6 semaines en Inde de février à mars 2025

Forum Inde

Bonjour,

Nous sommes un couple de retraités de 75 et 70 ans et nous revenons d’un voyage individuel de plus de 4 mois qui nous a mené 6 semaines et Inde et prés de 3 mois en Chine.

C’est notre quatrième voyage en Inde. Nous avons parcouru Delhi, Bikaner, le Shekhawati, Lucknow, le Madhya Pradesh et Hyderabad. Nous allons commencer la publication de ce voyage dans quelques jours.

Jeudi 23 janvier 2025, -DELHI

Notre bus nous amène sans encombre à l’aéroport Charles de Gaulle. Notre vol Air India part à l’heure prévue. Nous arrivons le lendemain à New Delhi à 8h00. Les formalités d’immigration et celles de la douane sont faites en un temps record. Nous prenons un taxi qui nous conduit à notre hôtel situé dans le centre-ville. Nous montons dans notre chambre et nous nous reposons quelques heures car le sommeil a été très perturbé pendant le vol.

L’après-midi nous commençons par nous promener dans les petites rues de notre quartier, toujours aussi grouillantes, populaires et bruyantes. Nous sommes souvent interpellés avec gentillesse pour essayer de nous vendre quelque chose. Nous passons une partie de l’après-midi à préparer la suite de notre voyage et nous achetons des billets de train. Puis nous nous occupons de changer de l’argent et de retirer les roupies dans des distributeurs de billets. Nous nous arrêtons dans un petit restaurant pour déguster quelques momos.

Nous apprenons que dans 2 jours ce sera le Jour de la République. À l’occasion de cette fête les monuments et boutiques seront fermés, ainsi que le métro et autres moyens de transport.

Samedi 25 janvier, pour notre première réelle journée à Delhi nous avons prévu de visiter le Fort Rouge et son quartier. Après le petit-déjeuner le personnel nous informe que Le Fort Rouge est fermé pendant deux jours pour le Jour de la République, ainsi que lundi, jour de sa fermeture hebdomadaire. Nous changeons notre programme et partons à pied pour visiter des monuments situés dans un autre quartier.

Notre première visite est pour le temple sikh de Gurdawara de Bangla Sahib. C’est un magnifique temple en marbre blanc coiffé de bulbes dorées. Nous nous rendons au bureau pour les étrangers où une fidèle nous accueille. Elle nous explique les principes du sikhisme. Nous mettons sur notre tête un foulard. Nous laissons nos chaussures et entrons dans le complexe après nous être lavés les mains et être passés dans un pédiluve. À l’intérieur on y trouve un édifice où les fidèles peuvent se recueillir devant une reproduction du livre sacré dans une salle richement décorées. Des extraits de ce livre sont psalmodiés. Puis nous faisons un tour du bassin. L’atmosphère est toujours bon enfant. Nous retournons voir notre guide qui nous emmène visiter les cuisines. Tous les jours entre 30000 et 80000 repas sont confectionnés. Ils sont distribués gratuitement à toutes les personnes qui viennent sans aucune discrimination. Des personnes ou des machines fabriquent des chapatis et de la nourriture cuit dans d’immenses chaudrons. Impressionnant ! Nous passons par l’immense réfectoire avant de rencontrer un responsable qui parle bien français. Il vit avec une française qui travaille à Air France. Il nous montre des photos de lui devant l’arbre de Noël des Galeries Lafayette et à Etretat. La tante de sa femme habite Le Havre. Le monde est bien petit.

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Nous poursuivons notre chemin et passons devant un petit temple le Ganesh Ji Mandir. Il est de style sud-indien avec son gopura décoré de sculptures et gravures peintes. Il est malheureusement fermé et nous ne pouvons le visiter.

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En cours de route nous faisons un détour par un puits à degrés, l’Agrasen Ki Baoli. Il présente trois niveaux bordés d’arches cintrées et d’alcôves. Il est à sec et on ne peut y descendre. En haut on trouve les restes d’une ancienne mosquée. Il était auparavant dans la campagne et est maintenant entouré de tours. Les murs de la route qui y mènent comportent des œuvres de street art. Mais il n’en reste que quelques vestiges, la mousson ayant fait son œuvre.

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En face du Purana Qila notre attention est attirée par deux bâtiments cachés par des arbres. Le premier est la porte Sher Shah Suri. Elle est située au bout d’un long chemin qui est gardé et son accès est interdit. C’est une imposante porte en grès rouge avec une grande entrée voûtée en mauvais état prolongée par des murailles crénelées.
Le second est une vieille mosquée, la Madjid Khairul Manzil, située à côté. On accède à la cour par une porte monumentale en grès rouge. Au fond de la cour on voit la mosquée en grès rouge avec trois portes voûtées et une salle de prière. La cour est bordée sur les ailes de bâtiments d’une madrasa dans un état de délabrement avancé. Au centre de la cour un réservoir est visible, et sur le côté un puits.
Ces deux bâtiments ont été construits au 16ème siècle.

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Nous arrivons au Purana Qila. C’est un fort construit par un ancien chef afghan. La forteresse est entourée par des remparts hauts de 18 mètres. On y pénètre par trois grandes portes voûtées. Nous entrons par la porte Bara Darwaza, l’entrée principale. Elle est en grés et a deux étages. Elle est protégée par des tours semi-circulaires. A l’intérieur on trouve un paisible jardin parsemé de monuments. De nombreux habitants viennent s’y promener et s’assoient pour profiter de ce jardin. Nous en faisons autant.

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Il y a deux structures principales dans ce fort. On y trouve en particulier la mosquée Qila-i-Kuhna construite dans un mélange de grès et de marbre rouge et blanc. C’est une mosquée à cinq travées avec un dôme unique. C’est un exemple de l’architecture moghole, avec des portes finement ciselées, des arches pointues en marbre, des mihrabs richement décorées, des marqueteries de marbre noir et blanc. La mosquée présente une incrustation de pierres utilisant du grès rouge et jaune ainsi que du marbre blanc et noir, des sculptures en pierre et des carreaux agrémentées d’une ornementation florale et géométrique.

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Le second bâtiment, le Sher Mandal, est une tour octogonale à deux étages construite en grès rouge. Elle servait de bibliothèque et d’observatoire

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Nous sortons du Fort en direction du tombeau d’Humayun. Nous hélons un tuk-tuk. Le chauffeur est un sikh. Nous tombons rapidement sur un bouchon. Il nous indique que tout le quartier est bouché car de très nombreux membres d’une communauté en pèlerinage viennent se recueillir sur ce tombeau. Il nous conseille d’y venir à partir de lundi. Nous changeons de destination pour le Lodi Garden.
Ce jardin est un havre de verdure bien entretenu où il fait bon s’y promener, loin du tumulte de la ville. De nombreux habitants de Delhi sont présents en famille ou entre amis. Des couvertures sont étalées et des pique-niques sont sortis. Des personnes font du jogging, jouent au cricket, au badminton ou avec des ballons. Des jeunes dansent. Des singes essaient de grappiller de la nourriture. Nous nous reposons quelques instants car nous commençons à être fatigués. L’endroit est également un sanctuaire avec plusieurs tombeaux et mausolées. Ce parc et ces monuments datent du 15ème siècle.

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Le premier édifice que nous voyons est le tombeau de Shisha Gumbad. Le monument était à l’origine décoré de tuiles émaillées bleues brillantes comme du verre. Il ne reste aujourd’hui que quelques traces de ces tuiles bleues. Le bâtiment abrite les tombes d’une famille inconnue.

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En face on aperçoit un complexe en forme de U. Le Tombeau de Bara Gumbad est caractérisé par son dôme massif. L’extérieur du tombeau présente une combinaison de grès rouge et de quartzite gris. Il n’y a pas de tombe dans ce bâtiment.

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A droite se trouve une mosquée à trois dômes, la Bada Gumbad Mosquée. La mosquée comprend cinq portes cintrées sur sa facade principale. L’intérieur de la mosquée est impressionnant, avec des mihrabs (niches de prière) finement sculptés et un mur de qibla indiquant la direction de La Mecque magnifiquement décoré. En face on a une maison d’hôtes plus simplement décorée au toit plat.

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Nous traversons l’édifice du tombeau pour nous diriger vers le Tombeau octogonal de Muhammad Shah caractérisé par des chattris et des tourelles à l’étage supérieur. Plusieurs cénotaphes sont visibles dans la grande salle. Le plafond est décoré de stuc sculpté avec motifs circulaires, des arabesques et des motifs calligraphiques.

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Nous poursuivons notre chemin vers le Tombeau de Sikander Lodhi. C’est un tombeau fortifié entouré d’un mur surmonté de créneaux. Un jardin entoure le tombeau, ce qui n’est pas le cas pour les autres édifices. Il possède un double dôme, une chambre octogonale contenant le cénotaphe et une véranda avec des arcs.

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Nous quittons le jardin par un pont en pierre à sept arches datant de la même période;

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Nous décidons de retourner ensuite à notre hôtel. La route nous paraît longue. Nous passons entre de nombreux militaires et finalement décidons de héler un tuk-tuk. Après un accord sur le prix de la course, il nous dépose près de notre hôtel. Nous faisons une pause avant de déjeuner car nous avons marché plus 20 kilomètres. Nous ne sommes pas assez courageux pour chercher un restaurant et allons manger dans celui situé juste en face de notre hôtel.
Demain on ne sait pas ce qu’on va faire exactement car tout semble fermer pour le Jour de la République.

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Dimanche 26 janvier 2025.- DELHI

Delhi est calme et étrangement silencieuse. Pas un bruit à notre réveil. C’est le Jour de la République. Tout est fermé, à commencer par les boutiques ainsi que les commerçants ambulants et les sites touristiques. Il n’y a pas de train ni d’avion ni le métro. On va passer la journée dans notre quartier à se promener ou à organiser la suite de notre voyage.
Le personnel de notre hôtel à l’exception d’une personne est parti assister au défilé militaire qui doit avoir lieu pour cette fête.
Les tuk-tuk et leurs klaxons sont à l’arrêt.
Les transports en commun redémarrent l’après-midi. Quelques boutiques et marchands ambulants sont également présents.
On en profite pour organiser la suite de notre voyage et publier photos et récits.
Demain la vie normale va reprendre son cours à Delhi.

Lundi 27 janvier 2025 - DELHI

Nous avons programmé 3 visites et des déplacements en métro. La ville a retrouvé son activité habituelle après la pause de dimanche. Nous nous dirigeons vers la station de métro la plus proche de notre logement. Pour accéder aux quais les bagages sont scannés et nous passons au détecteur de métaux. Nous trouvons sans problème la destination. Au changement de ligne un couple nous aide pour trouver la bonne direction. Après 40 minutes de trajet nous arrivons à destination. Le métro est rapide et bon marché. Les rames sont longues. Le wagon de tête est réservé aux femmes. Il est bondé. On se repère assez facilement car tout est écrit en anglais.
Après une vingtaine de minutes de marche nous arrivons à l’ensemble architectural du Qutb Minar.

Le billet d’entrée est de 600 roupies pour les étrangers et 30 roupies pour les Indiens. C’est un ensemble de monuments et de tombeaux construits aux 12 ème et 13 ème siècles. La promenade est plutôt agréable dans ce parc malgré l’absence d’ombre.

Le Qutb Minar proprement dit est une tour de 73 mètres de haut. C’est à la fois une tour de victoire et un minaret de la mosquée adjacente. Les trois premiers étages sont en grès rouge et sont ornés de motifs décoratifs et de versets du Coran. Les deux étages suivants sont en marbre blanc et grès rouge.

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A côté on trouve le Tombeau de l’Imam Zamin. C’est un petit monument avec de magnifiques écrans Jali entourant la chambre et des panneaux de marbre. Le toit est soutenu par douze piliers et est surmonté d’un dôme en grès. A l’intérieur de la tombe, les sculptures et les fenêtres sont splendides à voir.

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L’Alai Darwaza situé contre ce tombeau est un édifice carré surmontée d’un dôme avec des entrées en forme d’arc. C’est la porte sud de la mosquée Quwwat-ul-Islam. Il est composé d’une seule salle. Il est constitué de grès rouge, avec des incrustations de marbre blanc sur les murs extérieurs. Ses murs sont ornés de nombreuses calligraphies arabes.

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La Mosquée Quwwat-ul-Islam située derrière cette porte est la plus ancienne mosquée de Delhi. Elle est en grande partie en ruine, mais ce qui en reste permet de se donner une idée de sa grandeur et de sa splendeur. A l’origine elle était composée d’une grande cour entourée d’arcades aux piliers sculptés et d’un imposant mur à cinq arches. Elle a été progressivement agrandie. Elle est construite en grès rouge, quartz gris et marbre blanc.

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Nous continuons à parcourir ce complexe jusqu’au Tombeau d’Iltutmish. Il a été construit au 13 siecle et possédait à l’origine un dôme. La pièce où se trouve la tombe comporte de nombreuses inscriptions gravées sur les pierres, des motifs géométriques et des arabesques.

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Nous découvrons ensuite l’Alai Minar. Commencée par le sultan Alauddin, cette tour devait être deux fois plus haute que le Qutb Minar. Elle n’a jamais été réalisée et aujourd’hui il n’en reste qu’un seul étage en ruine de 25 mètres de haut.

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En quittant le complexe nous longeons une curieuse structure en forme de pyramide, l’Azan Tower. Nous n’en savons pas plus.

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Nous finissons par sortir pour nous reposer en mangeant dans un café. Une galerie d’art située à côté est malheureusement fermée
Nous reprenons le métro vers une seconde destination, le tombeau d’Humayun.
Nous parcourons les dernières centaines de mètres au milieu d’une foule qui sort des écoles et des mosquées. Nous sommes souvent sollicités par des enfants ou des femmes, sans compter les chauffeurs de tuk-tuk.

Notre première visite est pour le tombeau d’un poète et homme d’état moghol, Abdur Rahim Khan-i-Khanan, situé à quelques centaines de mètres du tombeau d’Humayun. Il le fit construire pour son épouse, et y fut lui-même enterré près à sa mort. Sa restauration permet d’avoir une idée de sa splendeur au moment de sa construction. C’est un imposant monument carré à deux étages en grès rouge qui s’élève sur une haute plateforme percée de cellules voûtées sur ses quatre côtés. Quatre chhatris sont disposés aux angles du dôme central coiffé d’une coupole de marbre blanc. L’intérieur a été magnifiquement restauré. Sous le dôme central, se trouvent les tombeaux d’Abdur Rahim Khan-I-Khanan et de son épouse. L’intérieur de l’édifice funéraire présente de magnifiques motifs gravés dans le plâtre, des peintures et des moucharabiehs blancs.

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Nous poursuivons notre chemin vers notre destination, le tombeau d’Humayun. En cour de route notre attention est attirée par un petit bâtiment situé au milieu d’un carrefour et auquel il nous est impossible d’accéder à cause de la densité de la circulation. C’est un petit mausolée octogonal, le Sabz Burj. Son dôme est recouvert de tuiles émaillées bleues et sa partie basse est décoré de motifs géométriques réalisés à partir de tuiles vernissées de différentes couleurs.

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Nous arrivons enfin au site du Tombeau d’Humayun. Il a été construit au 16 ème siècle. Le site contient plusieurs tombeaux répartis dans un agréable jardin arboré avec ses bassins, canaux et parterres fleuris. Notre première visite est pour le mausolée d’Isa Khan. Il abrite les dépouilles de ce serviteur d’un empereur et de sa famille. L’édifice est de forme octogonale, finement sculpté et surmonté d’un dôme central et de huit petites coupoles. Tout autour de ce mausolée on trouve une galerie à grosses colonnes et des arcades en arc brisé. A l’intérieur six tombes reposent, éclairées par des baies ajourées qui laissent passer la lumière.

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En face du mausolée se dresse la mosquée d’Isa Khan surmontée de trois dômes. Elle est construite en grès rouge et se compose d’une seule salle de prière à laquelle on accède par trois portails décorés.

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L’entrée de la tombe de Humayun se fait par la haute porte ouest, qui s’ouvre sur son vaste jardin.

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Le mausolée d’Humayun repose sur une haute plateforme percée d’ouvertures en arc de chaque côté, donnant accès à de petites chambres funéraires. Il est situé au centre d’un grand jardin avec des pelouses bien entretenues, des allées surélevées, d’étroits canaux et des bassins. Il contient les tombes de l’empereur, de ses deux femmes et de plus de 100 membres de la famille royale. Il est en grès rouge et marbre blanc. Sa façade est ouverte par de hautes portes en arc avec en alternance des bandes de marbre blanc et gré rouge. De petits dômes bordés de carreaux bleus et jaunes, ainsi que des chhatris aux dômes blancs, sont visibles sur sa terrasse. Le cénotaphe en marbre blanc brut de Humayun se dresse seul dans la salle centrale. Celle-ci comporte trois étages d’ouvertures cintrées, laissant passer la lumière naturelle à travers les jalis. Il y a foule pour visiter ce site magnifique.

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Nous nous promenons dans le jardin bien entretenu qui l’entoure et visitons différents édifices qui le parsèment et qui servent de tombes.
Notre chemin nous mène d’abord vers la Tombe du barbier, Nai-ka-Gumbad. il devait être important pour l’empereur pour avoir une tombe aussi proche. La tombe se dresse sur une plate-forme surélevée, C’est un édifice carré en grès rouge et marbre blanc avec un chhatri avec une coupole recouverte de tuiles bleues à chacun de ses angles. Il est surmonté d’un dôme.

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Puis c’est le mausolée de Nila Gumbad. Il est de forme carrée et est posé sur une plateforme. Il est construit en plâtre et en moellons et possède un imposant dôme en tuiles bleues. Il comporte également des alcôves surmontées d’aches sur tous ses côtés et ses façades sont ornées de motifs géométriques et d’inscriptions en arabe.

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Nous terminons notre visite par le mausolée et la mosquée d’Asfarwala. Le tombeau d’Afsarwala est construit sur la plateforme surélevée de la mosquée en quartz gris et revêtu de grès rouge et de marbre. Il est de forme octogonale et chaque côté contient une arche avec une porte carrée, qui ouvre sur la salle intérieure. La façade de la mosquée comporte trois arches et celle-ci n’a qu’un seul dôme. Les deux édifices sont d’une conception plutôt simple et dépouillé.

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Il est temps pour nous de rentrer et nous décidons de ne pas visiter le troisième monument comme prévu.
Nous prenons le métro qui nous ramène dans le quartier de notre hôtel. La nuit tombe et il a retrouvé son animation habituelle.
Avant de rentrer à l’hôtel nous allons boire un chai au stand situé à côté. Il est très bon.

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Nous voyons avec le responsable de l’hôtel la venue d’un tuk-tuk pour demain matin car nous devons prendre un train qui doit nous mener à notre prochaine destination, Bikaner.

Bonjour

Je suis fan de l inde depuis 40 ans

Bravo pour votre compte rendu

Il donnera je pense des envies a tous ceux qui le liront

Chez

28 janvier 2025 - BIKANER

Un tuk-tuk nous conduit à la gare ferroviaire. La température est fraîche et la conduite du chauffeur est plutôt sportive. A la gare nos bagages sont scannés. Nous attendons sur le quai avant de monter dans notre wagon. Nous sommes dans un wagon 2 AC. Nous sommes seuls dans un compartiment de 4 places. Il y a peu de monde dans notre wagon. Il commence par se traîner dans la banlieue de Delhi. Puis il prend de la vitesse. Le bord des voies est un véritable dépotoir.

Nous commandons un plateau repas, un thali. Il est très bon. Puis c’est un chai. Nous voyons des travaux le long de la voie ferrée. Une nouvelle voie est en construction, car cette ligne est à voie unique. Plus nous avançons plus la végétation se tarit. Il y a bien quelques cultures et quelques animaux, mais le sol est de plus en plus sablonneux.

Nous arrivons enfin à Bîkaner avec 10 minutes d’avance. C’est la première fois. Un tuk-tuk nous conduit à notre logement situé dans la vieille ville.
Notre logement situé dans un Haveli. Il est tenu par un couple et sa fille. Il a été construit il y a 130 ans par un de leurs ancêtres.
Nous logeons à l’étage dans une belle chambre peinte de différentes couleurs et habillée d’objets locaux. Le soir le repas est pris en commun sur une grande table. Il n’y a pas beaucoup de monde, un japonais qui est là pour un mois, et deux allemandes qui partent demain.

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Les havelis ont été construits par des marchands aisés pour montrer leur richesse et leur réussite. A Bîkaner les havelis sont richement décorés intérieurement et la couleur brune prédomine en façade. Malheureusement ils ne sont que rarement habités. Beaucoup sont en ruine ou détruits. Seuls quelques-uns survivent surtout lorsqu’ils sont transformés en logement pour accueillir des touristes.

Nous faisons une promenade dans les petites ruelles au milieu des vaches et des scooters. Certaines habitations sont délabrées ou écroulées. Aux loin deux temples apparaissent. Nous les visiterons dans deux jours. Nous regardons les habitants vaquer à leurs occupations et les commerçants et artisans travailler. Nous remarquons une large table basse en bois, une patta. A l’origine elle servait de lieu de rencontre pour les femmes. Maintenant elles sont surtout utilisées par les joueurs de cartes. Nous rentrons au haveli pour le dîner.

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29 janvier 2025 - BIKANER

Un tuk-tuk nous attend pour nous conduire au Fort de Junagarh. C’est un fort imposant construit à partir du 16 ème siècle par les différents souverains de Bikaner, ce qui lui donne un caractère composite mêlant différentes influences architecturales, rajput, moghol et gujarati. C’est un des rares forts du Rajasthan bâti sur terrain plat. Il est protégé par un rempart en grès rouge de plusieurs centaines de mètres de long, avec des douves, des bastions et un fossé. Nous franchissons plusieurs portes pour accéder au fort. Une des portes est hérissée de gros clous pour empêcher les éléphants de l’enfoncer. Les empreintes des mains des princesses sont visibles sur un des murs après l’entrée.

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Le fort de Junagarh renferme divers palais et temples. C’est un dédale de couloirs, d’escaliers, de terrasses et de cours intérieures. Nous allons le parcourir pendant plusieurs heures et découvrir la richesse et l’opulence de ses différentes pièces. Ce sont des plafonds et les murs richement décorés, des cours intérieures aux jalis finement sculptées et aux fenêtres en saillie, des pièces recouvertes de dorures, de peintures murales colorées, de miroirs, de vitraux, d’ivoire, de peintures à la feuille d’or, des carreaux italiens, de miroirs spectaculaires, de fines peintures avec des motifs floraux, des mosaïques, des peintures dans la tradition des miniatures rajputes, des marbres précieux, des faïences de Hollande et du Portugal, des murs de plâtre imitant la pierre dure et ornés de motifs en laque rouge et or, des murs recouverts de miroirs et de feuilles d’or, des panneaux de marbre sculpté racontant la légende de Radha et Krishna, des salles décorées de dorures, miroirs, boiseries de santal, d’incrustations sur ivoire, un avion biplan, des sales d’armes avec toute sorte de fusils, sabres aux pommeaux d’or, d’argent et de jade, d’énormes lustres occidentaux, des carrioles, palanquins, d’anciens tapis monumentaux. On est étourdi par un tel luxe.

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Nous sortons par la cour principale du Fort avec son imposante façade sculptée sur toute sa longueur. Nous pénétrons dans un musée qui nous raconte l’histoire de cette dynastie et l’influence du monde occidental sur le mode de vie des maharajas jusqu’à l’indépendance de l’Inde. On y trouve de la vaisselle, des menus, des costumes, des textiles, des peintures murales, du mobilier.

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Le tuk-tuk nous conduit ensuite au Laligarh Palace. Le palais en grès rouge de style anglo-rajput a été construit au début du 20 ème siècle. Depuis une partie du palais a été transformée en hôtel et l’autre reste la résidence privée de la famille royale de Bîkaner. Seules, une partie des salles transformées en musée peuvent être visitées. Nous nous contentons de prendre quelques photos de l’extérieur.

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incessant des klaxons des tuk-tuk. Nous regardons les petits métiers de rue, dentistes, réparateur de chaussures, coiffeurs. De nombreux habitants tiennent de petits stands qui proposent de tout. Des boutiques vendent des produits plus classiques, téléphones portables, vêtements, chaussures, matériels de cuisine. Certaines boutiques ont un mètre de large et sont profondes. De nombreux habitants nous saluent où nous demandent d’où nous venons.

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Nous arrivons à la Khote Gate, une large porte à trois arches surmontées de bulbes.

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Nous nous engageons dans le marché. On y trouve d’abord de nombreux fruits et légumes. Puis c’est le marché aux tissus. Nous sommes invités gentiment à regarder les tissus.

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Nous poursuivons notre balade dans la vieille ville pour regarder les havelis. En cours de route nous croisons une chercheuse d’or. C’est la deuxième en deux jours. Ces demeures ont été construites par de riches marchands. Ils sont bâtis de grès rouge. Nombre d’entre eux possèdent plusieurs étages et de vastes pièces disposées autour d’une cour intérieure richement décorée. Leurs façades se caractérisent par des jalis, des balcons et des surplombs. Il y en a encore de nombreux, mais souvent inhabités ou en mauvais état. Certaines familles ont fait le choix de convertir leur haveli en hôtel ou musée. Il n’est pas facile de circuler dans cette partie de la ville entre les scooters et les animaux.

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Nous arrivons aux Rempuria Havelis, impressionnants par leur taille et le travail minutieux de leurs façades finement sculptées dans le grès rouge ainsi que par le bleu azur des portes. Comme les autres ils sont inhabités.

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Un autre haveli attire notre attention, le Bhanwar Niwas. Il appartient à la famille Rampuria et a été restauré. Sa façade est finement sculptée. Il a été transformé en hôtel et nous pouvons visiter les parties communes au rez-de-chaussée qui nous donnent une idée de la richesse de ces bâtiments du temps de leur splendeur. Il mêle les influences architecturales indiennes et européennes. Les façades de la cour intérieure et leurs balcons sont finement ciselés et présentent des motifs floraux et géométriques. Nous visitons plusieurs salons richement décorés. Le Salon Bleu est magnifique avec des ornements en feuille d’or, des fauteuils dorés, des objets d’art anciens et des tapisseries somptueuses.

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Nous poursuivons notre chemin à travers ces rues bordées d’havelis jusqu’à notre logement.

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J adore
Magnifique

Chez

A premiere vu je suis vôtre seul fan

Pas de désespoir continuer c est vraiment super

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Non non…
Mais je n’ai rien (d’intéressant) à dire.
Je profite.

Ça change tellement de ces pubs ineptes qui inondent le forum…

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Merci pour interaction

30 janvier 2025 - BIKANER

Pour notre dernière journée à Bîkaner nous allons d’abord voir les cénotaphes royaux Devi Kund situés à une dizaine de kilomètres de Bîkaner. Notre tuk-tuk nous y conduit. Les cénotaphes sont construits près d’un lac au bord duquel avaient lieu les crémations de la famille royale. Ils sont édifiés à la mémoire des rois et reines et les plus vieux datent du 16 ème siècle. Les plus anciens sont en gré rouge et les plus récents en marbre. Certains ont conservé leurs fresques et leurs plafonds peints. Les mausolées sont ciselés et surmontés de dômes. On trouve des pierres commémoratives sur certains cénotaphes. Nous parcourons l’ensemble du site. Il se dégage une certaine sérénité dans ce lieu, d’autant plus que nous sommes les seuls touristes.

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Notre tuk-tuk nous ramène en ville. En cours de route il s’arrête pour se renseigner sur l’heure de départ d’un bus demain matin pour notre prochaine destination, Mandawa.
Il nous dépose dans la ville nouvelle. Nous nous dirigeons vers la vieille ville, quand notre attention est attirée par deux grands édifices. Ce sont deux temples construits par des maharajas. Le premier est en gré rouge et est en cours de restauration. Nous pouvons pénétrer dans la cour. Elle comporte des façades finement sculptées. Le deuxième est un temple en marbre blanc et est dédié à Vishnu et Krishna. Nous ne pouvons y pénétrer car il est fermé.

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Nous poursuivons notre chemin jusqu’au marché.

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Nous prenons la direction de notre logement. Nous croisons une nouvelle chercheuse d’or. Nous passons à nouveau devant les havelis.

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Après une pause à notre logement nous prenons la direction de deux temples situés plus loin dans la vieille ville. Le quartier est plus animé avec la présence de nombreuses petites échoppes. Nous devons toujours éviter les scooters, les tuk-tuk, les vaches, les chiens et la saleté. Il faut faire attention où on marche.

Nous visitons d’abord le temple Jaïn de Bhandasar. Il date du 15ème siècle et est construit en grès rouge et en marbre blanc. Il est dédié à Sumtinatha, le 5e tirthankara. L’intérieur est remarquable. Les plafonds, les murs et les piliers sont entièrement recouverts de peintures, de sculptures, de fresques et de miroirs qui représentent les vies des 24 tirthankars—grands enseignants du jaïnisme, des scènes de cour, des processions, des batailles. Cette profusion de décorations et de couleurs est éblouissante.

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A côté le temple hindou de Laskjminath est plus sobre. Il est fermé. Devant sa porte de fervents fidèles chantent des prières. Puis la porte s’ouvre et nous suivons la foule. On ne peut prendre des photos. Il y a un petit temple au milieu de la cour. Les fidèles s’y agglutinent dans une ferveur indescriptible. Des prêtres distribuent des colliers de fleurs, des portes clefs, des douceurs. L’intérieur du temple est recouvert de dorures. Dans la cour d’autres petits temples attirent aussi les fidèles.

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Nous retournons à notre haveli en parcourant les petites ruelles qui y mènent. C’est l’occasion d’acheter de bons biscuits, de prendre des photos et de répondre aux gestes amicaux des habitants.

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Comme tous les soirs nous prenons notre repas au haveli.
Demain nous allons prendre un bus qui nous doit nous conduire à notre nouvelle étape située dans le Shekhawati, Mandawa.

31 janvier 2025 - MANDAWA

Le matin notre chauffeur de tuk-tuk nous conduit à quelques kilomètres de Bikaner pour prendre le bus qui doit nous conduire à Mandawa . Il fait froid, pas plus de 8 degrés et il y a du brouillard. Nous attendons le bus dans un petit hangar avec des indiens.
Le bus arrive et c’est la bousculade pour monter. Nous voyons un passager à une fenêtre et nous lui donnons l’écharpe de Catherine. Il la met sur les deux sièges situés devant lui pour nous les réserver. Nous faisons comme les indiens. Nous rentrons sans problème. Le bus est massif. A chaque rangée il y 5 sièges et il y a près d’une vingtaine de rangées.

Le bus va mettre 3 heures et quart pour parcourir 180 kilomètres.

Il nous dépose à l’entrée de Mandawa. Aussitôt une moto propose de nous déposer chacun notre tour à notre hôtel.
Nous déclinons son offre et marchons jusqu’à notre hôtel situé à quelques centaines de mètres. Cette partie du village est calme et propre.

Nous arrivons à notre logement, un hôtel construit dans le style des havelis recouvert de fresques. Il y a de nombreux escaliers, couloirs et recoins. Nous nous installons dans notre chambre toute aussi colorée. Nous prévoyons avec le gérant la visite de la ville avec un guide demain.

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Nous décidons de nous promener dans ce petit village d’une vingtaine de milliers d’habitants à la découverte des havelis. Ils ont été construits aux 18 ème et 19 ème siècles pour les familles des riches marchands. Ils ont quitté ces havelis au moment du déclin économique du Rajasthan à la fin du 19 ème siècle pour poursuivre leurs activités dans de grandes villes. Il y en plus d’une centaine en plus ou moins bon état, inoccupés ou gardés par une famille. Les extérieurs et les intérieurs de ces havelis sont peints.
Nous sommes rapidement interpellés par un habitant qui tient une boutique et veut nous servir de guide. Nous avons beau lui dire que ça ne nous intéresse pas il s’incruste. Nous avons beaucoup de mal à nous en débarrasser. Un peu plus loin un autre habitant nous accoste pour nous guider. Il est encore plus collant. Il nous raconte qu’il connaît Marseille et son pastis 51 et que Zidane est venu visiter Mandawa. Nous avons encore plus de mal en nous en débarrasser et il nous quitte en maugréant.

Nous pouvons visiter l’Hôtel Heritage Haveli, un haveli transformé en hôtel situé un peu plus loin dans notre rue. Des préparatifs sont en cours car il doit accueillir un mariage. Nous pouvons néanmoins voir le rez-de-chaussée.

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Nous atteignons ensuite la rue principale que nous remontons. Nous franchissons d’abord la South Gate.

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Nous passons ensuite devant plusieurs havelis en plus ou moins bon état.

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Nous aboutissons au Singhasan Haveli transformé en hôtel que nous pouvons visiter.

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Nous finissons par retourner à notre haveli. Nous y mangeons.

Dans la nuit Catherine a de la température et est courbaturée, sans doute la grippe et Didier a du mal à digérer. De plus notre matelas est dur comme du béton. Nous décidons de changer notre programme. Nous annulons les visites prévues ces deux prochains jours. Nous demandons à changer de chambre, ce qui est fait. On entend beaucoup de musique dans ville. Le gérant nous informe que c’est la saison des mariages.
Nous allons donc faire une pause de deux jours dans ce récit afin de nous reposer et de repartir en forme.

Le samedi 1er février sera une journée complète de repos.

2 février 2025 - MANDAWA

Nous nous reposons le matin. L’après-midi midi nous faisons une petite balade dans la ville.

Nous nous dirigeons vers la partie de la ville qui contient des havelis. Nos pas nous mènent d’abord vers la forteresse de Mandawa. Elle a été construite au milieu du 18ème siècle et a été transformé en un hôtel de luxe. On y accède par une longue rampe et d’imposantes portes. On ne peut accéder qu’à la première cour.

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Nous poursuivons notre chemin dans les petites ruelles de la ville au hasard. Nous entrons dans plusieurs havelis transformés en hôtels. Ce sont les seuls en bon état. Leurs peintures et les fresques sont soit d’origine en bon état, ou restaurées à l’identique. Leurs couleurs sont vives, rouges, bleues, vertes. Les scènes représentées sont d’inspiration divine, ou des contes folkloriques locaux. Elles décrivent aussi des scènes de la vie courante des propriétaires de ces havelis. Sur la fin des peintures inspirées de l’Europe sont peintes, comme des trains, voitures, instruments. Les portes et les fenêtres sont souvent en teck et finement travaillés. Nous pouvons visiter librement les parties communes de ces havelis.
Pour d’autres havelis nous devons nous contenter de regarder de l’extérieur leurs façades aux peintures détériorées par la pluie. Nous apercevons au-dessus d’un mur la façade de style art nouveau d’un haveli.

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Nos pas nous mènent ensuite vers un puits, l’Harlalka Well. Il est situé sur une plateforme et est entouré de 4 petits minarets terminés par des bulbes. Aux quatre coins de la plateforme on trouve des petits pavillons surmontés de coupoles. Au milieu le puits est fermé par une grille et entouré d’une barrière. Il n’est plus utilisé depuis longtemps.

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Un peu plus loin notre attention est attirée par des cénotaphes. Au moment où nous arrivons des jeunes ouvrent les portes. Ils nous proposent d’en faire une visite commentée moyennant finance. Ceux sont les cénotaphes d’un roi et de son frère. Les plafonds des cénotaphes ont conservé leurs peintures. D’autres édifices entourent ces cénotaphes. Des peintures racontent la vie de Krishna.

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Nous quittons ce lieu vers d’autres cénotaphes que nous avons aperçus un peu plus loin. Nous y pénétrons avec difficulté car ils sont en mauvais état. Ils sont apparemment plus anciens. Les plafonds de certains cénotaphes ont conservé une partie de leurs couleurs. Nous ne pouvons trouver des informations à leur sujet.

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Nous retournons tranquillement à notre hôtel en continuant à nous intéresser aux havelis qui se présentent à nous. Nous pouvons visiter la cour du Legacy Mandawa transformé en hôtel.

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Nous passons devant les façades plutôt décrépies de plusieurs havelis avant de rejoindre notre hôtel. Il y a des havelis dans quasiment toutes les rues.

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Le soir nous allons manger sur la terrasse d’un restaurant que nous avions repéré dans la journée.

3 février 2025 - MANDAWA

Nous avons rendez-vous avec un guide pour une visite plus approfondie des havelis. Il nous raconte l’histoire de la ville de Mandawa. Elle a été fondée au 18ème siècle par de riches marchands. Ceux-ci décoraient leurs demeures, les havelis, à l’intérieur et à l’extérieur avec des peintures représentant des scènes rajasthani et des peintures aussi plus classiques, animaux, dieux… Avec le déclin des routes commerciales terrestres, la plupart des commerçants et leurs familles partirent dans des villes comme Delhi, Kolkata ou Mumbai. Ils laissèrent leurs anciennes demeures se délabrer lentement au fil des ans.

Nous passons devant le Bansidhar Newasia Haveli. Construite en 1910 il abritait encore récemment une banque du Rajasthan. Il est abandonné. On peut remarquer sur une de ses façades des peintures représentent l’arrivée de la modernité avec un garçon utilisant un téléphone, le vol inaugural des frères Wright observé par des femmes en sari, la présence de bicyclettes et une européenne dans une voiture avec chauffeur.

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Nous poursuivons notre chemin vers le Murmuria Haveli un des derniers construits en 1935. Il est aussi fermé et impossible à visiter. Il se caractérise par ses murs extérieurs aux tonalités vertes. Sur une de ses façades on remarque un train vapeur symbole du voyage de ses propriétaires en Europe. Une fresque très abimée représente différents lieux européens visités.

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En face on entrevoit le Seth Dayaram Dedraj Goenka Haveli. Il est aujourd’hui la demeure d’un vendeur de marionnettes traditionnelles du Rajasthan.

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Nos pas nous amènent ensuite au Goenka Double Haveli. Il a été construit en 1890. Il est composé par deux ailes distinctes bâties par deux membres de la même famille. Les deux parties du haveli sont strictement identiques. Elle favorisait la vie communautaire et l’intimité de chaque famille.

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Quelques centaines de mètres plus loin nous arrivons au Jhunjhunwala Haveli. Il a été construit au milieu du 19e siècle par un riche marchand du Rajasthan. Ses peintures vives et variées représentent différents dieux et déesses. Certaines pièces ont des murs et plafonds peints en totalité.

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Nous découvrons un Haveli, le Mandawa Vilas, qui a été transformé en hôtel et qui a ouvert il y a quelques mois. Il a été magnifiquement restauré. La cour intérieure est recouverte d’un dôme en verre. Tout l’intérieur est recouvert de peintures et de fresques de toutes couleurs.

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Le Sneh Ram Ladia Haveli a été transformé en boutique d’artisanat et d’antiquités. Les murs de cet haveli sont ornés de peintures représentant le dieu Krishna et de différents motifs arabesques et floraux

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Nous visitons ensuite le Chokhani Double Haveli construit en 1910. Il a été construit par les deux frères d’une même famille. L’haveli dispose d’une grande cour qui relie les deux ailes. Chacune des entrées est encadrée par deux éléphants. Les murs de l’haveli sont peints avec des images de dieux hindous, d’histoires mythologiques, de paons, de soldats britanniques, de voitures et d’hommes vêtus à l’occidentale. Les portes sont en bois et sont finement sculptées.

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Après plusieurs heures de découverte des havelis Nous retournons ensuite à notre hôtel pour prendre un peu de repos. En cours de route nous passons devant un puits et un cénotaphe.

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Avant d’aller dîner sur la terrasse d’un restaurant nous faisons une dernière balade à la découverte de ces havelis.

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Arrivés à notre hôtel un homme chante en s’accompagnant d’un petit piano muni à l’arrière d’un soufflet, un harmonium indien. Il célèbre la naissance de son enfant. Nous l’écoutons quelques minutes. Les mélopées ne nous semblent pas très joyeuses. Nous faisons la connaissance d’une retraitée française qui accompagne son ami indien qui tient une agence de voyage et qui vient découvrir cette région de l’Inde.

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Mardi 4 février 2025 - MANDAWA

Nous avons prévu de visiter 3 petites villes proches de Mandawa avec une voiture réservée par le Haveli. Le guide qui accompagne une française qui regardait le chanteur hier soir propose de partager le véhicule car ils ont prévu de visiter les mêmes villes que nous. Nous acceptons. Un autre guide plus qualifié et qui a été son formateur de son ami indien nous accompagne bénévolement. Nous voilà tous les six embarqués vers notre première destination, RAMGARH, située à 25 kilomètres de Mandawa. Nous allons mettre près d’une heure pour atteindre ce village, tant la route est en travaux, ou défoncée.

La ville a été fondée à la fin du 18 ème siècle par des familles de riches marchands, comme les Poddars. On compte plus de 200 havelis et plus de 30 chhatris ou cénotaphes. Comme dans d’autres villes du Shekhawati de nombreux havelis sont tombés en ruine au fil des ans.

Notre premier arrêt est pour le Mohar Haveli. C’est un des plus anciens haveli de la ville et il est transformé en musée. Il contient de nombreuses fresques bien conservées. Sa monumentale porte d’entrée est entourée de tek finement sculpté.

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Puis c’est la direction du Ganga Mai Mandir. Il a été construit par les Poddars en 1845. C’est un temple imposant avec de grands éléphants peints sur sa façade. La cour intérieure est recouverte de dessins. Dans une salle on retrouve les différentes divinités hindoues. Notre guide nous explique le rôle de ces divinités.

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Nous passons devant le Khemka Balaji Mandir sans le visiter.

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Nous poursuivons notre balade par le Ganesh Mandir, un temple dédié à Ganesh. L’extérieur est largement décrépi, mais l’intérieur est magnifique avec une cour aux murs entièrement peints sur un fond ocre, ce qui n’est pas courant.

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A côté un grand espace récupère des pièces des havelis détruits ou en cours de restauration. Elles sont remises en état pour être vendues en Inde ou dans le monde, ou restituées aux havelis. Il y a des milliers de pièces de toutes les formes et les tailles. Le responsable essaie de nous en vendre sans succès.

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Nous atteignons ensuite le Shani Temple. C’est un temple unique. Il est recouvert de milliers de miroirs, importés de Belgique au début du 20 ème siècle. Ils sont incrustés au milieu de fresques aux motifs floraux ou de scènes de la mythologie hindoue. C’est une pure merveille pour les yeux, d’autant plus que les peintures et les miroirs sont d’origine. Notre guide nous explique l’histoire de cette mythologie.

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Nous parcourons ensuite à pied des rues du centre-ville qui regroupent de nombreux havelis. Nous regardons leurs peintures extérieures qui ont survécu au temps. Il n’est pas possible de les visiter car ils sont tous fermés ou abandonnés. Un seul fait l’objet de travaux de restauration, mais nous ne pouvons pas y pénétrer.

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La voiture nous conduit ensuite au Poddar Seth Gopal Chhatri, monument édifié à la mémoire de défunts de la famille Poddar. Ce sont des structures en forme de pavillons coiffées de dômes. Nous devons attendre l’arrivée du gardien prévenu par téléphone. De l’extérieur le Chhatri apparaît en mauvais état. Mais à l’étage le spectacle de l’intérieur des dômes est exceptionnel. Ils sont entièrement recouverts de peintures décrivant l’épopée indienne du Ramayana et de la vie du dieu hindou Krishna. Les couleurs sont magnifiques et les scènes détaillées avec finesse. Une vraie bande dessinée. En dessous on trouve un temple dédié à Shiva.

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Un peu plus loin le Ram Gopal Poddar comprend un nombre important de chhatris et d’édifices. Nous ne pouvons y accéder car le gardien est absent de la ville.

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Nous prenons la direction du deuxième village de notre balade, MAHANSAR, situé à une dizaine de kilomètres.

Notre première visite est pour le Ragunath Ji Temple construit au milieu du 19ème siècle. C’est un des plus imposants temples du Shekhawati. Sa cour intérieure est recouverte de peintures comportant de belles arabesques florales. On y retrouve les divinités hindoues.

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Un peu plus loin nous pénétrons dans le Sona Chand Ki Dukan, ou la boutique d’or. Il a été construit par un riche joaillier. Les fresques sont rehaussées par de l’or. Le spectacle est époustouflant. Les dessins sont d’une finesse extraordinaire. De reproductions de quelques millimètres sont visibles. On y voit une extraordinaire peinture du château avec de petits personnages anglais visibles aux fenêtres. Toutes ces peintures sont soulignées par de l’or. Des scènes du Ramayana, des incarnations de Vishnu et des périodes de la vie de Khrisna sont représentées, tout comme la ville de Jaipur.

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A quelques dizaines de mètres nous entrons dans un haveli. C’est un adolescent qui nous accueille. Il est chargé de le garder par sa famille partie dans une grande ville. La cour est en mauvais état et encombrée d’objets hétéroclites. Le haveli lui-même n’est guère entretenu extérieurement, mais on y retrouve quelques belles peintures sur ses façades.

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Nous accédons ensuite dans une grande pièce appelée “La salle de danse”. Nous sommes époustouflés par le spectacle. C’est une grande pièce toute en longueur et haute de plafond. Elle servait de salle de réception pour les invités du propriétaire de l’haveli. Elle est en très bon état. Elle a conservé ses magnifiques lustres et appliques en verre belges. Le plafond arrondi est recouvert de peintures représentant des motifs floraux avec des têtes de dignitaires. Une mezzanine permet d’en faire le tour au premier étage et d’admirer de plus près la qualité des peintures réalisées. Nous restons quelque temps dans ce lieu magnifique et intact dans un si petit village et dans un haveli aussi dégradé.

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Il nous faut poursuivre notre balade et nous arrivons au Fort de Mahansar construit au 18ème siècle. Il est massif, imposant, protégé par de larges murailles et des bastions. On y pénètre par de grandes portes. Une partie du fort a été transformée en hôtel. Nous sommes accueillis par un jeune homme qui se présente comme le fils du maharaja en personne et nous prenons un thé avec lui. Nous sommes plutôt dubitatifs. Puis c’est la visite d’une partie du château. Il y a peu de peintures et de sculptures dans les différentes pièces et la décoration est plutôt simple. Nous passons dans un dédale d’escaliers pour arriver sur la terrasse. Nous avons une magnifique vue sur le village et les lieux que nous avons visités. On se rend bien compte de la petite taille de ce village qui contient cependant d’aussi magnifiques sites.

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Nous quittons le fort et décidons de ne pas continuer sur le troisième village car il se fait tard. Notre chauffeur nous reconduit à notre hôtel.

Le soir nous allons manger sur notre rooftop préféré.

Demain nous allons vers une autre ville du Shekhawati, Nawalgarh.

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Nous sommes allés dans cette région il y a 37 ans et c’était un autre monde, je suis saisi par les changements, pour commencer c’était pendant la mousson et il n’y avait pas un touriste, ensuite rien n’était en bon état, l’offre hôtelière était dérisoire et ne parlons pas de l’offre commerciale. En revanche les prix étaient bas et par exemple nous avons dormi à Bikaner dans le palais du maharadjah pour l’équivalent de quelques dizaines d’€uros. Ce fut le voyage le plus dur en Inde de tous ceux que nous y avons faits et j’ai failli ne jamais y retourner.

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Mercredi 5 février 2025 - Nawalgarh

Nous partons en voiture en direction de Nawalgarh. En cours de route nous voyons les deux personnes qui étaient avec nous hier faire du stop ! Nous les prenons. Ils venaient de visiter un puits. Un peu plus loin la voiture s’arrête devant une école que nous allons visiter. Les élèves sont assis dans la cour. Le directeur leur parle. Les enseignants sont aussi présents. Nous nous avançons sur l’estrade et notre amie prend la parole. Des photos sont prises avec les enseignants et certains élèves. Il y a environ 250 élèves de classes de CP à la 3ème. Des règles de vie sont peintes sur les murs. Un train est peint sur le mur du deuxième étage. Nous visitons quelques classes. Nous finissons par rejoindre la voiture qui nous attend. Nos amis restent car ils vont voir un monument un peu plus loin.

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Nous arrivons à notre logement. Il est tenu par un couple avec enfants qui ont transformé une partie de la maison familiale en homestay. Ils sont très accueillants. La chambre est belle. Le propriétaire qui est très engagé dans la conservation du patrimoine de la ville nous la fera visiter demain.

Nous nous installons et ensuite nous allons nous promener au hasard des rues vers le centre-ville. Les rues nous paraissent moins sales. Les enfants sont heureux de nous saluer. Nos pas nous mènent vers un ensemble de huit havelis, le Aath Havrli. Ils sont fermés. Ils sont plutôt à l’abandon. On peut cependant admirer un certain nombre de peintures et fresques extérieures.

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Nous poursuivons notre chemin dans les ruelles du centre-ville, au milieu des boutiques. Nous longeons un marché avec de magnifiques étals de fruits et légumes bien appétissants. Nous franchissons plusieurs portes de la vieille ville. Nous passons devant plusieurs havelis en plus ou moins bon état que nous devons visiter demain.

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Nous pouvons entrer dans la cour d’un haveli où une famille s’est installée. Du linge est sèche dans la cour. Il est bien conservé extérieurement et présente de belles peintures.

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Nous poursuivons notre balade dans cette ville qui nous paraît plus calme et moins touristique. Nous ne sommes jamais sollicités par des marchands ou des conducteurs de tuk-tuk. Après une pause pour goûter et l’achat de bananes, nous rejoignons notre logement.

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6 février 2025 - Nawalgarh

Nous partons visiter la ville avec notre hôte qui est aussi un guide. Nous passons d’abord devant les Aath Havelis, un complexe de huit havelis. Ils sont fermés et on ne peut les visiter. Ils sont massifs et nous en faisons le tour en regardant des fresques peintes souvent dans les tons verts.

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Nous poursuivons en direction du Bansidhar Bhagat ji ki Haveli. C’est l’haveli préféré de notre guide car il n’a subi aucune restauration. Son entrée est sobre par rapport à celle d’autres havelis. La galerie de sa cour intérieure est entourée de fins piliers. Les peintures sont restées en bon état. Le guide nous explique les techniques de peintures anciennes qui permettent de garder ces peintures aussi longtemps en bon état. Au-dessus de la porte d’entrée de la deuxième cour on peut voir la cérémonie de mariage de Krishna. On peut aussi voir des portraits de personnalités étrangères. L’influence italienne est visible dans la deuxième cour et ses pièces attenantes, avec des couleurs ocres et bleutées, des colonnes en trompe-l’œil. Comme dans de nombreux autres havelis des fresques représentent les nouveaux moyens de transports, trains et voitures. Nous passons plusieurs dizaines de minutes dans cet haveli.

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Nous poursuivons notre chemin vers un puits. Il est entouré de 4 petits minarets. Il comporte aussi des bassins recevant de l’eau pour les animaux
Un peu plus loin un imposant groupe d’édifices s’offre à notre vue. C’est le temple Gher ka. Il comprend deux temples, un cénotaphe, un haveli. Il est surmonté de multiples coupoles.

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Puis c’est la direction du Morarka Haveli. Il a été nettoyé mais pas restauré. On trouve toujours une première cour qui sert pour les affaires du propriétaire et une seconde pour la famille. Il a conservé de nombreuses peintures d’origine. On y trouve des fresques des épopées indiennes et de différents dieux, y compris du christ, des fresques florales, des fresques britanniques. Au rez-de-chaussée dans la cour de la famille on trouve souvent plusieurs cuisines. Il s’élève sur plusieurs niveaux et de sa terrasse nous avons une vue saisissante sur le temple situé en face.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le Podar Haveli, qui tient son nom d’une riche famille commerçante du Shekhawati. Pendant plusieurs dizaines d’années après l’indépendance il a été transformé en école. C’est là que notre guide a fait une partie de ses études. Il nous montre la classe où il était.
Il a été entièrement restauré. Sa façade recouverte de fresques bien préservées est imposante. On y pénètre comme dans tous les havelis par une porte monumentale en palissandre. Nous sommes accueillis par un chanteur qui nous interprète une chanson locale accompagné d’un instrument traditionnel. La première cour qui sert pour les affaires est magnifique. Certaines fresques ont été cependant repeintes au grand dam de notre guide. Nous ne nous lassons pas de découvrir ces fresques aux couleurs vives abordant de nombreux thèmes, comme les divinités de la mythologie hindoue, les épopées indiennes du Ramayana et des éléments contemporains apportés par les britanniques. Nous visitons une grande pièce où se traitaient les affaires. La deuxième cour est réservée aux femmes et est plus sobrement décorée. Elle comporte plusieurs cuisines. On trouve à l’étage des chambres et le vert est plus souvent employé.

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Cet haveli comporte aussi un musée réparti dans différentes pièces montrant le travail des arts au Shekhawati, pierres précieuses et bijoux, instruments de musique, turbans, patchworks, peintures miniatures.
Cet haveli est un régal pour les yeux avec ses fresques de toutes les couleurs trop nombreuses pour être décrites.

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Nous quittons cet haveli pour poursuivre notre balade dans cette partie de la ville. On y voit de nombreux havelis en moins bon état, mais qui conservent néanmoins de larges fragments de leurs peintures extérieures. On ne peut les visiter. D’autres sont plus abîmés et menacent de s’effondrer.

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Nous nous dirigeons vers un restaurant situé près d’une porte afin de pouvoir accéder à la seule pièce du Fort qui reste. Elle servait de dressing room au maharaja. C’est une chambre circulaire aux miroirs, verres incrustés, dorures et fresques. Malheureusement le restaurant est fermé et l’ensemble du site est à l’abandon. Notre guide essaie de voir si on peut quand même y accéder, mais sans succès car personne n’a les clefs. Nous sommes vraiment déçus car la pièce semblait magnifique.

Nous faisons une halte devant un marchand de jalebis, pâtisserie frite entre le gâteau et la confiserie, sous forme de filaments. C’est délicieux. Plus loin c’est un arrêt pour déguster un savoureux chai.

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Nous poursuivons notre chemin vers notre logement avec le guide en passant devant des havelis. Il y en a partout, plus de 300 dans la ville.

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Nous arrivons à notre hôtel et prenons un peu de repos avant d’aller découvrir un autre quartier de la ville.

Nos pas nous mènent le long d’une route avec de nombreuses petites boutiques. Nous voyons plusieurs havelis tous fermés et en mauvais état. Nous nous arrêtons dans un marché situé sur une place. Nous avons une vue sur le Parasrampuria Haveli. Il est fermé et abandonné. Une galerie bordée de fins piliers sculptés court le long de sa façade du premier étage. On ne peut apercevoir les fresques. Nous en profitons pour faire quelques achats. L’accueil des habitants est chaleureux. On nous salue souvent, on nous pose des questions sur le pays d’où on vient. Les enfants sont les plus expansifs.

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Nous poursuivons notre balade au hasard des rues à la recherche d’havelis. Ils sont souvent à l’abandon, mais nous pouvons pénétrer dans l’un d’entre eux pour admirer les fresques de sa cour.

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Nous retournons vers le centre-ville à la recherche d’un haveli noté sur notre plan. Nous passons devant la façade d’un cinéma, mais nous ne trouvons pas l’haveli. Nous nous rabattons sur la boutique qui vend des jalebis et nous en achetons plusieurs. Nous retournons à notre logement en faisant un détour par un parc où nous voyons une statue de Gandhi.

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Le repas du soir est pris à la pension et est toujours aussi délicieux.

7 février 2025 _ NAWALGARH

Nous allons visiter la petite ville de DUNDLOD située à 8 kilomètres de Nawalgarh. Nous partons en voiture avec le guide et un touriste français arrivé hier au homestay et qui doivent nous y déposer avant de continuer sur Mandawa.

Notre première visite est pour l’Haveli Goenka. Comme tous les havelis il comprend une porte imposante entourée de fresques colorées, une première cour pour traiter les affaires et une seconde réservée à la famille. Il a été rénové et transformé en musée présentant des costumes, des coffres, des bijoux et des scènes de la vie quotidienne d’antan. Les cours sont bordées de nombreuses fresques restaurées. Des portes en bois sont incrustées de laiton et surmontés de linteaux en bois finement sculptés. On a une belle vue depuis la terrasse sur la ville et ses nombreux havelis abandonnés.

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Notre guide et son client continuent leur chemin. Nous restons sur place et allons visiter le fort. Il a été construit au milieu du 17 ème siècle avec un mélange de styles rajput et moghole. Il est massif et extérieurement ne présente aucune décoration. Il est disposé autour d’une vaste cour intérieure. Il a été transformé en hôtel pour des safaris et le maharaja y vit toujours. Un employé nous fait visiter quelques pièces. Elles sont sobres à l’exception d’un remarquable salon coloré avec des colonnes sculptées. Une visite vite faite.

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Nous allons ensuite voir les chattris de la famille Podar. Le premier chhatri, le Ram Dutt Goenka, est en cours de restauration. Il date de 1888. Nous voyons les peintres à l’œuvre. Nous admirons les peintures du plafond de la coupole qui représentent entre autres des scènes de la mythologie hindoue.

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A côté deux autres chattris sont visibles, en moins bon état.

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Nous poursuivons notre dans la ville. Nous passons devant des caravansérails. Ils accueillaient les marchands, les chameliers et leurs montures. Ils paraissent abandonnés. Des havelis sont fermés, mais à travers les portes nous pouvons voir de nombreuses fresques.

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Nous rentrons dans un temple, le Shree Satyanrayan ji ka. Un prêtre nous explique le rôle des différentes divinités. Il nous bénit, nous pose un pigment entre les deux yeux et n’oublie pas nous demander une obole.

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Nous prenons la direction d’un arrêt de bus situé sur la route principale. Nous marchons une quinzaine de minutes. Nous remarquons en cours de route de nombreuses écoles. Arrivés à l’arrêt de bus, une personne d’un certain âge se met dans la tête de nous aider à trouver le bon bus dans un mélange d’hindi et de quelques mots d’anglais. Nous finissons par atterrir dans le bon bus. Nous faisons le trajet debout bien serrés. En ville nous goûtons et regagnons le homestay pour attendre le tuk-tuk qui doit nous conduire à la gare ferroviaire.

A 15h00 nous devons prendre le train pour Delhi où nous dormirons cette nuit.

6 février 2025 - DELHI

Notre train part de Nawalgarh avec quelques minutes de retard. Nous arrivons à Delhi en avance sur l’horaire. A la gare un tuk-tuk nous amène à notre hôtel, le même que pour notre premier séjour. La circulation est dense et la conduite du chauffeur est très sportive au milieu des bouchons, à grand coup de klaxon. Nous arrivons sain et sauf, déposons nos bagages et dînons dans un petit restaurant situé en face de nôtre hôtel.

7 février 2025 - DELHI

Le lendemain nous prenons le métro pour aller visiter le Fort Rouge qui doit son nom au gré rouge utilisé pour le construire. Ce palais-forteresse a été édifié au début du 17ème siècle. Son enceinte fait plusieurs kilomètres de long et ses remparts près de 20 mètres de haut. Nous prenons nos tickets pour visiter seulement le fort, pas les nombreux musées qui s’y trouvent. Comme d’habitude le tarif est très différent entre indiens et touristes étrangers, 30 roupies contre 600 roupies. C’était la résidence des empereurs moghols et le centre de la ville à cette époque. Les anglais ont détruit une partie des bâtiments pour y implanter des casernes dans lesquelles se trouvent maintenant les musées.

Nous entrons par une imposante porte, la Lahore Gate. Elle est protégée par un non moins imposant bastion défensif.

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Nous poursuivons notre chemin par un bazar couvert, le Chatta Chowk, long bâtiment blanc avec son plafond voûté. Il était auparavant occupé par des magasins qui fournissaient la cour en soieries, bijoux et objets précieux. Maintenant ce sont des échoppes de souvenirs pour touristes. Étant des touristes, nous y faisons quelques achats.

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On débouche sur un grand pavillon à arcades avec un plafond aux motifs géométriques, le Naubat Khana. Ses murs sont sculptés de fleurs et de feuilles. C’était un lieu de résidence pour musiciens.

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Nous poursuivons notre visite vers différents pavillons. Dans le pavillon des audiences privées, nous pouvons voir un trône massif en marbre serti de pierres précieuses. Puis c’est une série de pavillons en marbre dans lesquels on ne peut pénétrer. Les plafonds, les murs et les colonnes de ces bâtiments sont recouverts de sculptures et de peintures. A côté on trouve une petite mosquée. Plus loin deux petits pavillons en marbre se font face. Ils ont de fines colonnes sculptées et leurs murs sont recouverts de motifs floraux. Tous ces bâtiments sont disséminés dans un agréable jardin où il fait bon se pauser loin du tumulte de la ville. Nous quittons le Fort en longeant la longue file de visiteurs qui attendent pour entrer. Nous avons eu une bonne idée d’arriver tôt.

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Notre prochaine étape est la Jama Masjid. Nous longeons les remparts du fort malgré un chauffeur de tuk-tuk qui veut nous en dissuader en nous indiquant qu’il n’y a qu’un parking. Nous savons que ce n’est pas vrai et nous continuons notre chemin. Il finit par se lasser. Nous passons à travers un souk où tout se vend dans un brouhaha permanent pour arriver à l’entrée de la mosquée. Elle a été construite dans la deuxième moitié du 17ème siècle. C’est la plus grande mosquée de l’Inde et peut accueillir 25 000 fidèles. C’est un édifice en gré rouge et marbre blanc. Nous devons laisser nos chaussures à l’entrée sous la garde d’employés. Nous acquittons ensuite un droit d’entrée. Catherine doit revêtir une longue robe, mais peut rester nue tête. Nous entrons par la sobre et monumentale entrée tout en gré rouge. Nous accédons à l’immense cour remplie de fidèles et surtout de touristes indiens ou occidentaux. Le bâtiment principal surmonté de trois bulbes est flanqué de deux hauts minarets de 40 mètres de haut qu’on peut gravir moyennant finance, ce que nous nous abstenons de faire. L’atmosphère est paisible et bon enfant. Nous nous approchons du lieu de prière et franchissons la grande arche en marbre et gré. Nous nous arrêtons à la limite du lieu de prière. On y voit peu de fidèles qui prient et beaucoup de touristes qui prennent photos et selfies. Elle est surmontée d’un grand lustre en cristal et ses murs sont incrustés d’arabesques florales.

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Après un dernier regard circulaire à cette mosquée, nous prenons la direction de Chandni Chowk, l’immense bazar situé en face du Fort Rouge. Nous passons par une rue bordée d’ateliers. Toutes sortes de choses sont fabriquées, transportées ou vendues. Tous les moyens de transport sont utilisés, camionnette, tuk-tuk, tricycle et homme. Le plus souvent le chargement déborde.

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Nos pas finissent par nous porter au Chandni Chowk. La rue principale est une immense cohue et il est difficile de s’y frayer un chemin. Il faut jouer des coudes et s’imposer. Les véhicules à moteur sont interdits. Heureusement car la rue est transformée en un énorme bouchon de rickshaws. S’y ajoutent des charrettes à bras, des porteurs, des vagabonds et divers animaux. Le long de la route on trouve une mosquée, et des temples jaïn, hindou ou sikh. Au milieu apparaît un grand bâtiment blanc avec une statue de Ghandi, c’est L’Hôtel de ville.

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Des marchands ambulants et des porteurs rendent la progression plus difficile. Ce sont des cris permanents qui résonnent pour attirer les clients. Les boutiques vendent de tout, beaucoup de costumes de mariage colorés, des bijoux étincelants, des tissus de toutes les couleurs, fleurs, cuir, appareils électroniques. Des petits restaurants sont ouverts sur la rue d’où s’échappent des odeurs alléchantes. Nous rencontrons de nombreux touristes qui cherchent les bonnes affaires. Mais les Indiens sont de redoutables négociateurs.

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Un rickshaw propose de nous faire visiter le quartier. Nous lui demandons de nous mener au quartier des épices. Il part en zigzaguant entre d’autres rickshaws, des porteurs, des piétons. Pas très rassurés, mais lui faisant confiance, il finit par nous conduire à destination. Nous entrons dans une boutique qui nous paraît correcte et achetons des épices.

Nous faisons le chemin inverse à pied au milieu d’un monde coloré et bruyant. Nous nous engageons dans de petites ruelles perpendiculaires à cette rue. C’est plutôt le lieu des marchands de gros. L’atmosphère est un peu plus calme, mais la foule toujours aussi dense. Catherine remarque une boutique qui vend des bobines de rubans. Il y a des centaines, voire des milliers. Ils sont de qualité et nous voyons des ballots prêts à être expédiés au Japon ou en Corée du Sud. Catherine fait son choix et repart avec plusieurs bobines pour un prix dérisoire.

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Nous regagnons la rue principale et poursuivons notre balade en nous imprégnant de tout ce que nous voyons, entendons et sentons. Nous faisons halte devant ou dans quelques boutiques. Notre attention est attirée pour un petit restaurant qui vend du chai. Nous en prenons. A côté de nous un guide accompagne une canadienne. Nous engageons la conversation et il nous conseille un petit pot en terre contenant une sorte de fromage blanc et des fruits secs. Délicieux.

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Nous continuons notre balade quelques minutes. Fatigués nous décidons de regagner notre hôtel en prenant le métro. Nous attendons sur le quai. Il y a beaucoup de monde. La rame arrive et des personnes commencent à en descendre lorsque brutalement nous sommes poussés et transportés dans la rame, on ne sait pas comment. Des Indiens en voyant notre tête sourient. La même scène se répète aux stations suivantes. Nous descendons enfin. Nous regardons un plan de la ligne pour nous orienter. Et nous tombons sur la française et son guide indien que nous avions rencontrés à Mandawa. Ils sont accompagnés de françaises pour leur voyage en Inde. Le monde est vraiment petit. Nous échangeons quelques mots et repartons chaque de notre côté.
Un petit détour par la vendeuse de chai et nous regagnons notre hôtel. Après notre repas nous nous couchons tôt car demain nous devons prendre un train à 6h10 pour notre prochaine destination, Lucknow.

9 février 2025 - LUCKNOW

Samedi 9 février un tuk-tuk nous conduit à la gare ferroviaire. Alors que nous allons passer nos bagages au scanner, l’employé nous dit que nos billets ne sont pas valables car ils sont pris sur le quota des indiens. Il nous invite à le suivre pour acheter d’autres rapidement si nous voulons avoir notre train. Nous refusons sa proposition en lui déclarant que nous avons acheté nos billets dans cette gare, ce qui est faut. Il n’insiste pas et nous pouvons rentrer. Tout est bon pour arnaquer les touristes pour des billets de train. Nous avons fait comme les indiens, nous avons raconté des mensonges crédibles.

Nous prenons notre train. C’est un train avec des wagons aux rangées de cinq sièges. Il y a de la place pour mettre nos valises au-dessus de nous. Nous avons aussi beaucoup de place pour mettre nos jambes. Pendant le trajet nous aurons droit à de l’eau, un petit déjeuner léger, mais qui a le mérite d’exister et un en-cas. Il y a beaucoup de personnel dans le train, police, contrôleur, agents de nettoyage et deux employés chargés de s’occuper de notre wagon. Toutes ces personnes portent une tenue des chemins de fer indiens.

Au début une petite brume d’élève au-dessus des terres. Le paysage est varié, des champs cultivés, des terres vierges, des habitations individuelles ou groupées en brique, des entreprises, des briqueteries et toujours cette saleté sur le bord des voies.

Nous arrivons à Lucknow avec 20 minutes d’avance, ce qui semble devenir une habitude pour les trains. Un tuk-tuk nous conduit à notre hôtel. Il est neuf, moderne et aux normes occidentales.

Le soir nous allons manger dans un petit restaurant indien situé près de notre hôtel. Il est tenu par des jeunes peu habitués à recevoir des touristes occidentaux et qui font le maximum pour nous aider à choisir nos plats malgré la barrière de la langue. C’est bon, mais épicé. Nous en faisons notre cantine pour la durée de notre séjour.

10 février 2025 - LUCKNOW

Le 10 février nous prenons un tuk-tuk pour notre première visite de la ville. La circulation est chaotique. Tout le monde klaxonne. Les bouchons sont terribles. Notre chauffeur nous conduit en 45 minutes au Bara Imambara. C’est un énorme mausolée dédié à un saint chiite édifié à la fin du 18ème siècle. Son architecture est d’inspiration persane et moghole. On y pénètre par une première porte monumentale et on arrive dans une grande cour ronde avec des pelouses et un bassin central. Puis une seconde porte monumentale permet d’accéder à un autre jardin.

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A droite la grande et élégante mosquée Asafi toute blanche avec ses 3 dômes et ses deux minarets élancés est en cours de restauration. On ne peut la visiter.

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Nous allons au bout de la cour, enlevons nos chaussures et sommes happés par des indiens qui veulent faire des photos avec nous. Puis nous pénétrons dans la grande galerie voûtée du mausolée. On ne peut malheureusement pas faire de photos. Elle est plutôt sobre dans sa décoration et contient la tombe d’un saint chiite. La grande salle longue de plus de 50 mètres est entourée de deux plus petites salles rondes. La hauteur de ces pièces est impressionnante, plus de 15 mètres. Aucun pilier et aucune poutre ne soutiennent ces salles. De grands lustres pendent des plafonds. En hauteur on aperçoit de petites niches. C’est un lieu de prière et sa décoration est austère. Les murs sont peints en vert pâle. Elle contient des petites répliques en différents matériaux du tombeau de l’Iman Hussein Ali en Irak.

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Nous sortons et allons sur le côté pour accéder au Bhulbhulaiya, le labyrinthe. Il comporte plusieurs centaines de portes et passages identiques et il est conseillé de prendre un guide. Mais nous ne pouvons en avoir un car aucun ne parle anglais. Nous montons plusieurs dizaines de marches avant de bifurquer vers le labyrinthe. Un groupe de touristes indiens accompagnés d’un guide nous invitent à nous joindre à eux, ce que nous faisons volontiers. Le labyrinthe fait le tour de l’édifice sur plusieurs hauteurs. Tous les couloirs sont identiques et de nombreux passages s’ouvrent à droite et à gauche. Nous devons allumer la lampe de notre smartphone pour nous guider. L’atmosphère est étrange et bon enfant. Nous sympathisons avec des indiens. Par plusieurs lucarnes on peut voir une partie des salles, mais sans trop s’approcher car il n’y aucune rambarde de protection.

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Après plusieurs dizaines de minutes de progression on accède sur le toit. Le spectacle est magnifique car on a une vue sur l’ensemble des constructions de ce quartier.

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Nous finissons par sortir dans la cour et nous dirigeons vers le Shahi Baoli, un puits à étage entouré d’arches et de galeries. Nous utilisons à nouveau nos lampes pour progresser jusqu’au bord du puits qui est à sec. Il servait de réserve d’eau mais aussi de lieu de fraîcheur pendant les grandes chaleurs.

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Nous quittons ce complexe. En face une grande porte est située dans le Bada Imambara, mais elle est maintenant séparée par une route. Elle a été construite pour accueillir les joueurs de tambour.

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Nous poursuivons notre chemin vers le Rumi Darwaza, une imposante et surprenante porte de 18 mètres de haut, construite à la même période que le Bara Imambara. Elle a été érigée pour marquer l’entrée de la nouvelle capitale. Contrairement aux autres constructions de cette période elle a été réalisée en briques d’argile enduites de chaux. D’un côté on trouve 3 petites arches et de l’autre une grande arche surmontée d’un dôme semi-sphérique reposant sur un plan semi-octogonal. La grande arche centrale est encadrée de motifs floraux. L’ensemble est orné de niches et de balcons suspendus et surmonté de multiples clochetons et de structures ressemblant étrangement à des trompettes. Un chhatri couronne la structure.

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La circulation est plutôt modérée dans cette partie de la ville et nous ne sommes guère sollicités. Puis c’est la traditionnelle Clock Tower construite par les anglais. C’est la plus haute de l’Inde, 67 mètres. Elle est en briques rouges. A ses pieds des tentes militaires et on ne peut la visiter.

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A côté de la Tour un petit pavillon en brique rouge abrite le Hussainabad Picture Gallery. Construit au milieu du 19ème siècle, c’est un ancien palais d’été royal. Une particularité du Hussainabad réside dans ses piliers de fer situés dans le pavillon de l’étage supérieur. Ce type de structure fut utilisé pour la première fois dans les bâtiments. La salle d’exposition présente les portraits des nababs, les gouverneurs. De sa galerie on a une belle vue sur un grand bassin à degré situé devant.

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Nous passons ensuite devant une tour de guet en brique rouge appelée Satkhanda. Elle n’a jamais été terminée et comporte 4 niveaux. Elle est très dégradée.

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Nous poursuivons notre chemin en passant sous une porte blanche à trois arches, la Chota Imambara East Gate pour aller au Chota Imambara.

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On y accède en passant sous une grande porte. On aboutit dans un jardin. Au fond apparaît un surprenant mausolée. Le bâtiment est raffiné et élancé. Les murs extérieurs sont finement travaillés et comportent des versets du Coran.

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Il est composé de deux halls contenant un trône en argent et une couronne rouge. Mais ce qu’on remarque le plus c’est un nombre impressionnant de lustres en verre. Notre guide nous précise qu’ils proviennent de Belgique. On y voit aussi des chandeliers et des horloges qui viennent d’Europe. Tout cela scintille. On se croirait dans un palais des lumières. On remarque aussi des reproductions très kitch de mosquées, certaines en bougies et papier d’aluminium.

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On trouve aussi dans le jardin deux petits mausolées blancs qui ressemblent étrangement au Taj Mahal. Ce lieu est paisible et très surprenant.

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Nous le quittons pour nous diriger vers la Jama Masjid. Nous franchissons une porte et empruntons une rue très animée et populaire. Nous longeons une école musulmane et entrons dans le jardin de cette grande mosquée blanche. Nous ne pouvons accéder sur le parvis de la mosquée, un fidèle nous indiquant que l’accès est réservé aux musulmans. Nous nous contentons de faire quelques photos. Elle est construite en grès jaune. Ses arches sont finement sculptées et comportent des motifs floraux. L’arche centrale est magnifique avec des piliers bordeaux, des motifs floraux jaunes et des volutes argentées. Devant sur des grilles on peut voir des affiches organisant des voyages pour la Syrie, l’Irak et l’Iran !

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Nous quittons ce quartier pour prendre un tuk-tuk. Il nous conduit dans un quartier plus commercial. Nous nous baladons ensuite dans ce quartier. Des boutiques de semi-luxe et des petits magasins traditionnels alternent. Notre attention est attirée par un marché. Il n’a rien d’extraordinaire, toujours les mêmes types de boutiques. Nous prenons le métro. Il est facile à utiliser car tout est écrit en anglais, en plus de l’hindi et de l’arabe. Il est tout neuf et il y a peu de monde.

Nous finissons notre journée par un bon repas dans notre “cantine”.

Mille bravos pour votre voyage et votre long récit passionnant illustré par tant de photos… ćest vraiment un précieux document. On apprend plein de choses sur ĺart indo musulman qui a fleuri dans les palais. L’empereur moghol Akbar est un modèle de tolérance et de raffinement…
J’aime beaucoup le Shekhawati avec ces havelis souvent habités par un gardien et habités parfois par la famille des propriétaires qui reviennent pour des mariages …
Encore bravo …

Bonjour et félicitations pour votre compte rendu de voyage. JLMA

à DELHI, vous aviez une Smart Card rechargeable ou vous preniez un jeton pour chaque trajet ?

On prenait un jeton pour chaque trajet.

11 février 2025 - LUCKNOW

Après une bonne nuit de sommeil nous prenons un tuk-tuk qui nous conduit à notre première visite de la journée, the Residency. C’était un vaste complexe résidentiel construit à la fin du 18ème siècle pour loger les résidents anglais, leurs familles et leur personnel. Il comprenait de nombreux bâtiments administratifs, des casernes, des écuries, des habitations, des salles de réception, une église, une mosquée. Lors de la révolte des Cipayes en 1857, des soldats supplétifs indiens, plus de 3000 anglais se refugièrent dans ces locaux et furent assiégés pendant 5 mois avant d’être secourus. Plus de 2000 moururent pendant le siège. Pour les Indiens cette révolte est considérée comme la première révolte pour leur indépendance. Ce site est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.

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La Residency est restée dans l’état où elle était à la fin de la révolte. Elle n’a pas subi de travaux de restauration, tout juste des travaux de conservation. Les différents bâtiments sont disséminés dans un parc bien entretenu, entourés de pelouses et de parterres de fleurs. Tous les murs restés debout portent les marques des impacts de balles et obus. Il ne reste que des ruines. Aucun bâtiment n’est intact, beaucoup ont disparu. Nous le parcourons et vivons l’histoire de chaque ruine grâce à des panneaux en anglais. Il n’y a pas beaucoup de visiteurs et il est agréable de se promener dans ce parc loin du tumulte de la circulation. On y trouve les restes d’une poste, une trésorerie, une salle de banquet, une résidence …

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Nous voyons les restes de l’église et le cimetière où sont enterrés les 2000 anglais sous des stèles commémoratives plus ou moins imposantes. Nous prenons le temps de lire certaines qui nous rappellent la fin tragique de ces anglais. On ne remarque nulle part de lieu rappelant les victimes indiennes.

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La mosquée a mieux résisté, bien qu’elle soit criblée de trous.

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Dans le bâtiment principal un musée est aménagé. Une maquette nous montre l’état de la Residency avant le siège. Des gravures de certains bâtiments nous rappellent qu’ils devaient être magnifiques. Des portraits des principaux responsables de ce siège ornent les murs. Nous pouvons aller dans des pièces du sous-sol où les femmes et les enfants étaient réfugiés.

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Nous quittons ce lieu pour prendre un tuk-tuk pour notre prochaine visite, le Collège La Martinière. Nous avons du mal à en trouver un, car beaucoup ne savent pas où c’est. Finalement nous en trouvons un qui nous y conduit. La circulation est toujours aussi dense et bruyante. Il nous conduit devant la grille d’entrée. Les gardes nous laissent passer en nous indiquant le chemin.

Ce bâtiment a été construit à la fin du 18ème siècle par un ancien général français, Claude Martin comme résidence. Dans son testament il stipulait que ce bâtiment soit transformé en université pour filles et garçons, ce qui fut fait en 1845.

Avant de franchir la grille nous longeons différents terrains destinés à la pratique du saut d’obstacle à cheval, terrain de football, golf, terrain de cricket, tir à l’arc.

Le bâtiment principal est de style colonial des plus extravagant. La façade du bâtiment principal est habillée de statues grecques sur les remparts, de gargouilles, de piliers cannelés, d’arches sculptées, de balcons richement décorés et de deux grands lions sur les tourelles. La partie centrale est surmontée de deux tours reliés par des passerelles.

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Nous arrivons devant le bâtiment et nous y entrons. Un employé arrive et nous fait visiter plusieurs pièces. Le hall d’entrée est recouvert de peintures pastel bleu, rose et vert.

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Nous accédons à une pièce circulaire avec au milieu un buste de Claude Martin. Là aussi les couleurs sont douces.

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Nous rentrons dans deux grandes salles tout en longueur qui ont servi de chapelle. Les bancs sont toujours présents. Ces deux pièces sont peintes en bleu et jaune, les couleurs de La Martinière. Des panneaux et des vitraux ornent les murs. Dans une des pièces on trouve un orgue. Des sculptures en forme de fleurs parsèment les plafonds. Des colonnes sont surmontées de chapiteaux et de volutes. Il se dégage de ces pièces à la fois une certaine sérénité et un goût du luxe.

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L’employé nous amène ensuite au sous-sol voir la tombe de Claude Martin.

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Nous visitons une dernière pièce plutôt extravagante. Elle sert de salle de repos. Ses couleurs sont aussi douces et des frises courent autour de la pièce. Des colonnes avec leurs chapiteaux sont aussi présents. Elle comprend une mezzanine. On remarque surtout des trophées d’animaux sauvages, en particulier celui d’un impressionnant tigre.

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Nous traversons une dernière pièce toute aussi extravagante avant de sortir.

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Nous traversons le jardin entretenu et sortons.

Pour repartir nous prenons un rickshaw. Le pauvre conducteur est âgé et a du mal à pédaler. Nous arrivons avec difficulté à notre destination.

Nous nous arrêtons dans un café, puis nous parcourons les rues de ce quartier au hasard.
Nous mangeons dans un restaurant quelques spécialités locales, heureusement pas trop épicées.

Nous regagnons notre hôtel en métro. On commence à le connaître. A chaque station il y a des soldats armés, nos sacs sont scannés et nous sommes contrôlés. Il y a beaucoup de personnel et un agent sur le quai de chaque station.

12 février 2025 - LUCKNOW

Nous avons prévu un programme plus léger. Nous prenons le métro qui nous dépose près des tombeaux de Saadat Ali Khan et Khurshid Zadi. Ils sont posés dans le même jardin verdoyant, qui est constellé de détritus, sans doute d’agapes d’hier soir. Ce sont deux mausolées imposants du début du 19ème siècle. Ils referment les corps d’un nawad (émir), Saadat Ali Khan ainsi que celui de son épouse favorite Khursid Zadi. Ils sont massifs et surmontés d’imposants dômes cannelés. Ils sont en briques recouverts de plâtre. De nombreux petits minarets, chhatris et petits dômes habillent leurs façades et toits. Nous ne pouvons y pénétrer.

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Nous traversons une petite rue pour pénétrer dans un jardin où se trouve un pavillon dédié à la Begum Hazrat Mahal. C’est un délicieux petit pavillon en marbre. Un socle de trouve au milieu de cet édifice. De fines colonnes soutiennent son dôme et des arcs ciselés les relient. La base du pavillon est recouverte de frises. Ce pavillon est en fait un chattri érigé par les anglais à l’occasion de la mort de la reine Victoria. Après l’indépendance de l’Inde il sera dédié à la Begum Hazrat Mahal qui joua un rôle important lors de la révolte des Cipayes.

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Notre prochaine étape nous conduit vers une mosquée. En cours de route notre attention est attirée par un écriteau indiquant un palais. Nous tombons en fait sur des décors dignes du cinéma qui sont destinés à organiser diverses réceptions, surtout des mariages. Il y en a pour tous les goûts.

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Nous atteignons en longeant de nombreuses petites échoppes notre prochaine destination, le Shah Najaf Imambara. Il sert de mausolée à un roi et à ses épouses. L’édifice est surmonté d’un imposant et impressionnant dôme et est entouré d’un cloître.

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Nous pouvons y pénétrer et nous tombons sur une profusion de lustres de toutes les tailles et couleurs, de grands chandeliers en cristaux de Belgique, d’arabesques vertes courant le long des murs. On y trouve aussi des reproductions d’édifices religieux en bougies et autres matériaux. Au centre plusieurs tombes en or et en argent de l’émir et de ses épouses sont exposées.

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Nous poursuivons notre chemin à pied au milieu de la circulation pour atteindre notre dernière destination, le porche du Sikandar Bagh. De la résidence d’été construite au début du 19ème siècle, il ne reste qu’un porche orné d’une paire de poissons. Les autres bâtiments ont été détruits lors de la révolte des Cipayes. L’intérieur du porche a conservé ses frises et ses moulures, ainsi qu’une partie de sa peinture.

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Nous rentrons ensuite à notre hôtel nous reposer après cette longue journée de marche.

Le soir nous allons manger dans notre restaurant favori situé à côté de notre hôtel, le "Love Cafe ". Nous y mangeons un dal, accompagné de chapatis, puis un raita, avec un chai. Nous nous régalons.

Demain nous prenons le train pour une nouvelle destination, Chitrakoot.

les caisses automatiques (vending machine) sont elles faciles à utiliser ?

On achetait les jetons au guichet.

OK
Février-mars est une bonne période climatique avec des températures modérées

13 février 2025 - CHITRAKOOT

Jeudi 13 février un tuk-tuk vient nous chercher à l’hôtel pour nous conduire à la gare ferroviaire. Nous trouvons facilement notre train et nos places. Il y a un employé sur le quai devant chaque wagon. Nous sommes dans un wagon “AC Economy”. Il y a 6 places dans notre compartiment. Un couple est avec nous. Ils ne parlent pas anglais et la communication est difficile. Il y a aussi un jeune qui parle anglais. Il nous pose des questions sur notre voyage et sur Lucknow sa ville natale. Il s’est marié il y a 10 jours et est fier de nous montrer une photo de sa femme. Il va monter dormir dans la couchette du haut pendant une partie du trajet.
Dans les gares il y a foule. Des gens dorment enroulés dans des couvertures. D’autres discutent en attendant un autre train. Des vendeurs ambulants proposent toute sorte de choses à manger. Beaucoup de personnes se promènent. Des employés balaient et jettent les détritus sur la voie. Il y a aussi beaucoup de policiers.

Entre deux gares le spectacle est sur les voies. On y trouve des employés qui travaillent à l’entretien des voies. Des personnes marchent sur les voies. Des animaux broutent le long des voies. Et toujours ces détritus sur toute la longueur du trajet.

Notre train se traîne au début puis accélère. En cours de route le couple descend et deux hommes montent. Ils nous informent qu’il y aura beaucoup de monde à Chitrakoot car les personnes profitent de la Kumbh Mela qui a lieu en ce moment à Allahabad situé à 50 kilomètres. C’est un pèlerinage qui rassemble des centaines de millions d’indiens pendant 55 jours. Beaucoup de ces pèlerins se rendent ensuite à Varanasi ou Chitrakoot. Nous n’avions pas prévu cela. On verra en arrivant ce qui se passera. Le train arrive à la gare de Chitrakoot avec 30 minutes de retard. Il fait nuit. Elle est envahie par les pèlerins et il y a beaucoup de policiers. Dehors ce n’est pas mieux. Heureusement un jeune indien descendu avec du train nous aide. Il négocie le prix du tuk-tuk et nous informe qu’il nous faudra changer de tuk-tuk car nous allons passer de l’état de l’Uttar Pradesh au Madhya Pradesh. Sur la route le spectacle est ahurissant. Des centaines de bus circulent où sont arrêtés. Des files de pèlerins marchent. Des groupes de pèlerins sont regroupés autour de feux. De très nombreux tuk-tuk circulent en klaxonnant tout comme des voitures le toit surchargé de bagages. Nous n’avons jamais vu un tel spectacle depuis que nous voyageons en Inde. Nous changeons de tuk-tuk dans une cohue indescriptible. Les pèlerins sont de plus en plus nombreux, même si les bus sont interdits dans cette partie de la ville. Nous sommes au niveau du Ram Ghat la destination de ces pèlerins.

Nous finissons par atteindre notre hôtel situé à cent mètres de ce ghât. Nous logeons au MP Tourist Bungalow, hôtel géré par l’Office du Tourisme du Madhya Pradesh. Il y a beaucoup de voitures dans cour. Nous obtenons facilement notre chambre. Elle est propre, même si les murs auraient besoin d’une couche de peinture. Le lit est confortable et propre et la salle de bain propre. Heureusement on l’avait payé à l’avance.
Nous mangeons au restaurant de l’hôtel. Le repas est correct. Le petit-déjeuner le sera aussi et nous y mangerons tous les jours. Le personnel du restaurant s’occupe bien de nous avec de petites attentions.

Nous nous couchons avec le brouhaha de cette fourmilière en fond sonore.

14 février 2025 - CHITRAKOOT

Après un bon petit-déjeuner nous nous dirigeons vers le Ram Ghât. Il y a foule. La rue qui y mène est bordée de marchands de souvenirs et d’échoppes de couturier, coiffeur, sculpteur.

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Nous atteignons le ghât et c’est le choc. Une foule énorme est présente sur les marches. Des bateaux très colorés transportent des passagers. Le rameur est seul pour naviguer avec une dizaine de personnes. Nous avançons tranquillement. Plusieurs familles nous sollicitent pour faire des photos. Le ghât est propre et nous verrons souvent des balayeurs s’activer. Nous progressons au milieu de cette foule. Nous sommes souvent interpellés par des prêtres habillés en orange qui veulent nous mettre une marque de couleur au milieu du front contre finance. De nombreuses petites échoppes vendent des souvenirs ayant un rapport plus ou moins avec la religion.

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Sur chaque côté de la rivière on trouve de nombreux temples, tous colorés. Nous en visitons un. Sa cour intérieure est décorée et les fidèles se pressent devant les statues des divinités tandis qu’un prêtre leur remet une offrande.

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L’atmosphère est calme et empreinte de sérénité. Nous passons plus de deux heures sur les deux rives.

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Nous rentrons à l’hôtel pour un déjeuner léger et nous reposer.

En fin d’après-midi nous sortons pour assister à l’Aarti. C’est un rituel hindou destiné à un ou plusieurs dieux. Plusieurs prêtres effectuent des rites codifiés. Il y a plusieurs milliers de personnes assises devant les prêtres comme nous, ou sur la rive opposée. Plusieurs dizaines de barques avec des éclairages de toutes les couleurs sont arrêtées devant le lieu. Des chants commencent à s’élever via une sono pas terrible. Les spectateurs tapent des mains ou chantent. La ferveur monte progressivement jusqu’à l’arrivée des cinq prêtres qui vont officier. Ils sont habillés en orange. La cérémonie commence et les prêtres vont effectuer des mouvements avec différents objets dont du camphre, de l’encens et un chandelier contenant des bougies allumées. Ils les répètent en direction des quatre points cardinaux dans le sens des aiguilles d’une montre. Le spectacle, car c’est un spectacle minutieusement organisé, est fascinant. Il dure une trentaine de minutes. Nous rentrons à notre hôtel au milieu de la bousculade pour manger.

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15 février 2025 - CHITRAKOOT

Nous négocions avec un tuk-tuk le prix du trajet pour aller voir un temple situé à douze kilomètres de Chitrakoot. Le trajet est infernal car la route est le plus souvent défoncée ou en cours de réfection.

Nous arrivons au Ganesh Bagh. C’est un temple construit au 19 ème siècle. Ce complexe servait de palais d’été pour le roi Vinayak Rao. A l’entrée nous visitons un baoli, puits à étage. Il est en mauvais état et en partie effondré. La descente vers le puits est inondée et inaccessible. On accède au puits par deux galeries. Le puits lui-même est en aussi mauvais état. Il conserve une galerie haute aux arcs sculptés. Tous les autres niveaux, sept au total, sont inondés.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le temple qui de loin nous fait penser aux temples de Kajuraho, en plus petit. Il est dédié à Shiva et se dresse sur une plateforme. Une grande salle bordée de colonnes mène à ses trois tours. On y entre par des portes aux encadrements finement sculptés de dieux et déesses. Certaines scènes ont conservé une partie de leurs couleurs. Les dômes de ces tours sont finement sculptés et des sculptures érotiques sont visibles. Elles représentent aussi des créatures mythologiques, animaux, dieux, déesses. Nous voyons plusieurs ouvriers travailler à la réfection de ce temple. Nous pouvons admirer leur dextérité à travailler la pierre et le résultat de leur travail sur certaines parties du temple. A côté on voit les restes d’un ancien palais en très mauvais état. Puis c’est un étang carré avec des marchés bordé de plusieurs cénotaphes. Plusieurs personnes se baignent ou y lavent leur linge.

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Nous retournons à Chitrakoot par une autre route plus praticable. En cours de route le chauffeur s’arrête pour faire réparer son tuk-tuk. Il arrive à un barrage de police. Il est obligé de prendre une déviation. Un nouveau barrage l’oblige à s’arrêter. Il discute avec le policier. Nous lui indiquons que nous sommes français et qu’on rentre à notre hôtel. Il finit par nous laisser passer. Nous passons par de petites routes au milieu de maisons peintes de toutes les couleurs. L’état de la route n’est pas meilleur et nous sommes même obligés de descendre pour permettre au tuk-tuk de continuer son chemin.

Nous nous promenons à nouveau au Ram Ghât.

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Nous finissons par rentrer à notre hôtel pour nous reposer car nos dos ont peu apprécié l’état de la route.

En milieu d’après-midi nous sortons pour faire un tour de bateau sur la rivière. La barque est colorée et il y a un tapis sur le plancher de la barque et un lapin blanc en liberté. Le rameur manie sa barque avec dextérité. Cette balade aquatique est reposante et nous pouvons regarder la vie sur les rives de cette rivière. Des personnes se baignent ou lavent leur linge. De nombreuses personnes se promènent. On a aussi une autre vue des habitations et des temples qui bordent cette rivière. Cinq personnes sont avec nous. Nous discutons avec elles. Comme toujours la première question qui nous est posée est d’où nous venons. Ils nous disent qu’ils partent demain à la Kumbh Mela, car il y a maintenant moins de monde. Ils sont heureux de nous entendre dire que nous avons visité il y a deux ans Ahmedabad au Gujarat, car ils en sont originaires. Ils nous parlent de Modi qui a rencontré Macron ces derniers jours. Il y a beaucoup de bateaux qui naviguent. Nous nous arrêtons en bas d’un temple où nos compagnons veulent prier. C’est celui-là et pas un autre où le rameur voulait les déposer. Cette mini croisière bien reposante et fraîche se termine.

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Le soir nous assistons à nouveau à l’Aarti. Il y a toujours autant de monde et la cérémonie est toujours aussi fascinante.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel pour y manger.

16 février 2025 - CHITRAKOOT / JHANSI

Nous devons quitter Chitrakoot par train en fin d’après-midi. Au petit-déjeuner une indienne discute avec nous. Elle part pour la Kumbh Mela. Elle habite Hyderabad et nous donne son numéro de téléphone pour la contacter. C’est la dernière ville que nous allons visiter.

Notre dernière visite à Chitrakoot est pour le Glass Temple. Un tuk-tuk nous y conduit. Il est situé au bout d’une allée bordée de chaque côté de dharamsalas où logent les pèlerins. Nous entrons dans un temple recouvert de miroirs. Les frises sur les murs racontent une partie du Ramayana, une épopée mythologique de l’hindouisme. C’est comme une bande dessinée. Le plafond est aussi recouvert de miroirs. Des pèlerins sont assis, tandis qu’un prêtre va et vient. Il finit par ouvrir un rideau et les trois divinités apparaissent sous les applaudissements et les cris des fidèles. Les divinités sont recouvertes d’habits étincelants dans une pièce parée de miroirs. Nous quittons ce temple et regagnons notre hôtel dans un tuk-tuk collectif rempli de passagers.

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Nous allons finaliser quelques achats dans de petites boutiques près du Ram Ghat.

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Nous rentrons dans l’hôtel pour attendre le véhicule qui doit nous conduire à la gare ferroviaire avec pour destination, Jhansi.

Le chauffeur de notre hôtel nous conduit à la gare ferroviaire. Une certaine pagaille y règne. Il y a beaucoup de monde sur le quai et beaucoup de police. Sans compter de nombreux singes chapardeurs. Un train arrive avec près de deux heures de retard. Une foule en sort et quitte la gare style exode. Puis c’est une panne de courant. Et tout s’arrête. Cela dure quelques dizaines de minutes et le train en gare part. Il semble que de nombreux trains aient été ajoutés pour la Kumbh Mela, ce qui entraîne cette effervescence. Nous sommes un peu stressés par ces retards. Plusieurs personnes engagent la conversation avec nous car ils sont curieux de savoir d’où nous venons et ce que nous faisons ici.

Notre train doit partir à 18h40 et arriver à 23h25. Finalement notre train arrive et part avec 30 minutes de retard. C’est un moindre mal. Dans toutes les gares où le train s’arrête il y a foule sur les quais.

Deux jeunes indiens sont dans notre compartiment. Ils ne sont pas bavards et sont sur leurs portables. Ils sortent un livre de botanique. Ce sont deux jeunes qui préparent un examen en botanique qu’ils doivent passer dans quelques mois. Le train musarde de plus en plus. Il s’arrête dans de nombreuses gares, en pleine campagne. Le retard s’accumule, une heure, une heure et demie, deux heures, deux heures et demi. Il arrive à Jhansi à 2h15. Nous sommes fatigués. Il nous faut maintenant contacter le chauffeur de l’hôtel pour qu’il vienne nous chercher à la gare. Heureusement les deux jeunes descendent aussi à Jhansi et acceptent de l’appeler. Nous les suivons sur les quais. C’est un spectacle indescriptible. Des milliers de personnes attendent des trains. Plusieurs centaines dorment sur le sol enroulés dans des couvertures. Grâce à ces étudiants nous trouvons notre chauffeur. Quinze minutes plus tard nous sommes dans notre lit.

17 février 2025 - JHANSI

Après une bonne nuit courte mais réparatrice nous profitons du copieux petit déjeuner buffet. Notre voyage en train n’est plus qu’un souvenir désagréable.

Un tuk-tuk nous conduit vers une première visite, le musée gouvernemental de Jhansi. La ville est une ville typique indienne, c’est à dire très bruyante et embouteillée. Nous arrivons devant le musée. Il est fermé le lundi, contrairement à ce qui écrit sur leur site internet que nous avions eu soin de consulter avant de partir. Nous y retournerons demain.

Nous poursuivons notre chemin vers le Fort de Jhansi. De l’extérieur il paraît immense et massif. Il a été construit sur une colline rocheuse au début du 17 ème siècle par un roi. De hautes murailles dotées de bastions et de créneaux, ont été construites autour du fort.

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A l’intérieur on se promène sur les murailles d’où on a une vue sur la ville. Elle s’étend à perte de vue et le temps est brumeux. Nous passons sous une porte monumentale. Plusieurs jardins bien entretenus sont agréables à parcourir. C’est un fort sans décorations. Il n’avait qu’un but défendre la ville.

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Une stèle désigne l’endroit où la reine Rani s’est échappée des britanniques.

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Nous sommes à plusieurs reprises sollicités par des indiens pour faire des photos. Nous nous y prêtons de bonne grâce car c’est l’occasion de discuter avec des habitants. La balade est agréable à l’écart du brouhaha de la ville.
Nous poursuivons notre visite dans la partie basse de l’enceinte du Fort. Nous y voyons un petit temple dédié à Ganesh qui semble encore plus petit aux pieds de ces imposantes murailles

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Nous continuons notre visite en franchissant une grande porte en bois pour aboutir à un lieu plus serein, un pavillon édifié par le roi pour éveiller aux arts son frère. Il est entouré de fines colonnes sculptées. On aperçoit des fresques sur le haut des murs. Certaines ont conservé des couleurs. Un espace étonnant dans ce fort.

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Nous quittons le fort pour prendre la direction du Rani Laxmi Bai Mahal. C’était la résidence pendant un certain temps de la reine qui a combattu les anglais pendant la révolte des Cipayes. Elle est située dans un quartier populaire. Nous sommes souvent interpellés par des salutations. Nous arrivons devant le palais.

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Double déconvenue, seul le rez-de-chaussée est visible car des travaux de restauration sont en cours dans les étages et le paiement se fait obligatoirement par un QR code, ce que nous ne pouvons faire en Inde. Heureusement deux jeunes Indiens paient nos billets par QR code et nous les remboursons en espèces. On entre dans un patio avec en son centre un puits et des bassins avec des fontaines. Mais il n’y a pas d’eau.
Les façades de couleur ocre ont été en partie restaurées. Elles sont soulignées par des arcs finement sculptés.

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Les pièces du rez-de-chaussée contiennent de très nombreuses statues qui ont été récupérées aux alentours de Jhansi. Ces statues représentent les différentes divinités de la religion hindouiste. Elles sont souvent en bon état et très finement sculptées. Un employé qui allait manger nous les présente en nous montrant de petits détails qui nous fait regarder différemment toutes ces statues qui pour nous se ressemblaient.

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Un peu dépités nous prenons un tuk-tuk pour retourner à l’hôtel.

Nous faisons une sieste l’après-midi pour récupérer de notre voyage en train. Nous trouvons un journal devant notre porte dans lequel un article annonce la mort d’une vingtaine de personnes à la gare de Delhi lors du départ d’un train en partance pour la Kumbh Mela.

18 février 2025 - JHANSI / DATIA

Le matin un tuk-tuk nous conduit au Chhatri, cénotaphe, du maharaja Rao Ki. Il nous dépose au Fort et ne sait pas où est le Chhatri. Un autre tuk-tuk nous prend en charge et nous y dépose. Nous traversons la vieille ville et ses rues étroites où il a parfois du mal à passer. De nombreuses échoppes ne sont pas encore ouvertes. Des vaches déambulent tranquillement.

Le Chhatri a été construit après sa mort par sa reine, Rani Lakshmibai, en 1853. C’est une petite structure carrée en grès à toit plat située au milieu d’un jardin fleuri entouré de hauts murs avec des petits minarets octogonaux à coupoles à chaque angle. Le cénotaphe est posé sur une plateforme. Chaque côté est percé par trois arches aux poteaux finement sculptés. Il est entouré d’un jardin et d’un bassin.

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Nous nous dirigeons vers un temple blanc situé en face du chhatri. C’est le Sri Laskhmi Temple. On ne peut y pénétrer. Nous parcourons quelques dizaines de mètres pour entrer par une autre porte dans l’enceinte du temple. Le porche d’entrée est finement ciselé et surmonté de clochetons. Cette partie du temple nous paraît plus ancienne. Elle a été construite au 18 ème siècle. Dans la cour on trouve deux petits temples où les fidèles peuvent venir prier. Lakshmi apparaît dans une tenue scintillante dans une pièce tout en dorure et brillance.

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Un peu plus loin nous apercevons un grand temple de toutes les couleurs. On ne peut s’y approcher.

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Notre tuk-tuk nous conduit au Musée Gouvernemental de Jhansi. Nous allons arpenter pendant plus d’une heure ce musée instructif et bien conçu. Nous commençons par une salle qui raconte la vie de Rani, la reine qui a combattu les anglais. Des dioramas permettent de mieux comprendre son intense vie.

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Des peintures de différents types montrent des scènes de cette période.

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Puis ce sont des scènes de la vie représentées par de fines figurines.

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Nous passons dans plusieurs pièces renfermant des statues des différentes divinités hindoues en divers matériaux.

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Une partie du musée a été rénovée et permet de voir en 3D des représentations de la vie de cette époque. Nous pouvons feuilleter un livre virtuel sur des personnalités ayant combattu pour l’indépendance de l’Inde.

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Dans une autre pièce de petites statues en terre cuite certaines vieilles de plus de 2000 ans sont exposées.

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Une salle présente des pièces de monnaie en bronze ou en or anciennes ou récentes.

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Nous mettons des casques virtuels et nous retrouvons à combattre les anglais à cheval. !

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Un écran à 180° présente des personnages et des paysages locaux.

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Nous continuons à parcourir ce musée que nous avons visité avec beaucoup de plaisir.

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L’après-midi une voiture nous conduit à notre hôtel à Datia. Il est situé à plusieurs kilomètres du centre-ville. Au bout d’un jardin bien entretenu il y a une belle piscine. Pour la première fois depuis le début de notre voyage il a plu un peu.

Nous prenons un tuk-tuk pour aller dans le centre-ville. Le prix de la course est dérisoire par rapport aux autres villes. C’est une ville très indienne. Nous voyons que les habitants n’ont pas l’habitude de voir des touristes occidentaux. Beaucoup de petites échoppes vendent des choses diverses et toujours ces stands de rue qui proposent des plats. Et aussi beaucoup des vaches. Nous apercevons un grand fort qui semble abandonné. Nous finissons par nous arrêter dans un café qui nous semble correct pour y manger des momos accompagnés de frites. Puis c’est le retour à l’hôtel pour préparer notre journée de demain.

19 février 2025 - DATIA

Un tuk-tuk nous conduit au Bir Singh Palace. Il a été construit au début du 17 ème siècle par le souverain d’Orchha. Apparemment il ne l’a jamais habité et il est inoccupé depuis cette date. Il est perché en haut d’une colline et est imposant avec ses 7 étages. La visite commence mal car il faut un QR code indien pour acheter les billets. Heureusement un jeune accepte de les acheter et nous le remboursons. L’opération dure plus de 15 minutes pour obtenir des billets. Les billets papier c’est plus simple. On arrive au pied du château et on est écrasé par sa taille.

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C’est un mélange d’art rajput et moghol. Il est construit exclusivement en briques et pierres, sans bois et métal. On entre par un côté avec une façade imposante avec des balcons et une porte monumentale qui a conservé de magnifiques sculptures et peintures.

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On monte ensuite un escalier sur plusieurs étages dans la pénombre. On aperçoit de chaque côté des passages et des escaliers partant dans toutes les directions souvent fermés. Les murs et les plafonds étaient manifestement autrefois richement décorés et en gardent quelques vestiges. Un des plafonds a été rénové en conservant la palette de couleurs d’origine, carmin, ocre, blanc et noir.

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Nous rencontrons un groupe qui descend avec un guide. Celui-ci propose de nous guider, ce que nous acceptons. Il va nous faire découvrir ce palais qui comporte 400 pièces dans lesquelles on peut facilement se perdre. Les deux derniers étages ne sont pas accessibles pour des raisons de sécurité.
Le palais a une forme carrée avec quatre tours octogonales reliées par des passerelles en pierre finement sculptées au bâtiment central qui s’élève sur plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la cour principale. Le mélange de style se traduit par des coupoles de styles hindoues et musulmanes.

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Nous avons une magnifique vue sur la ville depuis les murailles de ce fort.

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De nombreuses pièces sont fermées pour conserver intactes leurs peintures d’origine. Nous réussissons à faire des photos à travers les grilles. Nous parcourons les différentes cours intérieures. Nous passons une heure et demie à visiter ce palais avec notre guide qui nous a fait découvrir des trésors de peintures cachés.

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Puis c’est la direction des Royal Chhatris de Datia. Dans un premier temps nous sommes rebutés par le prix demandé pour y entrer. Nous allons un peu plus loin voir un vieil édifice en brique qui semble tomber en ruine. Nous pouvons y accéder après avoir enlevé nos chaussures. Seule une pièce du rez-de-chaussée est accessible. Elle a été transformée en salle de prière avec en son centre une tortue avec des étoiles peintes sur sa carapace et supportant un linga, représentation dématérialisée du dieu Shiva. En face on trouve un puits à degrés en très mauvais état.

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Nous retournons au Royal Chhatris et nous nous acquittons du droit d’entrée. Ces cénotaphes commémorent les morts des familles royales. Ils sont plusieurs dizaines de toute taille, forme et style. Les plus grands sont pour les rois, les autres pour les membres de leur famille. Les plus anciens datent du 17 ème siècle. L’extérieur des Chhatris a été restauré récemment et peint en rose. Derrière on remarque un lac sur lequel sont posés de petits chhatris.

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L’extérieur des chhatris n’a rien d’extraordinaire, d’autant plus qu’ils ont été repeints en rose. C’est l’intérieur des Chhatris qui est le plus remarquable. Plusieurs ont conservé leurs peintures d’origine sur les plafonds et les murs. Elles représentent des scènes de mythe, de légende, de vie quotidienne, des commémorations de hauts faits. De nombreuses peintures sont en assez bon état. Un gardien nous guide à travers cet espace surprenant.

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Nous reprenons un tuk-tuk avec difficulté à cause de la barrière de la langue. Nous retournons en ville faire des achats dans un magasin. Le personnel nous offre un chai et fait des selfies. Après un arrêt dans un café pour boire un café noisette au lait froid délicieux, nous regagnons notre hôtel.

20 février 2025 - DATIA

Nous avons prévu une seule visite, le site des temples jaïns à SONAGIRI. Il est situé à une dizaine de kilomètres au nord de Datia. Un tuk-tuk doit nous y conduire, nous attendre et nous ramener. Nous traversons la campagne indienne avec ses vaches, ses petites maisons en brique ou en terre, parfois peintes de couleurs vives, ses galettes de bouses de vache qui sèchent le long des routes, ses tas de briques, ses petites échoppes, ses tuk-tuk, motos et vélos, et la saleté omniprésente. Nous arrivons dans le petit village de Sonagiri, d’une saleté totale.

C’est un site de pèlerinage pour une secte jaïne qui croit que c’est ici que le huitième Tirthankar, Chandraprabha, a atteint le salut. Il compte une centaine de temples dont 77 sont à flanc de colline. Nous pénétrons sur le site par une grande arche gardée par deux statues d’éléphants débonnaires.

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Nous enlevons nos chaussures et commençons à gravir la colline pieds nus par un petit chemin en pierre bien entretenu. Le site est propre et paisible. La colline est recouverte de temples blancs de différente taille. Tous sont surmontés d’une haute flèche blanche et d’une pointe dorée. Heureusement il ne fait pas trop chaud et nos pieds n’auront pas à souffrir de la chaleur. Les temples sont visibles de chaque côté du chemin ou dans des petits chemins secondaires. Tous les temples sont numérotés. La plupart des temples sont antérieurs au 10 ème siècle. Ils sont pour la plupart en bon état. Certains sont en cours de construction ou de rénovation.

Ce sont d’abord des petits temples présentant des façades recouvertes de peintures de toutes les couleurs. Leurs intérieurs sont recouverts d’une multitude de petits miroirs. Ils contiennent tous une statue d’une divinité dans une pièce également recouverte de miroirs. Nous progressons au milieu de cet incroyable foisonnement de temples. Nous en visitons plusieurs avec toujours la présence d’une statue dans une pièce recouverte de dorures.

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Nous poursuivons notre montée en découvrant d’autres temples tout aussi remarquables.

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Un temple attire notre attention avec une toit en forme de lotus.

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Puis c’est un temple rond comme un stûpa recouvert de mosaïques vertes, bleues et jaunes.

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Le plus grand, le numéro 57, est situé en haut de la colline. Sur son parvis sont visibles deux hautes colonnes finement sculptées. Dans des niches sont présentées des statues de divinités.

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On y pénètre par un grand porche recouvert de peintures et de miroirs. A l’intérieur une statue de plus de 3 mètres de haut est visible. La grande pièce de prière est entourée d’une galerie aux plafonds scintillant de plusieurs milliers de miroirs. Une vision surprenante.

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En face de ce temple un autre temple renferme une statue et surtout une exceptionnelle salle recouverte de mosaïques.

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De cette place nous avons une belle sur ces temples aux coupoles blanches à flanc de colline.

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Notre chauffeur nous récupère en bas de colline pour nous ramener à Datia. En cours de route il s’arrête pour prendre plusieurs passagers supplémentaires. Il finit par nous déposer au restaurant avec difficulté car il ne sait pas où il se trouve. Avec l’aide d’une jeune indienne il finit par le trouver.

Après un bon repas nous retournons à notre hôtel. Un peu plus tard dans l’après-midi nous retournons en ville pour visiter le Shri Peetambra Peetha, temple situé en plein centre-ville. Nous passons devant des stands destinés à l’âme, des fleurs et au corps, des douceurs. Nous laissons nos chaussures à l’entrée ainsi que nos smartphones, car il est strictement interdit de faire des photos. Nous déambulons au milieu des fidèles. Nous voyons en plusieurs endroits des statues de dieux hindous devant lesquels des fidèles prient. Il n’a pas de grand édifice comme dans de nombreux temples que nous avons visités précédemment. On reconnaît des prêtres à leur tenue orange et au fait qu’ils soient les seuls à avoir des portables. Des personnes nous donnent des explications ce que nous voyons et sur les statues des divinités.

Nous quittons ce temple pour prendre une boisson dans notre café favori. Nous hélons un tuk-tuk qui nous prend en plus de ses passagers. Il finit par nous laisser sans explication à plusieurs centaines de mètres de notre hôtel. Nous finissons le trajet à pied.

Demain nous quittons Datia en train pour notre prochaine destination.

21 février 2025 - CHANDERI

Un tuk-tuk nous dépose à la gare ferroviaire de Datia. Notre train est prévu à 12h08 pour une arrivée à Lalitpur à 14h28. A l’arrivée à la gare nous avons le droit à une séance de selfie avec le chauffeur.
A Lalitpur nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre à Chanderi.
Nous passons d’abord par de petites routes de campagne. Des troupeaux de vaches ou de chèvres divaguent sur les routes. Nous logeons un canal qui sert à alimenter les champs en eau. Nous traversons plusieurs petits villages avec des habitants vaquant à leurs activités quotidiennes. Souvent nous sommes salués. Après une heure et demie de transport, notre tuk-tuk nous dépose à notre hôtel. La communication est difficile car le personnel parle peu anglais.

Après notre installation nous parcourons la rue principale de la ville qui encercle la vieille ville. Nous finissons par trouver le restaurant que nous avions repéré sur un blog. Nous y faisons un bon dîner. Un couple fête un anniversaire en famille et nous offre une part de gâteau.

Notre nuit sera la plus calme depuis notre arrivée en Inde. Nous n’entendons aucun bruit depuis notre chambre.

22 février 2025 - CHANDERI

Nous partons à la découverte de la vieille ville. Nous y entrons par la porte de Delhi, une belle porte datant du début du 15 ème siècle.

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Nous parcourons de petites rues propres, calmes, avec ses échoppes. On est dans une autre ville. Les habitants sont accueillants, nous saluent, nous demandent d’où nous venons. Des toiles multicolores sont tendues entre les boutiques pour protéger du soleil. Cette atmosphère nous rappelle cette que nous avions rencontrée en 2023 dans la petite ville de Wadhwan au Gujarat

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Nous entrons dans le Sadar Bazar. Nous pouvons photographier sans problème ces échoppes et ateliers avec leurs occupants. Certaines maisons sont peintes de couleurs vives. Les enfants jouent dans les rues et nous interpellent souvent.

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Nous passons devant une nouvelle porte finement sculptée, la Sufi Gate. Elle a été construite au début du 15ème siècle et était la porte d’entrée pour les tombes des saints soufis. Elle n’est pas entretenue et donne sur un espace envahi par la végétation et les ordures.

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Nous arrivons ensuite aux tombes de la famille de Nizam Ud Dins. Elles ont été construites dans la première moitié du 15ème siècle. Le cimetière est parsemé de pierres tombales en pierre noire ornées de motifs raffinés. La plupart reposent à ciel ouvert. Certaines, les plus importantes, sont conservées dans les petits édifices recouverts de dômes. Un seul est encore intacte, les coupoles et une partie des murs des autres se sont effondrés. Ils sont décorés de moucharabiehs, fenêtres en pierres finement ciselées. Des enfants jouent au milieu de ces tombes et viennent nous demander d’où nous venons et ce que nous faisons ici.

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Ensuite nous voulons visiter le Badal Mahal. Mais on ne peut payer qu’avec un QR code indien et cette fois il n’y a pas d’autres visiteurs pour nous aider. Le gardien accepte que nous fassions une photo d’une magnifique porte située au fond d’un beau jardin. C’est tout ce que nous pouvons voir. En arrière-plan on aperçoit le fort construit sur une colline.

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Nous traversons la rue pour nous rendre à la Jama Masjid. C’est une mosquée du 15 ème siècle. L’entrée principale de la Jama Masjid présente des sculptures d’une grande finesse. Elle comprend une cour ouverte bordée de cloîtres avec des piliers sur deux côtés et le côté face à l’entrée est occupé par la salle de prière. Elle est ornée de motifs géométriques et floraux complexes, ainsi que de bandeaux. Cette mosquée possède trois dômes imposants. Par contre elle n’a pas de minaret.

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Nous poursuivons notre chemin vers le Fort situé en haut d’une colline par de petites rues de la veille ville.

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En cours de route notre attention est attirée par le bruit de métiers à tisser. Chanderi est renommée pour le travail de la soie de ses artisans. Nous regardons un tisserand travailler sur son métier. Dans la boutique adjacente nous pouvons admirer le travail minutieux de cet artisan. Catherine finit par acheter un tissu en soie.

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Nous passons devant un temple que nous pouvons visiter. C’est le Shri Narsingh Temple dédié à Vishnou. Une personne nous précise qu’il est très vieux. Il date du 17ème siècle. Sa haute façade peinte en blanc est bordée de galeries avec de minces colonnes et des arcs finement sculptés. Il nous ouvre la pièce où sont les divinités hindoues, comme toujours habillés de couleurs criantes.

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A côté de ce temple un cinéma familial avec une grande affiche pour un film d’amour tout droit sorti de Bollywood.

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Après plusieurs dizaines minutes de marche nous longeons une imposante muraille et atteignons une porte d’entrée du Fort. L’entrée est massive et dissuasive.

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Nous franchissons la porte et débouchons sur des édifices en ruine.

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Nous arrivons sur un plateau et prenons à droite. Nous apercevons à quelques centaines de mètres un petit édifice en haut de la falaise. C’est une tour de guet qui ressemble à un petit temple avec ses fines colonnes sculptées. De sa position on a une vue saisissante sur une partie de la ville et de la campagne. On y aperçoit plusieurs temples et un peu plus loin une porte entre deux falaises.

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Nous rebroussons chemin et atteignons le palais. Il a été construit en plusieurs étapes à partir du 11 ème siècle. Il a été récemment restauré. C’est un imposant et austère palais de trois étages doté d’une fontaine et d’un bassin dans sa cour ainsi que de bastions et de tours de guet aux angles.

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Dans une pièce on peut voir une série de photos des principaux monuments de Chanderi avant et après leur restauration.

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Nous montons sur les murs du Fort depuis lesquels on a une magnifique vue de l’ensemble de la ville. Cette visite s’achève par plusieurs photos avec des familles et des groupes de jeunes toujours aussi chaleureux et accueillants.

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Nous allons voir à quelques dizaines de mètres les restes d’une mosquée avec des mihrabs finement sculptés et des versets du Coran. Elle est ouverte et est supportée par plusieurs dizaines de piliers sculptés. Sur le côté des portes en bois ont des encadrements en pierre finement travaillés.

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Un peu plus loin un édifice attire notre attention. Un panneau nous indique que c’est le monument de Johar. C’est un mémorial dédié aux nombreuses jeunes filles et femmes hindoues rajputes qui se sont suicidées collectivement le 29 janvier 1528. Elles ont choisi de mourir juste après le départ de leurs maris, pères ou frères, sous le commandement de Medini Rai, pour combattre l’armée moghole, bien plus nombreuse.

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Nous quittons le Fort par une route et bifurquons par un escalier en pierre à flanc de falaise pour aboutir à un grand puits à degrés. Il est malheureusement envahi par des détritus.

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Nous poursuivons la visite de la ville au hasard. Nous continuons à être amicalement accueillis par les personnes rencontrées.

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Nous visitons un temple Jain caché dans les ruelles de la vielle ville. Il est toujours très coloré avec des dômes et des tours blanches rehaussées de dorure. A l’intérieur il y a plusieurs centaines de statues de toutes les tailles et les matières. Il est interdit de prendre les statues en photo.

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Un peu plus loin nous entrons dans un palais, le Raja Rani Mahal. Il est en réalité composé de deux palais distincts. L’imposant Raja Mahal construit au 15ème siècle est une structure de sept étages et le Rani Mahal est plus petit et plus ancien. Ils sont reliés par des passages à colonnades. Un jeune nous les fait visiter. Il ne reste plus que des murs sans décorations. On y trouve un bain royal, un hammam, un puits, plusieurs pièces dégradées adjacentes au bain et une cour avec en son centre une fontaine et entourée de bâtiments de plusieurs étages aux galeries ouvertes et soutenues par des piliers magnifiquement sculptés. Nous montons jusqu’au dernier étage. On y trouve des pavillons ouverts sur la terrasse, certains recouverts de dômes. La vue sur le quartier est magnifique.

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Nous continuons notre visite de ce quartier entre petites échoppes accueillantes, habitants curieux, vieux bâtiments plutôt en ruine. Nous finissons cette visite par une pause dans notre restaurant préféré. Nous prenons ensuite un peu de repos à notre hôtel.

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Ce fût une balade bien agréable dans cette vieille ville. Le soir nous mangeons dans le même restaurant de bons plats indiens bien cuisinés.

24 février 2025 - CHANDERI

Nous partons à la découverte des monuments disséminés dans la campagne. En cours de route nous croisons deux stèles représentant des chevaux. Ce mémorial est dédié à deux chevaux considérés comme les favoris des rois. Il se compose de deux plaques de pierre sculptées représentant deux chevaux magnifiquement parés.

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Nous marchons quelques minutes avant d’atteindre un lac bordé d’édifices. C’est d’abord l’imposant Chhatri, mausolée, du maharaja Bharat Shah Bandela construit au milieu du 17ème siècle. Il a un plan octogonal avec des murs en grès couronné d’un imposant dôme. Plusieurs faces du deuxième étage sont surmontées d’un balcon en saillie. Il a la particularité de ne comporter aucune porte. On ne peut y pénétrer.

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Un peu plus loin c’est le tombeau de Shahjadi Roza. C’est celui de la fille d’un empereur. Il date du 15 ème siècle. Il est construit sur une plateforme. Il est carré et a perdu son dôme et n’a conservé qu’un seul de ses petits minarets d’angle. Il comporte deux niveaux et est sculpté sur ses deux niveaux. On remarque des consoles serpentines qui soutiennent les avant-toits Certaines tuiles ont conservés quelques traces de leur couleur bleue d’origine. Plusieurs essaims d’abeilles y ont élu domicile et nous quittons les lieux non sans remarquer qu’il y a deux tombes finement sculptées au milieu de la pièce.

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A côté la campagne est parsemée de petits pavillons. Autour des buffles se promènent et une personne ramasse leurs bouses séchées. C’est un endroit paisible loin du tumulte de la ville.

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Le Lankshman Mandir, un temple tout blanc, est posé au bord d’un grand bassin. Nous pouvons y pénétrer et nous promener pour voir des différents lieux de prière. Un prêtre nous donne une sucrerie à manger et nous met une marque de couleur sur le front moyennant finance.

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Nous faisons le tour du bassin et nous arrêtons devant un autre Chhatri, celui du Maharaja Devi Singh Bundela. Plusieurs faces ont des balcons en saillie. Il est en mauvais état, son dôme a disparu et ses abords sont sales.

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A côté on trouve un petit chhatri.

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Nous ne nous attardons pas et poursuivons notre route vers un étang, Hauz Khas, qui était un des plus grands étangs de Chanderi. Il servait pour les sports aquatiques d’un souverain. Il est en cours de réfection et a perdu toute originalité. A côté des vaches se promènent tranquillement. Et toujours de nombreux édifices religieux ou chhatris.

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Nous regagnons une route vers un autre édifice. Nous sommes souvent arrêtés par des habitants curieux et nous prêtons de bonne grâce à des séances de selfies.

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Nous passons devant les ruines d’une ancienne école coranique, Madrasa Darwaja, dont il ne reste que des minarets en partie effondrés. Puis au sommet d’une colline isolée on aperçoit le mausolée blanc d’un saint.

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Nous atteignons notre destination, la Bada Madrasa. C’est un tombeau du 15ème siècle qui a été transformé en école coranique. C’est un bâtiment en grès qui comportait cinq coupoles dont une grande au centre et qui ont disparu. Le bâtiment est entouré d’une galerie. Les murs du tombeau sont ornés de jalis finement sculptés. À l’intérieur se trouvent deux pierres tombales, placées l’une à côté de l’autre, gravées de motifs géométriques et floraux raffinés en relief.

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Après une bonne marche dans une campagne déserte nous atteignons notre prochain objectif, le Battisi Baodi. C’est un puits à degrés qui date du 15 ème siècle. C’est surprenant de le trouver loin de toute habitation. On accède au puits par une descente de plusieurs dizaines de marches. Au milieu de cette descente deux niches contiennent des inscriptions en arabe. Le puits lui-même compte quatre étages et des marches descendent d’un étage à l’autre et permettent de descendre jusqu’au niveau de l’eau. Il est rempli d’une eau verdâtre.

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Nous retournons en ville à pied en ville. Cela fait plus de trois heures que nous marchons. Nous croisons des véhicules lourdement chargés, des habitants débitant du bois. Nous passons devant la mosquée Idgah, puis devant Tombeau de Dhankunwar. Nous retournons nous reposer avant de poursuivre la visite de cette ville attirante.

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Pour la suite de nos visites nous prenons un tuk-tuk. Il nous conduit d’abord au Khandargiri Temple. Nous longeons un lac avec de chaque côté de la route des petits Chhatris.

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Nous arrivons à ce temple jaïn tout blanc. Il est récent. Il comporte trois tours travaillées surmontées de flèches dorées.

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L’élément le plus impressionnant de Khandagiri est l’imposante statue du premier Tirthankara Rishabhnath jaïn, également connu sous le nom d’Adinatha. La statue, haute d’environ 14 mètres, est gravée dans la roche de la colline. Un escalier mène à des bâtiments et des grottes à flanc de falaise, mais on ne peut y accéder. Des travaux sont en cours devant suite à un éboulement. Elle est impressionnante, mais en mauvais état et certaines parties du corps sont difficilement reconnaissables. Notre chauffeur nous accompagne avec un solide bâton pour éloigner les nombreux singes. Au retour au tuk-tuk le chauffeur doit faire fuir un singe qui commençait à le dépouiller.

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Notre chauffeur nous emmène quelques kilomètres plus loin vers la Kati Ghati. Le tuk-tuk est poussif et ne peut arriver jusqu’à la porte. Nous sommes obligés de finir à pied. C’est une arche en pierre encastrée entre deux parois rocheuses. La porte n’a jamais été installée. Elle permet de passer à travers une colline et a été construite au 12 ème siècle. Elle mesure 24 mètres de haut et 12 mètres de large. Une inscription en différentes langues est visible sur un mur de la porte. Elle apporte des précisions sur son année de construction, 1495, et sur le commandeur de cette porte, Jiman Khan.

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Notre prochaine destination est le Koshak Mahal. En cours de route nous arrêtons devant la tombe d’un saint soufi.

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Nous arrivons au Koshak Mahal. C’est un palais construit au 15 ème siècle comme un monument de victoire. Nous accédons au jardin qui l’entoure en franchissant une porte encadrée par deux grandes colonnes. Le palais est situé au fond du jardin. C’est un édifice impressionnant doté d’imposants murs en pierre. La façade extérieure, simple et épurée, comporte des balcons saillants sculptés. Ceux du premier étage sont encore présents, ceux des étages supérieurs ont disparu.

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C’est un palais majestueux avec trois étages qui a perdu ses toits. Il reste néanmoins imposant avec ses arches monumentales et ses piliers sculptés. Il présente un plan carré comportant quatre sections séparées par deux immenses couloirs disposés à angle droit au centre. Les passages sont surmontés de hautes portes d’entrée cintrées au centre de chacun des quatre côtés du rez-de-chaussée. Il possède de grandes entrées voûtées, une au milieu de chaque côté.

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Notre chauffeur nous ramène en centre-ville. Nous rentrons à notre hôtel. Mais nous faisons un détour dans la vieille ville pour voir un vieux puits. Nous passons au milieu de maisons propres colorées, avec le bruit d’un métier à tisser en fonds sonore. Nous arrivons au Musa Baoli construit au milieu du 15ème siècle. Il est petit et spectaculaire avec ses escaliers hélicoïdaux se croisant. Malheureusement son fonds est parsemé de détritus.

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Nous regagnons notre hôtel et prenons notre repas dans un restaurant local situé près de notre hôtel. Demain nous quitterons cette ville qui nous a vraiment enchantée.

Lundi 24 février 2025 - BHOPAL

Un taxi vient nous chercher à notre hôtel. Nous quittons cette petite ville de Chanderi qui a été une belle découverte. En moins d’une heure nous sommes à la gare de Lalitpur où nous devons prendre un train pour Bhopal à 11h43. Il est en retard. Nous assistons au passage de plusieurs trains de fret longs et imposants. En face plusieurs femmes répartissent du ballast sur une voie à l’aide de petites griffes et de cuvettes. Un travail harassant en plein soleil. Un train de fret s’arrête en gare. Des passagers passent sous les wagons pour passer d’un quai à l’autre. Notre train part avec 30 minutes de retard.
Pendant le trajet un repas nous est servi.
A Bhopal nous allons à notre hôtel à pied car il est situé à 200 mètres de la gare.

Après notre installation nous visitons notre quartier et retrouvons les habitudes des grandes villes indiennes, bruit, circulation intense, beaucoup de monde et de la saleté, mais moins que dans certaines villes. On n’était plus habitués à cela depuis Lucknow.
Nous trouvons un ATM pour prendre de l’argent et repérons des restaurants qui feront bien l’affaire pour ce soir.

En revenant à notre hôtel notre attention est attirée par un grand temple. C’est un temple sikh. Nous sommes invités à monter à l’étage où se trouve des objets sacrés de leur religion. Pour cela nous devons nous déchausser, nous laver les mains et les pieds et nous couvrir la tête d’un fichu. Nous assistons à un chant des textes sacrés sikhs par deux vénérables personnes âgées à la longue barbe blanche s’accompagnant d’harmoniums indiens et d’un jeune qui joue du tabla. Nous regardons le défilé des fidèles, sikhs ou indiens, qui viennent se recueillir. Malheureusement on ne peut pas prendre de photos dans le temple.

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Nous regagnons nôtre hôtel ensuite. Nous allons ensuite manger dans un petit restaurant local.

Mardi Le 25 février 2025 - BHOPAL

Nous avons prévu de visiter plusieurs monuments. Nous retardons notre départ pour permettre à Didier de récupérer de son problème intestinal. Un tuk-tuk nous conduit au milieu des bouchons et des klaxons au Palais Taj Mahal. Érigée entre 1871 et 1884, l’ancienne résidence des Bégums est un des plus vastes palais du monde. Il est en très piteux état et on ne peut le visiter pour des raisons de sécurité. Extérieurement il ne reste pas grand-chose de ses peintures et de ses sculptures.

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Nos pas nous portent ensuite vers la Mosquée Taj-ul-Masjid. C’est une des plus grandes mosquées d’Inde. Sa construction a duré près de 150 ans. On y pénètre par une porte monumentale. Sa façade rose est surmontée de hauts minarets octogonaux de 62 mètres en marbre. Trois grands dômes en marbre surmontent la salle de prière ornée de colonnes finement sculptées et au sol en marbre.

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Puis c’est la direction de deux palais, le Sadar Manzil et le Shaukat Mahal. Le premier servait de salle d’audience publique à l’époque princière. Il a été transformé en hôtel de luxe dans lequel il est impossible de pénétrer si vous n’êtes pas client.

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Le second tombe en ruine et est en cours de restauration. Sa façade est recouverte d’échafaudages. On ne peut l’approcher et encore moins le visiter. il a été construit dans les années 1830 comme cadeau de mariage pour Sikander Jahan Begum.

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Nous poursuivons notre chemin par la Moti Masjid. La façade est en marbre blanc et est surmontée de trois dômes. Elle contraste avec les deux minarets en grès rouge surmontés de pointes dorées qui l’entourent. Pour accéder à la salle de prière il faut marcher sur le sol en pierres qui commence à devenir chaud avec la chaleur qui règne en ville. Un bassin se trouve au milieu de la cour qui est bordée de couloirs voûtés et de piliers sur trois côtés.

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Nous prenons la direction du Gohar Mahal. Il a été construit en 1920 par Qudisiya Begum, première femme souveraine de Bhopal. C’était un centre dynamique de rencontres culturelles et sociales et accueillait diverses manifestations artistiques. Le palais s’étend sur trois étages et présente un mélange de styles architecturaux hindou et moghol. Nous le visitons accompagnés d’un garde. On ne peut visiter qu’une partie du palais. Avec le temps, il a perdu son charme d’antan, mais des efforts de restauration sont en cours et il a été récemment repeint en rose. Il n’y a rien à voir dans les différentes pièces que nous parcourons. Il a conservé quelques piliers sculptés. De sa terrasse on a une magnifique vue sur le lac.

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Nous décidons de rentrer à notre hôtel pour récupérer. En face de notre hôtel il y a un petit temple très coloré et une fête avec un groupe de 4 musiciens. A l’intérieur des femmes invoquent des divinités pour avoir un enfant. L’orchestre est entraînant et des femmes dansent et tapent des mains. Nous nous mêlons à leur cérémonie. Une femme invite Catherine à danser.

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Nous finissons par regagner notre hôtel et réservons une voiture pour aller voir demain matin le site de Sanchi.

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Bonjour a tous
Pour le metro a delhi il n y a plus de jetons
Maintenant c’est papier
Donc les vending machine ne fonctionnent plus

Chez

Mercredi 26 février 2025 - BHOPAL

Changement de programme. Catherine a été malade la nuit. Nous décidons par précaution de ne pas aller à Sanchi, situé à 40 kilomètres de Bhopal. Didier va visiter le Tribal Museum l’après-midi. Un tuk-tuk le conduit. Il est situé dans une partie de la ville totalement différente de celle que nous connaissons. La ville est plus aérée, plus propre. Les rues sont larges, la circulation moins chaotique et bruyante. Il y a des immeubles modernes, des villas, des espaces verts.

C’est un musée consacré aux différentes ethnies du Madhya Pradesh. Dans différentes galeries la vie de ces peuples est représentée. On y trouve des maisons, des sites rituels et de l’artisanat. Grâce à de grandes expositions colorées, le musée présente l’art, les traditions, la vie quotidienne et les coutumes d’un grand nombre de groupes autochtones
La galerie de la vie tribale présente des maquettes grandeur nature des maisons et habitations des tribus, suffisamment grandes pour qu’on puisse y pénétrer.
Dans une autre galerie, des récits de culte et de sacrifice sont relatés.
La galerie de jeux pour enfants a été réalisée en visitant les communautés autochtones pour prendre des photos et collecter différents jouets.
Des objets de la vie quotidienne côtoient des symboles culturels transmis de génération en génération.
Dans une autre galerie des maquettes interactives et des dioramas grandeur nature le musée raconte l’histoire des habitations et de la vie quotidienne.
Le musée utilise des feuilles, de la boue, de l’argile, du bambou, du bois, du fer et des brindilles sèches dans toutes les galeries. L’éclairage est conçu pour mettre en valeur les différentes heures de la journée et le mode de vie des communautés tribales.
Un arbre à instruments de musique, orné de figurines de musiciens, raconte l’origine de la musique dans ces communautés.
Chaque galerie raconte une histoire, qu’il s’agisse des outils utilisés au quotidien ou de leurs traditions spirituelles liées à la nature, comme le culte du banian ou les origines mythiques du bambou.

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Jeudi 27 février 2025 - BHOPAL

Ça va mieux et nous avons réservé une voiture pour aller visiter SANCHI, situé à 50 kilomètres de Bhopal. Nous allons redécouvrir de près la circulation routière indienne. Notre chauffeur est plutôt prudent. Sur la route on rencontre de tout et dans tous les sens, voitures, tuk-tuk, scooters et motos, bus, camions, vaches, chèvres. Le code de la route ne semble pas exister. C’est chacun pour soi. Des véhicules arrivant de routes transversales débouchent sans regarder. Des véhicules doublent en venant d’en face sans se préoccuper s’ils ont de la place et c’est à vous de vous pousser. Des véhicules s’arrêtent en pleine route dans se soucier s’ils gênent. Tout cela au milieu d’un concert de klaxon. Sur les motos personne ne porte de casque. Nous arrivons à destination après une heure et quart de trajet.

Sanchi est le plus ancien sanctuaire bouddhique de l’Inde. Il comprend 50 monuments. Ils ont été construits du 3 ème siècle avant Jésus-Christ pour les premiers au 12 ème siècle après Jésus-Christ pour les derniers. Ce site comprend des stupas, des palais, des temples, des monastères, des piliers.

On arrive directement sur le grand stupa, le numéro 1. C’est le principal édifice construit sur la colline. Il mesure 16 mètres de haut et 37 mètres de diamètre. A l’origine en briques il a été recouvert de pierre. Un mur entoure le stupa. Il comporte quatre portiques d’entrée finement sculptés. Les scènes représentent les vies antérieures de Bouddha.

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A côté de trouve le stupa numéro 3. Ses éléments architecturaux sont identiques au numéro 1. Il est de plus petite taille. Il possède un seul portique finement sculpté.

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On se promène dans le parc pendant un certain temps. A l’écart on trouve le stupa numéro 2. Nous sommes seuls car il faut marcher quelques centaines de mètres pour y accéder. Il est situé à côté d’un réservoir. Il est de la taille du numéro 3. Il n’a pas de portique mais sa balustrade est ornée de médaillons représentant des fleurs, des animaux, des personnages.

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Au grès de notre balade on rencontre plusieurs monastères. Ils ont disparu car ils étaient construits en bois. Il n’en reste plus que les fondations en pierre. Ils ont tous la même disposition, une cour centrale entourée des petites cellules des moines.

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D’autres petits stupas il ne reste que les bases.

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Nous voyons aussi plusieurs temples. Celui derrière le grand stupa, le plus imposant, évoque les temples grecs avec ses grandes colonnes.

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A ses côtés un petit temple mieux a conservé des petites colonnes avec des sculptures sur la partie haute.

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Des palais il ne reste que des tas de pierres sur lesquelles on aperçoit des frises sculptées.

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Un autre temple a conservé une statue de bouddha et une porte avec des piliers finement sculptés.

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Un temple de forme rectangulaire contient une statue de Bouddha, mais on ne peut y pénétrer.

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Le site est remarquable par sa diversité, mais vaut surtout par des trois grands stupas bien conservées.

Nous retrouvons notre chauffeur pour retourner à notre hôtel pour nous reposer.

Un peu plus tard un tuk-tuk nous conduit au Lakshminaraya Temple dédié à la déesse Lakshmi. Le tuk-tuk électrique a du mal à avancer et nous avons même cru devoir descendre pour le pousser dans une montée. Il prend même trois passagers en plus en cours de route. Nous finissons par arriver. Le temple est fermé, mais des indiens qui attendent nous indiquent qu’il ouvre dans 5 minutes. Nous enlevons nos chaussures. Le jardin et son bassin vide sont inaccessibles. Nous faisons le tour du temple pour avoir une belle vue sur la ville car il est situé sur une colline. Nous entrons dans le temple où les fidèles sont présents devant les niches qui contiennent des statues très scintillantes de différentes divinités dont Lakshmi et Vishnou son époux. Comme tous les temples il est très coloré. La ferveur est intense.

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Nous poursuivons notre balade vers le New Market situé à quelques centaines de mètres. Il consiste en quelques rues piétonnes. On est loin du brouhaha des rues du centre-ville et des marchés traditionnels. On y trouve des magasins pour touristes. Nous y faisons une pause pour nous désaltérer. Nous faisons aussi quelques achats, dont un grand classique de nos voyages, l’achat d’un sac, la fermeture éclair du sac à dos de Catherine ayant lâché.

Nous retournons ensuite à notre hôtel. Notre tuk-tuk est un rapide et conduit n’importe comment. Il route à contre sens, double un coup à droite, un coup à gauche, force le passage. Nous arrivons rapidement à notre hôtel.

Vendredi 28 février 2025 - BHOPAL

Nous avons prévu de prendre un train de nuit à 16h00 pour Hyderabad. Le matin après avoir libéré la chambre nous allons en tuk-tuk au Azad Market, le marché populaire musulman de la vieille ville. Nous commençons notre découverte de ces ruelles alors que la plupart des échoppes sont fermées.
L’atmosphère est étrangement calme et silencieuse.

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Nos pas nous mènent jusqu’à la Jama Masjid située en plein centre de ce quartier. C’est une vieille mosquée. Elle possède deux minarets et 3 dômes surmontent sa salle de prière. Sa cour est recouverte de toile qui sont arrosées. Des tentures la protège du soleil. La salle de prière où nous pouvons pénétrer est tout en marbre blanc. Elle est bordée de piliers soutenant des arcs, le tout finement sculpté. Nous voyons des fidèles prier.
Nous faisons le tour de la mosquée. Les autres entrées sont surmontées d’édifices travaillés en marbre.

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Nous continuons notre balade dans ce quartier qui commence à s’éveiller. Nous entendons des prières dans de nombreuses mosquées et des cris venir d’écoles. Nous sommes souvent salués d’un geste ou d’une parole. Toutes sortes de magasins ouvrent. On y vend des vêtements, des chaussures, des ustensiles de cuisine, des jouets …

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Nous atteignons la limite du quartier et une porte se découvre devant nous. Un habitant nous précise qu’elle est très vieille. L’arche de la partie centrale est encadrée de deux tours. Elle est vieille, mais elle a bien résisté aux affres du temps.

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Dans cette partie du quartier on trouve des vendeurs de ciseaux, certains de taille impressionnante, des vendeurs de cadenas, de pigments de toutes les couleurs. Nous poursuivons notre chemin et passons devant plusieurs maisons aux façades travaillées. Elles ont dû être belles auparavant.

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Nous atteignons notre hôtel. Après un repas dans notre restaurant habituel nous allons à pied à la gare située à côté de notre hôtel.

Nous allons prendre un train qui va nous conduire à notre prochaine et dernière destination en Inde, Hyderabad.

Samedi 1er mars 2025 - HYDERABAD

Le 28 février notre train part avec 30 minutes de retard. Nous sommes dans une voiture 3 AC. Dans chaque compartiment il y a six couchettes et deux de l’autre côté du couloir dans le sens de la marche. Il n’y a pas de rideau pour fermer le compartiment. Draps, couverture, oreiller et taie d’oreiller sont fournis. Nous sommes avec une mère et son fils, une jeune mariée, et un entrepreneur qui revient d’un voyage d’affaire à Budapest. Nous sympathisons avec eux. Il y a beaucoup de passages dans le couloir, personnel de la compagnie, vendeurs de nourriture et boissons de la compagnie, passagers. Chacun mange ce qu’il a apporté. Nos compagnons s’intéressent à notre voyage. A 21h00 tout le monde gagne sa couchette pour dormir ou s’occuper. Le voyage est long et dure près de 16 heures. Trouver le sommeil est difficile et le nuit sera courte.

Hyderabad est une grande ville de 10 millions d’habitants. Le train parcourt lentement les derniers kilomètres, au milieu de cités dortoirs, des autoroutes, des usines, des entrepôts, des habitations pavillonnaires. A la gare beaucoup de monde. Nous prenons un tuk-tuk qui nous conduit à notre auberge de jeunesse, la première depuis le début de notre voyage. Nous y avons réservé une chambre individuelle grande et propre. Nous récupérons de notre voyage en train. Puis nous nous promenons dans le quartier pour prendre nos marques.

Dimanche 2 mars 2025 - HYDERABAD

Nous prenons le métro pour nous rapprocher de notre première visite. Son utilisation est facile, identique aux autres métros pris. Ensuite un tuk-tuk nous conduit à Charminar. C’est le monument emblématique de Hyderabad construit en 1591. Le souverain le fit construire lors du changement de lieu de sa capitale. Ce monument était au centre de la ville. C’est un mélange d’architecture indo-islamique. Il est fait en majorité en granit. Une arche monumentale se trouve de chaque côté du monument. Il comprend une mosquée au deuxième étage. Ses quatre minarets s’élèvent à 56 mètres de haut. Il comporte plusieurs étages de balcons et les parties supérieures des façades sont sculptées. Nous pouvons monter au premier étage par un escalier raide en colimaçon situé dans un des piliers.

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Nous avons une magnifique vue sur cette partie de la ville avec ses nombreuses mosquées et au pied ses marchés qui s’étendent aux quatre points cardinaux.

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Nous sortons et parcourons ces étals. La circulation des véhicules y est interdite. On y vend beaucoup d’objets destinés aussi bien aux locaux qu’aux touristes indiens ou étrangers. Les bracelets, bijoux, perles et souvenirs de tout genre y tiennent une place importante.

Nous allons ensuite visiter la Makkah Masjid située à quelques dizaines de mètres. Nous entrons dans la cour de la mosquée par une imposant porte sculptée surmontée de deux minarets. Nous laissons nos chaussures dehors. Un grand bassin des ablutions rond est situé devant la mosquée. Des bâches recouvrent la cour pour protéger les fidèles du soleil. La salle de prière s’ouvre sur l’extérieur par cinq arches flanquées de deux minarets surmontés d’un dôme. Nous visitons la mosquée sous la direction d’un guide. C’est d’abord une longue galerie où sont exposés les tombeaux des souverains et de leur famille. Puis c’est la salle des prières avec ses imposants lustres belges, ses marbres italiens et ses pierres ramenées de La Mecque. Des fidèles prient tournés vers La Mecque.

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Nous quittons cette mosquée pour nous diriger à travers des petites rues vers le Chowmahalla Palace. C’était le palais des Nizam, souverains, d’Hyderabad. Il a été construit au milieu du 18 ème siècle et sa construction a duré plus d’un siècle. Il est constitué de 4 palais disposés dans un jardin arboré parsemé de fontaines et de bassins. Les différents édifices sont impressionnants par leur taille et leur bon état de conservation.

On pénètre dans le principal palais par une galerie aux piliers finement sculptés et au plafond travaillé par des motifs en relief et avec de grands lustres en cristal. A côté le grand hall servait de salle de réception pour différentes cérémonies. Il est long de plus de 50 mètres. En son centre une plateforme en marbre blanc permettait au souverain de régner sur l’assemblée. De son plafond formé de caissons sculptés pendent une vingtaine de spectaculaires lustres en cristal belge. Le plancher est recouvert de dalles en marbre. Nous parcourons plusieurs pièces de ce bâtiment toutes plus somptueuses les unes les autres. Dans certaines sont exposés l’histoire de la famille de ces souverains. Dans d’autres salles sont exposés une multitude d’armes, des œuvres d’art, des objets artisanaux, ainsi que des effets personnels des nizam. A l’étage les pièces sont aussi luxueuses. Des balcons donnent sur le grand hall. Ils étaient réservés aux femmes.

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Dans le jardin le plus au sud, une collection d’attelages et de voitures anciennes comprend une Rolls-Royce jaune de 1911 et une Buick décapotable de 1937.

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Les autres bâtiments sont tout aussi somptueux. Un second palais comprend aussi une galerie aux piliers finement sculptés et au plafond toujours aussi travaillé et rehaussé de dorures. On ne peut entrer dans la galerie, mais à travers les carreaux on peut apercevoir une grande pièce meublée de tables, canapés, armoires et d’autres meubles de différents styles dont art déco et art nouveau, sans oublier les inévitables imposants lustres.

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Un dernier bâtiment est visible avec une galerie au piliers en marbre finement sculptés et toujours de magnifiques lustres européens.

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Nous parcourons les différents jardins de ce palais et admirons plusieurs bâtiments dont une imposante Tour de l’horloge.

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Nous quittons ce palais qui montre bien les conditions de vie très agréables de ces souverains pour nous diriger à pied vers une mosquée située à plus d’un kilomètre. Nous parcourons des rues plus ou moins larges bordées de boutiques vendant essentiellement des vêtements toujours très brillants ou des tissus. Il y a beaucoup de monde et le spectacle est aussi pour nous dans la rue où passent des vendeurs ambulants.

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Nous atteignons la mosquée Badshahi Ashoorkhana. C’est un lieu de recueillement pour les musulmans chiites. Nous trouvons l’entrée avec difficulté car elle est petite et à peine signalée. La cour est simple et l’extérieur de la mosquée est extrêmement sobre. Mais à l’intérieur les mosaïques sont magnifiques. Ces mosaïques de carreaux aux couleurs vives sont vieilles de quatre siècles et sont une pure merveille.

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Nous rentrons ensuite à notre hôtel en tuk-tuk et en métro. Il fait de plus de plus chaud, plus de 30 degrés et nous avons parcouru une dizaine de kilomètres. Nous faisons des courses dans un supermarché pour notre petit déjeuner et des achats d’épices. Après une pause dans notre chambre, nous allons manger dans un restaurant local. C’est bon mais épicé.

Lundi 3 mars 2025 - HYDERABAD

Nous avons prévu d’aller visiter le Golconda Fort. Notre auberge de jeunesse appelle un tuk-tuk et la discussion est âpre pour le prix du trajet. Nous traversons une partie de la ville pour atteindre le fort. Progressivement des immeubles modernes et récents apparaissent. Par contre la circulation est toujours intense. Nous arrivons au fort. Il est situé à 12 kilomètres d’Hyderabad. Il a été construit au 16 ème siècle. Il repose sur une colline de granit, matériaux qui a été largement utilisé pour sa construction. Il restera la capitale de la dynastie Qutb Shahi jusqu’à son transfert à Hyderabad. Il est défendu par une triple enceinte. Les murs d’enceinte surmontés de créneaux sont impressionnants. La montée commence et il fait de plus en plus chaud. Nous franchissons une porte en bois massive renforcée de gros clous qui la défendait contre les éléphants.

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A notre droite après la porte on voit le Mortuary Bath. C’était l’endroit du fort de Golconda où les membres de la famille royale défunts recevaient leur dernier bain avant l’enterrement. Cet édifice est fermé.

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Nous débouchons sur un jardin bien entretenu. On a une belle vue sur la partie haute du fort.
À gauche du chemin se trouve un bâtiment orné de multiples arches, appelé Aslah Khana. C’était le lieu où étaient entreposées armes et munitions.

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Nous poursuivons notre chemin vers une mosquée restaurée avec de nombreuses niches. Sa façade comporte trois arches, l’arche centrale étant plus haute. Les niches, percées dans le mur ouest, sont entourées de rangées de petites arches. Juste sous les arches d’entrée se trouve une plateforme souterraine composée d’une série de cellules voûtées.

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Puis ce sont les restes de bâtiments qui sont tous massifs. Ce sont les ruines des deux palais qui servaient de résidence pour les souverains, leurs familles et leurs vassaux. On y trouve d’immenses salles voûtées et un réseau de salles et de chambres ouvertes et délabrées. On remarque en particulier des centaines de niches pour lampes à huile réparties dans différentes pièces. La cour centrale abrite également une fontaine en ruine.

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Nous franchissons une deuxième porte tout aussi imposante avec derrière une petite mosquée finement sculptée, la Mosquée Ibrahim.

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Nous visitons le temple hindou de Jagadamba Mahakali, toujours en activité. La présence d’un temple hindou au cœur d’une citadelle musulmane est surprenante et témoigne de la tolérance dont faisaient preuve les souverains musulmans

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Nous atteignons enfin le sommet de la colline. Le Durbar Hall est construit juste au sommet des rochers de granit de la colline. Les souverains y tenaient audience. Il ne reste plus rien à l’intérieur. Il est entièrement nu.

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Depuis la cour centrale on jouit d’une magnifique vue panoramique sur la ville d’Hyderabad, bien qu’elle soit en partie dans la brume.

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Nous descendons vers la sortie. Nous visitons quelques bâtiments dont des passages souterrains, des prisons, des bains, un jardin qui servait de lieu de transaction pour les pierres précieuses ainsi que les restes d’une caserne et des magasins pour stocker les céréales et autres aliments

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Nous sortons du Fort et prenons un tuk-tuk pour le Qutb Shahi Tombs Complex. Ce lieu contient les tombeaux et mosquées des rois de la dynastie Qutb Shahi, ainsi que ceux des nobles qui les ont fidèlement servis. Ils datent du 16 ème et 17 ème siècles. Ils sont disposés dans un agréable jardin paysagé que nous parcourons. Ils sont construits en granit gris et comportent des ornements en stuc. Ils mélangent les styles architecturaux persans, hindous et pachtounes. Les tombes sont situées sur des plateformes carrées et sont surmontées d’un dôme entouré d’arcs pointus qui à l’origine étaient recouverts de tuiles bleues et vertes. Les plus grandes tombes possèdent deux étages. Ce sont celles des souverains.

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Les plus petites tombes ne possèdent qu’un seul étage.

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Au centre de chaque tombe de trouve un ou plusieurs sarcophages. On peut pénétrer dans quelques tombes avec leurs plafonds peints.

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Un seul a conservé une grande partie de ses tuiles et est en cours de restauration

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Un des édifices n’est pas terminé et sa coupole est à peine visible.

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On trouve également dans ce jardin des puits, des bassins, des mosquées, un hammam.

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Nous visitons le musée qui présente ce lieu aux différentes périodes. Il est saisissant que des photos vieilles de moins de 50 ans montrent un lieu libre de toute habitation et le Fort de Golconda visible, alors que maintenant toute cette partie de la ville est habitée. On y trouve aussi les portraits des différents souverains enterrés dans ce lieu.

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Nous quittons ce lieu après nous être reposés pour récupérer de la fatigue et de la chaleur. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à une station de métro. Nous nous apercevons qu’il ne part pas dans la bonne direction. Finalement il nous conduit au terminus de la ligne situé cinq stations plus loin. Nous entrons dans une autre ville faite de tours neuves ou en construction plus ou moins hautes, de malls, de grands magasins internationaux. Notre chauffeur veut même nous déposer à Ikéa ! Il finit par nous déposer au métro. Nous prenons le métro. Nous descendons quelques stations plus loin. Nous nous promenons aux milieux des habitants en rendant visite à quelques magasins qui nous intéressent. Nous y faisons quelques achats avant de quitter bientôt l’Inde.

Nous rentrons ensuite à notre auberge de jeunesse pour nous reposer en attendant d’aller manger dans notre restaurant indien habituel.

Mardi 4 mars 2025 - HYDERABAD

Nous devons poster un colis pour la France pour faire de la place dans nos valises. Le responsable de l’auberge nous indique un bureau de la poste indienne. Nous y allons en métro. Une employée nous indique qu’ils ne s’occupent pas des colis pour l’étranger. Il faut aller dans un bureau plus important situé plus loin. Nous reprenons le métro et 6 stations plus loin nous descendons. Quelques minutes plus tard nous entrons dans le bureau destiné aux colis.

A la poste plusieurs personnes nous aident pour notre envoi. Ils mettent tout dans un carton, le ferment avec du film transparent. Au total il fait plus de 7 kilos. Nous passons derrière le guichet pour remplir les formulaires. Nous allons chercher de l’argent dans un ATM pour le payer. Nous avons dû passer près d’une heure à La Poste, et le personnel a fait tout pour que notre colis parte. Il ne reste plus qu’à attendre son arrivée en France.

Nous faisons une balade dans ce quartier, nous arrêtant dans une boulangerie pour boire un délicieux jus de mangue accompagné de frites. Nous pénétrons dans des magasins pour fureter.

Puis c’est le retour à l’auberge de jeunesse pour nous reposer après avoir fait des achats pour le petit déjeuner de demain. Nous n’avons rien prévu d’autre aujourd’hui. C’est une journée de repos avant notre départ d’Inde par avion demain.

Le 5 mars nous quittons l’Inde après 6 semaines de voyage. Nous allons passer quelques jours en Thaïlande. Puis nous poursuivrons notre voyage en Chine où nous vous donnons rendez-vous pour la suite de notre carnet de voyage.

Quel a été le prix paye (en gros) ?

Et il est bien arrivé ?

Nous avons payé 41€; Il est arrivé une dizaine de jours plus tard en bon état.

Ok, merci.
C’est bon à savoir…

Un grand merci … votre récit détaillé et très bien rédigé est passionnant et donne envie de partir sur les traces de l art indo musulman

Bonjour. Nous partons mardi prochain au Kerala et Tamil Nadu pour 1 mois. C’est la 1ère fois que nous partons en Inde. Nous avons quelques questions pratiques.
Avez-vous pris une carte SIM : carte internationale achetée en France, carte prise en arrivant en Inde ? Pouvez-vous nous apporter quelques précisions.
Aviez-vous rempli le e.arrival via indian visaon line ou l’avez-vous fait sur papier dans l’avion ?
Est-ce que les retraits d’argent dans les distributeurs sont limités en montants : nous avons vu qu’on ne peut pas retirer + de l’équivalent de 120 € à chaque retrait.
Merci pour ces renseignements.

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