Cuba : ouverture ou dictature ?

Forum Cuba

Un autre reportage d’Enquête exclusive sur Cuba. C’est toujours un peu le même thême : d’un coté les riches cubains, de l’autre les pauvres.

De belles images et c’est en français. Toujours intéressants de voir le proprio d’une casa havanaise avec ses 800 cuc de revenus mensuel. Cela fait contraste avec l’enseignante de maternelle à 13 cuc par mois.

http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/22-05-2016-cuba_ouverture_ou_dictature/

Bonjour,

Je ne sais pas si cet excellent reportage est encore visible, en tout cas, pour une fois, des vérités que de nombreux touristes ne veulent pas voir y sont clairement expliquées. On oublie que Cuba est un pays où des libertés fondamentales n’y sont pas respectées. Les cubains, en quête de survie économique et également parce qu’ils sont fiers, ne se livrent pas sur ce sujet.

En fin de compte, nous, touristes, sommes à des niveaux plus ou moins importants leur fond de commerce et il y’a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. D’ailleurs, ceux qui font partie de leur famille, du fait même de vivre à l’étranger et d’être “libres”, sont considérés comme des chanceux qui se doivent de les aider en envoyant de l’argent ou un visa.

En tout cas j’étais heureusement surprise par ce documentaire venant d’une chaîne réputée pour ses émissions sensationnalistes. Cette fois-ci, l’équipe de journalistes a visé juste, au prix d’un mauvais moment passé dans les geôles castristes. Voir sous ce lien l’interview de Bernard de la Villardière:

et faire du journalisme en filmant dans la rue à Cuba n’est pas une situation d’avenir, effectivement…

cela peut arriver dans n’importe quel pays

tout est très vrai dans ce reportage, quand on vit dans la réalité de cuba ; seuls les priviligiés pourront dire le contraire. Ensuite il y a les chanceux : tous ceux qui vivent du tourisme ou de la famille. Et puis il y a aussi ceux qui, quand ils regardent les infos de l’étranger ne comprennent pas qu’on puisse se ballader ou envoyer ses enfants à un concert ou simplement prendre l’avion et se faire exploser ou simplement mourir de froid dans la rue parce qu’on n’a pas de maison, pas d’amis ou vieillir ; mourir de chaleur ; ou terminer seul sans famille. Tout cela ce sont des notions abstraites à cuba, par exemple une famille donnera à manger en priorité à la personne la plus âgée même si elle est malade. Beaucoup e cubains préfèrent rester avec un mauvais toit, un carnet de rationnement, entourés de leur famille en s’occupant de ses anciens jusqu’au bout tout en 'bricolant" pour survivre plutôt que partir. Et beaucoup de Cubains se rapatrient, une émission à ce sujet serait intéressante. A chacun son choix et ses désirs de vie. J’ai vu le film sur youtube pour ceux que cela intéresse.

Voici un autre documentaire intéressant sur le tourisme à Cuba. C’est passé sur France O et il est visible en replay pendant 5 jours:

http://www.franceo.fr/emission/archipels

Je suis d’accord avec Sysy, un documentaire sur les Cubains qui rentrent au pays serait intéressant. On y verrait des cubains ayant quitté l’île il y’a quelques années, enrichis dans les pays d’Europe ou d’ailleurs, acheter des appartements pour 20.000 CUC en plein centro Habana. D’autres, financent de petites affaires pour leurs familles, retapent des bagnoles pour les touristes, des maisons pour en faire des casas, des restau, etc. J’ai rencontré des cubains de Miami qui décident de retourner vivre leur retraite au pays. Il y’a aujourd’hui une catégorie de cubains qui peuvent voyager, circuler librement, avec un pouvoir d’achat équivalent au nôtre. Ces cubains-là ne risquent pas d’être arrêtés arbitrairement dans la rue par les flics à cause de leur business au marché noir, ils ne risquent pas leur vie en essayant de traverser le détroit de Floride dans un radeau de fortune ou de se faire arrêter aux frontières des pays voisins sur la route de la migration vers l’eldorado US.

Malheureusement la pseudo ouverture à Cuba profite aux touristes, à la nomenklatura et aux cubains aisés. Elle augmente de jour en jour la frustration de la majorité: ceux qui n’ont pas accès aux CUC, ni accès aux visas, qui n’ont pas de famille à l’étranger pour les aider, ni de contact avec les touristes pour récupérer quelques pièces. Cette majorité n’a aucun espoir pour améliorer son quotidien et ne peut pas s’exprimer. Ceux qui tentent d’élever la voix sont réprimés illico. Alors, oui, certains se résignent car ils n’ont plus l’âge ni la santé ni la force de partir… ils restent.

Curieusement, la nouvelle ne semble pas avoir fait de vague dans les médias, mais le gouvernement voudrait ouvrir un peu le secteur privé.

Évidemment ce n’est pas pour demain mais il est vrai que les casas et les restos sont devenus des petites entreprises avec du personnel et des salaires à payer. L’époque des ambiances familiales est bien révolue. Bizzness mi amor.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2016/05/24/006-cuba-legalisation-petites-moyennes-entreprises-privees.shtml

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201605/25/01-4984954-cuba-envisage-la-legalisation-dentreprises-privees.php

C’est drôle de voir deux médias canadiens qui rapportent la nouvelle; il y a quand même un grand écart entre envisager et légaliser!

Ce qui m’étonne, c’est que le présentateur qui a déjà filmé à Cuba et qui a rapporté des images qui n’ont pas plu à l’état cubain puisse rentrer de nouveau aussi facilement avec une grosse caméra (car elle n’était pas petite) et qu’en plus, on le laisse ressortir avec son film…Cela me laisse perplexe.

je me suis posé la même question : il a été interpellé , relaché et on lui a rendu son matériel et surtout ses enregistrements…

je vais faire de l’humour : Cuba a bien changé !

D’après ce que j’ai compris de l’interview, on a reproché au journaliste de filmer une manifestation des dames en blancs. Il se trouve que les images de ces manif, qui ont lieu tous les dimanches au Vedado, sont très faciles à trouver sur les réseaux sociaux. Donc, si changement il y’a, c’est juste sur ce point et par la force des choses. En continuant à ouvrir ses bras aux touristes, et pour ne pas se ridiculiser et apparaître comme ce qu’il est en réalité, c’est-à-dire: anachronique, le pouvoir a été obligé de rendre Internet accessible à tous via les bornes WIFI. En même temps, il ne relâche pas la répression sur les dissidents et le peuple… Vous avez dit “changement et ouverture”?
En conclusion, Bernard de la Villardière dit qu’il n’a pas l’intention de remettre les pieds à Cuba!

le 01 juin sur france Ô à 20 h 50 emission sur “l’histoire de Cuba”

Bonjour,

Parti unique et même famille aux manettes depuis bientôt 60 ans.

A votre avis. Democratie ou dictature ?

Bonne journée.

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Cuba. L’Empire militaire cubain : des documents révèlent la richesse cachée de GAESA

Alors que la population est confrontée à la faim, aux coupures d’électricité et aux pénuries généralisées, des documents divulgués révèlent que la GAESA a accumulé plus de 18 milliards de dollars de réserves.

Au cœur de l’une des pires crises humanitaires que Cuba ait jamais connues, de nouvelles fuites révèlent que les Forces armées révolutionnaires, par l’intermédiaire du conglomérat GAESA, ont accumulé une fortune de plus de 18 milliards de dollars, un chiffre supérieur aux réserves internationales de pays comme l’Uruguay, le Costa Rica et le Panama.

Les documents secrets, auxquels le Miami Herald a eu un accès exclusif, offrent un aperçu inédit des finances de l’empire militaire qui domine des secteurs clés de l’économie nationale – du tourisme à la banque, en passant par le commerce de détail et les transferts de fonds – et renforcent ce que de nombreux économistes, opposants et citoyens de l’île dénoncent depuis des années : l’existence d’un « gouvernement parallèle » doté de suffisamment de pouvoir et de ressources pour atténuer l’effondrement social, mais manquant de volonté politique pour y parvenir.

Le pouvoir dans l’ombre

Sous la direction de Raúl Castro, GAESA (Grupo de Administración Empresarial S.A.) s’est imposé comme le véritable moteur économique de Cuba, contrôlant des dizaines d’entreprises. Bien que son visage public actuel soit la générale de brigade Ania Guillermina Lastres Morera, le conglomérat reste étroitement lié à l’élite du Parti communiste et aux cercles du pouvoir militaire qui dirigent le pays depuis plus de six décennies.

Les nouveaux documents obtenus par le Herald – 22 feuilles de calcul internes datant de mars et août 2024 – détaillent les bilans, les comptes de résultat, les stocks et les rapports de résultats de 25 entreprises du conglomérat, dont certaines n’avaient pas été identifiées auparavant comme faisant partie de GAESA. Ces informations, méticuleusement organisées et traitées par un système de comptabilité numérique, permettent pour la première fois d’évaluer la véritable influence du conglomérat sur l’économie cubaine.

« C’est la première fois que des données financières détaillées sur GAESA sont disponibles pour évaluer chiffres en mains son pouvoir monopolistique et financier », a déclaré au Herald l’économiste cubain Pavel Vidal, professeur à l’Université Javeriana en Colombie.

Revenus cachés et opacité comptable

Les chiffres sont stupéfiants : rien qu’au premier trimestre 2024, GAESA a généré 2,1 milliards de dollars de bénéfices nets. Cimex, sa principale société, responsable du commerce de détail, des services bancaires et du commerce international, a contribué à la moitié de ce montant. Mais même en excluant Cimex, le conglomérat détenait 18 milliards de dollars d’actifs courants, dont 14,5 milliards étaient déposés sur ses propres comptes bancaires ou auprès d’institutions financières.

Le problème, selon les économistes, ne réside pas seulement dans l’accumulation de richesses entre les mains de l’appareil militaire, mais aussi dans l’opacité totale de sa gestion. « GAESA n’a aucun compte à rendre » à l’Assemblée nationale ni à aucun organisme de contrôle, souligne Vidal. Lorsqu’il travaillait à la Banque centrale de Cuba, se souvient-il, il n’avait pas accès aux états financiers d’institutions comme la Banque financière internationale, également sous le contrôle de GAESA. En fait, la contrôleure générale Gladys Bejerano a été démise de ses fonctions après avoir déclaré publiquement qu’elle ne pouvait pas auditer la GAESA parce qu’elle n’était pas sous sa juridiction.

40 % du PIB ?

Selon les données de 2023, Vidal a estimé que les bénéfices de GAESA issus des ventes équivalaient à près de 40 % du produit intérieur brut cubain. « Cela est sans précédent », a-t-il déclaré. « La part de GAESA dans le PIB cubain dépasse le pourcentage attribué aux compagnies pétrolières publiques d’Amérique latine, comme Ecopetrol en Colombie, Petrobras au Brésil ou même PDVSA au Venezuela. »

Les experts mettent en garde contre les risques de cette concentration du pouvoir économique entre les mains d’un appareil militaire fermé et irresponsable.

Pendant ce temps, le régime continue d’imputer la crise que traverse l’île à l’embargo américain. Mais des documents obtenus par le Herald démontrent que l’argent existe et que la misère à Cuba n’est pas due à un manque de ressources, mais à une structure de pouvoir qui les gère selon ses propres intérêts.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

1 « J'aime »

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Selena Lambert Ortega, 24 ans, qui a lancé un sondage Facebook demandant aux gens de voter pour Marco Rubio ou Miguel Díaz-Canel comme président de Cuba, a été convoquée par la police politique dans la ville de Santiago de Cuba.

Selena Lambert Ortega, 24 ans, qui se présente sur Facebook sous le nom d’« Ojos Bellos Lambert », a partagé lundi un sondage dans le groupe « Acheter et vendre à Santiago de Cuba » demandant aux utilisateurs de décider qui, selon eux, devrait être le président de Cuba.

Quelques heures seulement après avoir lancé l’enquête, la police politique l’a informé qu’il devait se présenter immédiatement à la 2e unité de police de Santiago de Cuba, connue sous le nom d’« El Palacete »

Lambert a publié le message sur Facebook lundi vers 23h et, en moins de 24 heures, il est devenu viral. « Les élections présidentielles cubaines ont commencé. Votez ! », a-t-il écrit, incitant les internautes à voter pour Rubio avec l’emoji « J’aime » et pour Díaz-Canel avec l’emoji « Amour ».

Au total, 35 000 utilisateurs ont voté en faveur du Cubano-Américain et actuel secrétaire d’État américain, et seulement 475 ont pris parti pour le représentant du régime cubain.

« Un simple sondage sur Facebook a fini par révéler quelque chose que le régime ne peut tolérer : que des milliers de Cubains préfèrent publiquement un homme politique américain au dirigeant imposé par le Parti communiste », a-t-il fait remarquer.

Il a également averti que cet incident est une preuve supplémentaire du manque de liberté d’expression à Cuba , où « toute manifestation de pensée politique indépendante est punie par des convocations, des menaces et des interrogatoires ».

Hasta pronto
Chavitomiamor

Il faut dire aussi que Rubio est canon…

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Un tribunal cubain confirme une peine de six ans de prison pour José Gabriel Barrenechea, condamné pour avoir manifesté pendant une panne d’électricité.

Cinq autres personnes ont été reconnues coupables des mêmes crimes, deux d’entre elles écopant respectivement de huit et sept ans de prison.

Quatre mois après le procès , le tribunal provincial de Villa Clara a rendu son verdict contre le journaliste et intellectuel indépendant José Gabriel Barrenechea. Le tribunal a confirmé la peine de six ans de prison requise par le parquet contre le collaborateur de 14ymedio, le déclarant coupable de trouble à l’ordre public pour sa participation à une manifestation pacifique contre les coupures de courant en novembre 2024 dans la commune d’Encrucijada, province de Villa Clara.

Dans le jugement du 15 janvier, obtenu par notre journal, Yandri Torres Quintana a été condamné à huit ans de prison – la peine maximale –, Rafael Javier Camacho Herrera à sept ans, Rodel Bárbaro Rodríguez Espinosa et Marcos Daniel Díaz Rodríguez à cinq ans, et Yuniesky Lorences Domínguez à trois ans. Tous, comme Barrenechea, ont été reconnus coupables du seul délit d’atteinte à l’ordre public et se sont vu infliger les peines complémentaires habituelles : la privation du droit de vote et l’interdiction de quitter le territoire.

D’après le récit des faits, les accusés ont commencé à taper sur des casseroles et autres objets similaires en acier inoxydable, qu’ils ont frappés sans cesse et avec force contre d’autres objets métalliques tels que des cuillères et des morceaux de fer à béton, produisant ainsi un bruit et un tumulte considérables. Selon le tribunal, cela a troublé la tranquillité de la ville, et il a ajouté comme circonstance aggravante que les accusés ont entravé la circulation en marchant au milieu de la chaussée.

Le tribunal considère que leurs actes étaient motivés par « l’intention de déstabiliser l’ordre public et de créer un climat d’insécurité au sein de la population » et que ces actes justifient les lourdes peines d’emprisonnement finalement prononcées.

Ce jeudi, l’organisation Prisoners Defenders, également basée à Madrid, a recensé 1 197 prisonniers politiques à Cuba fin 2025, soit cinq de plus qu’en novembre.

Supplique pour une intervention militaire des États-Unis à Cuba

Alors que Donald Trump a estimé que le régime cubain tombera de lui-même, ce chroniqueur politique conservateur de la communauté cubaine de Miami estime qu’une intervention militaire est la seule solution pour en finir avec la dictature.

Fébrilité

Le régime communiste a été instauré il y a plus de soixante ans, en 1959. Depuis lors, le Parti communiste cubain, parti unique, contrôle les services de renseignements, la police et l’armée, mais aussi l’ensemble de la population, surveillée par les Comités de défense de la révolution (CDR). Durant ces six décennies, le régime a survécu à l’embargo des États-Unis, l’effondrement de l’Union soviétique, l’émigration de près d’un quart de sa population et des mobilisations sociales.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Le parquet cubain requiert une peine de six ans de prison contre un habitant de Villa Clara pour avoir critiqué le gouvernement sur les réseaux sociaux.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Au cours de nombreuses rencontres, tant de personnes auront avoué leur peur de parler en public, voire de parler tout court, même pour d’honnêtes et raisonnées critiques du Parti communiste, en ces temps d’effondrement national.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Cuba, une dictature sans imagination

S’il y a bien une chose qui manque aux régimes totalitaires, c’est l’imagination, car ils s’appuient sur le dogme pour ne pas dévier du scénario qui leur sert de prison collective. Lorsque le dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel a pris la parole , l’attente était à son comble. Washington proclamait depuis des jours que des pourparlers au plus haut niveau se déroulaient à La Havane avec la dictature castriste, dans le cadre de négociations diplomatiques à huis clos. Le président Donald Trump et son secrétaire d’État, Marco Rubio, laissaient entendre que la feuille de route avec Cuba serait similaire à celle mise en œuvre avec le Venezuela, mais avec une emphase particulière sur l’« étranglement » d’un système agonisant. En filigrane, on perçoit que Trump et Rubio s’emploient à choisir l’équivalent cubain de Delcy Rodríguez au Venezuela, un chef d’orchestre exécutant les ordres d’une transition qui, à terme et dans l’idéal, instaurerait la démocratie par le dialogue national.

C’est pourquoi l’apparition du successeur désigné par Raúl Castro (le frère cadet de Fidel est toujours vivant et sa lignée exerce une influence considérable sur l’île) a suscité autant d’intérêt : confirmerait-elle l’existence d’un dialogue permettant au régime castriste de démanteler progressivement son système défaillant en se conformant aux directives de Washington ? Díaz-Canel est-il l’incarnation masculine de Delcy Rodríguez ou la figure que la machine du régime sacrifierait, à l’instar de Nicolás Maduro au Venezuela ? Au-delà des rumeurs circulant au sein de la diaspora cubaine et se propageant sur l’île – où la population a des préoccupations plus urgentes, comme la constitution de réserves de nourriture et de carburant –, le Díaz-Canel, s’adressant à des médias complaisants, a déclaré être ouvert au dialogue (en 67 ans, le pays a dialogué – plus ou moins efficacement – ​​avec tous les présidents ayant occupé la Maison-Blanche), mais sans « pression », sans « conditions préalables » et sans « atteinte à notre souveraineté ». En réalité, il est venu annoncer aux Cubains, qui souffrent depuis longtemps, qu’un « plan de contingence » est déjà en cours pour la « défense » du modèle décrépit et despotique dont il est le gardien.

C’était un sentiment glaçant de déjà-vu : un retour aux heures sombres de la Période spéciale des années 1990. À l’époque, la misère était due à la perte des subventions suite à l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui, la stratégie d’étranglement (ce n’est pas la première fois que Washington resserre son étau, mais Trump promet d’asphyxier complètement l’île avec l’embargo sur le carburant) replonge les Cubains dans une impuissance totale sous une dictature qui a fait preuve de cruauté dès le premier jour. Durant ces années de famine, la population mangeait de la terre, parcourait des kilomètres dans des rues délabrées et contractait des maladies provoquant cécité et atrophie musculaire. Le chavisme était censé sauver l’État cubain, devenu parasite. Aujourd’hui, le dilemme semble se situer entre la brutalité du régime et la volonté de Washington de l’étouffer. Face à cette tragédie humaine, l’Église et les intermédiaires politiques tissent des liens de communication qui dépassent le cadre des conférences de presse à La Havane et à Washington. La crise humanitaire n’est pas une chimère.

Avec l’impudence de ceux qui ont l’habitude d’exercer le pouvoir de manière abusive, Miguel Díaz-Canel annonce que l’heure de la « résistance créative » a sonné . Autrement dit, les Cubains sont livrés à eux-mêmes, livrés à eux-mêmes pour échapper à la faim lancinante, aux coupures d’électricité et aux fléaux qui les traquent déjà. Voilà ce que dit un homme dépourvu de l’imagination qui anime les sociétés libres et prospères. Tandis que le nœud entre l’oppression intérieure et l’étouffement extérieur se défait, mes compatriotes, prisonniers de ce cauchemar, accompliront des prouesses de survie inimaginables.

Gina Montaner

Mis à jourVendredi 6 février 2026 - 02:32

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Cuba : Le harcèlement des prisonniers d’opinion et de leurs familles s’intensifie
Le harcèlement croissant et la détérioration de l’état de santé des personnes détenues pour avoir exercé leurs droits humains témoignent d’une répression persistante et de pratiques autoritaires.

Amnesty International exprime sa profonde inquiétude face à la recrudescence des arrestations arbitraires, de la surveillance illégale et du harcèlement à l’encontre des familles de prisonniers d’opinion et de personnes liées à des cas emblématiques de répression d’État à Cuba. Ces événements récents surviennent dans un contexte marqué par la détérioration des conditions sanitaires et de détention de plusieurs personnes emprisonnées uniquement pour avoir exercé leurs droits humains.

« La surveillance constante des domiciles, les détentions arbitraires de courte durée et les restrictions injustifiées imposées aux déplacements font partie d’un ensemble systématique de pratiques autoritaires que l’État cubain utilise pour punir et dissuader toute forme de dissidence », a déclaré Johanna Cilano, chercheuse pour Amnesty International dans les Caraïbes.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

La Havane/ La police et la Sûreté de l’État ont arrêté ce vendredi (06/02/26) à Holguín Ernesto Medina et Kamil Zayas, membres du projet El4tico , lors d’une opération qui a notamment consisté à encercler une maison du quartier de Piedra Blanca. Dès 6h33, des habitants du quartier ont confirmé la présence de deux voitures de patrouille et d’un fourgon de police. Ce déploiement semblait typique d’une descente contre des criminels armés et dangereux, bien que le « crime » des jeunes hommes vivant dans la maison assiégée soit tout autre : exprimer publiquement leurs opinions.

Il s’agit de membres d’un groupe indépendant de production audiovisuelle et de commentaires politiques, très présent sur les réseaux sociaux. Le harcèlement dont ils ont été victimes de la part des forces de répression a été enregistré et diffusé par les journalistes eux-mêmes sur leurs comptes de réseaux sociaux. Cette action confirme une escalade de la pression policière contre un groupe qui a acquis une certaine visibilité grâce à son discours critique et direct contre le régime cubain.

Dans la courte vidéo, on aperçoit plusieurs policiers – au moins un en uniforme et d’autres en civil – postés à l’entrée de la maison. Ils affichent leur arrogance habituelle, conscients cette fois d’être filmés en direct par un téléphone portable. De l’intérieur, des membres du projet les interrogent à plusieurs reprises sur la légalité de leurs agissements, alors même qu’ils savent qu’à Cuba, les institutions étatiques fonctionnent sous l’autorité du parti unique et de son appareil de contrôle.

Les détenus ont été transférés au siège de l’Instruction criminelle, dans la ville de Holguín, plus connue sous le nom de « Tout le monde chante », en référence aux méthodes utilisées lors des interrogatoires.

Contrairement à l’image d’une jeunesse reconnaissante que le régime s’efforce de projeter, les membres de ce projet sont à mille lieues des masses dociles, soumises ou silencieuses que le régime aspire à cultiver. Leurs contenus exposent la décadence morale du système de l’intérieur, avec une esthétique transparente, crue et sans prétention. Cette combinaison leur a permis de rassembler plus de 35 000 abonnés sur Facebook et plus de 50 000 sur Instagram, sans compter une audience croissante sur des plateformes comme TikTok et YouTube.

Ce n’est pas la première fois que l’équipe d’El4tico est victime de harcèlement de la part des autorités. Ces derniers mois, elle a signalé des convocations verbales, des avertissements informels et des visites policières répétées. Selon elle, l’objectif n’est pas d’enquêter sur un crime précis, mais plutôt de l’intimider, de la démoraliser et de la réduire au silence – une pratique largement documentée à l’encontre des militants, des journalistes indépendants et des créateurs de contenu qui gênent les personnes au pouvoir.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Rapper sans peur : Les exilés du rap politique cubain

Faire du rap politique à Cuba implique des perquisitions, des menaces et une surveillance constante ; c’est pourquoi de nombreux rappeurs ont été contraints de quitter le pays, même s’ils continuent de faire entendre leur voix où qu’ils soient.

Carli Acevedo a 22 ans et sait déjà ce que c’est que de rapper avec la peur au ventre . Pas le trac qui disparaît une fois qu’on a pris ses marques avec le public, mais la peur qui vous fait calculer le prix de chaque mot . La peur qui vous réveille à 3 heures du matin et vous fait vérifier si cette moto garée devant chez vous est là depuis trois jours ou si vous rêvez. Une peur qui, à Cuba, n’est pas de la paranoïa, c’est de la survie .

« J’ai **commencé à rapper parce que je sentais que c’était le meilleur moyen d’exprimer ces choses », explique Carli, originaire des États-Unis, où il est arrivé en janvier dernier après plusieurs tentatives de traversée en radeau, la dernière fois en raison d’une mer « extrêmement agitée ». Carli, qui a stylisé son nom de famille en ACB2 pour son nom de scène, appartient à Los Míos 23, un collectif à l’« engagement politique constant » qui représente une génération qui « rappe avec une liberté politique sans précédent » sur l’île. Le problème, c’est que cette liberté a un prix. Et il l’a payé cher.

Pour comprendre pourquoi un jeune de 22 ans a dû traverser les Caraïbes sur un radeau pour faire de la musique, il faut d’abord comprendre comment le rap a cessé d’être toléré par le gouvernement . Au milieu des années 90, lorsque le festival Alamar Rap a commencé à rassembler des jeunes issus des quartiers marginalisés de La Havane, le mouvement hip-hop cubain était plus ou moins toléré. Les rappeurs dénonçaient le racisme ou exprimaient leur vérité en pleine crise économique. Le gouvernement autorisait le festival et d’autres espaces plus restreints où ces jeunes pouvaient s’exprimer.

Mais cela n’a pas duré. Le discours de nombre de ces artistes, et d’autres qui ont émergé par la suite, s’est radicalisé. L’exemple le plus frappant de ce phénomène est le duo Los Aldeanos , fondé en 2003. El B et Al2 El Aldeano chantaient ce dont presque personne n’osait parler : la pauvreté, la peur, l’injustice, le manque de liberté. Leur musique circulait sur des clés USB et des CD piratés. Leurs concerts étaient annulés. Ils étaient sous surveillance constante.

En 2018, le gouvernement a adopté le décret 349. Cette loi exige une autorisation pour toute représentation, publique ou privée. En octobre 2024, les restrictions ont été encore durcies par la loi 162/2023 relative à la communication sociale. Selon Amnesty International, cette loi « restreint davantage la liberté d’expression ». Le rapport ajoute que les autorités ont continué de « qualifier les militants, les journalistes et les artistes dissidents de criminels, de mercenaires et d’agents étrangers ».

S’ensuivit le scénario classique de la répression : perquisitions, convocations, menaces.

https://diariodecuba.com/cultura/1772298071_65484.html

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

La journaliste Yoani Sanchez interdite de sortie de son domicile.

Le sbire (visage masqué et lunettes noires) du PCC est incapable de justifier sa sale besogne.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:

Cuba : Les autorités doivent libérer immédiatement les personnes détenues pour des raisons politiques et mettre fin à la répression.

L’organisation Amnesty International réitère son appel à la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues pour des raisons politiques et à la fin de la répression contre celles et ceux qui exercent simplement leurs droits fondamentaux.

« Les autorités cubaines continuent de gérer la liberté comme s’il s’agissait d’une concession discrétionnaire et non d’une obligation de l’État. Il est temps de remplacer les annonces partielles, opaques, révocables et non garanties par la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes emprisonnées uniquement pour avoir exercé leurs droits humains, et de mettre un terme définitif à l’instrumentalisation de la liberté à des fins politiques », a déclaré Ana Piquer, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

À ce jour, aucune des personnes reconnues par Amnesty International comme prisonniers d’opinion à Cuba – Luis Manuel Otero Alcántara, Maykel Castillo Pérez (Osorbo), Félix Navarro Rodríguez, Saily Navarro Álvarez, Roberto Pérez Fonseca, Loreto Hernández García et Donaida Pérez Paseiro – n’a été libérée.

La répression s’est également intensifiée contre les créateurs de contenu numérique et leurs familles. Ces dernières semaines, Amnesty International a documenté des menaces, de la surveillance, des arrestations arbitraires et des pressions exercées sur des jeunes qui utilisent les réseaux sociaux pour contester le pouvoir des autorités depuis l’île.

« La répression à Cuba ne vise pas seulement les manifestants ou les figures historiques de la dissidence. Elle cible aussi les jeunes qui font des reportages, expriment des opinions ou créent du contenu, et punit délibérément leurs mères, leurs pères et leurs proches comme moyen de coercition. Cette instrumentalisation du cadre familial pour semer la peur révèle l’ampleur du blocage de l’espace civique à Cuba », a souligné Ana Piquer.

« Les droits de l’homme ne sont pas négociables : l’avenir de Cuba doit faire l’objet d’un accord et d’une décision dans le respect total des responsabilités, de la justice et des réparations pour ceux qui vivent sous la répression, la pénurie et le manque de libertés », a conclu Ana Piquer.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:

Avec plus de 17 000 réponses à Cuba, le sondage « El Toque » dépasse les attentes.

96 % considèrent le changement politique comme « extrêmement urgent » et 82 % pointent du doigt le manque de libertés comme le principal problème du pays.

Les résultats publiés ce lundi – consultables en direct via ce lien – révèlent un rejet massif du modèle politique actuel à Cuba. 96 % des personnes interrogées estiment qu’un changement politique sur l’île est « extrêmement urgent ». 94 % se disent « très insatisfaites » du système de gouvernement et 90 % qualifient les politiques de l’État cubain de « totalement inauthentiques ».

Interrogés sur les principaux problèmes de Cuba aujourd’hui, les chiffres sont frappants : 82,4 % des Cubains citent les restrictions aux libertés civiles et politiques comme le problème majeur du pays, devançant même la crise économique (52,9 %). L’inefficacité et l’inaction du gouvernement figurent également parmi les principaux sujets d’inquiétude (75,2 %), tandis que 47,7 % dénoncent la corruption institutionnelle. En revanche, l’embargo américain semble relégué au second plan : seulement 4,7 % le mentionnent comme un problème central, un contraste saisissant avec le discours officiel de l’État cubain.

Lorsqu’on envisage une transition, le rejet des structures actuelles est quasi absolu : 99 % élimineraient le Parti communiste, 98 % le système commercial des forces armées, et le même pourcentage démantèlerait l’appareil de sécurité d’État et le contrôle étatique des médias.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

José Nieves : “Il est très important que la voix des Cubains soit entendue”

Le site d’information cubain “El Toque” a lancé un sondage en ligne afin de connaître l’opinion des Cubains alors que des négociations secrètes entre le régime et l’administration Trump abordent l’avenir de l’île. Selon les premières conclusions, plus de 42 000 personnes y ont exprimé un rejet massif du régime en place.

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ?

La première est bien sûr l’existence d’un gouvernement dictatorial au pouvoir à Cuba qui empêche de récolter l’opinion de la population.

Car la page qui héberge votre enquête d’opinion a été bloquée à Cuba…

Effectivement. Nous nous sommes associés avec une vingtaine de médias qui ont fait la promotion de ce sondage, et rapidement le gouvernement a décidé de nous attaquer et de bloquer l’accès à la page de l’enquête. Les Cubains qui disposaient d’un téléphone récent avec les dernières mises à jour des principaux navigateurs pouvaient tout de même y accéder, mais, pour les autres, il fallait un VPN.

Contrairement à ce que veut faire croire le régime, les opposants aux régimes ne sont pas rares et isolés, et ce sondage leur permet de s’en rendre compte.

Ce sondage nous montre aussi qu’il existe de nouveaux consensus à Cuba autour d’un besoin urgent de changement, de liberté et il constitue un plébiscite en faveur d’un système de démocratie libérale avec une économie de marché.

Certaines déclarations de Marco Rubio ont laissé entendre que le gouvernement des États-Unis pourrait privilégier un scénario de type vénézuélien, avec une ouverture économique plus que démocratique et un maintien de la famille Castro au pouvoir.

C’est le scénario le plus probable, alors même que nous voyons dans notre enquête que les gens signalent le manque de liberté comme le principal problème à Cuba, devant même la crise économique. Cette solution ne serait pas satisfaisante, mais si elle est présentée comme un processus de transition vers la démocratie elle sera acceptée, à condition que l’appareil répressif soit anéanti.

Pour le moment, le régime n’a cédé sur rien : les prisonniers politiques sont toujours emprisonnés, la répression continue et c’est la seule chose qui l’empêche de s’écrouler.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

:person_facepalming: Une démocratie d’un autre genre : le discours qui élude les questions essentielles

La récente interview du ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, sur ABC News, n’est pas un exercice de transparence diplomatique, mais plutôt un nouvel épisode d’esquive systématique des questions auxquelles le gouvernement cubain refuse de répondre depuis des décennies.

Confrontée à des questions directes sur l’absence d’élections libres, le manque de pluralisme politique et l’absence de garanties minimales pour la participation citoyenne, la réponse officielle s’est retranchée derrière une formule creuse : « Cuba est une démocratie d’un autre genre. »

Or, cette affirmation n’était étayée par aucune preuve institutionnelle vérifiable ni par la moindre explication concrète qui aborde le cœur du problème : l’impossibilité réelle de toute compétition politique sur l’île.

L’interview a une fois de plus révélé le schéma discursif de l’appareil d’État cubain : substituer les slogans à la responsabilité.

Interrogé sur les craintes du gouvernement quant à la liberté de vote des Cubains, la réponse fut de qualifier la question de « préjugé », évitant délibérément d’aborder le problème central : l’absence d’un système électoral compétitif et pluraliste.

Plus grave encore fut le refus catégorique de reconnaître l’existence de prisonniers politiques, malgré les documents établis par les organisations internationales de défense des droits humains concernant les détentions liées aux mouvements sociaux et à la dissidence politique, notamment après les manifestations du 11 juillet 2021.

Le déni n’élimine pas le problème ; il ne fait que révéler la stratégie visant à rendre systématiquement invisible le conflit interne.

Le ministre des Affaires étrangères n’a également apporté aucune réponse concernant l’absence de réformes politiques, la structure du pouvoir qui empêche l’alternance au pouvoir, ni les mécanismes qui restreignent l’organisation politique indépendante.

Le problème ne réside pas seulement dans l’absence de réponses. Il s’agit de la perpétuation d’un modèle de communication où les questions gênantes ne sont pas abordées, mais neutralisées.

Où la critique n’est pas débattue, mais rejetée. Et où la réalité n’est pas analysée, elle est remplacée par un discours officiel qui ne résiste plus à l’épreuve du temps.

Dans ce contexte, l’expression « démocratie différente » cesse d’être une explication politique et devient une formule rhétorique permettant d’éluder l’examen le plus fondamental : celui des droits, des libertés et de la légitimité du pouvoir.

Penser librement, dire la vérité et vivre dans la dignité et la paix ne devraient pas être un privilège… mais un droit.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Sujets suggérés

Services voyage