique, au sud de Washington, s’étend une grande plaine monotone au climat très homogène. Le climat est subtropical humide, et les côtes y sont plates et marécageuses.

Bien entendu, si vous décidez de rallier Washington depuis Philadelphie, en passant par Lancaster par exemple, nul besoin de franchir des cols ! Vous évoluerez au sein de la fameuse mégalopole du nord-est des États-Unis (BosWash) de près de 50 millions d’habitants.

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