Carte d'identité Italie

- Superficie : 302 000 km² avec 2 États indépendants enclavés, le Vatican et Saint-Marin.
- Population : 60 780 000 habitants.
- Capitale : Rome.
- Langue officielle : l'italien.
- Régime : démocratie parlementaire.
- Président de la République : Sergio Mattarella (élu en février 2015).
- Président du Conseil : Matteo Renzi (Parti Démocrate, centre-gauche), à la tête d'un gouvernement de coalition (depuis février 2014).
- Indice de développement humain : 0,872 (26e rang mondial).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco :

  • En Ligurie : les Strade Nuove et le système des palais des Rolli à Gênes ; Portovenere, les Cinque Terre et les îles Palmaria, Tino et Tinetto.
  • Dans le Piémont : les résidences royales des Savoie à Turin et dans la province ; les Sacri Monti ; les paysages vitivinicoles du Piémont (Langhe-Roero et Monferrato).
  • En Lombardie : Chiesa e convento Santa Maria delle Grazie avec La Cène de Léonard de Vinci à Milan ; Crespi d'Adda : village ouvrier du XIXe siècle ; les Sacri Monti à Varese et Ossuccio ; Mantoue et Sabbioneta : deux villes Renaissance.
  • En Vénétie : Vicence et les villas de Palladio ; jardin botanique (Orto botanico) de Padoue ; Vérone ; les sites palafittiques préhistoriques de Tombola (Cerea) et du Laghetto della Costa (Arquà Petrarca), près de Padoue.
  • En Émilie-Romagne : Ferrare et son delta du Pô ; les monuments paléochrétiens de Ravenne ; le Duomo, la torre Ghirlandina et la piazza Grande de Modène.
  • En Toscane : le centre historique de Florence ; le centre historique de Sienne ; le centre historique de San Gimignano ; le centre historique de Pienza ; la piazza del Duomo à Pise ; le paysage de la vallée de l'Orcia.
  • En Ombrie : la basilique Saint-François à Assise.
  • En Campanie : le centre historique de Naples ; la côte amalfitaine ; les zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata ; le palais royal de Caserte, l'aqueduc de Vanvitelli et l'ensemble de San Leucio ; le parc national du Cilento avec les sites archéologiques de Paestum et Velia, et la chartreuse de Padula.
  • Dans les Pouilles : Castel del Monte ; la basilica di San Michele Arcangelo ; les trulli d'Alberobello.
  • En Basilicate : les sassi et le parc des églises rupestres de Matera.

Économie

Inégalités géographiques

Un des gros points noirs : la persistance de fortes disparités entre le Nord et le Sud. L'Italie connaît une croissance à deux vitesses.
Située à la frontière avec la Suisse, la France, l’Autriche et la Slovénie, l’Italie du Nord est en contact direct avec l’Europe des affaires. Ce qui explique en partie sa productivité, avec la moitié de l’industrie concentrée dans le seul triangle Turin-Milan-Gênes. Une réussite héritée aussi de son histoire. Dans le Nord et le Centre-Nord, la féodalité, née sur les ruines de l'Empire carolingien, est liquidée dès le XIIe siècle, au profit des oligarchies marchandes des cités-États. Ces dernières évolueront rapidement vers une conception moderne de l'économie, contrairement au Sud, où le système féodal, introduit par les Normands puis consolidé, constituera un frein durable au développement économique « libéral » des échanges.
Tout aussi désastreux pour le Mezzogiorno furent le rôle de la Contre-Réforme et de la domination espagnole, qui s'évertuèrent à maintenir une société traditionnelle dominée par une minorité de riches. Cet héritage pèse lourd sur les frêles épaules des Napolitains et Palermitains.

Aussi de nos jours, l'État italien puis l'Europe communautaire ont-ils cherché à atténuer cette disparité économique entre le Nord et le Sud. Cependant, beaucoup de chemin reste à parcourir. L’Italie du Nord, grand exportateur de produits à haute valeur ajoutée comme les automobiles, les produits de luxe et de maroquinerie, a trouvé une porte de secours à la crise financière mondiale. L'autonomie des régions permet à chacune de se développer à sa manière.
Au cours de ces dernières années, le Sud a subi de plein fouet la concurrence de l'Europe de l'Est. Il faut ajouter à cela la migration des habitants du Sud vers le Nord, où la vie est plus facile et le chômage plus faible.

Contexte économique et politique

Comme tous les pays européens, l’Italie connaît une crise économique majeure depuis 2010 sous la pression des marchés. Une dette qui culmine à 134 % du PIB, une croissance quasi nulle et même plutôt négative en fin 2014, un taux de chômage à 12,6 % début 2015.

10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens

Tombeur d’Enrico Letta, qui s’est vu reprocher la lenteur de ses réformes et l’enlisement persistant de l’économie, Matteo Renzi, autoproclamé Il Rottamatore (« Le Démolisseur ») en référence à sa volonté d’envoyer la vieille classe dirigeante italienne à la casse, lance dès son arrivée à la Chambre du Conseil au printemps 2014 un ambitieux programme de relance.

Son projet, 10 milliards d’euros de baisse d’impôts sur les ménages à revenus faibles, auxquels s’ajoutent 2,5 milliards de taxes en moins sur les entreprises ! Pour le financer, et rester sous la barre des 3 % de déficits publics, il annonce une baisse drastique des dépenses.
Des mesures « révolutionnaires » et une « thérapie de choc » pour stimuler la croissance et redonner confiance aux Italiens. L’Europe observe, mi-enthousiaste, mi-sceptique, le laboratoire « Renzinomics » de sa 4e puissance économique !

Comportement touristique

Mais en cette période de crise, l’Italie s’en sort plutôt pas mal, avec un accroissement du chiffre d’affaires lié à l’activité touristique en progression de 1,7 % en 2015, ce qui représente désormais 10 % de son PIB. Une croissance à la hausse générée, entre autres, par quelques temps forts, comme l’exposition du Saint-Suaire à Turin en avril 2015, l’expo universelle de Milan entre mai et octobre ou encore le jubilé extraordinaire décidé par le pape François en décembre de la même année. Cinquième destination touristique mondiale après la France, les États-Unis, l’Espagne et la Chine, l’Italie a toujours été fière de son patrimoine culturel et artistique, enrichi par des siècles d’histoire, de l’ère romaine au baroque en passant par la Renaissance.

Malheureusement, étranglé par le poids de sa dette colossale et l’accumulation de ses plans d’austérité, le pays peine à entretenir son patrimoine et de nombreux monuments tombent en ruine. Cette situation gravissime risque encore d’empirer vu que l’État italien ne consacre que 0,2 % de son budget à la culture (contre 1 % par exemple en France) alors que la Botte assure abriter la moitié du patrimoine culturel mondial.

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