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Traditions République dominicaine

Le carnaval

Le carnaval dominicain n'est pas à date fixe. Bien sûr, la mi-carême est l'objet de nombreuses fêtes dans le pays, mais on en trouve aussi tous les dimanches de février (et le 27, fête de l'indépendance) à Santo Domingo, à Santiago et à La Vega, et dans la plupart des villes et villages, le jour de Pâques à Cabral.

Mais le plus intéressant de tous est le carnaval de la Vega, qui a une longue tradition. Instauré par les immigrés cubains au début du XXe siècle, il est à l'origine du folklore dominicain. Confectionnés à partir de papier mâché, les masques sont peints de couleurs violentes et vernis ensuite. Ils représentent le diable en quête de pécheurs, qu'il va chercher dans la foule pour les punir avec sa fourche symbolisée par une vessie pleine d'eau, ou plus souvent une chambre à air peinte, avec laquelle il « frappe » littéralement les spectateurs.
Ils sont plus de mille, chaque groupe représentant un quartier, un club sportif, une association... Le « sponsoring » local (commerçants, bière, rhum) ajoute au folklore, s'il en était besoin... Un grand moment pour les amateurs de photo.
Comme dans tout le pays, l'après-carnaval, c'est-à-dire le soir, vaut le déplacement si l'on a envie de s'amuser, surtout que dans ces liesses populaires, tout est bon marché, et que le merengue résonne à profusion dans toute la ville. Prudence de mise cependant, en cas de débordements.

À Santo Domingo, il semble que les premières traces d'un défilé masqué remontent au XVIe siècle. Pourtant ce carnaval est moins répandu que celui de La Vega ou de Santiago. L'une des rues les plus animées est l'avenue George Washington (le Malecón). Mais vous pourrez aussi croiser au parc Enriquillo toutes sortes de personnages. Certains, peints en noir, rendent hommage par leur danse symbolique aux esclaves embarqués vers le Nouveau Monde. D'autres, déguisés en Indiens, témoignent des ancêtres de l'île. Le carnaval se clôt par un grand défilé de chars qui diffusent du merengue endiablé.

Religions et croyances

Depuis la découverte de l'Amérique, le catholicisme a toujours été la religion officielle.
Dans les provinces, en revanche, on trouve une multitude de cultes, souvent d'origine protestante (surtout dans la région de Samaná), exercés par les descendants d'esclaves noirs américains arrivés au XIXe siècle. Nombre d'églises et de sectes américaines se sont, en effet, implantées et ont construit des temples, avec, à la clé, des fonds sociaux pour le développement de ces régions reculées.
On trouve également pas mal de rites vaudous d'origine haïtienne dans les régions de culture de canne à sucre. Mais, officiellement, le vaudou n'existe pas en République dominicaine. Opérée de longue date par le pouvoir dominicain, la chasse au vaudou, que l'on pourrait traduire par une négation de l'âme africaine, n'est pas sans répercussions sur la mentalité des habitants, de plus en plus acculturés car coupés de leurs racines. Cette négation pourrait expliquer le fait que la vie artistique, nourrie par l'imaginaire vaudou, soit bien plus riche en Haïti.

Cigares

Avant d'acheter un cigare, vérifiez bien si la bague ou la boîte porte l'inscription hecho a mano (ou hand made), signifiant « fait main ». De l'avis des 22 millions d'amateurs de cigares dans le monde, seul un cigare fait à la main (à Cuba ou en République dominicaine) est à même d'apporter le plaisir auquel vous aspirez. Attention, à la douane française, vous ne pouvez rapporter que cinquante cigares pour votre consommation personnelle.

Avant la manufacture

La qualité d'un bon cigare, c'est avant tout la feuille qui est sélectionnée en fonction de la terre de culture, de l'exposition au vent, au soleil et surtout du savoir-faire des paysans du Cibao où sont cultivés les meilleurs plants. En un mot : le terroir ! C'est à Santiago de los Caballeros que se trouvent les principales manufactures où sont fabriqués les cigares. 

La fabrication des cigares

Chaque fabricant a un ou plusieurs mélanges. Le goût du cigare dépend de ce que l'on met dedans. Le but recherché par un fabricant soignant la qualité consiste à obtenir, d'année en année, une permanence dans le goût et la consistance.
La République dominicaine est le premier pays producteur de cigares au monde avec 600 millions d'unités par an, avant le Honduras avec 340 millions. Cuba n'arrive qu'en troisième position (140 millions), suivi de près par le Nicaragua.
Un nombre incroyable d'analogies entre le monde du cigare et celui du (bon) vin. Ce sont tous les deux des produits de luxe ayant leurs traditions artisanales et leur langage d'initiés.

Société

Le système social dominicain

Il est basé en grande partie sur la cellule familiale traditionnelle, surtout dans les campagnes. Ainsi les jeunes qui partent chercher du travail à la ville ou aux États-Unis laissent-ils leurs enfants aux grands-parents.
Le Dominicain a un sens de la famille très développé et, le système social de prise en charge par l'État n'existant pas, l'entraide familiale prend le relais. Officiellement, la protection sociale des travailleurs est un peu la même qu'en Europe, mais en fait, la plupart des Dominicains (à part dans les zones franches et les grandes sociétés) se contentent de petits boulots souvent précaires, mal payés et non déclarés. 

Mariages et divorces

Le mariage et le divorce sont tellement simples à Saint-Domingue que de nombreux étrangers y séjournent quelque temps pour résoudre ces formalités, par ailleurs bien plus économiques ici qu'en Europe. Les démarches administratives sont si rapides qu'on a tout juste le temps de faire bouillir une casserole d'eau, d'où l'expression « divorce à la vapeur ».
Pour être en règle avec l'administration française, il faut prendre contact avec l'état civil du consulat à Santo Domingo pour les formalités de publication des bans et de transcription du mariage. En ce qui concerne le divorce prononcé en République dominicaine, il n'a aucune valeur en France. Pour toutes les affaires familiales (mariage, divorce ou adoption), contactez les services consulaires de l'ambassade de France.