Bonjour à tous,
Plutôt ravie de ma précédente escapade printanière en “Cycladie”, je m’intéresse cette fois, toujours en mode solo et transports en commun à 3 autres îles, réputées “tranquilles” (j’émettrai 1 réserve plus tard), j’ai nommé SIFNOS, KIMOLOS et SÉRIFOS via 1 vol sur Athènes,
1 transfert à Lavrio suivi d’1 autre au Pirée pour cause d’intempérie et un retour Pirée-aéroport d’Athènes.
Mais je préviens d’emblée, c’est un peu tout ++, le vent, les prix, le monde et mon enthousiasme en moins forcément.
Donc, ça démarre mal :
- JOUR 1
Et alors que je suis arrivée pour une fois “on time” voire même en avance avec Volotea, je me précipite à Lavrio en estafette pour Markopoulo puis bus (4 €, pas cb).
L’hôtel N., bien placé mais beaucoup trop onéreux (90€ !) pour ce qu’il offre, m’accueille et surprise par la force du vent ambiant, je m’empresse de faire “checker” que mon ferry pour Sifnos-Sérifos partira bien le lendemain 10h. Ça paraît acquis.
Sûre de moi, je m’offre donc une soirée sereine en marina avec des moules “saganaki” (= dans une sorte de soupe de tomates avec du fromage), j’aime trop et le nom japanisant et le plat.
Ce sera mon exercice du soir car le déguster en soirée et en extérieur par grand vent sans réussir à ne pas se tacher demande quelques efforts !
Bref, promenade dans tout le quartier animé en remontant, le moment et le lieu sont plutôt agréables.
- JOUR 2
Dès le matin au Port, déception inattendue force plus : aucun bateau ne partira sauf peut-être en après-midi “Blue Star” sur Kea ou “Hellenic Seaways” en soirée sur Kythnos mais après on fait quoi ?
Je me décide donc à courir (façon de parler, j’aurai pas de bus avant 10h50 pour le terminus de Nomismatokopio, 4,90 € cash) au Pirée, rêvant au Paradis.
Le métro ligne 3 (2,20 €) m’arrête à l’avant-dernier arrêt “Pireus”, c’est long, long, long mais à la sortie, les navettes gratuites sont bien là, certes un peu vides.
Qu’à cela ne tienne, je voulais des bateaux, je les vois, tous à quai !
Commence 1 valse, partira, partira pas ?
Aegean Airlines, programmé à 12h puis à 14 puis à 17 m’emporte finalement à 19h00 sur une mer assez clémente.
Le personnel sûrement à la fois dépité, fatigué et désorienté n’est pas trop regardant : avec 1 billet de pont (38 €, cb), je jouis d’1 fauteuil confortable en salon privé classe A, vue mer agitée derrière la vitre, prises multiples, ça peut aller.
Tandis que beaucoup d’autres gisent dans le couloir en espérant dormir…
- JOUR 3
Bémol, je débarque à 1h du matin et j’ai rien réservé, prise dans le tourbillon du “je ne sais pas sur quel pied danser”.
Chance, les restaurateurs travaillent encore, c’est éclairé, sympathique.
Je m’offre 1 glace à 2h du mat, une fois n’est pas coutume, on fait la causette, je vais pouvoir “profiter” de l’espace bord de mer bâché (ça souffle !) et du wifi gratuit. Merci, merci, encore merci.
Mais ce fut long et il faisait froid à Kamares (port d’arrivée de SIFNOS) jusqu’au premier bus de 7h 15 et avant le bienheureux café-croissant de 6h.
- Direction Platys Gialos via Apollonia, 10 mn, 2 € cash.
2e bus en correspondance à 9h (!), toujours 2 €, cash,
terminus assez proche de mon futur logement sous les arbres, à Giannakis Studios, 52 €, p.déjeuner “industriel” compris, réservé en direct à l’arrache
mais “3 jours pas plus”, ouf, un peu de répit.
P.G. est en fête, ils viennent de célébrer 3 mariages au monastère de Chrysophighi,
1 de Grecs, 1 d’Américains venus pour l’occasion et 1 d’Australiens idem.
Vous dire l’actuelle renommée de Sifnos, plus vraiment “tranquille, hors des sentiers battus, touristiques…”.
Ce qui explique aussi la pénurie de chambres et leur prix qui affiche souvent 70-90-120-200-300 € en cette période de fin de saison.
Par ailleurs, P.G. est un village de bord de mer bien achalandé : potiers, hôtels, restaurants, plages publiques et privées, il y a du choix, je vous mets 1 photo.
Je lui préfère néanmoins FAROS, village de pêcheurs avec ses 3 plages dont l’ombragée et protégée Glyfo, au fond à gauche (d’où l’on peut rejoindre en 20 mn à pied le fameux monastère Chrysopighi avec sa plage de rochers Apokofto aux pieds) et Fassolou, plus retirée
mais pierreuse et avec des algues par endroits (taverne sur place).
Je joins 1 autre photo prise le JOUR 5 enfin moins venté.
- JOUR 4
Visite d’Artemonas (bus 2 €, cash), vue des moulins, certains somptueusement rénovés et en location, poteries ici et là sur les murs, les toits, champs d’oliviers, Musée des Traditions Populaires, excellent restaurant “Margarita” aves ses plats de viande en sauce citron ou à l’orange.
Voici quelques photos :
On peut facilement continuer à marcher vers Apollonia et son quartier culturel “Steno” aux étroites ruelles, nombreuses boutiques et très belles églises anciennes.
On reste sur les collines, il y a de beaux points de vue et parfois aussi, un petit côté “chic”, “huppé”, “branché”,
je ne m’étais pas imaginé SIFNOS ainsi.
- JOUR 6
Le ferry “Artemis” de Blue Star Ferry me transporte au port de Psathi sur KIMOLOS, pour 6 € (cb).
La magique, éternelle, KIMOLOS, toujours dans son jus, fidèle à elle-même, inchangée depuis mon précedent passage en 2020.
Petite satellite de Milos comme son traversier en témoigne.
A Psathi, je me jette sur le plat maison préparé par la Mamma, tout en seiche à la tomate et aux oignons, un délice à 17,50 € de chez “To Kyma” directement installé sur la plage.
Photo ci-dessous :
Je loge à Aliki, au sud, près des plages de Bonatza et Kalamitsi, alternant baignades sur l’une et l’autre, (JOUR 8),
avec une préférence pour la taverne “Kalamitsi” qui possède son propre bateau de pêche et offre encore, délicate attention qui devient rare, son mini-gâteau de fin de repas aux clients.
JOUR 7
Je connaissais déjà la superbe plage de Prassa au nord-est, son sable blanc, ses falaises blanches et ses carrières.
Cette fois, je me laisse conduire en minibus (4 € le trajet, aller 15h40, retour 19h20) à Ellenika, plage et cité ancienne engloutie qui permet de voir de singulières roches dans l’eau et de poursuivre à pied
jusqu’à Mavrospilia où la plage de “Sunset Paradise” et son
sympathique café permettent d’attendre le fantastique flamboyant coucher du soleil.
Pour l’occasion, les transats deviennent gratuits en échange de la boisson de fin d’après-midi.
On peut aussi aller jusqu’à Dekos, encore une plage, déserte.
Pour plus de clarté, je montre une carte de la desserte en transports en commun (minibus de compagnie privée donc un peu plus cher que sur les autres îles, prix selon destination, horaires à bien suivre car passages pas très fréquents).
JOUR 9
Hélas, le vent violent est de retour, le traversier est cloué à Psathi, je ne pourrai donc passer à Milos que j’aurais bien revue
également.
Alternative : prendre le ferry “Anemos” d’Aegean Sea Lines,
15 €, 55mn de traversée pour SÉRIFOS.
Banco, je prends et je ne le regretterai pas.
SÉRIFOS m’enchante tout de suite avec sa Chora qui semble se projeter sur nous de toute sa hauteur. On la reçoit de plein fouet et elle devient inoubliable.
Pour plus de commodités, je loge au port de Livadi. On trouve facilement sur place un hébergement à 50-60 €,
l’île est moins courue que SIFNOS, plus authentique à mon sens. C’est la bonne surprise du voyage.
La plage d’Avlomonas, à droite, est moins jolie que celle de Livadakia, à gauche, bien ombragée et aux eaux paisibles. Je ne pourrai néanmoins y nager que le dernier jour avant mon bateau de retour pour le Pirée (JOUR 13).
JOURS 10, 11
Je monte deux jours de suite en bus (fréquent, quotidien, 2 € le trajet, cash) à Chora et au Kastro qui surplombe car il y a tellement de vent que je pourrais tomber.
Le Kastro est particulièrement impressionnant, si escarpé, on se demande comment font ceux qui y vivent pour assurer leurs grimpettes permanentes.
Je redescends toujours à pied, que de marches, que de marches, pavées mais régulièrement coupées par la route, dangereuse.
Si le vent se calme, il y a moyen d’aller visiter d’autres villages au sommet.
Et depuis Avlomonas, en bas, on peut aussi atteindre d’autres plages à pied, telle Lias, déserte, un lac…
Je vous mets ici des idées de balades
Il faut savoir qu’à SÉRIFOS, les nuits étaient fraîches, j’ai dû mettre le chauffage.
J’ai eu une journée de pluie la veille de mon départ et j’ai quitté l’île, hélas, le jour le plus chaud et ensoleillé.
Je recommande à Livadi, le restaurant “Takis”, central, sur le front de mer, notamment pour ses aubergines grillées
“imam” (9,50 €).
Le glacier “Gran’s”, toujours central, wifi gratuit, permet d’attendre au sec en cas de pluie
car il ne met pas à la porte (JOUR 12).
JOUR 13
Vu l’incertitude du temps, la faiblesse des rotations maritimes, j’étais au Pirée 2 nuits avant mon vol retour.
Pour ces raisons, le “Dionisios Solomos” (37 €) de Fast Ferries qui desservait Milos-Kimolos-Serifos-Sifnos-Pirée était plein à craquer.
Au Pirée, pas de bol, je tombais pour mon dernier jour sur la grève nationale. On avait annoncé bateaux à quai
(encore !), pas de bus, pas de métro.
Finalement, il y a eu des transports urbains jusqu’à 17h
mais j’ai préféré marcher jusqu’à la Marina Zéa avec sa belle église (fresques, icônes)Agia Ekaterini, ses restaurants de poissons attirants, sa plage Votsalakia à l’horizon.
Et il a plu, pas trop fort…
Hôtels au Pirée vers l’église Saint-Nikolas puis vers Terpsithea, pratique pour prendre le bus X96
pour l’aéroport mais rien de très emballant question literie
et 50-60 € quand même.
Tous les prétextes étaient bons en Grèce à cette période pour
gonfler les prix (intempéries, grève…) sans qualité au rendez-vous.
J’ai aussi, au cours de ce voyage, constaté quelques petites “arnaques” un peu décevantes : les gâteaux au poids qu’on ne pèse pas et facture indifféremment 1 € pièce (pâtisserie principale d’Apollonia à Sifnos), le pain “fait maison” à
3 €, pas frais et moisi à l’intérieur (idem), les fruits surtaxés en supérettes à Livadi (Sérifos), l’hôtel à Lavrio “balcon-terrasse, mobilier d’extérieur”, en fait 1 seule personne peut y tenir et du reste, on ne peut y mettre qu’ 1 chaise, un autre au Pirée “vue ouverte sur Port”, puis on se retrouve sur une cour donnant sur des murs lépreux…
Avec la complicité du site B.C…
Je ne sais si c’est l’afflux de touristes qui provoque ces déviances, une saturation…
Je n’avais pas connu cela auparavant, à période égale.
D’autres voyageurs croisés m’ont partagé cette même impression.
Ce serait dommage qu’elle devienne généralisée…
Dommage pour la Grèce surtout car, après tout, on pourra toujours aller ailleurs…
Je suis sévère, excusez-moi mais j’aime pas les arnaques.
Restons positifs : je vous recommande vraiment KIMOLOS et SIFNOS mais n’en abusez pas, qu’on puisse y repasser tranquillement…

















