Géographie et paysages Thaïlande

Avec ses 513 120 km², la Thaïlande est à peine plus petite que la France pour une population dépassant les 67 millions d'habitants. Sa silhouette est pour le moins curieuse : une sorte de grosse masse un peu informe au nord et une longue bande étroite qui part loin vers le sud, seule accès par voie terrestre à la Malaisie et à Singapour. Voilà le résultat des guerres au cours de l’histoire.

Grosso modo, la Thaïlande, frontalière de quatre pays (Cambodge, Laos, Myanmar [ex-Birmanie] et Malaisie) et ouverte sur deux mers (Chine et Andaman), peut se diviser en quatre régions :

  • le Nord : montagneux, couvert de jungle et des derniers rares bois de tecks, et creusé de profondes vallées où le riz pousse la tête au soleil, les pieds dans l’eau. Dans ces contrées vivent d’incroyables tribus, visitées de plus en plus par d’autres peuplades qu’on rassemble sous le terme générique de « touristes ». Situé dans la province de Chiang Mai, le Doi Inthanon, le plus haut sommet, culmine à 2 565 m ;
  • le Nord-Est : le coin le moins fréquenté par les voyageurs. Fini les montagnes arrosées, bonjour les plateaux arides ! C’est une région aux sols pauvres, dure mais passionnante, bénéficiant d’une longue saison sèche. On y cultive des herbes rares, souvent médicinales. On y produit également de la soie ;
  • le Centre : large bassin fertile et densément peuplé, arrosé de manière idéale. Rivières nombreuses, sol riche, climat propice à la culture, c’est là le creuset de la civilisation thaïlandaise, on l’appelle « le bol de riz de l’Asie » ;
  • le Sud : cette région qui s’étire au sud cultive l’hévéa, dont on extrait le caoutchouc. Mais pour le touriste, le Sud, c’est avant tout les îles, les eaux turquoise, les plages et le farniente. Les superbes îles de la mer d’Andaman et du golfe de Thaïlande sont devenues le rendez-vous des vacanciers.
    De fait de sa position géographique (proximité avec la Malaisie), le nombre de musulmans est important (près de 30 % de la population, alors qu’il n’est que de 3 % dans le reste du pays).

Environnement

La Thaïlande est désormais un acteur clé en Asie du Sud-Est. Déjà leader dans la production de biocarburants, la 2e puissance économique de l’ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est) est en passe de devenir le plus grand marché de l’énergie solaire d’ici 2020.

Une politique initiée dès le milieu des années 1990, alors que le royaume affichait parallèlement son intention de faire de la protection de l’environnement une de ses priorités. Oui mais voilà, croissance économique et protection de l’environnement ne vont pas toujours de pair. Et aujourd’hui, le pays du sourire fait la grimace, car il doit faire face à de sérieux problèmes environnementaux.

Dans le domaine forestier d’abord. Dans un pays où, au début des années 1960, jungles et forêts recouvraient plus de la moitié de la surface du territoire, les zones boisées ne représentent aujourd’hui plus qu’un quart de la superficie du pays. La raison ? La surexploitation des forêts de teck, mais aussi la mise en culture des biocarburants, qui incite au défrichement de la forêt primaire, engendrant par là-même une réduction de la biodiversité (le problème est le même qu’au Brésil).
Sans compter l’expansion des villes et des zones industrielles.

Un développement qui n’est pas sans poser deux problèmes majeurs : la pollution de l’air et la pollution de l’eau. Le développement industriel a eu pour conséquence de dégrader de manière inquiétante la qualité de l’air dans certaines parties du pays, notamment dans la région de Bangkok et dans ses provinces voisines.
Le manque de traitement des déchets toxiques industriels mais aussi domestiques est une réalité qui impacte aussi bien l’air que l’eau. Un tiers de l’eau est impropre à la consommation et plus particulièrement dans la région centrale du pays : rejets industriels, pollution domestique due à l’absence de traitement des eaux usées, etc...
Et ceci n’épargne pas les îles du Sud, où le développement effréné du tourisme de masse pose de sérieux problème de traitement des déchets et de pollution de la nappe phréatique (Ko Phi Phi en est l’exemple le plus éloquent, il n’y a qu’à aller se balader dans l’intérieur de l’île pour voir les nombreuses décharges d’ordures planquées dans la jungle...).

Et puis comme toutes les rivières finissent dans la mer, la grande bleue n’est pas épargnée elle non plus. À cause de sa situation géographique, le golfe de Thaïlande est le réceptacle de bien des pollutions. Un bilan écologique préoccupant dont la biodiversité marine est la première à en pâtir ; situation aggravée par le développement du tourisme de masse.
Un état de fait dont le gouvernement thaïlandais a heureusement pris conscience en investissant dans des usines de retraitement des déchets. Encore faut-il embaucher le personnel en nombre suffisant pour faire appliquer la loi...

L'éléphant, l'animal thaïlandais par excellence

S'ils sont beaucoup moins nombreux aujourd'hui, on en compte tout de même encore près de 4 000 dans le pays, dont un peu moins de la moitié seraient encore sauvages.

Mais la mécanisation du travail agricole (l'éléphant servait surtout au transport du teck, or le teck, surexploité, a presque disparu du pays) et le coût exorbitant de son entretien ont porté un rude coup à l'animal sacré.

Le tourisme est ainsi devenu le premier gagne-pain des hommes indélicats qui les exploitent. Réfléchissez bien avant d’aller faire un tour à dos d’éléphant.

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