- Superficie : 109 980 km².
- Population : 11,2 millions d'habitants.
- Densité : 102 hab/km².
- Capitale : La Havane (3 millions d'habitants avec la banlieue).
- Villes principales : Santiago de Cuba, Camagüey, Cienfuegos,
Santa Clara, Holguín.
- Langue officielle : espagnol.
- Monnaie : la moneda nacional est le peso cubano. Mais beaucoup de produits et services sont payables en pesos convertibles (CUC), une monnaie battue à Cuba qui a remplacé les dollars américains et dont l'unité vaut à peu près 0,80 €.
- Régime politique : république socialiste (parti communiste unique).
- Chef de l'État : Raúl Castro Ruz qui a officiellement succédé à son frère Fidel le 24 février 2008.
- Religions : catholisme, animisme et santería (religion afro-cubaine).
- Taux d'alphabétisation : 95,7 %.
- Taux de fécondité : 1,6.
- Salaire mensuel moyen : environ 13 €.
- Moyenne d'âge de la population : 35 ans.
Économie
L'économie cubaine doit beaucoup de ses difficultés à l'embargo, certes, mais aussi à l'inefficacité du système économique. Raúl Castro a fait d'ailleurs de l'efficacité un des leitmotiv de ses discours. Après la chute du bloc de l'Est, l'île s'est retrouvée isolée.
Depuis plusieurs années, le tourisme est devenu une « priorité nationale ». L'industrie touristique cubaine connaît une très forte croissance, mais le développement du tourisme de masse présente aussi des effets pervers, notamment l'apparition d'une économie parallèle basée sur le peso convertible.
On peut presque parler d'une société à deux vitesses : d'une part, la frange de la population en contact avec les devises ; d'autre part, la majorité qui doit se contenter d'un salaire mensuel en pesos, oscillant entre l'équivalent de 10 € pour un coupeur de canne à sucre et 30 € pour un policier.
L'embargo (ou le blocus)
En octobre 2005, le sommet ibéro-américain de Salamanque, en Espagne, a donné raison à Cuba en condamnant le « blocus » (bloqueo).
Un an après la rupture des relations diplomatiques décidée par Washington, la Maison-Blanche décrète l'embargo total sur le commerce avec Cuba le 3 février 1962, et le 14 mai 1964, les produits alimentaires et pharmaceutiques sont inscrits sur la « liste noire ». Aujourd'hui, non seulement le blocus est toujours en vigueur, mais il a été régulièrement renforcé. L'interdit d'exportation s'étend dans certains cas aux entreprises étrangères ayant des actifs aux États-Unis.
Même si, depuis 2001, les États-Unis sont un important fournisseur de Cuba en produits agricoles, l'embargo, qui est condamné tous les ans à l'ONU par la quasi-unanimité des pays membres, a été maintenu et même renforcé.
L'isolement de Cuba est aujourd'hui moins flagrant qu'il y a quelques années. En effet, la donne est en train de changer en Amérique latine après le passage à gauche de nombreux pays.
Exil
Une histoire de l'exil cubain pourrait s'écrire en 3 chapitres.
D'abord, les 3 exodes (1965, 1980, 1994) qui ont mis Cuba sous les
feux de l'actualité. Ensuite, les « faits divers » : on apprenait qu'un
ou plusieurs Cubains avaient réussi à toucher les côtes américaines,
qu'un pilote d'avion atterrissait sur une piste des États-Unis, que tel
musicien décidait de ne pas rentrer à Cuba... Enfin, dernier chapitre,
l'exilé aujourd'hui, c'est celui qui, à distance, fait bouillir la
marmite de nombreux foyers cubains de Cuba.
Tout Cubain qui
s'exile, ou presque, débarque un jour à Miami. Dans cette ville de
Floride, un des plus grands quartiers s'appelle Little Havana.
Aujourd'hui,
on peut y partir et en revenir. Muni de son autorisation de sortie du
pays, le Cubain peut bénéficier aussi, et
cela est plus difficile, du visa américain. Dans ce cas, on rend visite
à la famille, aux amis, on fait le plein d'achats. Terre d'asile, Miami est devenue supermarché.
Les choses ont
évolué : les Cubains exilés sont devenus officiellement pour La Havane
« membres de la communauté cubaine de l'extérieur ».
À Cuba, en
quelque 50 ans, l'hémorragie a été importante. Un chiffre est avancé :
plus d'un million de personnes, soit le dixième de la population,
seraient des exilés directs, qui financent une partie non négligeable de l'économie de subsistance de la population.