Fêtes et jours fériés
Les établissements publics sont en général fermés le samedi après-midi et le
dimanche.
Les principaux jours fériés
- 1er janvier : Jour de l'An.
- 6 janvier : Épiphanie.
- 21 janvier :
jour de la Virgen de Altagracia, mère spirituelle du peuple dominicain.
Célébrations dans tout le pays la veille et le jour même, ferveur
religieuse dans les églises, danses, chants et grande procession à
Higüey, où se trouve la basilique de la Altagracia.
- 26 janvier : anniversaire de la naissance de Duarte, « Père de la Patrie
».
- 27 février : jour de l'indépendance.
- 1er lundi de mai : fête du travail.
- 16 août : jour de la Restauration.
- 24 septembre : jour de la Virgen de las Mercedes. Célébré par un pèlerinage à Santo Cerro, dans les environs de La Vega.
- 12 octobre :
jour de Christophe Colomb. Des fleurs sont déposées sur sa tombe et au
mausolée Faro a Colón, dans les environs de Saint-Domingue.
- 1er novembre : Toussaint.
- 6 novembre : jour de la Constitution.
- 25 décembre : Noël.
Les fêtes
- Le carnaval : fin février (voir ci-dessous).
- La Semaine sainte : c'est
la paralysie totale dans le pays, surtout à partir du jeudi. Les
Dominicains fuient les villes pour s'installer sur les plages. C'est la
fête sur tout le littoral, notamment à Boca Chica, Las Terrenas ou Sosua.
- Le festival de Bachata à Sosua : début juillet.
- La semaine du merengue à Puerto Plata : fin octobre. Fêtes, danses, expos d'art pendant 5 jours.
- Les fêtes patronales : c'est
un peu l'ambiance de la Semaine sainte à l'échelle d'un village. Chaque
localité fête son saint chaque année, et c'est l'occasion, sur la place
principale, d'une semaine de foire, musique, danses et... beuveries,
surtout lorsque la fête atteint son apothéose, le samedi soir.
Le carnaval
Le carnaval dominicain n'est pas à date fixe. Bien sûr, la mi-carême
est l'objet de nombreuses fêtes dans le pays, mais on en trouve aussi
tous les dimanches de février (et le 27, fête de l'indépendance) à
Santo Domingo, à Santiago et à La Vega, et dans la plupart des villes
et villages, le jour de Pâques à Cabral.
Mais le plus intéressant de tous est le carnaval de La Vega,
qui a une longue tradition. Instauré par les immigrés cubains au début
du XXe s, il est à l'origine du folklore dominicain. Les masques sont
impressionnants. Confectionnés à partir de papier mâché, ils sont
peints de couleurs violentes et vernis ensuite. Ils représentent le
diable en quête de pécheurs, qu'il va chercher dans la foule pour les
punir.
Ces diables sortent de leurs « grottes » tous les dimanches
de février à La Vega (et le 27). Le « sponsoring » local (commerçants,
bière, rhum) ajoute au folklore, s'il en était besoin...
Comme
dans tout le pays, l'après-carnaval, c'est-à-dire le soir, vaut le
déplacement si l'on a envie de s'amuser, surtout que dans ces liesses
populaires, tout est bon marché, et que le merengue résonne à profusion dans toute la ville.
Religions et croyances
Depuis la découverte de l'Amérique, le catholicisme a toujours été la religion officielle.
Dans les provinces, en revanche, on trouve une multitude de cultes, souvent d'origine protestante (surtout dans la région de Samaná), exercés par les descendants d'esclaves noirs américains arrivés au XIXe s.
On trouve également pas mal de rites vaudous d'origine haïtienne dans les régions de culture de canne à sucre. Mais, officiellement, le vaudou n'existe pas en République dominicaine. Opérée de longue date par le pouvoir dominicain, la chasse au vaudou, que l'on pourrait traduire par une négation de l'âme africaine, n'est pas sans répercussions sur la mentalité des habitants, de plus en plus acculturés car coupés de leurs racines. Cette négation pourrait expliquer le fait que la vie artistique, nourrie par l'imaginaire vaudou, soit bien plus riche en Haïti.
Le point le plus important, dans le domaine religieux, c'est la grande tolérance des Dominicains, qu'ils soient catholiques, baptistes, évangélistes, protestants ou même juifs. Un bel exemple de cette tolérance est la présence à Nagua, au nord du pays, d'une synagogue qui a été louée à une église pentecôtiste.
Mariages et divorces
Le mariage et le divorce sont tellement simples à Saint-Domingue que de nombreux étrangers y séjournent quelque temps pour résoudre ces formalités, par ailleurs bien plus économiques ici qu'en Europe. Les démarches administratives sont si rapides qu'on a tout juste le temps de faire bouillir une casserole d'eau, d'où l'expression « divorce à la vapeur ».
Pour être en règle avec l'administration française, il faut prendre contact avec l'état civil du consulat à Santo Domingo pour les formalités de publication des bans et de transcription du mariage. En ce qui concerne le divorce prononcé en République dominicaine, il n'a aucune valeur en France. Pour toutes les affaires familiales (mariage, divorce ou adoption), contactez les services consulaires de l'ambassade de France.