Le train
On ne veut pas vous faire trop peur, mais l'état des lignes et du matériel est assez déplorable et les accidents ne sont pas rares. Pour les acharnés, sachez que l'unique ligne en service traverse le pays d'est en ouest, de Kisumu à Mombasa, en passant par Nakuru, Nairobi et Voi.
L'avion
N'oubliez pas de confirmer vos vols domestiques et internationaux 72 h avant le départ. La surréservation est une pratique courante et beaucoup de touristes restent en rade pour avoir négligé cette formalité.
La compagnie Kenya Airways relie Nairobi à Mombasa, et Kisumu plusieurs fois par jour. Air Kenya Express offre également des liaisons régulières pour Malindi, Lamu, ainsi que pour Nanyuki et quelques parcs et réserves (Masai-Mara, Amboseli, Samburu). Des compagnies comme Fly540 et Safari Link complètent l'offre et des compagnies charters desservent les parcs et réserves au moyen de mono ou bimoteurs.
Le montant de la taxe d'aéroport est habituellement inclus dans le prix du billet.
Le bus
Au Kenya, un gros bus de 60 places est appelé « coach » (l'équivalent d'un car français) et un bus de taille intermédiaire (jusqu'à 45 places) un « minibus ». Le « minibus » tel qu'on l'appelle en France correspond, lui, au véhicule appelé localement « matatu » et qui sert de taxi collectif urbain ou interurbain (lire le paragraphe suivant). Vous suivez ?
Le bus est assez impraticable en ville pendant les heures de pointe (de 7 h à 8 h 30 et de 17 h à 18 h). À Nairobi, le trajet ne coûte pas cher du tout. Sinon, les bus interurbains sont pratiques, pas chers et fréquents. Il existe des bus de luxe très confortables (les coaches) à des tarifs encore raisonnables.
Le matatu
À l'origine, matatu signifiait « 3 cents », c'est vous dire la modicité du coût de ce mode de transport.
Le matatu est tout à fait utilisable, très pratique et pas cher, et depuis la réforme de début 2004, il est en plus sûr, assez confortable et ponctuel. Ils transportent 14 passagers, sont équipés de ceintures et roulent à vitesse (à peu près) normale. Plus rien à voir avec l'ancienne version du matatu.
Les prix restent raisonnables. Exemple : Nairobi-Mombasa environ 800 Ksh (8 €), etc. Ce qu'on a perdu en pittoresque, on le gagne en confort et en sécurité même si les conducteurs de ces véhicules sont connus pour leur imprudence au volant.
Le taxi
Si vous prenez un taxi, assurez-vous qu'il a un permis et une licence, et mettez-vous d'accord sur le prix : le compteur est une rareté. Vous les trouverez principalement devant les grands hôtels, les restos, les cinémas. Prenez plutôt les gros taxis anglais, moins arnaqueurs et bien plus chouettes (presque une « limousine » au tarif d'un taxi) ! Les chauffeurs de taxis prennent grand soin de votre sécurité.
La voiture
La conduite
On roule à gauche.
Sur les axes principaux, les bus et les camions constituent un danger permanent. Comptez 60 km/h de moyenne pour les grands trajets. Sur piste, il y a moins de monde, mais l'état du revêtement réduit la moyenne à 20 ou 30 km/h.
Respectez le code de conduite dans les parcs et les réserves.
NE ROULEZ JAMAIS LA NUIT. Les raisons sont multiples : animaux sauvages, bandits de grands et de petits chemins, piétons invisibles et carrioles imprévisibles, « gendarmes couchés » non signalés, nids-de-poule... Fermez les portes à clé. À Nairobi, la nuit, vous remarquerez que l'on ralentit à un feu, mais que l'on évite de s'arrêter : faites pareil..
La location
Pour louer un véhicule, il faut être âgé de 23 à 70 ans et posséder un permis de conduire national ou international valide. La location peut revenir très cher. Les prix varient du simple au double entre les compagnies internationales et les sociétés locales. La différence tient à la couverture d'assurance. C'est pourquoi une location bon marché n'est pas forcément une bonne affaire.
Le vélo et la moto
Le deux-roues n'est pas un transport adapté aux villes et aux grands axes. Sur le bas-côté, il y a sans cesse des nids-de-poule et des piétons à éviter.
Si vous tenez vraiment à faire de la petite reine au Kenya, on vous conseille de mettre le vélo sur le toit d'un bus pour les trajets dangereux et ennuyeux. Autre solution : passer par un tour-opérateur.
Vous ne pourrez pas rouler dans les parcs nationaux avec votre engin.
L'auto-stop
Le stop est facile sur les grands axes. Les routiers vous demanderont une participation. Elle doit être inférieure ou égale au prix du trajet en bus correspondant, et doit se négocier avant de monter.
Pour accéder aux parcs, on vous conseille de trouver dès Nairobi le véhicule qui se rend directement où vous souhaitez. Allez faire un tour au camping de Upper Hill et à la Youth Hostel de Nairobi. Vous trouverez sûrement une voiture ou des gens prêts à partager une location.
Si vous êtes déposé à l'entrée du parc, vous ne pourrez pas y entrer à pied. Il faudra parfois du temps : les cars de touristes et les rares particuliers qui accepteront de vous avancer n'iront pas forcément là où vous voulez. Aux heures d'ouverture et de fermeture des parcs, vous pouvez profiter de la navette qui transporte les employés des lodges ou de l'administration du Kenya Wildlife Service. Mais dans l'ensemble, cette solution reste quasi impraticable.
- Dernier conseil pratique : pour montrer votre intention de monter dans un véhicule, faites un grand geste de haut en bas avec le bras en direction de votre destination.