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Martinique

Transports

Location de voitures

C'est bien sûr la meilleure solution si vous ne voulez pas perdre tout votre temps à tendre l'index (et non le pouce) ou à attendre un hypothétique taxi. Ceux qui séjournent une semaine dans l'île et dont les moyens sont limités peuvent en faire le tour en 2 jours. En haute saison, il est recommandé de réserver longtemps à l'avance.
Il n'est pas exagéré de signaler l'extrême prudence et le sens de l'anticipation dont il faut faire preuve lorsqu'on est au volant. La conduite nocturne se révèle particulièrement dangereuse, les verres de rhum en fin de journée étant plus nombreux qu'au réveil. Mais, plus que l'alcool, c'est la vitesse qui reste la principale cause de mortalité. D'où la multiplication des contrôles et l'installation de radars.
Les Antillais, dont le comportement est plutôt paisible d'ordinaire, se transforment bien souvent en chauffards au volant.

Location de motos

Très peu développée. On ne vous conseille pas cette formule, à moins que vous ne soyez un as du deux-roues.

Taxis collectifs « T.C. »

En fait, c'est (hélas) le seul véritable transport en commun de l'île, une fois sorti de l'agglomération foyalaise. Ils passent dans tous les villages sans exception, mais l'organisation en étoile ne rend pas le système très performant.
Tous les T.C. partent de Fort-de-France ou, au contraire, convergent vers Fort-de-France, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui voudraient faire le tour de l'île, par exemple. Pas d'horaires, les T.C. partent quand ils sont pleins. Alors l'attente peut durer longtemps, très longtemps... Et si vous montez dans le T.C. de Grand-Rivière (extrême nord de l'île) pour descendre avant (à Sainte-Marie, par exemple), sachez qu'on vous fera payer le tarif maximal car vous avez pris la place de quelqu'un qui aurait pu aller jusqu'à Grand-Rivière !
Les taxis collectifs s'arrêtent vers 17 h 30 au départ de Fort-de-France, souvent un peu plus tôt dans les autres communes. Enfin, ils fonctionnent peu, sinon pas du tout le week-end. Pas d'arrêts matérialisés, dans la campagne, exceptés quelques abris ici et là, de plus en plus nombreux tout de même, notamment aux entrées et sorties de villages.
Il suffit de leur faire signe, ils s'arrêtent à la demande. La destination est marquée sur le pare-brise ou sur la porte. S'ils sont pleins, ce qui est souvent le cas, ils ne s'arrêtent pas. À Fort-de-France, où ils sont regroupés près du « malecon » (la jetée), très nombreux départs pour toutes les directions.

Bateaux-navettes

Plusieurs compagnies relient en principe la baie de Fort-de-France aux Trois-Îlets (bourg, Pointe-du-Bout, Anse Mitan, Anse à l'Âne) mais la situation n'a rien de réjouissant : dépôt de bilan des uns, bateaux des autres qui tombent en panne, horaires plus que fluctuants...
La crise repousse un peu plus l'avènement de la navette annoncée pour relier Sainte-Anne à Fort-de-France via Le Marin, mais remet aussi en cause celle devant relier la capitale à Saint-Pierre.
Utilisez les navettes au maximum, quand elles existent, pour vous rendre dans la capitale. C'est vraiment le moyen idéal pour se déplacer, quand les routes sont bloquées...

Auto-stop

Corollaire obligé du taxi collectif. En attendant celui-ci, nombre de Martiniquais pointent l'index. Après 18 h, c'est ça ou rentrer à pied. Si vous êtes en voiture, n'hésitez pas à prendre les stoppeurs. Prudence tout de même : les soirs de week-end, pas mal d'entre eux sont légèrement éméchés.





 



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