Retour de Madagascar : 1 mois et demi

Forum Madagascar

Bonsoir

Ayant bénéficié de nombreux conseils pour organiser notre voyage en septembre-octobre, j’envoie un compte rendu résumé de notre séjour sur cette île très attachante.Nous sommes retraités et avons voyagé en couple, essentiellement en taxi-brousse. Ce résumé peut donner une idée de ce que l’on peut faire en 6 semaines, c’est long et il faut pourtant faire des choix.
Je ferai un autre envoi avec des informations plus précises sur les adresses et les prix.

7 septembre – 21 octobre 2012

Vendredi 7 : Départ de Roissy à 20h avec Air Austral. 11 heures de vol.

Samedi 8 : Arrivée à 9h locale .

Nous repartons à 14h ,2 heures de vol, avion à hélices.

Arrivée à Tamatave à 15h .

Police et douane encombrées et peu efficace. ‘La Croisette’ nous attend ; bungalow en campagne et au bord d’un canal.

La Croisette

Dimanche 9 : Lever à 5h pour partir immédiatement à …7 : il faut s’y faire !

Le long de la route à trous, nombreux villages de cases, végétation luxuriante, la vie quotidienne et ses scènes habituelles : un homme attend que le temps démarre, une femme et son bébé, petite échoppe de fruits, des familles marchent, des enfants jouent avec un pneu, une petite fille propose un lapin à vendre, un garçon porte sur la tête un plateau avec un fruit en tranches, un autre répare son vélo, quelques zébus, des rizières sans éclat et des rivières brunâtres ; tout est actif et immobile…

Ile Sainte-Marie : joli bungalow et bon repas .

La vie du petit port un dimanche après-midi : joueurs de boules et promenade le long de la côte jusqu’à la digue qui franchit la baie ; plat malgache (ravitoto = ragoût de porc et de feuilles de manioc hachées ).

La Bigorne

Lundi 10 : 9-12 : à la chasse à la baleine ! Très beau temps d’abord, un grain, mer houleuse ; les baleines ne sautent pas pour nous (la veille, si ; le lendemain aussi !). A la pointe sud de l’île aux Nattes : merveille des eaux vertes et bleues, barrière d’écume, calme et soleil.

Scooter 20km x 2 vers le nord le long de la côte jusqu’à La Crique : crique chic et jolie ; villages soignés, palissades en feuillages : nous ne retrouverons pas cela.

La Bigorne

Mardi 11 : Scooter et pirogue pour aller à l’île aux Nattes, marche jusqu’au phare puis le long de la mer, baleine au loin. A propos de Nattes (rien à voir !), notons la beauté et la variété des tresses.

La Bigorne

Mercredi 12 : Embarquement prévu à 5h 30 , en fait 7 !! La courroie casse 2 fois mais la mer est d’huile. Retour en minibus ; au bord de la route, nos premiers casseurs de cailloux ; rizières en labour. Des gamins rebouchent les trous de la route (ou font semblant) pour quelques ariary que nul ne leur donne ! Nous passons de 60 km/h à 15 ! 3 heures 30 de route.

Un tour dans Tamatave en taxi : des ‘jardins’ donnent un air de campagne jusqu’au centre ; rues défoncées, petites boutiques comme partout ; marché central semblable à tant d’autres de par le monde (ananas et rambutans) . Avenue de l’Indépendance, large, courte, vide, grand hôtel de ville en construction.

Retour à La Croisette : tout l’établissement est pour nous !

La Croisette

Jeudi 13 : 8h : minibus. Route sinueuse mais bonne. Des contrôles de gendarmes et de motards et de policiers en quête de bakchich ; nous en prendrons l’habitude ! Les collines deviennent montagnes vertes mais déboisées, bananiers et buissons. Quelques gros villages et marchés très fréquentés ; les gens viennent de très loin. Ils marchent… Ils attendent… 13h : Andasibe : il fait plus frais. Bungalows soignés en étages. Organisation de la visite du parc.

Promenade de nuit pour voir les lémuriens nocturnes : une mère et son petit, des yeux dans les arbres, 1 serpent boa superbe et 3 caméléons dont un minuscule.

Nuit fraîche.

Feon’ Ny Ala

Vendredi 14 : Il pleuviote ; avec notre guide, sympathique et compétent, de 7h 30 à 10h 30, dans la réserve Indri-Indri, nous voyons de nombreux lémuriens (indris), caméléons et plantes.

En 4x4, nous gagnons la forêt primaire de Mantadia, plus touffue, qui donne une idée de ce qu’a pu être Madagascar… ; pique-nique à la cascade ; chute sacrée; le beau temps est revenu, et nous à l’hôtel vers 16h30.

Feon’ Ny Ala

Samedi 15 : Matinée tranquille, terrasse devant la forêt.

13h : notre minibus est à l’heure ! Mais le vrai départ est après le repas (que nous avons déjà pris). Gens très pauvres dans la montagne . Nous descendons : les maisons en branchages laissent la place aux maisons en pisé ; rizières et potagers et nombreuses briqueteries jusqu’aux abords de Tananarive. Route assez bonne malgré les trous ; chauffeur prudent. Bonne moyenne (140 km en 3 h) mais un long arrêt pour décharger des meubles !

Tananarive : curieux de retrouver une ville ‘en dur’ et grouillante. Bazar indescriptible de la gare routière ; un jeune taxi nous a repérés longtemps avant l’arrêt et nos bagages passent du toit dans le coffre de sa voiture : efficace ! 4L et 2CV (taxis) pullulent . A 18h, nous sommes dans notre confortable chambre avec vue sur les collines de la capitale ; belle lumière. Le zébu à la vanille est un délice ! Le rhum à la réglisse n’est pas mal !

Niaouly

Dimanche 16 : Accompagnés par la fille de la dame de l’accueil de l’hôtel, nous allons (taxi puis gare routière et taxi collectif : longue file d’attente, 30 dans le bus + une dizaine en cours de route) visiter le palais sur la colline royale d’ Ambohimanga ; TB ; un des seuls monuments que nous verrons à Madagascar ! Mélange de site ‘primitif’ et de palais victorien . Très beau panorama. Gâteau traditionnel = koba , comme un gâteau roulé, vendu à la rondelle.

Plus d’une heure pour 20 km. Snack à l’hôtel et nous partons à pied pour faire un tour dans la basse ville. Il faut faire attention ; nous repérons vite le manège d’un groupe de gamins faux quêteurs. Ancienne gare, marché avec des kiosques. Nous remontons jusqu’au palais de la Reine, détruit par le feu ; quartier tranquille ; gens aimables ; un jeune guide avec carte mais sans travail, sympathique et intelligent nous accompagne ; intéressant. Tour du palais, palais du Premier ministre, panorama à 360°. Soleil chaud et coulées de vent frisquet.

Niaouly

Lundi 17 : Bazar et rabatteurs de la gare routière du sud ! Départ à 8h 30.

Route en bon état. Terrasses et maisons rouges ; beaucoup de contrôles de police et de gendarmerie, parfois à côté d’un panneau ‘halte à la corruption’ ! Premières charrettes à zébus et beaucoup de chariots à hommes !

12h. Antsirabe : Tina nous attend pour la descente de la Tsiribihina en pirogue; et une foule de tireurs de pousse-pousse ! Comme nous ne sommes que 2,il va nous confier à un autre guide qui a, lui, déjà 2 couples.

L’après-midi, exhumation des morts: peu banal ! Foule joyeuse et ‘enrhumée’ ! Les Malgaches dansent avec leurs morts .

Le Retrait

Mardi 18 :

Notre guide sera Setra, rasta sympa ; plus 2 jeunes couples français.

Route (sauf les 30 derniers km sur 220) et minibus privé excellents. Rizières, légumes, plateaux vallonnés, herbes sèches ; villages en terre brun clair ; et il fait chaud !

Relief plus élevé, plus sec, nombreux lavakas ; seul le fond des vallées est vert. Toitures en paille de riz.

Nuit à Miandrivazo ,coucher de soleil sur la rivière, affluent de la Tsiribihina, activités aquatiques : baignades et lavages, atmosphère tranquille.

Baobab

Mercredi 19 : Le matin, les villageois vont à la rivière : lavage et corvée d’eau.

Nos co-voyageurs achètent bière et chapeau et, ensemble, du rhum… Et c’est parti pour 3 jours de pirogue ! Nous sommes seuls sur nos 3 pirogues, toute la journée. Un caméléon. Nombreux bancs de sable ; il faut parfois descendre ! Midi, halte sous le seul arbre… Bons légumes cuits. Premier petit crocodile. Notre piroguier, Stéphane, chante, siffle et cause à son petit frère, Robert, qui apprend le métier. Nous passons sur la Tsiribihina sans presque nous en apercevoir étant donné la largeur des cours d’eau. Paysage plus montagneux . .Arrêt à 17h sur une plage, feu de bois, Setra chante et joue de la guitare ; un punch de bienvenue : rhum-fruits-gingembre. Excellent. La Croix du Sud se lève.

Bivouac

Jeudi 20 : Réveil avant 5 h ; à 6h 30, nous sommes sur l’eau. Frais et calme. Nous longeons la barre montagneuse ; passage un peu plus encaissé. Notre piroguier fredonne déjà. Setra nous apprend un chant malgache. 2 lémuriens, puis 3 ou 4 différents, foncés. Le cuisinier prépare déjà le repas sur un brasero et récupère un canard qui a été tué par un chasseur ! Bain-douche dans une belle cascade, température idéale. Repas à l’ombre sur des tables ! Achat de poissons pêchés ‘au bruit’ ; ils sont vidés et les 2 poules sacrifiées pour le soir.

Falaises ; hérons ; aigrettes ; nuages bienvenus ; des pirogues remontent à la perche et avec une voile rudimentaire. Paysage à nouveau plat : la Tsiribihina s’étale ! 16h, le vent se lève ; vaguelettes à ras de pirogue. Arrêt sur une plage dans un beau paysage, « asiatique ». Soirée aussi sympathique. Rhum et chants.

Bivouac

Vendredi 21 : Beau lever de soleil. C’est nous qui réveillons notre guide, vraiment ‘cool’, mais efficace ! A 6h30 nous sommes sur l’eau, avec l’impression d’être sur un lac. Notre Stéphane est déchaîné ; il sonorise la rivière ; les autres lui répondent. Joyeux ! Un petit crocodile et notre premier baobab.

9h, il commence à faire très chaud. Falaise et chauves-souris ; une tortue ; un crocodile saute de son rocher.

Nous débarquons au milieu de villageois très pauvres ; bagages sur un char à zébus et marche d’une heure, à une heure de l’après-midi ! Le 4x4 nous (9) attend, traverse le village pauvre et perdu, tout est sec, près de 2 heures de piste. Attente du bac ; 1/2h de descente jusqu’à l’embouchure : débarquement folklo à Belo/Tsiribihina ; hôtel plutôt chic, agréable de se laver même sans douche ! Une bière en attendant le 4x4 resté sur le bac. Repas dans un restau local .

Karibo

Samedi 22 : Départ (10h 30) et journée tranquilles : moins de 5 heures de piste, un pique-nique sardines ,Vache qui rit, bananes ; vers 16h, nous prenons le petit bac et montons nos tentes sous les arbres. Nous préparons le punch rhum-jus de pomme-citrons et miel pour fêter mes 64 ans.

Camping

Dimanche 23 : Lever 5h, 1 heure de piste sur laquelle nous croisons un zébu écroulé sous le joug, et voici les Tsingy de Bemaraha : 3 km dans ce paysage unique, minéral, tranchant, gris et vert, avec un guide, Naïn, sympathique et compétent, passages un peu difficiles bien assurés ; 3 sortes de lémuriens diurnes, 1 nocturne, des oiseaux.

Repas et sieste. Puis le petit circuit des Tsingy, grandiose, dédale de pierre ; un bel arbre rouge (Hildegardia) ; une chouette.

Le soir : fin du punch !

Camping

Lundi 24 : Lever 5h ; nous revenons en moins de 4 heures à Belo ; repas ; bac ; 4x4 : le baobab sacré et vieux !, les ‘ baobabs amoureux ‘ , l’allée des Baobabs avec coucher de soleil sur la pièce d’eau, et beaucoup d’autres encore.

Morondava

Trecicogne

Mardi 25 : Setra nous présente un copain pour aller en 4x4 à Belo-sur-Mer .

Temps chaud mais aéré par le vent de la mer ; en pirogue à balancier, nous faisons un aller-retour sur une plage sale et ventée ; village de pêcheurs Vezos.

Trecicogne

Mercredi 26 : Attente vaine du 4x4 : notre transport n’arrive pas et n’arrivera pas ! Arnaqués ! Nous en voulons à Setra puisque c’est à cause de lui que nous ne nous sommes pas méfiés ; le tonton et la maman de l’arnaqueur sont inefficaces et Setra s’est défilé… Déception.

Nous n’irons pas à Belo ! Changeons nos plans !

Cheval de Mer

Jeudi 27 : 8h-20h : journée taxi-brousse. Antsirabe.

Le Retrait

Vendredi 28 :

Un tuk-tuk nous mène en 1 heure au lac Tritriva d’origine volcanique, superbement bleu dans ses rochers. Au retour, nous croisons un cortège d’exhumation et trouvons décidément la fête un peu triste ; villages vraiment pauvres .

Ruée des pousse-pousse ; visite d’un artisanat de miniatures en matériau de récupération.

Le Retrait

Samedi 29 : Taxi-brousse pour Ambositra de 8h 30 à 11h avec un long détour dans la campagne pour déposer une vieille dame malade. Belles rizières.

Ville très animée, marché dans les rues. Nous faisons affaire avec un guide nommé LandrY pour le lendemain en vue de randonner vers les villages zafimaniry.

Mania

Dimanche 30 : Nous croisons et admirons tous les Malgaches endimanchés pour la messe.

Landry nous prend à 8h et nous démarrons ‘normalement’ à 9 ! Son village, Antoetra, est miséreux, consanguinité évidente, mais ses parents accueillants, petite pièce sombre et enfumée, vide, la cuisine et séjour ? thé local.

Marche de 12h à 15h : brûlis ou incendies ; que deviendront les zones reboisées par des associations ? Cendres et fumée ! Désespérant ! Des paysans reviennent avec leur récolte de vers de terre . Beau paysage de montagne. Puis très belle vue plongeante sur Sakaivo au milieu de ses vertes rizières. 800 marches à descendre ! Maisons en palissandre, plutôt jolies avec leurs décorations sculptées mais tassées. Population moins pauvre et plus ouverte. Le chef du village nous accueille dans sa pièce enfumée ; tous toussent ; mais une cheminée n’est pas envisageable, il y a des (petites) fenêtres !! Le chef vient manger avec nous 2 et Landry le poulet que ce dernier a transporté et cuisiné.

Chambre d’hôtes

Lundi 1er octobre : Le village se réveille vers 4h, avant les coqs , et ça tousse, et les femmes pilent déjà le riz ! De 7h30 à 8h 30, remontée des marches, plus facile que prévu ! Il faut dire qu’il fait plus frais.

2 heures plus tard, nous sommes à Antoetra, avalons une patate douce chez un beau-frère, la fin de la Vache qui rit chez les parents. Les enfants sont vraiment en haillons.

Retour à Ambositra. Repas à l’Oasis où nous avons nos habitudes. Nous gagnons comme prévu l’hôtel voisin, très accueillant aussi. Grand lavage et prévisions.

Centre

Mardi 2 : 6h 30 : les boucheries ouvrent ! Un cochon (mort) et un chien (vivant) attendent patiemment sur le trottoir…

Une crevaison ; avant Camp-Robin, des familles de casseurs de cailloux ; les troupeaux de zébus reviennent de la ville et des centaines de gens marchent avec paniers et paquets vers le marché. Belles rizières et maisons rouges.

Le travail familial n’est pas tendre pour les enfants.

150 km en presque 4 heures : Fianarantsoa .

Visite de la ville ; la partie haute est jolie et tranquille, un jeune garçon, déluré, intelligent nous accompagne. Des cartes postales de Normandie lui feront grand plaisir. Il viendra le lendemain à la gare nous les montrer, rangées dans un classeur. Cathédrale pas vilaine, maisons, point de vue superbe sur cette ville construite autour d’un creux orné de rizières.

Beaucoup de miséreux. Gare routière et ses ‘angoisses’ pour réserver : n’aurions-nous pas de faux reçus ?

Sorotel

Mercredi 3 : Mais si ! Mais ça s’arrangera au retour d’Ambalavao, grâce à la dame du guichet de la compagnie, qui malgré tout a accepté de travailler avec ces rabatteurs peu fiables qu’elle connaît bien ! Une figure rare : le rabatteur ivre et le seul agressif qui veut bouter tous les Français hors de Madagascar.

5 contrôles en 50 km !! Champs d’artemisia , plante médicinale utilisée dans le traitement du paludisme.

Ambalavao dans une riche cuvette entourée de montagnes. Visite d’une fabrique de papier artisanal.

Marché aux zébus .

Marche à pied pour aller dans une petite fabrique de soie naturelle, familiale et accueillante.

Retour ‘folklo’ à 23 pour 15 places ! + un vélo et son cycliste en cours de route.

Bon restaurant ‘Ancre d’Or’ .

Sorotel

Jeudi 4 : 8h-9h 30 : attente à la gare, misère et crasse. Quelques enfants dorment encore par terre, enroulés dans des couvertures en haillons…

Prendre de l’essence, contrôle de police : la routine ! Il fait frais, temps couvert. Sur la route, des gamins bouchent les trous… Route sinueuse et belle, boisée près du parc national de Ranomafana ; puis elle change : palmiers, arbres du voyageur ‘ravenalas’ , bananiers ; il fait plus chaud ; villages moins pauvres et plus colorés. Belles rizières (plates) vertes.

Arrêt : on cherche longuement le sac d’un passager sur le toit, on arrime un vélo neuf, on parle du petit train qui est en panne : les villageois sont à 50 km de toute route !

Manakara : 16h 30. Hôtel agréable.

Flamboyants

Vendredi 5 : Farniente

Marche: pont écroulé mais franchissable depuis hier; quartier administratif, vert et aéré; promenade le long de l’océan, très agréable, grands pins, pas de poussière, aucune voiture, presque personne (sauf quelques vendeuses de vanille ).

Repas sur une terrasse agréable au bord de la rivière.

Flamboyants

Samedi 6 :

Belle journée sur le canal des Pangalanes en pirogue, avec repas superbement préparé par les piroguiers, à l’ombre près de l’océan.

Flamboyants

Dimanche 7 : Temps un peu plus lourd. 8h à la gare pour partir à 9 ; taxi-brousse plein, 3 autres Européens. Nombreux arrêts. Fianarantsoa à 16h. Tout est fermé le dimanche soir ; beaucoup de gens vivent dans la rue. En contraste, excellent repas au restaurant ’ Espace Relax ’ . Nous entendons notre première mosquée.

Sorotel

Lundi 8 : 7h à la gare pour départ à 9h : Antsirabe à 16h. Nous retrouvons les paysages et maisons rouges. Il fait chaud, mais le jeune chauffeur gardera son bonnet de laine et son blouson de cuir ! Nous goûtons le vin local.

Le Retrait

Mardi 9 : Départ à 6h de l’hôtel, le TB à 9h ! Tananarive à 13h ; la navette de l’hôtel nous retrouve sans mal dans ce bazar indescriptible qu’est la gare routière sud de Tana ! Chez Jeanne à Ivato : le luxe pour 14 euros. Repos.

Chez Jeanne

Mercredi 10 : Frisquet et nuageux. Avion ponctuel : 7h40-9h40 : Diégo-Suarez : chaud, ville qui ressemble à une ville, plus riche, plus coquette ; impression d’être maintenant dans un autre pays ; cette impression restera jusqu’à la fin du voyage.

Nous prenons contact avec Roger, guide vraiment sympathique et fiable. Farniente devant la baie et table d’hôtes.

La Baie de Diégo-Suarez

Jeudi 11 : De 7h30 à 16h30, journée à la mer d’Emeraude (2h x 2 de bateau à voile). Organisée avec notre hôtel. Superbe.

La Baie de Diégo-Suarez

Vendredi 12 : Changement d’hôtel, moins ‘cher’ mais moins bien. Journée en taxi avec Roger.

Montagne d’Ambre (avec le guide du parc, Charles, TB) : 5 heures de marche dans la forêt, plantes et animaux : les 2 espèces de lémuriens diurnes, un gros caméléon et un minuscule, un gecko invisible et des araignées… Cascade, lac sacré et très beau lac vert. Il se met pleuvoir.

Très bon repas ‘Chez Henriette’, dans le jardin d’une vieille dame à la forte personnalité ; il est question de la situation du pays et de la colonisation…

Balafomanga

Samedi 13 : Journée en taxi avec Roger.

Baobabs, les Trois Baies, superbe, vue sur la mer d’Emeraude au loin. Roger nous couve !

Excellent repas au restaurant Balafomanga ( rien à voir avec notre hôtel ), dans une ambiance feutrée et chaleureuse

Balafomanga

Dimanche 14 : Charrettes à 4 et même à 6 zébus !

Les tsingy Rouges : premier superbe, de haut ; deuxième grandiose et varié : nous descendons et marchons longuement ; il fait chaud ; troisième tranquille.

Route nationale épouvantable, Roger fonce dans sa 4L aménagée .

Parc d’Ankarana , logement simple mais agréable .

Chez Laurent

Lundi 15 : De 8h à 15h : parc avec Gauthier .

Grotte aux chauves-souris, perte des rivières, forêt : des lémuriens, oiseaux et uroplatus ; tsingy métalliques ; pique-nique au chaud !

Chez Laurent

Mardi 16 : Lever à 5h pour prendre le taxi-brousse devant notre hébergement, pile à 6h !! Route encore mauvaise.

Bateau à Ankify pour Nosy Komba.

Une nuit seulement aux Lémuriens : rien ne fonctionne ! Nous changerons demain pour chez Yolande.

Petit village de pêcheurs et d’artisans pour le tourisme.

Lémuriens

Mercredi 17 : Farniente, dispensaire où nous laissons des médicaments (longue discussion et visite).

Chez Yolande

Jeudi 18 : Il pleut ! très peu ! Journée à Nosy Tanikely avec 2 Italiens. Oursins et coraux .

Chez Yolande

Vendredi 19 : 6h : de Nosy Komba à Nosy Be.

Hell -Ville est plutôt agréable. Nous faisons nos derniers achats.

Plantation

Samedi 20 : Vent fort, annonciateur de la saison des pluies.

Derniers achats. Départ pour l’aéroport. 14 h 20 : retour vers la France , via la Réunion.

Vol sans histoire.

Dimanche 21 : 5h 30 à Paris après 11heures de vol. Pas froid mais gris. Beaucoup de gens dorment sur les trottoirs…

Voyage dans un pays beau et triste à la fois.

Beauté des habitants, de leur sourire,de leur gentillesse.

Beauté de la nature, des paysages,des animaux, de la végétation.

Tristesse de la pauvreté,de la corruption,du néo-colonialisme,des grands écarts de richesse,de la déforestation.

Nous aurions aimé voir les baleines sauter, aller à Belo-sur-Mer et prendre le train Fianar-Manakara, malheureusement en panne, mais c’est encore plus ennuyeux pour les riverains.

Un voyage fort intéressant , loin d’une carte postale.

Vulcanie

nous sommes des voyageurs dans l’ame depuis notre jeunesse et nous avons 50 ans maintenant et avons dèjà bien “vadrouilles”, bien envie de faire mada depuis longtemps et le recit de votre voyage nous en donne encore plus envie!! Etes-vous passés par une agence , un guide local , ou avez-vous tout organisé de vous mêmes? Nous sommes preneurs de toutes les infos

merci d’avance

Bonjour

J’ai tout organisé moi-même, cela prend du temps mais nous sommes retraités. Nous étions en individuels, sans agence ( nous voyageons toujours ainsi ) avec seulement un guide pour le circuit Tsiribihina-Tsingy-Morondava et un chauffeur-guide autour de Diégo. Vous pouvez chercher un CR du circuit avec les tarifs dans la rubrique chauffeurs-guides autour de Diégo.
Je viens aussi de répondre à des questions sur Voyage Forum Madagascar.
Cordialement.
Vulcanie

Je viens de lire votre récit sur votre périple à Mada

Je suis parti 3 mois du nord au sud avec des amies Tout c’est très bien passé nous avons loués un 4X4 avec chauffeur Nous avons fait les coins touristiques que vous décrivez franchement quel beau pays c’est vrai il y à la misère, le manque de moyens mais ils sonts gentils et toujours souriants il faut juste se méfier…peut ètre à certains moments

Tiens vous avez déjeuner chez Henriette à la montagne d’Ambre quelle figure !!!

Franchement je crois que je retournerai à Mada puisque pour tout vous dire c’est mon pays natal mon père était en mission à Mada Je suis rentré en France en 1954, j’avais 6 ans mais je n’ai absolument rien retrouvé de ma jeunesse à Diégo

Félicitation pour toutes vos descriptions qui correspondent bien au pays

Amitiés

Le JC

Bonjour

Merci pour votre aimable commentaire. C’est normal que vous ne reconnaissiez pas Diégo, les souvenirs d’enfance sont loin ( nous avons le même âge ) et Madagascar a suivi son propre chemin.

Cordialement.

Vulcanie

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