Le train
On ne veut pas vous faire trop peur, mais l'état des lignes et du matériel est assez déplorable et les accidents ne sont pas rares. Pour les acharnés, sachez que l'unique ligne en service traverse, à vitesse de sénateur (30 à 45 km/h), le pays d'est en ouest, de Kisumu à Mombasa, en passant par Nakuru, Nairobi et Voi.
Même si le service a été amélioré, on est loin du compte. Début 2010 a été annoncé un grand projet : à l'horizon 2013, un train moderne et rapide (160 km/h) !
L'avion
N'oubliez pas de confirmer vos vols domestiques et internationaux 72h avant le départ. La surréservation est une pratique courante.
La compagnie Kenya Airways relie Nairobi à Mombasa, et Kisumu plusieurs fois par jour. Air Kenya Express offre également des liaisons régulières pour Malindi, Lamu, ainsi que pour Nanyuki et quelques parcs et réserves. Des compagnies comme Fly540 et Safari Link complètent l'offre et des compagnies charters desservent les parcs et réserves au moyen de mono ou bimoteurs.
Le bus
Au Kenya, un gros bus de 60 places est appelé « coach » (l'équivalent d'un car français) et un bus de taille intermédiaire (jusqu'à 45 places) un « minibus ». Le « minibus » tel qu'on l'appelle en France correspond, lui, au véhicule appelé localement « matatu » et sert de taxi collectif urbain ou interurbain (lire le paragraphe suivant). Vous suivez ?
Le bus est assez impraticable en ville pendant les heures de pointe (de 7h à 8h30 et de 17h à 18h). À Nairobi, le trajet ne coûte pas cher du tout (20 à 50 Ksh selon les heures de la journée). Sinon, les bus interurbains sont pratiques, pas chers et fréquents. Il existe des bus de luxe très confortables (les coaches) à des tarifs encore raisonnables.
Le matatu
Le matatu est très pratique et pas cher, et depuis la réforme de début 2004, il est en plus sûr, assez confortable et ponctuel. Ils transportent 14 passagers et sont équipés de ceintures. Quant à la conduite, peut mieux faire...
Les prix restent raisonnables. Exemple : Nairobi-Mombasa, environ 900-1 200 Ksh.
Le taxi
Si vous prenez un taxi, assurez-vous qu'il a un permis et une licence, et mettez-vous d'accord sur le prix : le compteur est une rareté. Vous les trouverez principalement devant les grands hôtels, les restos, les cinémas.
La voiture
La conduite
On roule à gauche.
Sur les axes principaux, les bus et les camions constituent un danger permanent. Comptez 60 km/h de moyenne pour les grands trajets. Sur piste, il y a moins de monde, mais l'état du revêtement réduit la moyenne à 20 ou 30 km/h.
NE ROULEZ JAMAIS LA NUIT : animaux sauvages, bandits de grands et de petits chemins, piétons invisibles et carrioles imprévisibles, « gendarmes couchés », nids-de-poule... Fermez les portes à clé, à l'arrêt comme en circulation. À Nairobi, la nuit, on ralentit à un feu, mais on évite de s'arrêter : faites pareil.
La location
On ne la conseille pas, sauf si vous connaissez particulièrement bien le terrain ou vivez dans le pays comme expatrié.
Pour louer un véhicule, il faut être âgé de 23 à 70 ans. La location peut revenir très cher. Les prix varient du simple au double entre les compagnies internationales et les sociétés locales. La différence tient à la couverture d'assurance. C'est pourquoi une location bon marché n'est pas forcément une bonne affaire.
Le vélo et la moto
Le deux-roues n'est pas un transport adapté aux villes et aux grands axes. Sur le bas-côté, il y a sans cesse des nids-de-poule et des piétons à éviter.
Si vous tenez vraiment à faire de la petite reine au Kenya, on vous conseille de mettre le vélo sur le toit d'un bus pour les trajets dangereux et ennuyeux. Autre solution : passer par un tour-opérateur.
Vous ne pourrez pas rouler dans les parcs nationaux avec votre engin.
L'auto-stop
Pas vraiment conseillé.
Pour accéder aux parcs, on vous conseille de trouver dès Nairobi le véhicule qui se rend directement où vous souhaitez. Allez faire un tour au camping d'Upper Hill et à la Youth Hostel de Nairobi.
Si vous êtes déposé à l'entrée du parc, vous ne pourrez pas y entrer à pied. Il faudra parfois du temps : les cars de touristes et les rares particuliers qui accepteront de vous avancer n'iront pas forcément là où vous voulez.
Pour montrer votre intention de monter dans un véhicule, faites un grand geste de haut en bas avec le bras en direction de votre destination.