Fêtes et jours fériés
- 1er janvier : Jour de l'An.
- Mars-avril : Pâques (vendredi saint et lundi de Pâques).
- 1er mai : fête du Travail.
- 1er juin : Madaraka Day.
- Id ul-Fitr : fin du ramadan, en août ou septembre, selon le calendrier lunaire.
- 10 octobre : Moi Day.
- 20 octobre : Kenyatta Day.
- 12 décembre : fête de l'Indépendance.
- 25 et 26 décembre : Noël et Boxing Day.
En dehors de ces quelques jours chômés, les fêtes sont peu nombreuses.
Toutefois, si vous en avez l'occasion, il ne faut pas rater le festival du Maulid, une fête musulmane qui commémore la naissance du Prophète. C'est à Lamu qu'elle est la plus intéressante. Pendant 3-4 jours, on assiste à des danses du sabre, des processions, des lectures du Coran, etc. L'île est envahie de pèlerins venus de tout le pays et parfois même du golfe Persique. On dit ici qu'un pèlerinage à Lamu vaut un demi-pèlerinage à La Mecque...
Le plus difficile est de savoir quand auront lieu les festivités. Tout est basé sur le calendrier lunaire.
Religions et croyances
Religieux au point d'en être superstitieux, les Kenyans sont pour ainsi dire tous adeptes d'un culte quelconque. Les chrétiens représentent un peu plus de 75 % des croyants, les musulmans 10 %, le reste étant partagé entre animistes et hindous.
Toutefois, ces religions « officielles » n'ont pas réussi à occulter les vieilles croyances populaires. Dans la région du mont Kenya, par exemple, les ethnies locales continuent de vénérer le Figtree.
Il y aura toujours un ancien pour vous mettre en garde : celui qui se risque à courir autour du tronc changera de sexe, s'il ose uriner sur l'arbre, il deviendra fou et, s'il est assez téméraire pour essayer de le couper, il mourra.
Le christianisme
La majeure partie des habitants du centre du pays appartient à une église chrétienne, généralement protestante. Livrée très tôt en pâture aux missionnaires de la Society for the Propagation of Gospel - entre autres -, l'Afrique orientale a commencé à être évangélisée dès les premiers contacts avec les explorateurs européens.
Mêlant religion et soins dans les dispensaires de brousse, organisant des classes pour apprendre à lire aux enfants, luthériens, presbytériens, méthodistes, adventistes du septième jour, de plus en plus fréquemment soutenus par des dons venus des États-Unis, se sont peu à peu rendus indispensables dans les coins les plus reculés du pays.
En parallèle, de nombreuses sectes d'inspiration purement africaine ont vu le jour. Les mouvements religieux ont pris une part grandissante dans la politique nationale.
L'islam
Pour des raisons historiques de contacts avec le monde arabe, c'est sur la côte que l'on dénombre la majeure partie des disciples de Mahomet. Si la plupart appartiennent au courant sunnite, les ismaéliens - un courant très modéré prônant l'éducation des femmes - sont cependant bien représentés. Rassemblés derrière l'image emblématique de l'Aga Khan, ces derniers jouent un rôle important dans l'aide humanitaire et les projets de développement à long terme.
L'hindouisme
Très conservatrice, la communauté indienne se concentre principalement sur la côte (région de Mombasa) et reste fortement attachée à la pratique religieuse. Les nombreux temples hindous en attestent. À côté des divers courants hindous, on trouve aussi quelques sikhs et jaïns.
Savoir-vivre et coutumes
Les Kenyans, comme les Tanzaniens, sont pour la plupart des gens réservés, parfois même un peu méfiants vis-à-vis des étrangers. Faites attention à votre garde-robe : les Africains de l'est du continent ont souvent du mal à comprendre pourquoi des Occidentaux s'habillent de manière aussi négligée. Eux sont très fréquemment en costume-cravate. Les shorts ne sont pas très bien vus, et tout ce qui dépasse un peu trop risque d'être pris comme un affront.
Si, en ville, l'influence anglaise perdure, à la campagne, dans l'intérieur des foyers, les traditions africaines prévalent largement. Reléguée à une position subalterne, la femme ne possède quasiment aucun pouvoir de décision. Elle ne peut pas, par exemple, posséder de terres (même si la loi dit en principe le contraire). C'est pourtant elle qui effectue la plupart des travaux agricoles. Elle est aussi responsable des enfants et des corvées. Il est impossible pour elle de divorcer.
Moins virulentes qu'à l'ouest du continent, les femmes de l'Afrique anglophone commencent à peine à s'organiser face au fléau de l'excision. Le mariage, endogame, et l'impact de la religion participent peu de l'évolution des mentalités.