- Superficie : 236 800 km².
- Population : 6,7 million d'habitants.
- Religion officielle : bouddhisme (67 %).
- Régime politique : république à idéologie marxiste depuis 1975.
- Capitale : Vientiane.
- Chef de l'État : le lieutenant général Choummaly Sayasone (depuis 2006).
- Chef du gouvernement : Thongsing Thammavong (depuis fin 2010).
- Langues : lao, dialectes thaï (hmong, mon-khmer et sino-tibétain), français et anglais.
- Monnaie : le kip.
- Niveau de vie : 73 % de la population vit avec moins de 2 $ par jour.
- Principal secteur d'activité : l'agriculture.
- Espérance de vie : 55 ans.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la ville de Luang Prabang (1995) ; le wat Phou et les anciens établissements associés du paysage culturel de Champassak (2001).
Économie
Le Laos est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Ces dernières années, même si l'économie demeure tributaire de l'aide internationale, on a remarqué une amélioration très nette du taux de croissance - autour de 7,5 % en 2010 .
L'économie du Laos se caractérise par d'énormes disparités entre les régions. L'essentiel de l'activité économique se situe à proximité des zones frontalières.
Le Laos est aujourd'hui l'un des pays d'Asie qui possèdent la réglementation la plus libérale pour l'entrée et la sortie des capitaux. Ce revirement complet, renforcé par l'adhésion du Laos à l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) en 1997, n'est pas sans risque pour l'indépendance du pays. La Thaïlande voisine, où certaines factions nationalistes ont toujours considéré le Laos comme l'une de ses provinces, risque, dans quelques années, de réussir l'annexion économique du pays.
Avec l'exploitation des forêts et la pêche, le secteur agricole génère environ 50 % du PIB du pays, en occupant plus de 75 % de la population active.
L'exploitation des forêts - tant convoitées par la Thaïlande et la Malaisie - se développe rapidement et représente une importante source de revenus.
Parmi les secteurs qui bougent le plus, le tourisme affiche chaque année des hausses de fréquentation record. L'État s'implique directement dans le secteur.
L'industrie textile demeure un secteur clé de l'économie et du développement du Laos.
Très riche, les ressources minières du Laos n'ont jamais vraiment été exploitées. Depuis quelques années, les investissements étrangers affluent. L'industrie minière s'impose donc comme l'un des piliers de l'économie laotienne.
Encore peu exploitée, l'énergie hydroélectrique se positionne comme le fer de lance de l'économie laotienne. L'ambition est claire : développer l'hydroélectricité, tout en s'imposant comme centre de production régional d'électricité.
L'aide internationale est très importante - plus de 10 % du PIB -, l'aide internationale finance principalement les programmes de réduction de la pauvreté et de développement des infrastructures.
Droits de l'homme
Depuis des années, les ONG craignaient que la Thaïlande n'expulse des réfugiés Hmong présents sur son territoire, sans garantie de sécurité. Les Hmong, tribu montagnarde particulièrement discriminée, sont considérés depuis la guerre froide comme des ennemis du régime laotien. Ceux qui n'ont pas accepté la politique de sédentarisation du gouvernement doivent faire face à une répression féroce de la part de l'armée, et les enfants Hmong seraient les premiers à souffrir de cette situation.
Un « Parti révolutionnaire populaire lao » monolithique, une église bouddhiste sous contrôle, un système répressif contre lequel peu de dissidents osent se rebeller. Selon le Mouvement lao pour les Droits de l'homme, « l'ensemble des médias, écrits, audiovisuels, Internet sont sous le strict contrôle du Parti-État et doivent relayer les directives du Parti ».
Les minorités ethniques et religieuses (chrétienne notamment) doivent faire face à de graves persécutions. Les associations dénoncent enfin les conséquences sur les populations (droit à l'alimentation entre autres) des projets hydroélectriques de grande ampleur.