- Statut : département français d’Outre-Mer (DOM) depuis 1946
(immatriculation : 973).
- Langue officielle : le français. Le créole guyanais est
aussi pratiqué. L'anglais est largement compris et parlé.
- Superficie : environ 86 000 km², à
quelques branchages près, dont 90 % de forêt tropicale primaire.
- Monnaie : l'euro.
- Population : 220 000 habitants (estimation 2009).
- Densité : 2,4 hab./km².
- Chef-lieu : Cayenne.
- Sous-préfecture : Saint-Laurent-du-Maroni.
- Religion : majorité catholique.
Économie
Ce territoire français possède, grâce au soutien de la métropole et aux subventions
européennes, un niveau de vie plus élevé que ses voisins sud-américains. Mais
le taux de chômage est supérieur à 20 %, et l’économie peu diversifiée.
La Guyane est un vaste département dont tout le potentiel n’a pas encore été
mis à profit. Le meilleur exemple est peut-être l’exploitation forestière, qui
reste confidentielle,
alors que la forêt occupe quasiment tout le territoire ! De même, cette
dernière freine le développement agricole, qui peine à lui prendre du terrain.
Hormis les productions de riz et de canne à sucre, les productions maraîchères
et fruitières, sont essentiellement assurées par la population hmong du village
de Cacao, qui l’écoule au marché de Cayenne.
L’essentiel de l’industrie repose sur la transformation agroalimentaire (le
rhum notamment), mais il n’existe pas de grandes entreprises privées. Le petit commerce reste également majoritaire.
De quoi la Guyane vit-elle donc ? Le Centre spatial guyanais, implanté en 1968 à Kourou, emploie plus
de 1 500 personnes et représente 26 % du PIB. Il est également
le premier exportateur de Guyane. Le second secteur d’exportation est celui
de l’or. Par ailleurs, l’exploitation sauvage est si importante qu’on estime qu’elle double les
chiffres. Enfin, le troisième secteur d’exportation est la pêche, essentiellement crevettière.
Depuis quelques années, la Guyane mise sur le tourisme pour diversifier ses
ressources. On estime à 70 000 le nombre de visiteurs annuels, l’objectif
étant de doubler ce chiffre grâce à une campagne de communication dynamique
et au développement des infrastructures d’accueil.