L'expatriation

Trouver un emploi à l'étranger

Trouver un emploi à l'étranger
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Comment trouver un emploi à l'étranger ? 

Du rêve à la réalité, c'est un parcours semé d'embûches. Entre le choix des destinations potentielles, la quête d'informations en tous genres et, surtout, la recherche d'un emploi, le voyage de l'expatrié commence toujours par de longues heures d'investigation.

Avant de vous lancer dans de longues recherches, évaluez bien vos motivations (rien n'est pire que de partir sur un coup de tête), mais aussi votre faculté d'adaptation à l'étranger et aux particularités locales. Sans oublier les visas et autres procédures administratives, car si l'émigration n'a rien d'une promenade de santé... tout reste possible si on étudie bien le terrain !

Chercher un emploi depuis la France

Avant de vous lancer dans la recherche d'un emploi, il est indispensable de vous renseigner sur les habitudes de recrutement des pays où vous comptez postuler. Un CV anglo-saxon ne ressemble en rien à un CV français ! Vous devez rédiger votre CV dans la langue locale, à moins que vous ne postuliez dans un groupe international, auquel cas l'anglais est la langue utilisée.

Pour l'Europe, vous pouvez opter pour le CV Europass. Cet outil est mis gratuitement à la disposition des citoyens de l'UE. Il insiste sur l'ensemble du parcours et des compétences du candidat et permet de candidater partout en Europe.

Bon à savoir : le site du ministère des Affaires étrangères recense des informations sur la vie à l'étranger (infos pratiques, droits et démarches...).

Par ailleurs, Pôle Emploi International propose aussi des fiches thématiques sur l'expatriation.
Côté petites annonces, les sources d'informations sont diverses : sites internet, réseau, presse et Pôle emploi international. Quelques sites généralistes pour trouver un emploi à l'étranger :

-Monster
-Career Builder
-Michael Page
-Pôle emploi international
-Emploi Expat
-workwide.fr : un site spécialisé dans la publication d’offres d’emploi pour les Français à l’étranger (emplois exigeant la maîtrise de la langue française), pour les diplômés et jeunes professionnels.

Consultez également les sites des entreprises qui vous intéressent tout particulièrement. N'oubliez pas que les PME/PMI sont de formidables viviers d'emplois à l'étranger.
Concernant les postes de fonctionnaires internationaux, la mission des fonctionnaires internationaux vous renseignera sur tous les postes vacants et les procédures de recrutement.


Chercher un emploi sur place

Si l’inconnu ne vous effraie pas, vous pouvez vous envoler et chercher un job une fois arrivé à destination. Presque partout, vous pouvez rester quelques mois (en général, trois) muni d’un simple visa touristique afin de chercher un emploi. C’est un moyen de découvrir la destination.

Attention, il faut tout de même se préparer à retourner à la case départ en cas d’échec, d'autant plus que les marchés du travail sont la plupart du temps très protégés et fermés aux étrangers sans visa adéquat, à l'exception des pays européens...

Cela peut néanmoins être un atout, comme le montre l’exemple d’Armelle, à Londres : « Le fait d’être sur place peut faire la différence : j’étais immédiatement disponible pour les entretiens, souvent programmés au dernier moment. Cela a joué en ma faveur ! ».

Envoyé à l’étranger par son entreprise française

C’est le plan en or ! Outre les facilités de départ, cette formule permet en général de toucher une prime de mobilité qui couvre vos frais. Le déménagement, le logement et bien d’autres choses peuvent être pris en charge par l’entreprise.
Mais il faut savoir que les entreprises font de plus en plus appel à des recrutements en contrat local, souvent bien moins avantageux.

Les solutions réservées aux jeunes

  • Commencer par un stage

C’est une excellente solution pour les étudiants qui envisagent une carrière à l’international. Ainsi Armelle, à Londres, a décroché un emploi dans une ONG en partie grâce à sa première expérience en stage : « Cela a été déterminant », confie-t-elle.

Attention, le terme de stage n’a pas la même signification partout. Dans les pays anglo-saxons ou en Allemagne, par exemple, les « internships » sont des postes à part entière. Côte administratif et rémunération, c’est là aussi très variable. En Australie, par exemple, aucun stagiaire n’est rémunéré. Aux Etats-Unis, le stage est un moyen d’acquérir des crédits universitaires...

Renseignez-vous sur la situation des pays qui vous attirent avant de rédiger vos lettres de motivation.

Pour trouver un stage au Québec, aller sur le site de l'Office franco-québécois pour la jeunesse.

  • La solution VIE

Réservé aux 18-28 ans, le volontariat international permet de mener un projet professionnel à l’étranger tout en bénéficiant d’un statut public protecteur. Les missions durent de 6 à 24 mois et sont renouvelables une fois. Les volontaires sont placés sous la tutelle de l’ambassade de France du pays d’accueil.

Cette formule est destinée aux étudiants, jeunes diplômés, ou chercheurs d’emploi. Afin d’accéder à toutes les offres, il faut s’inscrire sur le site Civiweb. Il existe deux formes de volontariat : VIE (en entreprise) et VIA (dans l’administration : ambassades, alliances françaises, missions économiques, etc).

« C’est une excellente solution pour s’expatrier, souligne Claire, volontaire en poste à Manille (voir la rubrique témoignage). Cela facilite la vie pour toutes les questions administratives ».

Toutes les infos :www.civiweb.com et www.servicepublic.fr

  • Le SVE

Le service volontaire européen s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans. Il permet de se mettre au service d’un projet d’intérêt général à l’étranger pour une durée de 2 à 12 mois pour les majeurs.

Chaque volontariat fait l'objet d'un contrat d'activité conclu entre le volontaire, une organisation d’envoi et une organisation locale d’accueil. La première chose à faire si vous êtes intéressé consiste à contacter une organisation d’envoi. Pour le volontaire, le SVE est totalement gratuit.

Toutes les infos : www.servicepublic.fr

  • Le service civique

Le service civique est un engagement volontaire au service de l’intérêt général réservé aux jeunes entre 16 et 25 ans. Il peut être effectué dans le monde entier et ne nécessite aucun niveau d’études. Il s’agit simplement d’être motivé.

Le service civique peut être effectué auprès d’un grand nombre d’institutions, des collectivités territoriales aux établissements publics. Les domaines sont également variés : culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation, santé, sport...

Les missions durent de 6 à 12 mois, à raison de 24h par semaine minimum et sont indemnisées (jusqu'à 573 euros par mois). Il est donc possible d’étudier ou de travailler à temps partiel en parallèle.

Pour en savoir plus et consulter toutes les missions proposées : www.service-civique.gouv.fr

  • Les visas vacances-travail

Ce sésame ouvre la porte de 14 pays ayant un accord avec la France (Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Corée du Sud, Hong Kong, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Russie, Taïwan, Uruguay).

Il est réservé aux jeunes de 18 et 30 ans (35 ans pour le Canada) et permet de voyager et de trouver un emploi salarié pour compléter son budget. Une assurance et des moyens financiers suffisants sont souvent des critères exigés pour obtenir ce type de visas. Certains pays mettent un certain quota de PVT admissibles par an, comme le Canada.

Plus d’infos :

> Le PVT australien
> Le visa vacances-travail japonais
> Le PVT canadien
> Les conditions en Nouvelle-Zélande
> Le programme vacances-travail en Corée du Sud
> Le PVT pour Hong Kong
> Le PVT pour l'Argentine
> Le PVT pour Taïwan
> Le Working Holiday Program à Singapour
> Le Working Holiday Program au Chili
> Voir aussi le site PVTistes.net : une mine d'infos !
> Voir aussi le documentaire Generation Working Holiday Visa sur 10 jeunes Français qui ont tenté l'expérience.

Texte : Virginie de Rocquigny

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