Drapeau Italie

Carte d'identité Italie

- Superficie : 302 000 km² avec 2 États indépendants enclavés, le Vatican et Saint-Marin.
- Population : 60 770 000 habitants.
- Capitale : Rome.
- Langue officielle : l'italien.
- Régime : démocratie parlementaire.
- Président de la République : Giorgio Napolitano (depuis mai 2006 ; réélu en avril 2013).
- Président du Conseil : Matteo Renzi (Parti Démocrate, centre-gauche), à la tête d'un gouvernement de coalition (depuis février 2014).
- Indice de développement humain : 0,874 (24e rang mondial).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco :

  • En Ligurie : les Strade Nuove et le système des palais des Rolli à Gênes ; Portovenere, les Cinque Terre et les îles Palmaria, Tino et Tinetto.
  • Dans le Piémont : les résidences royales des Savoie à Turin et dans la province ; les Sacri Monti à Varallo, Serralunga di Crea, Orta San Giulio, Oropa, Ghiffa, Domodossola et Valperga Canavese.
  • En Lombardie : Chiesa e convento Santa Maria delle Grazie avec La Cène de Léonard de Vinci à Milan ; Crespi d'Adda : village ouvrier du XIXe siècle ; les Sacri Monti à Varese et Ossuccio ; Mantoue et Sabbioneta : deux villes Renaissance.
  • En Vénétie : Vicence et les villas de Palladio ; jardin botanique (Orto botanico) de Padoue ; Vérone ; les sites palafittiques préhistoriques de Tombola (Cerea) et du Laghetto della Costa (Arquà Petrarca), près de Padoue.
  • En Émilie-Romagne : Ferrare et son delta du Pô ; les monuments paléochrétiens de Ravenne ; le Duomo, la torre Ghirlandina et la piazza Grande de Modène.
  • En Toscane : le centre historique de Florence ; le centre historique de Sienne ; le centre historique de San Gimignano ; le centre historique de Pienza ; la piazza del Duomo à Pise ; le paysage de la vallée de l'Orcia.
  • En Ombrie : la basilique Saint-François à Assise.
  • En Campanie : le centre historique de Naples ; la côte amalfitaine ; les zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata ; le palais royal de Caserte, l'aqueduc de Vanvitelli et l'ensemble de San Leucio ; le parc national du Cilento avec les sites archéologiques de Paestum et Velia, et la chartreuse de Padula.
  • Dans les Pouilles : Castel del Monte ; les trulli d'Alberobello.
  • En Basilicate : les sassi et le parc des églises rupestres de Matera.

Économie

Inégalités géographiques

Un des gros points noirs : la persistance de fortes disparités entre le Nord et le Sud. L'Italie connaît une croissance à deux vitesses. Les conditions naturelles présentent des possibilités inégales d'une région à l'autre.
L'explication essentielle ne se trouve pas uniquement dans la géographie mais aussi dans l'histoire. Dans le Nord et le Centre-Nord, la féodalité, qui émergea des ruines de l'Empire carolingien, est liquidée dès le XIIe siècle, au profit des oligarchies marchandes des cités-États qui ne tarderont pas à inventer la vie économique moderne. Dans le Sud, au contraire, le système féodal, introduit par les Normands puis consolidé, constitue un frein durable au développement capitaliste.
Tout aussi désastreux pour le Mezzogiorno furent le rôle de la Contre-Réforme et de la domination espagnole, qui s'évertuèrent à maintenir le même cap (celui d'une société traditionnelle dominée par une minorité de riches). Cet héritage pèse lourd sur les frêles épaules des Napolitains et Palermitains.

Aussi l'État italien puis l'Europe communautaire ont-ils cherché à atténuer cette disparité économique entre le Nord et le Sud. Cependant, beaucoup de chemin reste à parcourir. L’Italie du Nord, grand exportateur de produits à haute valeur ajoutée comme les automobiles, les produits de luxe et de maroquinerie, a trouvé une porte de secours à la crise financière globale. L'autonomie des régions permet à chacune de se développer à sa manière.
Au cours de ces dernières années, le Sud a subi de plein fouet la concurrence de l'Europe de l'Est. Il faut ajouter à cela la migration des habitants du Sud vers le Nord, où la vie est plus facile et le chômage plus faible.

Contexte économique et politique

Comme tous les pays européens, l’Italie connaît une crise économique majeure depuis 2010 sous la pression des marchés. Une dette qui culmine à 134 % du PIB, une croissance de 0,1 % en fin 2013, un taux de chômage à 12,9 % début 2014, et tout cela n’empêche pas le gouvernement italien de se mettre des bâtons dans les roues en changeant de gouvernement 3 fois en 3 ans.

10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens

Tombeur d’Enrico Letta, qui s’est vu reprocher la lenteur de ses réformes et l’enlisement persistant de l’économie, Matteo Renzi, autoproclamé Il Rottamatore (« Le Démolisseur ») en référence à sa volonté d’envoyer la vieille classe dirigeante italienne à la casse, lance dès son arrivée à la Chambre du Conseil au printemps 2014 un ambitieux programme de relance.

Son projet, 10 milliards d’euros de baisse d’impôts sur les ménages à revenus faibles, auxquels s’ajoutent 2,5 milliards de taxes en moins sur les entreprises ! Pour le financer, et rester sous la barre des 3 % de déficits publics, il annonce une baisse drastique des dépenses.
Des mesures « révolutionnaires » et une « thérapie de choc » pour stimuler la croissance et redonner confiance aux Italiens. L’Europe observe, mi-enthousiaste, mi-sceptique, le laboratoire « Renzinomics » de sa 4e puissance économique !

Comportement touristique

Mais en cette période de crise, la clientèle italienne reste fidèle pour ses vacances à son pays, et 52 millions de touristes étrangers se donnent toujours rendez-vous chaque année dans la péninsule. Cinquième destination touristique mondiale après la France, les États-Unis, l’Espagne et la Chine, l’Italie a toujours été fière de son patrimoine culturel et artistique, enrichi par des siècles d’histoire, de l’ère romaine au baroque en passant par la Renaissance.

Malheureusement, étranglé par le poids de sa dette colossale et l’accumulation de ses plans d’austérité, le pays peine à entretenir son patrimoine et de nombreux monuments tombent en ruine. Cette situation gravissime risque encore d’empirer vu que l’État italien ne consacre que 0,2 % de son budget à la culture (contre 1 % par exemple en France) alors que la Botte assure abriter la moitié du patrimoine culturel mondial.




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