Bonjour,
Pour tous ceux qui m’ont aidée, et que je remercie, pour ceux qui
s’intéressent à la randonnée dans les Highlands, et pour ceux que cela
pourrait intéresser ou amuser, je commence aujourd’hui le récit du
deuxième épisode de nos aventures écossaises (le récit du premier est
disponible parmi les discussions de Juin Juillet 2010 sous le titre
bizarre (il n’est pas de moi) de “Retour d’ Ecosse par Eurolines”.
Pourquoi l’Ecosse?
Je lis Walter Scott depuis l’enfance (Ivanhoé, Quentin Durward, puis
plus tard les romans consacrés au jacobitisme que sont Waverley, Rob
Roy, Redgauntlet et quelques autres. J’ai lu aussi les Aventures de
David Balfour de Stevenson (je recommande en particulier
l’extraordinaire récit de la fuite de David Balfour et Allan Breck à
travers la bruyère aprés le meurtre d’Appin à Ballacullish), et c’est
de l’estuaire de la Clyde que Jules Verne fait partir le Duncan à la
recherche du Capitaine Grant sur le 37ème parallèle de l’hémisphère Sud.
Pourquoi randonner en Ecosse?
Randonner, c’est voyager à l’ancienne. Les héros de Walter Scott ou de
Stevenson voyagent à pied ou à cheval et le départ pour les Highlands
est pour les héros de Walter Scott un voyage initiatique. On ne conçoit
guère l’apprentissage de la vie du héros romantique sous la forme d’un
séjour d’une semaine avec récupération des bagages à l’aérodrome, prise
en main d’une voiture à l’aérodrome, longues étapes en voiture à la
recherche des Beds and Breakfasts.
Pourquoi une seconde randonnée en Ecosse?
La première nous a laissés sur notre faim (le West Highland Way est un
peu décevant pour des habitués de la randonnée-bivouac dans les Alpes
et les Pyrénées, dans les secteurs les plus beaux et les plus sauvages.
Le WHW doit être parfait en VTT). Mais nous étions allés de Glenfinnan
à Inverie, et j’avais eu le coup de foudre prévu pour Knoydart. D’autre
part, je pensais que l’Ecosse était peut-être la meilleure destination
possible en Avril.
A suivre
