Carte d'identité Thaïlande

- Population : environ 68 millions d'habitants.
- Superficie : 513 120 km² (à peine plus petit que la France).
- Capitale : Bangkok (8,5 millions d’habitants, 14 millions dans le « grand Bangkok »).
- Langues : le thaï (langue tonale, comme le chinois et le vietnamien).
- Monnaie : le baht.
- Religions : bouddhisme (près de 94 %), islam (5 %), christianisme (environ 1 %).
- Nature du régime : monarchie constitutionnelle à tendance autoritaire.
- Chef de l'État : Maha Vajiralongkorn, proclamé roi sous le nom de Rama X en décembre 2016.
- Premier ministre : le général Prayuth Chan-ocha (depuis août 2014).
- Indice de développement humain : 0,74 (91e rang mondial).

- Monuments classés au Patrimoine de l'Unesco : la ville historique de Sukhothai et les villes historiques associées ; la ville historique d'Ayutthaya ; le site archéologique de Ban Chiang ; le complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai.

Économie

Une situation incertaine

204e au classement mondial, la Thaïlande est la deuxième économie d’Asie du Sud-Est derrière l’Indonésie et devant la Malaisie, et ce, malgré ses nombreuses crises politiques et économiques. Cette économie émergente, dont les exportations représentent plus de deux tiers du PIB, devrait afficher un taux de croissance en 2017 de l’ordre de 3,3 % – un peu à la traîne comparé à ses voisines.

Si la Constitution adoptée en août 2016 a bien renforcé la mainmise des militaires et de leurs alliés sur l’économie du pays, la croissance promise n’est pas vraiment au rendez-vous.
Plusieurs raisons expliquent cela. La sécheresse d’abord, qui frappe le pays depuis maintenant plus de 20 ans et contraint les récoltes. Le ralentissement de l’économie chinoise entraîne aussi la consommation vers le bas, tandis que l’instabilité de certaines régions freine les investissements et le commerce. L’incertitude liée à la capacité du nouveau roi à reprendre en main les choses de l’État à la suite de son père pèse également.

Malgré tout, la pauvreté diminue et la Thaïlande peut s’enorgueillir de flirter avec le plein-emploi puisque le taux de chômage officiel est à peine supérieur à 1 %. Reste que les ménages sont très endettés et que le salaire minimum légal, fixé à 300-310 Bts par jour selon la province, soit environ 200 € par mois, permet difficilement de joindre les deux bouts.

De la riziculture au tourisme en passant par l’industrie

Traditionnellement agricole, l’économie thaïlandaise s’est fortement industrialisée ces 60 dernières années. Aujourd’hui, quand bien même le Centre et le Nord restent d’importants producteurs maraîchers et fruitiers, l’agriculture et la pêche, qui occupe 32 % de la population active, ne représentent plus « que » 9 % du PIB.
En tête des exportations, le riz, bien sûr, mais aussi le caoutchouc, le maïs, le tabac, le coton et la crevette d’élevage – activité liée à un véritable scandale écologique et humain –, qui hisse la Thaïlande au deuxième rang des exportateurs juste derrière la Chine.

Le secteur industriel représente lui 36 % du PIB, avec quelques secteurs de pointe tels que l’extraction minière, l’assemblage électronique (informatique notamment) et l’industrie mécanique, sans oublier le textile.
Jadis atelier de confection des grandes marques du globe, le pays est aujourd’hui déserté par ces mêmes groupes qui s’envolent vers d’autres pays aux salaires inférieurs, comme le Vietnam. Vive la mondialisation…

Reste la grosse part du gâteau : le tertiaire, qui s’octroie plus de 55 % du PIB et emploie plus de la moitié de la population, dopé en partie par le tourisme, dont la Thaïlande continue de vouloir faire son cheval de bataille.

Côté énergie, malgré quelques gisements de gaz, le pays reste très dépendant ; l’État a d’ailleurs multiplié les investissements dans les énergies renouvelables.

Droits de l'homme

La mort du roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX) en octobre 2016 n’aura pour le moment pas eu de conséquence directe sur le paysage politique thaïlandais. Mais il faudra du temps pour que son fils, Maha Vajiralongkorn (désormais Rama X), connu pour ses frasques passées, ne le remplace dans le cœur des Thaïlandais.
D’autant que les clivages entre monarchistes (« chemises jaunes ») et partisans des deux ex-premiers ministres, les frère et sœur Shinawatra (« chemises rouges ») sont loin de s’être atténués.
Le calme relatif qui a suivi la mort du roi est surtout lié à la chape de plomb imposée depuis la prise du pouvoir par l’armée en mai 2014. Opposition muselée, médias censurés, arrestations de défenseurs des Droits de l’homme : depuis le coup d’État, la junte a solidement conforté ses positions. Et même si le général Prayuth Chan-ocha a troqué son uniforme militaire contre un costume civil sur les photos officielles, c’est bien une dictature qu’il s’est employé à mettre en place.

Depuis mars 2016, le Conseil national pour la paix et l’ordre – institution dirigeante –, dont il est à la tête, a encore renforcé les pouvoirs des forces armées. Outre un dispositif législatif extrêmement répressif, le régime s’appuie également beaucoup sur la loi sur la lèse-majesté pour restreindre toute forme de critique du gouvernement, et peut conduire à des condamnations très lourdes. La junte s’est également dotée d’une loi extrêmement répressive sur l’utilisation d’Internet, adoptée en décembre 2016.
Des « chemises rouges » ont toutefois pu être libérées sous la promesse écrite de ne plus faire de commentaires publics, de ne plus avoir d’activités politiques et de ne plus voyager à l’étranger.
Afin d’asseoir sa légitimité, Prayuth Chan-ocha a fait adopter par référendum une Constitution sur mesure en août 2016. Elle entérine les pouvoirs dévolus à l’armée, l’exempte de tous les crimes commis depuis le coup d’État, et réduit les prérogatives des partis. Même si de nombreuses voix se sont prononcées – non sans difficulté – contre ce projet, les Thaïlandais semblent avoir fait le choix du retour au calme, après 10 ans de crises politiques à répétition.

Si les troubles séparatistes qui perdurent dans le Sud depuis plus de 12 ans ont un peu diminué en 2016, avec la poursuite de négociations entre le régime et des groupes armés, des attentats continuent d’y être perpétrés, et l’armée y commet toujours de graves exactions.

Les ONG s’inquiètent enfin de la situation des travailleurs migrants et des demandeurs d’asile, victimes le plus souvent de réseaux de trafiquants et d’extorsions de la part des autorités thaïlandaises.

Services voyage



Forum Thaïlande

Voir tous les messages

FILTRER LE FORUM SUR UN THÈME

Les dernières discussions du forum Thaïlande

Ils cherchent un compagnon de voyage

Voir toutes les annonces

Vous cherchez un compagnon de voyage pour un trek, un voyage itinérant ou un tour du monde ? Un routard pour louer avec vous une maison à l'autre bout de la terre ?

Petites annonces Thaïlande

Voir toutes les annonces

Déposez gratuitement vos annonces concernant la vente, l'achat, l'échange ou le don de guides, cartes, sacs, objets utiles, souvenirs de voyage...

Actus Thaïlande

Agenda Thaïlande

Thaïlande Les articles à lire