Thaïlande 08/01/25- 22/01/25
Pour une présentation générale voir ici svp :
Les vapoteuses sont interdites en Thaïlande et il y a des contrôles à l’aéroport mais la marijuana, en vente dans des boutiques spécialisées, est légale. Question de taxes qui rapportent à l’état plus que de santé publique.
Il y a de la wifi à l’aéroport mais faites attention à ce qu’il vous reste de la batterie en arrivant, c’est plus pratique pour s’orienter en ville car il faut éviter de prendre un taxi : Bangkok est embouteillée h24. On peut acheter une carte SIM et obtenir des baths à un bon tarif au niveau du skytrain qui s’appelle comme ça non parce qu’il dessert l’aéroport mais parce que les voies arrivent en hauteur au niveau de la ville. Genre 5ème étage. On prend l’ascenseur pour rejoindre la rue.
Les magasins sont groupés par quartiers spécialités. Pour acheter tel ou tel produit il faut se renseigner sur le quartier où ça se vend. J’ai acheté de l’électronique à 1km de l’endroit où j’ai acheté des vêtements.
Exception : les 7-Eleven, de petites épiceries ouvertes h 24, très très répandues. Une tout les 500 m n’a rien de rare à Bangkok et vous en trouverez partout en Thaïlande. On peut parfois y manger (mal mais ça peut dépanner). Les autres magasins ferment parfois tôt (16h). Autant vous mettre tout de suite dans le bain : se lever à 6 h, manger à 18 h et se coucher à 20 h (2h après le coucher de soleil) n’a rien d’exceptionnel en Asie.
Il y a de larges avenues et peu de passages piétons. C’est donc difficile de traverser. Bangkok n’est pas fait pour les piétons.
Quelques détails pratiques qui surprennent dans les hébergements : les matelas sont très fermes, la douche et le siège des toilettes sont très souvent dans la même pièce exiguë. On vous demandera de jeter le papier toilette dans la poubelle, pas dans le trou du siège. Si ça n’est pas fait, automatiquement, demandez à ce qu’on la vide tout les jours. Vous pouvez aussi profiter de votre séjour pour assimiler l’usage de la douchette pour vous nettoyer les fesses.
Si vous voulez réserver un train il est préférable de s’y prendre 72 h avant. Ignorant ce détail, j’ai pris le train en 3ème classe vers Phitsanulok en visant Sukhothai. C’est pas si terrible qu’annoncé pour les sièges : c’est moins confortable qu’un TER ou un TGV mais mieux qu’un RER ou le métro. Par contre, bien qu’on soit parti tôt à la fraîche toutes les portes et les fenêtres sont ouvertes et les ventilateurs au plafond tournent à fond. Les gens ont des sweats avec capuches sur la tête mais personne ne ferme les fenêtres. Je vais très vite prendre l’habitude d’avoir un sac à dos principal, à mettre en soute éventuellement, et de garder avec moi un petit sac contenant une petite serviette et un oreiller gonflable pour me caler. Un sweat et un tube-foulard pour le froid. Et jamais en short et nu-pieds pour les transports. Quand ce n’est pas toutes fenêtres ouvertes, c’est la climatisation à fond en Thaïlande et au Laos !
Je n’ai pas trouvé le paysage intéressant : une suite de rizières.
A Phitsanulok, pas besoin d’aller à la gare routière à l’extérieur de la ville. Il y a des minibus qui partent de pas loin de la gare et vont directement à old sukhothai (là où il y a le parc historique).
Pour la visite, je me suis levé très tôt mais contrairement à ce qui était annoncé, je n’ai pas vu de hordes de touristes chinois arriver par bus entier au Parc historique de Sukhothai.
La location d’un vélo me paraît inutile si vous savez marcher. De toute façon, à chaque temple, vous devrez poser le vélo pour vous approcher. J’ai fait quasiment tout le parc en marchant tranquillement et en prenant bien mon temps en 4h.
En me groupant avec un couple rencontré sur place, j’ai loué un taxi pour aller finir la journée à Si Satchanalai et un temple isolé proche. Beaucoup moins fréquenté (une dizaine de visiteurs sur 25 km2), plus arboré et serein. J’ai trouvé ça super.
Pour repartir de old sukhothai vers Chiang Mai, c’est plus simple de prendre le bus directement depuis old sukhothai.
Comme souvent, la gare routière est un peu à l’écart du centre-ville. Il faut y faire attention et marcher à pied ou prendre un songthaew.
J’ai logé au 60 Bluehouse, agréable guesthouse à deux pas du marché de nuit et des stands de nourriture de Chiang Mai gate au sud du carré de la vieille ville mais, bien que situé dans une petite rue c’était bruyant. En fait, je n’ai pas aimé cette ville très polluée et bruyante. C’est la 2ème ville la plus importante de Thaïlande et elle a grandi trop vite. En rentrant du temple sur la montagne (Doi Suthep) a 16 h, il a fallu 1h au songthaew pour atteindre la vieille ville. On se serait cru à Paris et j’aurais été plus vite à pied.
Les deux musées (historique de la ville pour l’un et consacré aux us et coutumes du royaume Lanna pour l’autre) sont sympas et l’un à côté de l’autre.
Il y a 6 bus au départ vers Chiang Rai chaque matin mais les plus rapides sont vite complets. Le bus emprunte les routes de larges vallées mais aussi 2 cols assez raides. Le paysage est plus intéressant.
Chiang Rai
L’office du tourisme est à la gare routière et ils renseignent bien.
Je loge à garden house in dans un petit bungalow en hauteur charmant mais sommaire à 1 km du centre-ville. Par contre j’ai de la chance qu’il fasse froid la nuit car j’habite dans une hutte avec un toit en fibrociment doublé à l’intérieur par un revêtement végétal et en cas de chaleur tu dois étouffer rapidement. Il n’y avait pas de moustiques non plus à cause de ça. La température inhabituellement basse la nuit est apparemment due à la niña très active cette année-là.
L’air est bien plus respirable qu’à Chiang Mai.
Pour aller voir le temple blanc, il y a des bus publics qui partent régulièrement de la gare routière (20 mn de trajet). Le temple blanc est une création récente sans prêtres. C’est juste le délire d’un richissime homme d’affaire (en hommage à bouddha quand même). Y’a la queue pour rentrer mais on peut faire le tour gratis et voir un autre temple doré ou/et des faux rochers avec un alien caché. Kitchissime mais marrant ¾ d’heure. Le Singha parc pas loin est un immense jardin très artificiel et entretenu avec une pelouse à rendre jaloux un anglais. Pas mon truc mais ça peut plaire.
Au Up kham musée,il n’y a aucun panneau avec le prix et un gars à l’entrée me demande 300 baths (11€) je trouve ça trop cher malgré l’avis du gars. Les musées de Chiang Mai c’était 90 baths (3€). Déjà que partout c’est plus cher pour les étrangers faut pas trop déconner quand même.
Je vais voir Wat Phra Kaeo et dans la cour il y a un musée intéressant et gratuit sur le bouddhisme (merci Google) puis je vais voir le Hill tribe muséum sur les tribus des montagnes aux alentours (150). Sympa avec même une vidéo en français.
Ils font des visites de 3 villages d’ethnies différentes à un prix intéressant, surtout si vous pouvez compléter une voiture. Comme c’est l’association qui aide les habitants pour pas mal de trucs on n’a pas besoin de se soucier de quoique ce soit pour prendre des photos et la visite est sympa.
Chiang Rai a été ma ville préférée en Thaïlande.
Mae Salong.
Plusieurs bus vont dans la journée à Mae Chan mais il faut être à l’heure pour la navette allant ensuite jusqu’à Mae Salong ou payer beaucoup plus cher pour un songthaew. Ne vous faites pas avoir par les songthaews baratineurs à Mae Chan qui vous demanderont 5 fois le prix car « ça n’existe plus » ou « ça n’est plus à la mode ». Renseignez-vous auparavant auprès de votre futur hébergement.
De l’arrêt de bus proche du marché de Mae Chan au village de Santikiri (Mae Salong est le nom du district) il y a une navette (songthaews) pour 100 Bth à 9h et 13 h. Pour descendre, c’est 7h30, 11h, 15 h mais il faut y être une demi-heure avant. Comptez 2 h de trajet.
J’ai couché au Shin Sane Guesthouse & Bungalow. Les bâtiments en bois c’est charmant mais pas bien Insonorisés. Après 20h et avant 6 h il n’y a pas beaucoup de circulation mais il suffit d’un scooter au pot abîmé pour sonoriser la vallée.
Je suis allé là-bas pour randonner mais c’est très difficile de trouver un sentier. Plusieurs fois je prends des chemins qui se terminent à une petite cabane en bambou et en chaume caractéristique d’une plantation de thé ou de café (y en a pas mal aussi ici). Bref une impasse. Il faut rebrousser chemin, remonter parfois. Et les cartographies disponibles sur les applications sont parfois fausses avec des chemins fantômes. Lors de mes balades, en demandant mon chemin, on m’a indiqué de nombreuses fois la localité d’où je venais en me disant que j’y trouverai un tuktuk, un bus, un taxi etc pour m’amener à ma destination finale, personne n’envisageant que je voulais y aller à pied. Le concept de randonnée est étranger aux asiatiques, en fait.
Sur les hauteurs des vallées il n’y a pas trop de place pour autre chose que la route entre la montagne qui grimpe dure et les ravins. Même pour des lacets y’a pas de place, souvent la route monte tout droit dans la pente, alors un sentier piéton…
Autant à Chiang Rai, à 40 km d’ici, on sentait la proximité indienne dans l’iconographie des temples, autant ici il y a des écriteaux chinois assez fréquemment. Ce sont d’anciens membres du Kuomintang qui se sont réfugiés dans les montagnes. Déjà qu’il y avait les tribus montagnardes immigrées depuis plus longtemps encore. Seules les vallées sont restées aux anciens Thaïs.
Je loue un scooter (on ne me demande ni passeport ni caution et je paye juste la location à l’avance (250 baths/jour). Le bitume est en bon état mais les virages sont serrés et les portions à plus de 8% fréquentes. On a vraiment l’impression d’être dans un grand huit et pourtant je n’ai pas peur au guidon ou au volant en montagne d’habitude. Et il faut faire attention à la conduite à gauche bien sûr.
Un peu déçu par la culture intensive ne laissant pas assez de place à la nature sauvage à mon goût, je prends la direction du Laos.