L'avion pas cher

10 janvier 2019

L'avion pas cher, ce n'est pas forcément un charter ou un low cost. Comment s'y retrouver alors dans la jungle des tarifs aériens ?
Ce dossier vous donne les clés pour mieux comprendre les principes de base de la tarification aérienne.
Lignes régulières, charters et low cost : qu'est-ce qui les différencie et quels sont leurs avantages et inconvénients respectifs ?
Autres sujets : quels sont les différents types de billets proposés ? Quelles sont les questions à se poser avant d'effectuer un achat ?
Tarifs : pour mieux comprendre

Selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), le transport aérien représente aujourd'hui près de 4,3 milliards de passagers par an et, d'ici quelques années, devrait dépasser les 5 milliards. En effet, d’ici 2036 on estime à 7,8 milliards le nombre de passagers aériens dans le monde. En France, le trafic aérien a dépassé la barre des 200 millions en 2018. Il existe plus de 350 compagnies aériennes dans le monde. Désormais, une concurrence et une déréglementation presque totale règnent sur le monde de l'aérien.
Conséquence : il devient de plus en plus difficile de s'y retrouver, surtout au niveau des prix. Pour ne rien arranger, le nombre moyen de compagnies pouvant être proposées au public pour une seule et même destination a largement augmenté ces dernières années.
Vol avec correspondance vs. vol direct
Une telle explosion de l'offre s'explique par la multiplication des correspondances. En effet, les voyages en vol direct ne représentent qu'une petite partie des dessertes.
Pour récupérer un maximum de passagers, les compagnies procèdent à ce que l'on appelle des préacheminements en direction de leurs bases respectives (les « hubs »), généralement situées dans leur pays d'origine.
Sur le principe de la toile d'araignée, elles regroupent des passagers en provenance de diverses villes ou pays voisins avant de les acheminer ensemble vers leur destination finale. C'est pourquoi le voyageur est très souvent obligé de changer d'appareil en cours de route. Les avions sont, quant à eux, remplis de façon optimale.
Et, pour éviter cet inconvénient, une seule solution : privilégier les vols directs lorsqu'ils existent, mais ils sont en général plus chers.
Question de calendrier
Autre élément de complication, le calendrier des compagnies et des tours-opérateurs. À chacun ses dates, mais il faut savoir qu'en matière de transport aérien, à quelques jours près, on peut réaliser de grosses économies ou au contraire dépenser beaucoup d'argent. D'où parfois l'intérêt de rechercher les meilleures dates plutôt que la meilleure agence.
Là aussi, dur, dur pour s'y retrouver. Même si, bien sûr, l'offre et la demande font loi, la multiplication des offres spéciales, les promotions en tous genres, mais aussi les variations saisonnières propres à chaque compagnie, voire même à certaines destinations, rendent les choses assez floues et pas forcément très logiques.
Théoriquement, les tarifs sont revus deux fois par an, le 31 mars et le 31 octobre, d'où la sortie à ces époques des brochures d'agences. Entre chaque révision, on peut en principe découper le calendrier en deux périodes :
• la « haute saison » correspond aux vacances d'été et de Noël, ainsi qu'aux autres dates de congés et de jours fériés
• la « basse saison » couvre le reste de l'année.
Le Yield Management
Mais, dans les faits, c'est beaucoup plus compliqué que cela : les tarifs s'indexent sur la demande, que ce soit par anticipation (certaines dates, - week-ends, jours fériés - seront forcément prises d'assaut) ou en fonction de l'évolution, surveillée en temps réel, du taux de remplissage des avions : cela s'appelle le yield management.
Qu'est-ce que le yield management ? Une méthode statistique complexe qui vise notamment à maximiser les profits en fonction des variations de la demande. Pour simplifier, plus un vol est demandé, plus les prix grimpent !
Les prix d'appel, y'en a marre !
Pour qui vous prend-on ? On lit dans le métro ou dans les journaux des prix pour des vols défiant toute concurrence. Bien sûr, lorsque vous y allez, on vous dit qu'il n'y a plus de place à ces prix-là mais qu'on peut vous proposer des vols un peu plus chers. Et on ne peut les attaquer pour publicité mensongère, car ils ont bien vendu quelques places à tarif bon marché, mais en nombre très limité. Bref, de l'attrape-gogo.
Voilà pourquoi nous demandons aux tours-opérateurs et aux agences d'indiquer à côté du prix d'appel le nombre de places disponibles. Merci d'avance !
Lignes régulières, low cost, charters : qui fait quoi ?

Les lignes régulières
Compagnies nationales ou privées, leurs vols sont programmés à l'avance, avec des horaires et des fréquences fixes publiés dans des indicateurs de vols facilement disponibles. Ils couvrent un large éventail de destinations. Ce sont les "grands transporteurs", de type Air France-KLM, Lufthansa, British Airways, Cathay Pacific, United...
À la base, ils offrent bien sûr une très grande liberté d'utilisation et d'organisation (validité, modifications, etc.) pour les tarifs pleins ou réguliers (en général, très élevés). Malheureusement, les « tarifs négociés » tendent à diminuer grandement cette souplesse et, pour certains, les contraintes d'utilisation peuvent parfois se rapprocher de celles des low costs et des charters.
Les low cost
Les vols low cost (à bas coût) représentent près d'un tiers du trafic en Europe. Les principales compagnies sont :
• Ryanair, EasyJet, Transavia et Vueling en Europe ;
• Air Asia et JetStar en Asie-Océanie ;
• Southwest, Jet Blue et WestJet en Amérique du Nord ;
• GOL en Amérique du Sud.
Ces compagnies proposent des prix d'appel et des tarifs de base très bas, parfois moins de 10 € le vol. Elles y parviennent en appliquant deux règles :
1 – Réduction des coûts d'exploitation au maximum : modération salariale, vente uniquement sur Internet, utilisation d'aéroports secondaires (moins chers), réduction de temps au sol et accroissement des rotations entre aéroports.
2 – Développer les dépenses annexes en faisant payer tous les services : enregistrement des bagages, restauration et boisson payantes, billets non modifiables.
La réglementation concernant les équipages et le matériel est la même pour toutes les compagnies. Les low cost ne réalisent pas d'économies sur la maintenance ou sur la réduction de la main d'œuvre. Elles sont donc sûres.
Cependant, après l'addition de tous les frais annexes, les low costs ne sont pas forcément moins chères que les compagnies régulières.
Pour en savoir plus, consulter notre dossier consacré aux compagnies low cost et découvrez quelques choix de destinations en low cost.
Qu'est-ce qu'un charter ?
Un charter est un avion affrété pour un vol précis, à une date donnée, par un organisme, une agence ou une association pour un groupe déjà constitué, mais qui peut aussi être ouvert à la vente aux individuels.
Dans la pratique, un charter peut être soit un avion affrété, soit juste quelques sièges achetés fermes à une compagnie charter ou régulière par une agence de voyages (appelée alors tour-opérateur ou voyagiste). Un vol charter n'est pas programmé à l'avance, d'où des départs à des horaires parfois un peu particuliers.
Les vrais vols charters sont plutôt rares et souvent limités aux dates et destinations « rentables » (Méditerranée, Antilles, etc.). Proposés initialement pour offrir au public des tarifs théoriquement économiques, ils sont soumis à de nombreuses conditions d'utilisation.
Le charter est généralement acheté par des agences de voyage qui le commercialisent en vol sec (trajet seul) ou plus couramment avec d'autres prestations, sous forme de package (hôtellerie, circuit, etc.)
Attention : les compagnies charter ne vendent pas directement leurs billets, qui sont commercialisés par les agences. Conséquence : le passager ignore souvent sur quelle compagnie il effectuera son trajet ainsi que les horaires précis.
La fiabilité du charter
Les problèmes de pauvres gens laissés en rade à l'étranger (qui sont devenus très rares heureusement) ont fait dire aux mauvaises langues que les charters, c'était l'arnaque. En fait, c'est rarement la solidité de la compagnie aérienne qui est en cause, mais plutôt celle des fabricants de voyages.
Les agences de voyage peuvent faire appel à des transporteurs dont la fiabilité et la sécurité est parfois douteuse, surtout hors Europe. S'il existe de grandes compagnies ayant pignon sur rue dans cette activité (Condor, Onur Air, …), on y trouve aussi une foule de petites compagnies basées dans des pays moins regardant sur l'application de la réglementation, louant des appareils âgés réformés par les compagnies aériennes régulières, etc.
N'hésitez pas à demander à l'agence de voyage le nom de la compagnie charter que vous allez emprunter. Vérifiez si elle ne se trouve pas sur la liste noire de l'UE.
Charters, low cost et vols réguliers : avantages et inconvénients

Les vols réguliers
• Si vous voyagez à plein tarif, guère d'inconvénients et beaucoup d'avantages notamment au niveau annulation-modification.
• Par contre, pour des vols réguliers à tarifs négociés (ceux que l'on retrouve dans les agences de voyages), dans certains cas, les limites d'utilisation sont nombreuses. Les tarifs les moins chers ne sont en général ni modifiables, ni remboursables.
Toutefois, selon aussi les compagnies empruntées, on pourra principalement bénéficier :
• de validités de « base » souvent plus longues ;
• de pénalités moindres en cas de changements et, avec certains transporteurs, la possibilité de modifier sa date retour gratuitement ou à peu de frais une fois sur place ;
• de l'opportunité de stop-over, panachages plus larges, pass aérien, réductions catégorielles et autres possibilités offertes par les compagnies.
À bord
• Peu de passagers savent que, sur ligne régulière, on peut remplacer les repas habituels par de la nourriture casher, végétarienne, ou des menus pour diabétiques… et cela sans aucun supplément. Il suffit de prévenir au moment de la réservation, ou au minimum 48 heures avant le départ. Air France distribue également des menus spéciaux pour les enfants.
Enfin, pour ce qui est de la qualité du service à bord, cela dépend surtout de la politique du transporteur. Certaines classes éco de compagnies asiatiques n'ont rien à envier aux business de compagnies nord-américaines, par exemple. Pour plus d'infos sur le service à bord, consulter le forum www.airlinequality.com
À ce sujet, notons que de plus en plus de compagnies équipent leurs appareils en toutes classes de téléphone, fax, wifi écrans individuels, voire (mais uniquement en première ou parfois en classe affaires) de véritables cabines avec lit, de coins bar ou buffet.
Les low cost
Les low cost sont (souvent) bon marché et ont l'avantage de commercialiser des allers simples, contrairement aux compagnies régulières qui vendent essentiellement des allers-retours (les allers simples étant très chers).
Toutefois, les low costs présentent certains inconvénients :
• De nombreux frais annexes : enregistrement de bagages payants, nourriture à bord..., mais cela est aussi de plus en plus le cas pour les compagnies régulières ;
• Billets ni modifiables, ni remboursables ;
• Généralisation de la vente sur Internet : difficulté à joindre un vendeur en cas de problème ;
• Certaines lignes ne sont pas desservies tous les jours ;
• Aéroports généralement éloignés du centre-ville... ;
• Plus de sièges dans les avions, donc moins d'espace et de confort...
Les charters
Pour la province, les charters offrent l'avantage de ne pas devoir passer par Paris ou toute autre ville intermédiaire. Les charters sont généralement moins chers, même à la dernière minute en cas de déstockage.
Toutefois, ils ont de nombreux inconvénients :
• Ils ne s'achètent pas auprès des compagnies aériennes.
• Les conditions de modification ou d'annulation sont dans l'ensemble plus contraignantes qu'en régulier. Les dates aller et retour doivent être fixées à l'avance avec très rarement la possibilité de modifier son retour pour des fréquences souvent limitées.
• Validités spécifiques souvent limitées (beaucoup de « 7 » ou « 28 jours »), pas toujours de possibilités d'aller simple (ou alors avec supplément), et prix révisables avant le départ.
• Ils ne permettent pas toujours d'obtenir un pass aérien (du moins au prix de base) et de bénéficier de stop-over ainsi que de tarifs préférentiels sur des vols intérieurs ou de continuation.
• De même, les opportunités de panachages sont souvent limitées aux autres destinations chartérisées sur la même zone géographique.
• Parfois aussi, plus de contraintes au niveau de l'embarquement (horaires tardifs ou matinaux, délais d'enregistrement, poids de bagages, etc.).
• Les caractéristiques de vol ne peuvent être généralement connues qu'au dernier moment.
• Cas extrême, si l'avion n'est pas assez rempli, le vol peut être annulé et les passagers remboursés ou transférés sur un autre vol (assez rare).
• Au niveau des tarifs, les prix les plus intéressants demeurent pour la plupart hors saison, car aux dates de grands départs il n'y a plus guère de différences (sinon même...) avec les vols réguliers.
Billets : quelles sont les différentes formules ?

Il arrive que les passagers d'un même vol aient payé jusqu'à dix tarifs différents. Cela dépend en partie du type de billet.
Promotions de dernière minute : le bon plan ?
Attention, il est de plus en plus rare de trouver des tarifs « dernière minute » intéressants dans l'aérien. La règle du « plus on réserve tôt, moins cher on paie » prévaut.
Le tarif "dernière minute" a encore cours avec les vols chartérisés. Pour ce qui est des J-7, il arrive parfois qu'un voyagiste ait du mal à vendre l'ensemble de sa production charter. De fait, de 1 à 15 jours avant le départ, ces invendus sont alors proposés au public avec des réductions pouvant atteindre les 40 %. Toutefois, la validité des offres est limitée à une semaine et rarement plus.
Les compagnies aériennes organisent des campagnes de promotion ponctuelles sur des destinations ciblées. Elles les annoncent souvent par newsletter ou par voie de presse : nous recensons systématiquement les promotions des principales compagnies dans les brèves de notre rubrique Actus voyageurs. Tenez-vous informés...
Il est plutôt difficile de connaître à l'avance les dates de ces campagnes de promotion. Elles s'appliquent souvent en période creuse pour relancer les achats. Il y en a souvent en septembre - après les grandes vacances, donc -, en décembre - janvier, et mars - avril. Pour en savoir plus, consultez notre dossier : Bons plans voyage : les 10 règles d'or.
Les « inclusive tours » (ou I.T.)
Sous ce terme se cache en fait l'achat d'un vol + prestations au sol (hôtel, véhicule…). Même pour le voyageur individuel, l'IT peut s'avérer séduisant et parfois même très intéressant.
Sachez que cette formule n'est pas obligatoirement synonyme de voyage organisé, et qu'il est toujours possible de limiter les prestations au strict minimum de ses envies. Par exemple, une nuit d'hôtel à l'arrivée, un forfait hébergement « en liberté » auprès d'une chaîne d'hôtels ou de motels comme aux États-Unis, ou encore un système « fly and drive » (avion + voiture) tel qu'on le retrouve proposé notamment sur l'Amérique du Nord.
De très nombreux voyagistes offrent ce genre de possibilités à des prix pas toujours excessifs (il existe également des promotions). D'ailleurs, il faut signaler que pour des destinations comme les Baléares, les Canaries ou Cuba, les tarifs pratiqués selon les époques et les formules peuvent se rapprocher très fortement de ceux du transport aérien seul ! Autant en profiter.
Stop-over
En avion, il peut parfois prendre l'envie de vouloir s'arrêter en cours de route avant sa destination finale. Pas de problème, les compagnies ont pensé à cette éventualité et offrent à leurs passagers la possibilité d'arrêts aux escales grâce à ce que l'on appelle des stop-over. Il s'agit en fait de stops de 24 heures minimum et d'un maximum variable à prévoir lors de l'émission du billet. Ces arrêts peuvent être gratuits ou proposés avec un petit supplément. Exemple : un stop de deux jours à Singapour avec un billet Paris - Sydney, via Singapour.
Malgré tout, les choix sont quand même un peu limités, concernent d'abord les long-courriers (mais pas avec toutes les compagnies), et ne sont guère autorisés en charter. C'est pour les liaisons vers l'Asie ou le Pacifique que les opportunités sont les plus nombreuses. Se renseigner auprès des compagnies.
Vols panachés (ou open jaw)
Tout comme les stop-over, il s'agit là d'opportunités offertes par beaucoup de compagnies. Ce type de vol présente l'avantage de pouvoir arriver dans une ville et de repartir d'une autre, pas forcément d'ailleurs dans le même pays. Généralement, les villes en question sont desservies par la même compagnie ou chartérisées par le même voyagiste. Exemple : le billet aller Paris - New York et le retour Philadelphie - New York, sans avoir à acheter deux allers simples, c'est possible grâce à l'open jaw.
À la base, cela évite de devoir faire une « boucle » lors de son voyage. Ce genre de prestation est généralement possible gratuitement ou à peu de frais pour bon nombre de destinations courantes. Pour le reste, autant voir auprès des voyagistes spécialisés ou des transporteurs.
Les pass aériens
Un pass est un forfait à tarif réduit qui permet de se déplacer plusieurs fois à l'intérieur d'un ou plusieurs pays sur le réseau d'une ou plusieurs compagnies. Assez répandue (il existe près de 60 possibilités), cette formule peut être un excellent moyen de visiter un pays ou un continent.
Habituellement, les pass doivent être achetés avant le départ. Pour certains, l'itinéraire et les réservations doivent être fixés à l'avance, ne peuvent être modifiés, et impliquent le départ hors continent ou l'achat du vol initial sur la compagnie et/ou l'agence proposant le forfait. Il peut exister bien sûr des hautes et basses saisons, des tarifs enfants, voire étudiants, ainsi que des validités diverses allant de quelques jours à 6 mois ou même un an.
Le nombre de billets, appelés « coupons », contenus dans le pass peut être soit limité avec possibilité d'achat de coupons supplémentaires, soit au contraire illimité. À voir auprès des agences pour les plus classiques et auprès des compagnies pour le reste.
Billets « tour du monde »
L'achat d'un tel billet commence toujours par l'élaboration d'un devis car son prix varie selon sa validité, les compagnies empruntées, plus le nombre et la localisation des escales (durée au choix du voyageur). De l'année sabbatique au tour du monde express en 30 jours (de validité), toutes les formules sont désormais possibles, y compris d'ailleurs celle de réduire le monde à un seul continent. Depuis quelque temps déjà, un billet tour du monde peut inclure des parcours terrestres entre étapes, ce qui diminue d'autant le prix du parcours aérien.
À voir auprès de certaines agences spécialisées ou accessoirement des compagnies. Plus d'infos sur les billets tour du monde.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le tour du monde.
Comment choisir son billet d'avion ?

Vouloir réaliser une bonne affaire implique certaines règles ; la première étant de savoir ce que l'on veut, ce qui existe et combien ça coûte.
Ensuite, il ne reste plus qu'à comparer les offres disponibles. Cliquer sur les comparateurs de vols ne suffit pas, d'autant plus que le tarif le moins cher ne se révèle pas forcément le plus avantageux.
Le voyage prévu
On ne cherche pas un billet pour partir une semaine aux Baléares de la même manière que lorsque l'on souhaite passer six mois en Amérique du Sud. Autant s'adresser déjà à ceux qui seront les plus aptes à fournir les prestations recherchées.
Destinations très touristiques
Beaucoup d'offres tournent autour des charters. Les caractéristiques des vols et des billets pour ce type de destinations étant souvent plus ou moins identiques (validité, compagnies, durée du trajet et mêmes horaires), on peut chercher dans ce cas le tarif affiché le plus économique en tenant compte évidemment des frais annexes, notamment d'agence. Les amateurs du genre pourront également faire la chasse aux promos et J-7.
Autres destinations
Choix plus délicat car il s'agit souvent de vols réguliers, avec une offre plus importante au niveau transporteurs et des caractéristiques (donc des prix) très variables. Il apparaît alors utile de s'informer sur les diverses possibilités, puis d'arrêter son choix sur le vol d'une compagnie précise.
L'agence ou le tour-opérateur
• Quelles sont les compagnies et quels types de billets proposent-elles ?
• Quelles sont ses conditions de vente, d'annulation, et ses frais annexes (dossier, carte de membre, etc.) ?
• Les prix sont-ils garantis, et y a-t-il des réductions pour les réservations à long terme ?
• Quelles informations peuvent-ils apporter aux questions que l'on se pose ?
Le billet, la compagnie, le vol
Voici quelques questions à se poser avant de finaliser son achat.
• Tout d'abord, de quelle validité a-t-on réellement besoin (plus c'est long, plus c'est cher) ?
• Quelles sont les restrictions liées au billet (possibilité d'annulation, de modification, frais éventuels...).
• Selon ses envies, souhaite-t-on avoir la possibilité de repartir d'une autre ville que celle d'arrivée (panachage), de bénéficier de stop-over, de réductions sur le réseau domestique du pays ou d'une formule pass, de changer sa date retour sur place ?
• Si l'on part avec des enfants, quelles peuvent être les réductions possibles ?
• Quelles compagnies (ou billets) sont a priori capables de proposer ces avantages et à quel prix ?
• Chaque compagnie travaillant depuis des bases précises, pour celles possibles, quelle est la ville ou l'aéroport de départ (et parfois d'arrivée) et quels sont les coûts supplémentaires que cela implique pour s'y rendre ? Le prix réel du billet doit être en fait calculé depuis son domicile en tenant compte de toutes les dépenses.
• Y a-t-il des vols directs (les plus intéressants pour pas forcément toujours beaucoup plus cher), et pour les autres où se font le ou les changements d'appareil (temps disponible et risques de rater sa correspondance), y a-t-il une ou plusieurs nuits à la charge du passager, et quels coûts supplémentaires (visa, taxes en sus, etc.) tout cela implique-t-il ?
• Quelles fréquences sont prévues par les uns et les autres ? Quels sont alors les jours de départ et retour proposés et leurs conséquences au niveau du temps dont on dispose ? Idem pour les horaires de départ et d'arrivée et les problèmes pour se rendre à l'aéroport, le gain ou la perte d'un jour sur place, les effets du décalage horaire et les difficultés à débarquer en milieu de nuit dans une ville inconnue.
• Quels sont les durées de vol et les itinéraires possibles (pour l'Australie, cela peut s'échelonner de 22 à 40 heures et l'on peut passer par l'Asie ou l'Amérique) ?
• Quelle est la réputation des compagnies retenues, le service à bord, le type d'appareil ?
• Attention au partage de codes : la plupart des grandes compagnies sont regroupées au sein d'alliance aériennes, ce qui leur permet d'exploiter en commun certains vols et de commercialiser les vols de compagnies partenaires.
Par exemple : Air France fait partie de l'alliance Skyteam qui comprend une douzaine de transporteurs aériens. Vers les Etats-Unis, Air France peut vous vendre un vol portant le code AF mais assuré par la compagnie partenaire Delta Airlines. Vous achetez un produit Air France, mais vous vous retrouvez dans un avion Delta. Aucune arnaque : cela s'appelle le, partage de codes. De quoi se perdre un petit peu... Notre conseil : vérifier quelle est la compagnie qui opère le vol avant de finaliser votre achat.
• Enfin, selon le calendrier et les augmentations des uns et des autres, a-t-on choisi les meilleures dates ?
• Quels sont les éventuels suppléments à payer (frais bagages, repas…).
• Dernière chose, quelle que soit la destination, en charter ou régulier, évitez de partir en même temps que tout le monde si vous voulez réellement faire des économies (et en plus vous éviterez la cohue des aéroports).
Voir notre dossier Bons plans voyage : les 10 règles d'or.
Quand faut-il réserver ?
Le plus tôt, ou le plus tard possible ? Mais, en général, plus on réserve tôt, moins cher on paie. Toutefois, comme les billets pas chers ne sont pas flexibles (ni modifiables, ni remboursables), il vaut mieux être sûr de son coup.
Guettez aussi les promotions et autre ventes flash organisées par les compagnies (en général en septembre, décembre et mars).
Attention, si les comparateurs de vol sont un allié de taille, il faut tout de même sen méfier. Pour un même voyage, leurs prix peuvent varier de plus ou moins 50 euros. Certains ajoutent également des frais de supplémentaires relatifs à la réservation (surcoût bagages, frais de dossier, charges en fonction du mode de paiement, assurances…) qui n’apparaissent qu’au moment de la transaction. De même, certains comparateurs augmentent leurs prix lorsqu’ils constatent que vous êtes intéressés par un vol (par le biais de cookies ou de petits mouchards). Il est conseillé de les effacer et de faire ses recherches en navigation privée.
Conditions de vente

Vous avez choisi votre vol. Avant de payer, lisez, surtout en charter, les conditions de vente. Elles sont presque aussi importantes que le prix du billet, et servent de référence pour vos droits et obligations face à la loi ainsi que pour les conditions de paiement, d'annulation-modification, les assurances, etc.
Sachez qu'une réservation n'est effective que lorsqu'un acompte a été versé ou un numéro de carte bancaire communiqué (à moins de 30 jours d'un départ, tout billet négocié doit être réglé en totalité) et le billet émis. Si vous êtes hésitant, demandez à « poser une option » sur quelques jours. Dans ce cas, votre place sera bloquée et ne pourra être proposée à quelqu'un d'autre jusqu'à la date choisie. Certaines agences en ligne ou compagnies aériennes (comme Air France ou Emirates) le proposent.
Au niveau de la garantie des prix, tout est fonction de ce qui est stipulé dans les « conditions particulières de vente ». En pratique, tous les voyagistes ne garantissent pas des tarifs fermes et définitifs dès l'inscription (hormis hausse des taxes légales). Toutefois les hausses ne peuvent se faire que sous certaines conditions, et pour une variation de plus de 10 % le client peut généralement annuler sans frais. Mieux vaut également faire attention s'il est écrit dans le contrat que l'on peut être soumis à toute augmentation sans possibilité d'annuler son achat. N'oubliez pas enfin qu'aux tarifs affichés s'ajoutent fréquemment des frais de dossier plus la taxe d'aéroport.
Quant aux conditions d'annulation et modification de nom ou de dates, soyez attentifs aux pénalités qu'elles entraînent. Celles-ci sont généralement plus fortes en charters qu'en réguliers négociés (à plein tarif en vol régulier, il n'y a pas de pénalités).
Pour ne pas être refusé au moment de l’embarquement et avoir à payer pour modifier votre billet d’avion, faites bien attention au moment de le remplir. Il est impératif d’indiquer les noms et prénoms tels qu’ils apparaissent sur vos papiers d’identité. Si votre nom de jeune fille y figure, vous ne pourrez pas utiliser votre nom marital. En revanche, si vos deux noms sont indiqués, il est possible de choisir entre les deux. Pour les États-Unis, il est toutefois préférable de rapporter vos deux noms de famille. Quant à votre prénom, veuillez seulement saisir le premier prénom qui apparaît sur votre document d’identité, même si vous possédez un prénom composé. L’oubli d’accent sur votre nom ou prénom n’est généralement pas bien grave. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter la compagnie aérienne avant l’achat de vos billets.
Pour éviter tout problème, souscrivez une assurance (facultative) qui vous permettra d'être remboursé en cas de renoncement ou de changement, à partir du moment où le motif en est inclus dans le contrat. Pour être effective, cette assurance doit être souscrite le jour de la réservation. En cas de problèmes, il est obligatoire d'avertir au plus tôt l'agence.
Les réclamations sont à effectuer sous un mois après la date retour à l'agence qui a vendu les prestations. Selon la Loi du 13 juillet 1992, celle-ci est responsable en cas de problèmes liés à la mauvaise exécution du contrat, même s'il y a erreur d'un intermédiaire (transporteur hors dispositions légales, hôtelier, loueur, etc.). Si les problèmes ont eu lieu pendant le voyage, mieux vaut avoir un maximum de preuves attestant de sa bonne foi. Mais privilégiez toujours si c'est possible un arrangement à l'amiable.
Pour bien choisir son billet d'avion, « le moins cher » ne rime pas toujours avec « le plus économique ». Lire notre dossier sur les droits du passager aérien.
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