- Superficie : 109 980 km².
- Population : 11,5 millions d'habitants.
- Densité : 102 hab/km².
- Capitale : La Havane (3 millions d'habitants avec la banlieue).
- Villes principales : Santiago de Cuba, Camagüey, Cienfuegos,
Santa Clara, Holguín.
- Langue officielle : l'espagnol.
- Monnaie : il y en a deux en circulation sur l'île. La moneda nacional est le peso cubano. Mais beaucoup de produits et services se paient, souvent par les Cubains et toujours par les étrangers, en pesos convertibles (CUC), une monnaie battue à Cuba qui a remplacé les dollars américains et dont l'unité vaut à peu près 0,80 €.
- Régime politique : république socialiste (parti communiste unique).
- Chef de l'État : Raúl Castro Ruz qui a officiellement succédé à son frère Fidel le 24 février 2008.
- Religions : catholisme, animisme et santería (religion afro-cubaine).
- Taux d'alphabétisation : 95,7 %.
- Taux de fécondité : 1,6.
- Salaire mensuel moyen : environ 13 €.
- Moyenne d'âge de la population : 35 ans.
- Espérance de vie : environ 79 ans pour les femmes et 75 ans pour les hommes.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la vieille ville de La Havane et son système de fortifications (1982) ; Trinidad et la vallée de los Ingenios (1988) ; le château de San Pedro de la Roca à Santiago de Cuba (1997) ; le parc national Desembarco del Granma (1999) ; la vallée de Viñales (1999) ; le paysage archéologique des premières plantations de café du Sud-Est de Cuba (2000) ; le parc national Alejandro de Humboldt (2001) ; le centre historique urbain de Cienfuegos (2005) ; le centre historique de Camagüey (2008).
En novembre 2003, le groupe musical et de danse Tumba Francesa de Santiago a été inscrit par l'Unesco au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
Économie
L'économie cubaine doit beaucoup de ses difficultés à l'embargo, certes, mais aussi à l'inefficacité du système économique. Raúl Castro a fait d'ailleurs de l'efficacité un des leitmotiv de ses discours. Après la chute du bloc de l'Est, l'île s'est retrouvée isolée.
Depuis plusieurs années, le tourisme est devenu une « priorité nationale ». L'industrie touristique cubaine a connu une très forte croissance, même si elle a subi une baisse de 12 % pendant la crise internationale de 2008-2009.
On peut presque parler d'une société à deux vitesses : d'une part, la frange de la population en contact avec les devises ; d'autre part, la majorité qui doit se contenter d'un salaire mensuel en pesos, oscillant entre l'équivalent de 12 € pour un coupeur de canne à sucre et 30 € pour un policier.
L'embargo (ou le blocus ?)
En octobre 2005, le sommet ibérico-américain de Salamanque, en Espagne, a donné raison à Cuba en condamnant le « blocus » (bloqueo).
Un an après la rupture des relations diplomatiques décidée par Washington, la Maison-Blanche décrète l'embargo total sur le commerce avec Cuba le 3 février 1962, et le 14 mai 1964, les produits alimentaires et pharmaceutiques sont inscrits sur la « liste noire ». Aujourd'hui, non seulement le blocus est toujours en vigueur, mais il a été régulièrement renforcé. L'interdit d'exportation s'étend dans certains cas aux entreprises étrangères ayant des actifs aux États-Unis.
Même si, depuis 2001, les États-Unis sont un important fournisseur de Cuba en produits agricoles, l'embargo, qui est condamné tous les ans à l'ONU à la quasi-unanimité par les pays membres, a été maintenu et même renforcé.
L'isolement de Cuba est aujourd'hui moins flagrant qu'il y a quelques années. En effet, la donne est en train de changer en Amérique latine après le passage à gauche de nombreux pays.
Droits de l'homme
Avec 55 000 « débats publics » au cours desquels près de 9 millions de Cubains auraient « discuté » les grandes orientations économiques à venir, l'organisation du VIe congrès du Parti communiste cubain (PCC) - le premier depuis près de 13 ans - a donné lieu selon la propagande officielle à une démonstration de centralisme démocratique.
L'opération a abouti ce 19 avril à l'adoption d'une série de mesures pour le moins surprenantes pour la république socialiste. Licenciements en masse de 500 000 fonctionnaires, privatisations et réformes agraires, autonomie des entreprises d'État : plus de 300 mesures marquant un tournant net vers une « libéralisation » de l'économie cubaine et destinées à contrer les effets dévastateurs de l'embargo maintenu par les États-Unis.
Cependant, on observe peu ou pas d'évolution. En dépit de mesures destinées à éviter le renouvellement des mandats, le Parti s'est resserré sur des cadres issus de la révolution... de 1969. Le régime demeure extrêmement répressif (« flicage » de la population, contrôle des médias...). De nombreux dissidents ont certes été libérés en 2010 et 2011. Néanmoins, d'autres dissidents ont été à nouveau arrêtés.