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Activités Lisbonne

Plages

Tout a été dit sur les plages de Lisbonne : polluées, surpeuplées, sales. Vrai et faux à la fois. Toujours est-il que Lisbonne a le rare privilège d'avoir les pieds dans l'eau. Les plages les plus proches sont à quelques stations de train du centre au départ de la gare de Caís do Sodré. Idéal pour couper la journée.
L'une des plus sympas est celle de Carcavelos (moins d'une demi-heure) : 2 km de sable, à 700 m de la gare. L'autre option, plus lourde (1 h de trajet, plus en cas d'embouteillage) : les plages de Costa da Caparica, au sud de Lisbonne, de l'autre côté du Tage. Immenses, larges et moins polluées.

Fêtes et festivals

- Festival de Fado : en février. Pour découvrir les nouvelles tendances de la plus traditionnelle des musiques de blues du Portugal.
- Fête de Saint Antoine de Padoue et de Saint Jean : durant deux semaines en juin. Le 13 juin est férié seulement à Lisbonne pour célébrer Antoine le saint patron de la ville. Le rituel est bien réglé : défilé en fanfares (les marchas populares) sur l'avenida da Liberdade et bals musettes à volonté dans les quartiers populaires. Les enfants vont vendre, comme des petits pains, les pãozinhos de Santo-António. Les amoureux s'offrent un pot de basilic porte-bonheur. Le fado, le vinho verde et les sardinhas grillées sont à l’honneur. Dans d'autres lieux, ce sont les groupes de rock et capverdiens qui triomphent. Le tout emballé dans un carnaval de guirlandes de papier et de fanions. La municipalité de Lisbonne y a ajouté les festas de Lisboa, une avalanche d'expositions, de théâtres de rue, de concerts... du meilleur cru international.
- Festival de musique de Sintra : de mi-juin à mi-juillet. Autour du palacio national, nombreux concerts de musique classique. Plus d’infos au centre culturel Olga Cadaval.

Achats

Les magasins ouvrent du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 15 h à 19 h/20 h et le samedi de 9 h à 13 h. Dans le Bairro Alto, les mœurs sont davantage aux 14 h-21 h. Les supermarchés et grandes surfaces sont ouverts aussi le samedi après-midi et le dimanche jusqu’à 23 h.

De la tête aux pieds

Il existe des dizaines de boutiques dédiées à l'habillement. Beaucoup d'enseignes dans la Baixa ainsi que avenida de Roma et avenida Guerra Junqueiro, entre l'avenida Oscar Monteiro Torres et l'alameda D. Afonso Henriques. Mais Lisbonne est peut-être d'abord le lieu où se chausser, et la capitale portugaise compte de très nombreux marchands de chaussures et de minuscules ateliers de cordonniers. Vous pourrez aussi plaisamment vous hasarder dans une des chapelleries de la Baixa ou du Chiado pour y goûter le charme désuet de l'essayage de couvre-chefs.

Antiquités et artisanat d'art

Pour les amateurs d'antiquités de toutes sortes, qui espèrent toujours découvrir quelques trésors oubliés au fond des greniers portugais, rendez-vous dans les magasins de la rue qui longe le Bairro Alto jusqu'à la place du Rato et rua de São Bento. Et, bien sûr, au marché aux puces hebdomadaire, la feira da Ladra (la foire de la Voleuse).

Azulejos

Outre certains magasins d'antiquités qui vendent des pièces plus ou moins anciennes, il existe à Lisbonne plusieurs fabriques d'azulejos qui ont chacune un style propre. Il faut savoir que ce produit d'artisanat reste relativement cher, mais vous avez l'assurance d'y trouver des pièces de qualité entièrement réalisées à la main. Pour les travaux sur commande, compter au minimum une dizaine de jours. Certains ateliers expédient à l'étranger.

L'océanorium

Posé sur l'eau dans l'ancien bassin des Olivais, ce gigantesque navire imaginaire à la couverture de verre ondulé suggérant les flots a été conçu par l'architecte américain Peter Chermayeff. C'est certainement la tentative la plus audacieuse de l’Expo 1998. Dans le bassin central, contenant l'équivalent de quatre piscines olympiques, évoluent des poissons de haute mer : requins, raies, tortues... L'ensemble est accessible sur 2 étages à travers des vitres bombées permettant une vision à 180o. Quatre autres aquariums recréent quatre régions océaniques du globe en associant sur deux niveaux l'espace terrestre et aérien et le milieu marin correspondant. Ainsi le visiteur peut-il passer de l'Atlantique des Açores, à la côte rocheuse du Pacifique où les loutres marines, vedettes incontestées de la maison, évoluent dans des forêts d'algue kelp, faire un détour par l'océan Indien et ses récifs coralliens animés de poissons multicolores, sans oublier l'Antarctique, ses paysages glacés et ses manchots. C'est au total près de 15 000 spécimens qui donnent vie à ce qui est devenu un des sites les plus visités de Lisbonne.

Musées

Musée Calouste-Gulbenkian

Construit selon les principes architecturaux de Frank Lloyd Wright, intégrant l'harmonie du bâti avec la nature, et niché dans le magnifique parc de Palhavã, ce musée fait partie du plus prestigieux centre culturel d'Europe, la Fondation Gulbenkian. Après avoir fait fortune dans le pétrole, Calouste Gulbenkian (1869 - 1955) fut séduit par la stabilité du régime salazariste et vint vivre à Lisbonne. Grand amateur d'art, il consacra une partie de ses fabuleux revenus à l'achat des plus belles œuvres artistiques du monde, dont beaucoup proviennent du musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. Gulbenkian les légua, à sa mort, à l'État portugais. Peu d'objets exposés, mais chacun d'eux est digne d'intérêt. Cohabitation judicieuse des œuvres en compagnie de mobilier et d'objets d'Art déco de la même époque. Art oriental, faïences persanes, évangéliaire arménien, coffrets en nacre du Japon, boîtes laquées, jarres et porcelaines chinoises...
Les arts européens ne sont pas en reste. À noter : Portrait d'une jeune fille de Ghirlandaio, Centaures de Rubens, puis Frans Hals, Van Dyck, et d'autres Rubens comme le Portrait d'Hélène Fourment. Et aussi Portrait d'un vieillard de Rembrandt, des oeuvres de Quentin de La Tour, de merveilleux Constable. Et puis une avalanche de Corot, Manet, Degas, Monet, Renoir et des bustes de nos plus grands sculpteurs, dont Rodin. Voir aussi la salle entière consacrée à René Lalique, le maître verrier inégalé de la fin du XIXe siècle. La fondation organise également de grandes expos d'œuvres contemporaines, de prestigieux concerts, spectacles de danse, etc. Une activité débordante qui lui vaut d'être considérée comme un ministère de la Culture bis. Vraiment un des plus beaux musées en Europe.

Musée national de l’Art antique

Installé dans un beau palais à la façade jaune où vécut Pombal. Une accumulation de chefs-d'œuvre, surtout des primitifs portugais côtoyant des œuvres de Gérard David, Vélasquez, Van Dyck, Bruegel (le Jeune), Zurbarán, Ribera et Poussin. À voir : extraordinaire polyptyque de l'Adoration de saint Vincent, l'Annonciation du Mestre de Santos-O-Novo, une Vierge de Hans Memling, un triptyque exquis de Jan Gossaert dit Mabuse, La Sainte Famille, une Salomé très déterminée de Lucas Cranach, et un Jérôme Bosch prodigieux, La Tentation de saint Antoine. Voir aussi les Saint Jérômeen prière de Dürer, celui de Joachim Patinir et l'admirable Vierge à l'Enfant et les Saints de Hans Holbein.
Dans la partie moderne du musée : orfèvrerie religieuse, une crèche du XIXe siècle, la reconstitution intégrale d'une chapelle baroque, du mobilier européen, et un florilège d'objets des colonies dont les fameux namban, les paravents japonais représentant l'arrivée des Portugais au XVIe siècle en costumes bouffants portant moustaches et affublés de longs nez. Un vrai choc des cultures pour les Japonais, qui rencontraient des Européens pour la première fois de leur histoire.

Musée national des Azulejo

De l'ancien édifice reconstruit après le tremblement de terre, il reste le petit cloître et le très beau portail manuélin de l'église. L'intérieur fut remarquablement restauré. L'église est un bel exemple de l'art religieux à la fin du XVIIIe siècle. Dans l'immense nef, panneaux d'azulejos hollandais bleu et blanc du XVIIe, magnifiques talhas douradas (bois sculptés dorés). Le corso alto (en fait, la galerie supérieure) propose la même orgie de dorures. Tableaux flamands et portugais. Superbe plancher en jacaranda (bois précieux du Brésil). L'exquis cloître manuélin et son voisin plus grand sont réservés au musée. Un voyage onirique dans l'univers de ces carreaux de faïence, depuis leur invention au XVe siècle jusqu'à aujourd'hui. Ils ont servi de support à tous les thèmes : guerre, chasse, portraits, végétaux, navires, animaux, légendes... Des milliers de pièces, dont la plus spectaculaire reste cet azulejo géant montrant le Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755.

Musée de la Marine

Le musée rappelle que le Portugal fut une grande puissance maritime. Le 1er étage est consacré à la marine marchande et à la construction navale. Maquettes magnifiques, instruments rutilants et mystérieux, peintures, uniformes, et même des cabines royales d'un paquebot du XIXe siècle. Rez-de-chaussée avec maquettes de bateaux, tableaux de combats navals, portraits hauts en couleur. Après quelques barques de pêche, une étonnante embarcation avec toutes ses rames. Le musée rappelle que l'aventure maritime fut aussi celle des hydravions.

Musée des Carrosses

Il occupe l'ancien manège du palais de Belém. Pour les amateurs, exposition de plusieurs dizaines de carrosses royaux, coches, berlines du XVIe siècle, la plupart somptueusement peints et décorés. Voitures de voyage aux intérieurs rouge et or, aux rideaux en soie brodée, carrosse pontifical, chaises à porteurs, berlines, voitures de promenade de la seconde partie du XIXe siècle, style cabriolet à deux roues, qui plaisaient tant aux jeunes princes et princesses pour aller danser aux « Docas » de l'époque. Et aussi une étrange chaise de poste, avec ses deux rideaux de cuir sur le devant où s'ouvrent deux hublots avec des glaces.





 



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