Achats
À boire et à manger
Inutile de vous approvisionner en porto, moscatel, amêndoa amarga (liqueur à l'amande), ou même en vins du Portugal, que vous aurez meilleur compte de découvrir sur place, au restaurant. Contentez-vous plutôt d'une bouteille de ginja ou ginjinha, la spécialité locale incontournable.
Pour les gourmands, chaque coin de rue ou presque cache des surprises. La rua do Arsenal est une des plus connues pour offrir des parfums de nostalgie.
Pour les amateurs de douceurs sucrées, un tour dans les nombreuses pâtisseries de la ville ne devrait pas être une trop dure punition. Quant aux amateurs de charcuterie, qu'ils se régalent en rapportant jambons et salaisons au goût authentique.
De la tête aux pieds
Beaucoup d'enseignes dans la Baixa, ainsi que avenida de Roma et avenida Guerra Junqueiro, entre l'avenida Óscar Monteiro Torres et l'alameda D. Afonso Henriques. Et plein de boutiques de fringues vintage qui vous feront grimper au Chiado ou au Bairro Alto, l'environnement faisant ici partie intégrante du plaisir d'acheter.
Le nombre de marchands de chaussures et de minuscules ateliers de cordonniers restant impressionnant. Vous pourrez par ailleurs vous hasarder dans l'une des chapelleries de la Baixa ou du Chiado.
Antiquités, livres anciens, artisanat d'art...
Rendez-vous dans les magasins de la rue qui longe le Bairro Alto jusqu'à la place du Rato et rua de São Bento. Et, bien sûr, au marché aux puces hebdomadaire, la feira da Ladra (la foire de la Voleuse).
Il y a aussi, au cœur du Chiado, rue Anchieta, un marché du livre, le samedi.
Azulejos
Outre certains magasins d'antiquités qui vendent des pièces plus ou moins anciennes, il existe à Lisbonne plusieurs fabriques d'azulejos qui ont chacune un style propre. Ce produit d'artisanat reste relativement cher.
Infos spectacles, agenda culturel
- La mairie de Lisbonne édite un guide mensuel sur les principales activités de la ville : l'Agenda Cultural, au format de poche. On le trouve dans les hôtels, les musées, les théâtres et à l'office du tourisme de la praça dos Restauradores.
- La revue trimestrielle Lisboa Step by Step propose une bonne approche d'une ville en pleine mutation. Disponible dans tous les offices du tourisme.
- La revue culturelle gratuite Neon, bimensuelle, diffuse toutes les infos sur le cinéma, le théâtre, les concerts, les spectacles et les expos. Disponible dans certains lieux culturels (teatro D. Maria II, cinéma Quarteto) ou touristiques (castelo São Jorge ou monument des Découvertes à Belém).
- On aime bien les petits guides Convida, disponibles dans les bars et les boutiques. Plein de tuyaux sur les différents quartiers de la ville.
Musées
Musée Calouste-Gulbenkian
Immensément riche, doué d'un génie pour les affaires, Calouste Gulbenkian a consacré ses loisirs à une passion unique et dévorante : sa collection d'œuvres d'art.
La Fondation Gulbenkian organise des spectacles, des concerts, des manifestations culturelles, de grandes expos d'œuvres contemporaines.
Visite du musée
On notera l'élégant aménagement des salles avec des planchers de bois précieux. Les grandes salles s'ouvrent sur le parc par de larges baies vitrées. Peu d'objets sont exposés, mais chacun d'eux est digne d'intérêt.
On signale des collections d'art égyptien, d'art gréco-romain, mésopotamien, d'Orient, d'Extrême-Orient, d'Europe...
On trouve aussi des pièces d'orfèvrerie, des peintures (Corot, Manet, Degas, Monet, Turner...) et sculptures (Rodin), et des œuvres de René Lalique.
Internet : www.museu.gulbenkian.pt.
Musée du Fado
Ce musée occupe une vieille station de pompage et de distribution de l'eau. Intéressantes pièces comme cette maquette d'une maison close de la belle époque (casa da Mariquinhas), réalisée par Alfred Marceneiro, un chanteur de fado, ce genre de lieu où le fado lisboète (comme le tango argentin) a fait ses débuts. Une collection de pochettes de disques rappelle que le premier disque de fado fut gravé en 1904. On découvre aussi la guitare portugaise (belle collection). Les plus grands guitaristes y sont à l'honneur, et un atelier de luthier a été reconstitué.
Internet : www.museudofado.egeac.pt.
Musée national de l'Azulejo
De l'ancien couvent construit entre le XVIIe et le XIXe siècle, il reste le petit cloître et le très beau portail manuélin de l'église. L'intérieur fut remarquablement restauré.
Au rez-de-chaussée, nombreuses explications relatives aux azulejos, aussi intéressantes que pédagogiques.
- L'église est un bel exemple de l'art religieux de la fin du XVIIIe siècle. Dans l'immense nef, murs couverts de panneaux d'azulejos hollandais bleu et blanc du XVIIe siècle. Le coro alto (le chœur de la galerie supérieure) propose une orgie de dorures.
- L'exquis claustrim (cloître manuélin) du XVIe siècle et son voisin plus grand sont réservés au musée. Commence alors un voyage onirique dans l'univers de ces carreaux de faïence, qui ont servi de support à tous les thèmes.
- Salle 2 : salle dite « Coro » (au 1er étage) avec des stalles en bois et une vingtaine de vitrines dorées abritant des reliques.
- Vista panorâmica de Lisboa : au 2e étage, immense panneau d'azulejos montrant Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755.
Musée de la Marine
Le musée rappelle que le Portugal fut une grande puissance maritime aux XVe et XVIe siècles. On y voit de belles cartes d'époque. Les salles consacrées à la marine marchande et à la construction navale permettent de naviguer dans l'univers reconstitué des découvertes. Maquettes, instruments de navigation rutilants et mystérieux, peintures, uniformes, un autel portatif et même des cabines d'un paquebot du XIXe siècle.
De l'autre côté de la cour, après quelques barques de pêche, une étonnante embarcation avec ses rames, sorte de galère d'apparat, attend ses admirateurs dans un immense hangar où l'on vous rappellera que l'aventure maritime fut aussi celle des premiers hydravions.
Puis direction des étoiles, avec le planétarium Calouste-Gulbenkian.
Internet : http://museu.marinha.pt.