Les Indiens
Les populations indiennes furent maintes fois
déplacées par l'homme blanc au fur et à mesure du non-respect des
traités. Cette mobilité fut à la source d'un brassage entre les tribus,
mais aussi la cause de nombreux mariages interraciaux.
La tribu shinnecock
qui possède sa réserve un peu à l'ouest de Southampton - la ville
balnéaire la plus snob de Long Island près de New York - est aujourd'hui
une tribu d'Indiens métissés, le fruit d'unions tant avec des Blancs
qu'avec des Noirs.
Les Cherokees gèrent leur « race » grâce à l'ordinateur. La consultation avant chaque mariage est gratuite et fortement conseillée.
Les « droits » sont parfois importants : les Indiens osages, en Oklahoma, ont découvert du pétrole sur leur territoire. D'autres, comme les Mohawks de
l'État de New York, s'en tirent bien aussi : n'étant pas sujets au
vertige, ils sont très recherchés pour la construction des gratte-ciel.
Dans
l'ensemble, les Indiens demeurent le groupe ethnique disposant du plus
bas revenu par habitant. Ils détiennent encore d'autres tristes records :
alcoolisme, diabète, espérance de vie.
Sur un tout autre plan, les
avocats indiens sont continuellement en procès avec le gouvernement pour
des questions parfois aussi choquantes que la violation de cimetières
traditionnels...
Il subsiste sur le territoire de nombreuses ruines de villages
bâtis par les Ancient Pueblos (anasazis, le terme le plus utilisé
signifiant « ennemi » en navajo, est désormais banni), les ancêtres des
Indiens du Sud-Ouest américain, principalement hopis et zunis.
Médias
La télévision
La télévision est largement répandue sur le sol américain puisqu'elle est présente dans 99 % des foyers.
Il existe cinq réseaux nationaux : ABC, CBS, NBC, FOX et PBS (la chaîne publique financée par l'État et les particuliers, sans pub, proposant les meilleures émissions). On trouve aussi dans chaque État une multitude de chaînes locales ou régionales. À ces réseaux vient s'ajouter le câble.
On y trouve des chaînes spécialisées diffusant 24h/24 des informations (CNN, plutôt démocrate, et FOX, républicaine), des émissions pour les enfants, de la météo, des films (HBO, l'équivalent de notre Canal +), du sport, de la musique, du téléachat, des programmes religieux, etc.
Le moins agréable, c'est l'omniprésence de la pub à la télé : 18 mn 30 s en moyenne par heure de diffusion !
La presse écrite
Les quotidiens sont de véritables institutions aux États-Unis. Les Américains lisent énormément les journaux.
À l'échelle nationale, les plus importants sont le New York Times (progressiste et de qualité), le Washington Post et le Los Angeles Times (inspiration politique plutôt libérale). Également le Wall Street Journal (conservateur) et le USA Today (le seul quotidien national, très grand public et de qualité médiocre) ; vous serez surpris du tarif ridicule de ces journaux : environ 50 cents en semaine.
Il y a aussi les tabloids. Côté hebdos, citons Time (plutôt libéral) et Newsweek (plus centriste).
Les journaux s'achètent dans des distributeurs automatiques dans la rue.
La radio
Il y en a pléthore. Nombreuses radios locales, essentiellement musicales (pas mal de rock et du hip-hop autour des grandes villes). Les stations de radio portent des noms en quatre lettres, commençant soit par W (celles situées à l'est du Mississippi), soit par K (à l'ouest).
Le réseau public américain, le NPR (National Public Radio) propose des programmes d'une qualité supérieure.
Liberté de lapresse
L'arrivée de Barack Obama au pouvoir a suscité beaucoup d'optimisme, après huit années de mandat de George W. Bush marquées par une grave régression des libertés publiques au nom de la « sécurité nationale ». Ces espoirs ont été rapidement déçus.
Trente-six États et le District of Columbia disposent actuellement d'une législation propre garantissant aux journalistes la protection de leurs sources ; or celle-ci demeure absente au niveau fédéral.
Toujours au nom de la « sécurité nationale », un revirement a présidé à l'entrée en application du Freedom of Information Act sur l'accès des citoyens à l'information publique. Une directive prometteuse du ministre de la Justice disposait que la rétention d'informations par les administrations devait rester exceptionnelle. En mars 2009, au grand dam des associations de défense des libertés publiques et malgré une injonction de la justice fédérale, la Maison-Blanche a décidé d'interdire la diffusion des photos de sévices infligés par l'armée américaine à des prisonniers en Irak et en Afghanistan. La CIA a confirmé, en avril 2010, avoir procédé dès 2005 à la destruction du maximum de preuves (images et vidéos) d'actes de torture commis dans ses prisons secrètes et à Guantanamo.
Un tribunal du district d'Alexandria (Virginie) a adressé, en décembre 2010, une injonction à Twitter, demandant des informations « pertinentes » sur des utilisateurs soupçonnés d'être en lien avec le site WikiLeaks, dans le cadre d'une « enquête criminelle en cours ». Les informations sollicitées incluent : les enregistrements de conversations entre utilisateurs, les adresses IP, e-mail et postale des personnes incriminées, ainsi que les moyens et sources de paiement, incluant notamment les coordonnées bancaires.
Par ailleurs, en mars 2011, une cour de justice américaine a ordonné à Twitter de collaborer avec le gouvernement américain dans le cadre d'une enquête sur des internautes suspectés de travailler avec WikiLeaks.