Très cher Pascal,
Si vous relisez COMPLETEMENT mon intervention, vous remarquerez qu’en bas de celle-ci il est bien spécifié que la réponse est une généralité et ne tient pas compte que dans ce cas on se trouve avec une offre Marmara TUI.
Le groupe TUI, comme quelques autres grands groupes, a une position qui lui permet d’assurer le lancement d’un vol, même si celui-ci n’atteint pas nécessairement les objectifs de remplissage. Et en plus ces grands groupes, en cas de mauvais remplissage, font parfois des vols combinés avec 2 destinations pour remplir un appareil correctement, font des consolidations entre eux parfois ou sécurisent les réservations sur d’autres vols, éventuellement avec escale et changement s’il s’agit de vols réguliers, sans modifier le prix payé par le client.
Donc en cas de vol avec un “grand” groupe, généralement pas de souci … mais j’ai déjà vécu une modification d’aéroport de la part du groupe TUI (Jetairfly) pour un vol vers Istanbul qui a du atterrir à Sabiha Gokçen (Asie) au lieu d’Attaturk (Europe) où les droits de trafic avaient été refusés mais les droits n’avaient apparemment pas été demandé avant de commencer à commercialiser le vol (je ne suis donc pas idiot comme le prétend Pascal qui projette peut-être sur les autres une de ses caractéristiques personnelles, qui sais ?) … donc, dans ce cas, l’aéroport n’était pas au courant bien entendu ! J’ajoute que TUI a été très correct car en communiquant la modification, il était proposé d’annuler sans frais la réservation (ce qui est d’ailleurs prévus dans les textes légaux).
Donc, même avec un grand groupe, un nouveau vol est plus sujet qu’un autre à rencontrer un souci pour assurer son “départ” suivant le plan de vol prévu dans le contrat de vente.
Par contre déclarer que tout nouveau vol lancé sur le marché est TOUJOURS “garanti de départ”, cela relève d’une méconnaissance totale du marché au niveau économique ! Un groupe financièrement plus petit n’a d’autre choix que d’annuler une opération si celle-ci se vend mal … c’est élémentaire car il faut de la trésorerie pour financer les sièges vides, du moins ceux qui se trouvent entre le nombre de ventes et le coefficient de remplissage prévu au plan financier de l’opération. Que ceci soit légal ou pas, peu importe car s’il n’y a pas assez de vente et donc pas assez d’argent, une faillite n’est jamais à exclure … sauf pour une opération d’un grand groupe qui lui a une certaine puissance bien entendu.
Il ne faut pas, pour préserver son gagne pain, faire croire n’importe quoi aux voyageurs et les désinformer de la sorte avec des fausses informations !
A suivre le raisonnement donné par Pascal, un appareil moyen (+/- 180 passagers pour un A320 ou un B737-800) décollera même si 20 ou 50 passagers seulement ont réservé … le monde des Bisounours, ce n’est pas sur Terre 
Mais il est exact que si un vol au milieu d’une chaîne a un mauvais remplissage, celui-ci ne sera pas supprimé car souvent du bénéfice a été sorti des autres vols de la chaîne.
Les coefficient de remplissage des charters sont souvent estimés entre 80 et 90%, rarement moins, … donc si on vend 80 à 90% des 180 sièges de notre A320 ou B737-800, l’affréteur est en équilibre financier et ce qui dépasse sera du profit supplémentaire.
En ce qui concerne le minimum de passagers nécessaires pour confirmer un voyage, cette notion existe bel et bien dans les textes légaux belges, conformes aux textes européens, et cette notion, pour être applicable, doit être prévue dans les CG (et non sur le bon de commande) ce qui ouvre le droit à l’opérateur d’annuler un voyage, sans aucune indemnité, au plus tard 15 jours civils (et plus 21) avant le départ pour nombre insuffisant de participants (art 11 CGCLV), même si confirmation a été donnée au client précédemment, à ,condition que ce nombre minimum ait été spécifié au contrat (mais les CG et les publicités font partie du contrat). .
Sur ce, bon voyages à tous et ne vous inquiétez pas trop quand les vols sont assurés par de grands groupes puissants … par contre, une certaine prudence semblerait judicieuse envers certains “petits” opérateurs. A titre d’exemple, on entend chaque année des centaines de pèlerins qui se retrouvent sur le carreau car “leur vol” vers La Mecque est annulé; les petits sont plus fragiles “normalement” que les plus gros. Mais je rassure aussi que pas mal de pèlerins réussissent chaque année leur voyage à La Mecque. J’ai juste choisi cet exemple car il est médiatisé chaque année, ce qui n’est pas toujours le cas pour les autres.
Bons voyages !