Activités et loisirs Patagonie

Des animaux par milliers

Avec ses grands espaces sauvages, la Patagonie est un véritable paradis pour la faune, qu’elle soit marine ou terrestre. Les éléphants et lions de mer, les manchots de Magellan ont jeté leur dévolu sur la péninsule Valdés, au large de laquelle les baleines franches viennent hiverner et les orques chasser. Des nandous (autruches miniatures) cavalent dans les steppes de la pampa centrale, pendant que le condor survole royalement la chaîne des Andes, qui abrite la faune des nombreux parcs nationaux : guanacos et vigognes, viscachas (de gros lapins d’altitude), chinchillas, visons et, plus rarement, le puma et autre gato huiña (de la famille du léopard).

Important : certaines espèces ont leurs habitudes de chasse, d’accouplement ou de repos en fonction des marées. Il convient donc de s’informer du coefficient des marées avant de partir en excursion à la découverte de la faune. Les offices de tourisme locaux peuvent vous fournir ces horaires sans problème.

Tous ces animaux ont appris à intégrer la présence humaine dans leur vie quotidienne. Ils n’ont plus à en avoir peur puisque, aujourd’hui, ils sont tous protégés et que la chasse est interdite. On assiste d’ailleurs à présent au phénomène inverse, les baleines franches choisissant de mettre au monde leur baleineau sur les rives argentines.

 

– À noter, une distinction fondamentale : l’otarie se déplace sur terre en s’appuyant sur ses nageoires. En revanche, le phoque bouge beaucoup plus difficilement grâce à un mouvement dorso-ventral (comme les chenilles).

 

– L’éléphant de mer (elefante marino) : il appartient à la famille des phoques. Ce mammifère a une particularité surprenante : la femelle a un utérus composé de deux parties ; dans l’une, le fœtus se développe, dans l’autre, l’ovule fécondé est en attente. Résultat, cette femelle est la seule du monde animal à être toujours enceinte ! Les mâles ont un nez en forme de trompe (d’où leur nom) qui gonfle lorsqu’ils sont en rut ! Ils restent entre eux, sauf bien sûr pendant la période de reproduction. Adultes, ils atteignent un poids de 4 t pour 6 m de long alors que la femelle ne pèse que 700 kg et atteint rarement plus de 3 m.

À partir d’août, les mâles commencent à s’installer pour prendre possession de leur territoire. Quand les femelles arrivent, de véritables harems se constituent autour d’un mâle, qu’on appelle « sultan », et qui peut avoir jusqu’à 40 femelles. Une fois repus sexuellement, les mâles se reposent sur le sable pendant 3 mois et ne se nourrissent pas. Ils perdent jusqu’à 12 kg par jour, puis repartent en mer. Après une gestation de 350 jours, la femelle donne naissance à un petit qui mesure 1,50 m pour 35 kg. Les bébés sont nourris pendant 25 jours, puis abandonnés par leur mère.

Les éléphants de mer mangent poissons, calamars et poulpes, et peuvent plonger jusqu’à 1 500 m. Ils peuvent rester sous l’eau pendant plus de 1h30. Ils sont la proie des orques et des requins. On les voit en Patagonie d’août à mars.

 

– Le lion de mer (lobo marino) : c’est une otarie. Il doit son nom à la crinière des mâles. Ceux-ci pèsent 350 kg pour 2,50 m et ont le col couvert de fourrure jaune ; la femelle ne dépasse guère 1,50 m et ne pèse que 70 kg. Le lion de mer règne sur un véritable harem lui aussi ! La gestation est de 11 mois et les naissances ont lieu en janvier-février. Les bébés ont le pelage noir et ne pèsent qu’une quinzaine de kilos. Ils vivent sur les côtes de juin à mars.

 

– Le manchot de Magellan : voilà un animal étonnant. En Argentine, on a beau les appeler pingüinos, ces drôles de bestiaux n’ont en fait rien à voir avec les pingouins de l’hémisphère nord : le manchot est une autre espèce. Cet oiseau de mer, assez petit (55 cm), pèse 4 à 5 kg et peut vivre 25 ans. Il se caractérise par ses deux cravates ou bandeaux de plumage noir qui recouvrent son cou. C’est l’espèce la plus représentée : il y en a environ 500 000 à Punta Tombo !

Le manchot de Magellan présente certaines similitudes avec le canard (sa démarche, ses pattes palmées), avec l’oiseau (il pond des œufs et, pour nager, ses ailes atrophiées effectuent le même mouvement qu’un oiseau en plein vol), avec le lapin (il couve son œuf dans un terrier qu’il creuse lui-même, parfois jusqu’à 1 km de la mer). En outre, il est monogame et particulièrement fidèle !

Les mâles arrivent les premiers et, pour plus de 40 % d’entre eux, récupèrent leur territoire de l’année précédente. Leur nid est une sorte de terrier conçu pour protéger les œufs des prédateurs comme les cormorans et les mouettes. Pendant les deux premières semaines de septembre, les femelles arrivent et, après une cour de quelques jours, les amours ont lieu de fin septembre à début octobre. Chaque femelle pond un ou deux œufs qui sont couvés tour à tour par le mâle et la femelle, durant 30 à 40 jours. Les petits ne pèsent qu’une centaine de grammes à la naissance et sont recouverts d’un duvet gris qu’ils perdent à partir de mars. Ils mettent 25 à 30 jours pour marcher. Ils restent 11 semaines près de leurs parents. La période de reproduction terminée, les parents changent de plumage de février à mars, et tous se retirent vers la mer, entreprenant une longue route migratoire vers le nord. On les observe en Patagonie de début octobre à fin avril.

– La baleine franche du Sud (ballena franca) : une des plus grosses que l’on puisse observer. Le mâle mesure 12 m, et la femelle 3 m de plus. Ils pèsent de 25 à 30 t. Le baleineau mesure 6 m et pèse à peu près 2 t. Beau bébé, non ? On peut voir les mères jouer avec leurs petits, qui restent près d’elles pendant 1 à 2 ans.

Les adultes mangent 1 tonne de krill (petits crustacés) par jour. Ces baleines se baladent en groupe et communiquent par un système de sons sophistiqué. Elles remontent à la surface toutes les 20 à 30 mn, et l’air qu’elles expirent sort sous forme de gouttes d’eau. Elles peuvent plonger jusqu’à 1 000 m grâce à un système de thermorégulation complexe.

C’est seulement à partir de 1935 que des mesures de sauvegarde ont été prises, car l’espèce était en voie de disparition. Depuis, leur nombre a sensiblement augmenté. On estime aujourd’hui l’espèce à 35 000 représentants, dont 800 viennent hiverner dans la péninsule Valdés.

On peut les voir de juillet à décembre, cette période ayant tendance à s’allonger avec les années.

– L’orque : elle croise au nord de la péninsule Valdés de février à avril. Les mâles adultes peuvent mesurer jusqu’à 10 m de long et peser 10 t. Ces mammifères se nourrissent de 80 espèces animales différentes, mais à Valdés, ils sont surtout réputés pour leurs attaques de bébés lions de mer ou manchots, directement sur la plage.

– Les cormorans : oiseaux de taille moyenne, à plumage sombre avec des reflets bronze. Ils ont un bec très fort et crochu. Oiseaux voraces, ils sont capables d’avaler quotidiennement leur propre poids en poissons. Les voir pêcher est impressionnant puisqu’ils capturent leurs proies en plongeant. Mais l’eau alourdit leur plumage qui n’est pas imperméable, ce qui rend leur envol difficile et les oblige à sécher périodiquement leurs ailes. Cette attitude, ailes déployées, leur permet aussi une meilleure thermorégulation et facilite la digestion. Ils nichent sur des falaises.

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