bonjour
je desire savoir si l’activité montgolfière existe à la Réunion svp
merci de vos retours
jp
Pas d’activité de mongolfière à La Réunion. La pratique serait trop aléatoire, vent dominant régulier de l’est et très peu de possibilités (voire inexistantes) de lieux d’atterrissage.
Avec un planeur qui conserve toutes ses capacités de maneuvrabilité, ce serait déjà coton de trouver un endroit vachable alors avec une mongolfière…
C’est tout à fait logique qu’il n’y ait pas de VàV à La Réunion. Je suis pilote de planeur, surtout plaine mais j’ai fait de la montagne aussi. Il faut avoir appris le vol dynamique et thermodynamique pour le comprendre car l’aérologie en relief est très complexe. Dans les années 90, j’avais envisagé d’emmener un ou deux planeurs et un treuil. Premier problème, trouver une bande de plus de 1300 mètres de long pour pouvoir treuiller et les fonds pour l’acheter.Deuxième problème, que la bande soit au pied d’une pente orientée Est mais le terrain pas trop ou pas du tout en travers des vents dominants. Treuillage vent de travers, cartwalk parfois mortel garanti!Troisième problème, à l’époque la fédé me donnait deux Bijave mais non treuillables et il aurait fallu acheter un ASK13, rare et cher.Quatrième problème, une petite étude de l’aérologie montrait que les vols seraient généralement cantonnés au local d’une pente, peut-être deux au mieux donc sans grand intérêt.Cinquième problème, à essayer de sortir du vol local en sécurité pour prospecter, il aurait fallu avoir des terrains vachables de secours et quand on connait le problème de place à La Réunion…. Bref, il y a des pentes qui portent, c’est évident mais il faudrait avoir un terrain au pied pour pouvoir l’accrocher au treuil. Ensuite, partir en thermique ou thermodynamique de la pente. Très difficile car peu de possibilités et la couverture nuageuse bloque les échanges thermiques une grande partie de l’année. De là à envisager des visites de l’intérieur des cirques, c’est difficile voire impossible car c’est se mettre dans des conditions désastreuses sur des zones non vachables. Pour qu’un terrain soit vachable, il faut une bande plate ou en légère montée, face au vent, d’environ 300 mètres de long et 40 de large…… Et simplement que l’herbe soit haute peut provoquer de la casse. L’onde n’en parlons même pas. L’onde se forme par conditions de vent fort bien en arrière de l’obstacle, de l’ile. A La Réunion, on voit parfois les altocumulus lenticulaires qui balisent l’onde mais c’est toujours sur l’OI et en arrière. Pour y aller il faudrait remorquer à travers la sous-couche et les rotors et déjà bien sous le vent de l’île en en faisant le tour. Ensuite, il faudrait revenir vent de face. A moins d’avoir des engins à très grande finesse et que l’onde porte très haut (équipement obligatoire), les risques d’aller au bouillon sont élevés. Il y a eu une tentative avec des motoplaneurs, deux Stemme ont été importés. Un a été cassé, je ne sais pas ce que l’autre est devenu mais il faut bien se rendre compte qu’il faut environ 500 mètres sous la quille pour repartir avec un moteur auxiliaire… Les taux de montée avec moteurs sont faibles et en aucun cas capables de compenser de bons rabattants. Voler en montagne est un art, réalisés par des bons, pas les pilotes moyens. Généralement, les clubs du sud des Alpes ont des terrains de secours bien appris avant de partir en circuit. Malgré cela, on se tue beaucoup chaque été en montagne dans les Alpes. Les vols sont programmés en fonction de la météo qui est loin d’être toujours favorable. Le VàV, surtout en relief, est un sport à risque, pas un outil de visite. Peu de terrains permettent de partir au treuil, les remorqués sont souvent longs et bruyants. Habitez à côté de Vinon ou d’autres coins à vélivoles l’été et vous allez voir si vous êtes heureux de vivre en bout de piste quand il y a 60 ou 70 bécanes à monter… Je ne vois pas pourquoi vous parlez de sortir les aérofreins pour s’approcher. Au contraire, en montagne, on fait souvent du rase cailloux pour grapiller toute l’altitude que l’on peut si les thermiques ne sont pas assez fortes. Il se peut que des pilotes sortent occasionnellement les AF pour voir de plus près mais ce n’est pas du tout une pratique usuelle, il suffit de pousser.
Il doit y avoir moyen de faire quelques vols sympas à La Réunion en important un Planeur Ultra Léger, type Archaeoptéryx ou Switflifght. C’est monoplace, décollage à pied, comme un parapente, en moins facile mais bien plus performant… L’apprentissage comporte des leçons en planeur classique. Il faut compter 35 k€ pour un Swift, 66 k€ pour l’Archaeoptéryx, 90 k€ en motoplaneur électrique.
Sinon, rentrer un vrai motoplaneur monoplace et le ranger dans un hangar d’aéroclub (mais ça prend de la place!!). Ce serait utilisable sans doute efficacement quelques jours par an. Quand on voit le prix de ces bêtes, bien moins cher d’aller voler en Afrique du Sud. Les conditions de vol y sont exceptionnelles et, avec la Namibie, l’endroit où tous les records du monde étaient battus avant que l’onde soit exploitée en Argentine (triangle 3000 km et 23000 m en altitude avec le planeur Airbus…)
Merci, on est au courant comme vous pourrissez systématiquement La Réunion et les hélicos sur tous les posts.
Sincèrement, je vous plains et ne voudrais pas être à votre place. Tant d’aigreur laisse devinir une profonde amertume et un mal profond de vivre sur une île que vous détestez.
Un bon conseil, partez avant que cela ne se porte sur votre santé.