Soins du corps
Hammams
Dans ce domaine, les choses évoluent vite à Marrakech. De nombreux hammams ouvrent régulièrement, fonctionnent 2 ou 3 mois, puis ferment leurs portes. N'hésitez pas à demander à votre hôtel ou à votre riad les adresses qu'ils peuvent vous conseiller.
Il existe trois types de hammams.
- Il y a d'abord les hammams populaires de la médina. Entrée : 8 à 10 Dh (0,70 à 0,90 €) ; massage en supplément : au moins 20 Dh (1,80 €). Apporter tout le nécessaire (serviettes, savon, gants de crin, huile de massage, etc.), sous peine de voir doubler l'addition ! Ils présentent en général une architecture traditionnelle, souvent de caractère, mais la propreté n'est pas toujours irréprochable, et mieux vaut être accompagné par quelqu'un qui connaît et qui vous expliquera comment ça fonctionne. Éviter le vendredi et les week-ends, jours d'affluence, où les soins sont vite expédiés.
- Deuxième catégorie : les hammams de Guéliz fréquentés par la bourgeoisie marocaine. Entrée : environ 30 Dh (2,70 €). En règle générale, l'architecture est moins traditionnelle mais on y rencontre aussi moins de soucis d'hygiène.
- Enfin, les hammams de luxe. Entrée : 150 à 300 Dh (13,60 à 27,30 €). On les trouve dans certains riad, au sein de la médina, ou dans les hôtels. Très bien tenus, ils sont souvent pleins de charme mais fréquentés par les touristes et, du coup, ils perdent en authenticité.
Tatouages au henné
Plus qu’un maquillage, le tatouage au henné est étroitement lié aux rites marocains.
Les motifs sont le plus souvent floraux ou géométriques. La pâte colorante est
produite à partir des feuilles d’un arbuste cultivé dans le sud du pays. Il
est dit que le henné est une plante du paradis, par conséquent il est illicite
de le brûler.
Vous serez inévitablement abordé sur la place Jemaa-el-Fna par des femmes, parfois
de manière insistante. Certains tatouages sont vraiment de piètre qualité. En
tout cas, si vous craquez pour vous en faire réaliser un sur la place, bien
se faire préciser le motif et surtout le prix, avant qu'on vous fasse le travail.
Certaines tatoueuses demandent des tarifs démentiels une fois le travail terminé,
sachant qu'il est trop tard pour refuser ! Vous pouvez aussi demander à
votre hôtel de vous conseiller quelqu'un de sérieux.
Lire notre mise en garde sur les tatouages au henné.
Shopping
Les magasins
Les échoppes des médinas ouvrent tôt le matin et vous pourrez y faire vos achats jusqu'à des heures indues. Le vendredi, elles restent fermées ou n'ouvrent qu'en fin d'après-midi.
Les autres magasins n'ont pas d'horaires fixes mais ils ferment aussi soit le vendredi soit le samedi, et toujours le dimanche.
Dans les centres touristiques, les magasins destinés aux touristes sont ouverts tous les jours et ne ferment que très tard dans la nuit. Les grands magasins suivent un horaire équivalent à celui de la France ou de la Belgique.
Souvenirs
- Tapis : la grande affaire du Maroc et ce que vous pourrez
acheter de plus beau. La laine est quelque chose de noble et qui joue un rôle
important dans la maison marocaine. On se déchausse toujours avant de fouler
un tapis. Il constitue le seul ameublement de la tente nomade.
- Les plateaux et la dinanderie : il y a peu de différence
de prix entre un plateau de cuivre martelé, un autre gravé et un troisième ciselé.
Et cependant, chaque opération demande un savoir-faire croissant et davantage
de travail. Si le plateau reste la pièce la plus classique, il ne faut pas oublier
pour autant les boîtes à sucre ou à thé, les chandeliers, les aiguières, les
bouilloires et les lanternes ciselées équipées de verres multicolores.
- Cuir : le travail du cuir est en effet une très vieille
tradition marocaine. Les techniques de travail varient selon les régions :
à Marrakech, on le brode avec des soies de couleur ou de fines lanières de peau tandis
qu’à Rabat, on est plutôt spécialisé dans le cuir repoussé. Pensez à vous offrir
des babouches. Elles sont toujours faites à la main, comme vous pourrez le constater
dans le souk des maroquiniers de Marrakech. Les routardes se laisseront séduire
par la choukhara, cette sorte de petite gibecière que les anciens portent
encore en bandoulière pour se rendre au souk.
- Les poteries : elles constituent un souvenir original mais
souvent encombrant et fragile. On trouve un peu partout un grand choix de faïences
et de céramiques décorées d'émaux vitrifiés.
- Le bois travaillé : les artistes marocains ont toujours
été très habiles dans le travail du bois. On peut voir, dans les souks de Marrakech,
la fabrication des échiquiers et le tournage des éléments destinés aux moucharabiehs,
ou encore les incrustations de lamelles de bois de différentes essences qui
feront d'un plateau de table une véritable broderie.
- La vannerie : pourquoi ne pas acheter un grand couffin
comme celui utilisé par les ménagères marocaines ? Les vanniers tressent
aussi des sacs de différentes tailles, des corbeilles, des dessous-de-plat et
des chapeaux. Très originales aussi sont les panières berbères.
- Les épices : cannelle, noix de muscade, safran, gingembre, paprika,
curcuma, cumin et le Ras-el-hanout : mélange d'un nombre d'épices
très variable que l’on utilise dans le couscous ou dans le tajine.
Les souks
Pénétrer seul dans les souks relevait, il y a encore peu, de l'exploit, avant
la mise en place d'une brigade touristique. Faites toujours vos achats seul,
car la présence d'un accompagnateur a le pouvoir singulier de faire progresser
les prix, puisque le marchand devra lui verser une commission. La plupart des
magasins sont fermés le vendredi entre 11 h et 16 h. Ils ferment tous
également à l'occasion de certaines fêtes (Aïd el-Kebir et fête du Trône).
- Le souk des teinturiers a perdu une grande partie de son activité
avec les teintures industrielles, mais les quelques ateliers subsistants fonctionnent
encore d'une manière artisanale.
- Le souk Chouari, celui des vanniers et des tourneurs sur bois.
- Le souk Haddadine, où vous serez guidé par le martèlement des ferronniers.
- Le souk des cuivres, où les dinandiers cisèlent, à coups de burin,
plateaux et autres petits souvenirs.
- Le souk Smata (des babouches) où règne une odeur de cuir frais.
- Le souk Cherratine, on travaille aussi le cuir, mais ici les modèles
ont changé et se sont adaptés aux touristes.
- Le souk el-Kebir, où les maroquiniers tiennent boutique. À droite
s'ouvrent les kissaria, réservées au commerce des étoffes. Ce sont les
mieux conservées de tout le Maroc avec celles, plus petites, de Meknès. Certains
plafonds ont encore leur charpente de bois de cèdre.
- Le souk des bijoutiers : il faut savoir distinguer l'argent de
ses imitations, sinon, on a de fortes chances de se faire rouler.
- Le souk Zrabia, dit la Criée berbère (tous les jours sauf le vendredi,
l'après-midi, entre la 3e et la 4e prière). Il n'est pas nécessaire
d'être accompagné, mais si vous êtes avec un ami arabe (pas un guide), vous
pourrez acheter des cuirs, des caftans et des tapis 2 à 3 fois moins
cher que dans les boutiques.
- Le souk Semmarine, qui aboutit au marché des fruits secs et à celui
des potiers
Flânerie
La place Jemmaa-el-Fna
C'est aujourd'hui le quartier le plus vivant de toute la ville. Tout tourne
autour d'elle : premier centre d'intérêt touristique, proche des souks,
point de repère essentiel d'où partent les promenades qu'on effectue dans la
ville. La place Jemaa-el-Fna, devenue piétonne, est un immense théâtre de plein
air, au spectacle continu. Dans la journée, seuls quelques vendeurs de jus d'oranges
et de fruits secs sont à leur poste et il ne s'y passe pas grand-chose.
Il faut
vous y rendre à partir de 17 h en hiver et 18 h en été, car c'est
le soir que la fête commence. Tous les acteurs se mettent alors en place sur
cette scène gigantesque. On peut commencer la soirée par prendre un verre sur
une des terrasses en regardant les marchands s'installer, avant de plonger dans
ce magma humain, cette animation riche, chaleureuse et toujours amicale. Attention
toutefois aux pickpockets.
Le musée de Marrakech
A côté de la médersa Ben-Youssef. Le palais Dar M'Nebhi, l'un des plus
beaux de la fin du XlXe siècle a été transformé en musée et
en lieu d'accueil pour des activités culturelles. Les expos d'art contemporain et à thèmes changent
chaque trimestre.
La grande cour est agrémentée de trois petites fontaines, rythmée par des niches, des
alcôves et des arches, couverte par une toile en forme de dôme géant. Les colonnes
présentent des chapiteaux ajourés, un lustre immense trône au milieu, et le sol est une mosaïque de petits carreaux
de céramique polychrome.
Le hammam du palais offre
de petites salles d'exposition supplémentaires.
Dar Si-Saïd
Cette ancienne maison du frère du vizir Ba Ahmed fut construite à la même
époque et avec les mêmes artisans que le palais de la Bahia.
Aujourd'hui, le riad
et ses dépendances abritent un musée d'art marocain qui présente de belles expos
temporaires. L'architecture et les salles elles-mêmes sont dignes d'intérêt :
plafonds admirables, murs aux motifs floraux, stucs...
Les tombeaux saadiens
Dans le quartier de la kasbah, ce jardin fait partie de la mosquée El-Mansour, située
juste derrière. Il fut récupéré au XVIe siècle par les Saadiens
pour abriter les tombes de leurs rois et de leurs familles. Comme ces tombeaux
n'étaient accessibles que par la mosquée (et donc interdits aux visiteurs),
ils furent préservés jusqu'en 1917, date à laquelle on eut l'idée de faire
percer une porte favorisant leur accès.
L'ensemble comporte trois koubba au cœur de ce jardin-cimetière
envahi de fleurs. Noter l'architecture de ces koubba : en bas les
colonnes de marbre, au-dessus les stucs, puis des panneaux de cèdre travaillés,
et enfin des tuiles vernissées. Sous les tombes de marbre
et les coupoles dorées, c'est toute l'histoire d'une famille qui repose, une
dynastie loin d'être paisible.
Le jardin
est un véritable havre de paix (le matin dès l'ouverture, car après c'est la foule).
Le jardin Majorelle
Ce magnifique jardin, assez petit, abrite l'atelier du peintre Jacques Majorelle
qui vécut ici à partir de 1924 pour soigner sa tuberculose. Après sa mort,
Yves Saint Laurent et Pierre Bergé acquirent et restaurèrent l'endroit.
C’est aujourd’hui un lieu plein de poésie avec une composition de l’espace à
partir de cactus, de bougainvillées, une bambouseraie, et plusieurs essences
présentes sur les cinq continents.
C'est Majorelle
qui eut l'idée audacieuse de peindre cet atelier d'un bleu mauve, qui contraste
violemment avec la végétation luxuriante. On l'appellera « le bleu Majorelle ».
L'ancien atelier du peintre a été transformé en petit musée de l'Art
islamique. On y admire des aquarelles de Majorelle consacrées à des paysages
du Sud marocain, ainsi qu'une partie de la collection privée d'Yves Saint Laurent.
Peu d'objets mais ils sont absolument superbes : bijoux remarquables, étoffes, céramiques
raffinées, portes de bois...
Fêtes et manifestations
- Rencontres internationales de poésie de Marrakech : une petite semaine pendant la seconde quinzaine de mars. Différentes manifestations culturelles qui rendent hommage à la poésie en différents lieux de la ville (soirées lecture, rencontres musicales, ateliers d'écriture, etc.).
- Festival international de la magie : 4 jours autour du 21 mars. Sur la place Jemaa-el-Fna, au Théâtre royal et au palais des congrès. Des dizaines de magiciens, acrobates, jongleurs, illusionnistes, chorégraphes venus des quatre coins du monde. Internet : www.magiemarrakech.com.
- Festival national des arts populaires de Marrakech : en principe, pendant une semaine entre juin et août, pas forcément tous les ans. Il permet de mesurer la richesse et l'importance du folklore marocain, que ce soit par les danses, les chants ou les costumes. Une vingtaine de troupes différentes se produisent dans le palais El-Badi ou à la Ménara.
- Festival international du film : pendant une petite semaine entre septembre et décembre. De plus en plus réputé. Internet : www.festivalmarrakech.info.
- Moussem : début février
à Moulay-Brahim ; début juillet à Asni ; début août à Ourika. Dure entre 1 et 3 jours.