- Nom officiel : république bolivarienne du Venezuela.
- Superficie : 916 400 km².
- Population : 27 223 000 d’habitants (estimation 2010), dont près de 90 %
résident dans les villes (c’est le pays le plus urbanisé d’Amérique Latine), 31 % ont moins de 15 ans et seulement 5 % ont plus de 65 ans.
- Capitale : Caracas.
- Densité : 30 hab./km².
- Monnaie : le bolívar fuerte.
- Président : Hugo Chávez Frias (élu décembre 1998, réélu en juillet 2000 et décembre 2006).
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Langues : 92 % de la population parle l’espagnol.
Il existe plusieurs langues amérindiennes, appartenant aux familles arawak,
chibcha et tupi-guarani.
- Ethnies : 2 % de la population est d’origine amérindienne
(28 ethnies), 67 % de métis, 21 % d’origine européenne (Italie,
Espagne, Portugal, Allemagne), 10 % d’origine africaine.
- Religions : 96 % de catholiques romains, 2 % de protestants, 2 % d'autres religions.
- Taux de chômage : 6,7 %.
- Espérance de vie : 73 ans.
- Taux d'alphabétisation : 93 %.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Coro et son port (1993) ; le parc national de Canaima (1994) ; la Ciudad Universitaria de Caracas (2000).
Économie
En 2002, la tentative de coup d’État du mois d'avril,
la grève générale de décembre et la paralysie de la production pétrolière ont
mis le pays à rude épreuve et plongé l’économie dans la récession. Conséquence
de la crise économique : le taux de chômage frôle les 20 % et la pauvreté
touche 60 % des foyers.
Les
États-Unis n’apprécient pas que Chávez s’oppose au néo-libéralisme, ni
les liens étroits qu’il entretient avec Fidel Castro. Chávez affiche son intention de mener le pays vers une meilleure
distribution des richesses, tout en profitant de l'indépendance énergétique et des capitaux issus de la manne pétrolière (le Venezuela est membre de l'OPEP).
Il entend mener le pays sur la voie du socialisme par le biais d'une « révolution bolivarienne ». De nombreux programmes sociaux (les missiones) sont lancés dans les quartiers pauves. Mais dans les faits, le pouvoir est de plus en plus concentré entre les mains de Chávez et le gouffre entre les riches et les pauvres demeure béant.
Après sa réélection en 2006, Chávez a fait voter la révision de la Constitution pour permettre l'élection indéfinie du président (auparavant limitée à 2 mandats) et projette de décréter la propriété collective. Le patronat, jugeant qu'un certain nombre de mesures vont à l'encontre du droit à la propriété privée, se met en grève. Le programme de nationalisations a pris de l'ampleur.
Depuis 2006, le Venezuela est un membre actif du Mercosur, le marché commun d'Amérique du Sud.