- Population : environ 65 millions d'habitants.
- Superficie : 513 120 km² (à peine plus petit que la France).
- Capitale : Bangkok (plus de 10 millions d'habitants).
- Langues : le thaï (langue officielle), le chinois et l'anglais.
- Monnaie : le baht.
- Religions : bouddhisme (94 %), islam (5 %), christianisme (environ
1 %), animisme et hindouisme.
- Nature du régime : monarchie constitutionnelle à tendance autoritaire.
- Chef de l'Etat : le roi Bhumibol Adulyadej (couronné en 1950!) également
connu sous le nom de Râma IX.
- Premier ministre : Yingluck Shinawatra (première femme à occuper ce poste, depuis juillet 2011).
- Monuments classés au Patrimoine de l'Unesco : la ville historique
de Sukhothai et les villes historiques associées ; la ville historique d'Ayutthaya ; le site archéologique de Ban Chiang ; le complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai ; le parc maritime de Ko Tarutao ; le parc historique Aranyik.
Économie
Les fondements de l'économie thaïlandaise, la deuxième plus importante d'Asie du Sud, sont l'agriculture (11 % du PIB, premier exportateur mondial de riz), l'extraction minière et l'industrie mécanique. Sans oublier le textile, l'informatique et le tourisme. Jadis atelier de confection des grandes marques du globe, le pays est aujourd'hui déserté par ces groupes à la faveur de la légère augmentation du niveau de vie thaï.
Malgré quelques gisements de gaz, le pays reste dépendant pour son énergie. L'État multiplie par ailleurs les investissements en matière d'énergies renouvelables.
Après le krach boursier de 1997, la Thaïlande a bien remonté la pente. Mais en septembre 2006, le coup d'État de la junte militaire a freiné les investissements étrangers.
Le Japon et la Chine restent les principaux partenaires économiques de la Thaïlande.
Le renversement de Thaksin Shinawatra en septembre 2006 a stoppé cette vague prospère, tout comme l'augmentation du prix du pétrole, l'inflation... La crise politique se poursuit en décembre 2008, entraînant un blocage de l'aéroport international de Bangkok par les opposants royalistes au Premier ministre Somchai Wongsawat, finalement destitué.
À peine stabilisée, l'économie thaïlandaise a ensuite été frappée de plein fouet par la crise économique mondiale de 2008-2009. Pour redorer son blason, l'État a fait détruire un million de contrefaçons.
Droits de l'homme
La Thaïlande est plus que jamais divisée entre partisans de l'ancien ministre aujourd'hui en exil Thaksin Shinawatra (les « chemises rouges »), et ceux qui restent fidèles au Roi et au gouvernement (les « chemises jaunes »).
2010 aura connu l'une des crises politiques les plus graves que le pays ait connu depuis des années. Parallèlement, les tensions religieuses et séparatistes dans le sud du pays n'ont jamais cessé. Les insurgés musulmans y multiplient les attentats et assassinats. Agissant en toute impunité au nom de la lutte antiterroriste, les forces de l'ordre s'y livrent également à de nombreuses exactions.
Difficile pour autant d'évoquer ce sujet dans la presse ou sur Internet, puisqu'une stricte loi de lèse-majesté interdit de critiquer le Roi et sa famille, et par extension l'action des forces de l'ordre, la Nation, etc.
Les ONG se préoccupent enfin du sort des centaines de milliers de réfugiés (Hmongs, Karens, Shans...) qui s'entassent dans des camps aux frontières du pays (Birmanie, Laos). Les immigrés illégaux venus pour des raisons économiques sont par ailleurs victimes de graves discriminations dans le pays, même si une bonne partie de la croissance économique thaïe est liée à l'exploitation de cette main-d'œuvre bon marché.