- Nom officiel : république bolivarienne du Venezuela.
Superficie : 916 445 km².
- Population : 28 200 000 d’habitants (estimation 2008), dont 87 %
résident dans les villes (c’est le pays le plus urbanisé d’Amérique
latine), 31 % de moins de 15 ans et seulement 5 % de plus de 65 ans.
- Capitale : Caracas.
- Monnaie : le bolívar fuerte.
- Président : Hugo Chávez Frias (élu en décembre 1998, réélu en juillet 2000 et en décembre 2006).
Langues : 92 % de la population parle l’espagnol.
Il existe plusieurs langues amérindiennes, appartenant aux familles arawak,
chibcha et tupi-guarani.
- Ethnies : 2 % de la population est d’origine amérindienne
(28 ethnies), 67 % de métis, 21 % d’origine européenne (Italie,
Espagne, Portugal, Allemagne), 10 % d’origine africaine.
- Religions : 96 % de catholiques romains, 2 % de protestants, 2 % d'autres religions.
- Taux de chômage : 6,7 %.
- Espérance de vie : 73 ans.
- Taux d'alphabétisation : 93 %.
Économie
En 2002, la tentative de coup d’État d'avril,
la grève générale de décembre et la paralysie de la production pétrolière ont
mis le pays à rude épreuve et plongé l’économie dans la récession. Conséquence
de la crise économique : le taux de chômage frôle les 20 % et la pauvreté
touche 60 % des foyers.
En 2003, l’opposition (les ennemis de Chávez,
des chefs d’entreprise et classes aisées) lance une pétition dans le but d’organiser
un référendum pour révoquer le président. Le référendum a lieu le 15 août 2004. C'est une nouvelle victoire pour Hugo Chávez, avec 58 % des voix.
Malgré la validation
par le Centre Carter, le résultat est contesté. Un doute que renforcent les
États-Unis, qui n’apprécient pas que Chávez s’oppose au néo-libéralisme, ni
les liens étroits qu’il entretient avec Fidel Castro.
Depuis, Chávez a réaffirmé
sa ferme intention de mener le pays vers une meilleure
distribution des richesses, tout en profitant de l'indépendance énergétique et des capitaux issus de l'importante production pétrolière (le Venezuela est membre de l'OPEP). Il entend mener le pays sur la voie du socialisme par le biais d'une « révolution bolivarienne ».De nombreux programmes sociaux (les missiones) sont lancés dans les quartiers pauves (barrios). Mais, dans les faits, le pouvoir est de plus en plus concentré entre les mains de Chávez et le gouffre entre les riches et les pauvres demeure béant.
Après sa réélection en 2006, Chávez a fait voter la révision de la constitution pour permettre l'élection indéfinie du président (jusqu'ici limitée à 2 mandats) et projette de décréter la propriété collective. Le patronat, jugeant qu'un certain nombre de mesures vont à l'encontre du droit à la propriété privée, se met en grève. Le programme de nationalisations a pris de l'ampleur. Les autorités vénézueliennes retirent par ailleurs la licence de diffusion de la principale chaîne privée, opposée au régime, et se rapprochent de régimes dictatoriaux, comme l'Iran, ce qui laisse craindre une réelle dérive autoritaire du pouvoir de Caracas.
Depuis 2006, le Venezuela est un membre actif du Mercosur, le marché commun d'Amérique du Sud.