Carte d'identité Cuba

- Superficie : 110 860 km².
- Population : 11,239 millions d'habitants (estimation 2016).
- Densité : 101,4 hab/km².
- Capitale : La Havane.
- Langue officielle : l'espagnol.
- Monnaie : il y en a deux. La moneda nacional, le peso cubano (CUP), est plutôt réservée aux Cubains et ne sert qu’aux petits achats. Beaucoup de produits et services se paient en pesos convertibles (CUC), dont l’unité vaut environ 1 €.
- Régime politique : république socialiste (parti communiste unique).
- Chef d'État : Raúl Castro Ruz qui a succédé à son frère Fidel (mort de 25 novembre 2016) le 24 février 2008 et a été reconduit en février 2013. Prochaines « élections » en avril 2018.
- Moyenne d'âge de la population : 41 ans.
- Espérance de vie : environ 81 ans pour les femmes et 76 ans pour les hommes.
- Emplois/secteurs : agriculture 3,9 %, industrie 23 %, services 72,2 % (2016).
- Religions : catholicisme (60 %), santería (religion afro-cubaine, 10 %), protestantisme (5 %), judaïsme. Le quart des Cubains est athée ou agnostique.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la vieille ville de La Havane et son système de fortifications (1982) ; Trinidad et la vallée de los Ingenios (1988) ; le château de San Pedro de la Roca à Santiago de Cuba (1997) ; le parc national Desembarco del Granma (1999) ; la vallée de Viñales (1999) ; le paysage archéologique des premières plantations de café du sud-est de Cuba (2000) ; le parc national Alejandro de Humboldt (2001) ; le centre historique urbain de Cienfuegos (2005) ; le centre historique de Camagüey (2008).
Le style de musique et de danse tumba francesa de Santiago et la rumba ont été inscrits par l’Unesco au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Économie

Bien que d’importants investissements étrangers ainsi que des entreprises privées voient le jour, l’économie de Cuba fait toujours l’objet d’une planification centrale, entièrement contrôlée par l’État. Les moyens de production sont détenus et gérés par le gouvernement, et la grande majorité de la population active est toujours employée par le gouvernement.

Si l’embargo américain est en partie responsable de cette situation, c’est surtout la complexité, la lourdeur et l’inefficacité du système qui paralyse la vie économique. Le dirigisme d’une économie étatique est un échec. Depuis sa prise de pouvoir, Raúl Castro tente de timides ouvertures et fait de l’efficacité l’un des thèmes récurrents de ses discours.
Pour sortir de l’ornière, dès le début des années 1990, le tourisme devient une « priorité nationale ». Il représente d’ailleurs aujourd’hui plus de la moitié des ressources en devises du pays, loin devant les matières premières et le tabac.

Or, des devises, le pays en a absolument besoin pour maintenir le système la tête hors de l’eau et acheter du pétrole, même si le brut extrait du sol cubain couvre pratiquement 40 % de la consommation nationale. Cuba dépend encore du pétrole du Venezuela, mais ne le règle pas vraiment en devises. La facture pétrolière est payée par un échange de services, comme à la période soviétique : pétrole contre travail.

Le tourisme

L’État mise sur le tourisme de masse pour rétablir la balance commerciale, tourisme largement cantonné tout d’abord à la presqu’île de Varadero.

Mais depuis 2014, avec l’assouplissement de la législation sur les casas particulares et des paladares-restaurants, on change de braquet. Grâce à cette vraie ouverture économique, le marché touristique explose littéralement.

Revers de la médaille, le développement du tourisme de masse fait apparaître une économie à deux vitesses.

Le sucre, le nickel et les agrumes

À Cuba, 50 % des terres sont improductives et 80 % des denrées sont importées, symbole de l’échec de la révolution castriste. Pourtant, l’île possède un lien profond et historique avec la canne à sucre. Le sucre, à Cuba - longtemps premier producteur mondial -, est l'un des piliers de l'économie.

Quand les Soviétiques cessèrent de soutenir artificiellement les cours du sucre en 1989, l’économie cubaine s’est effondrée.

Signe des temps, aujourd’hui, le tourisme rapporte davantage que l’industrie sucrière. En 2002, le gouvernement a décidé de fermer 70 centrales sucrières non rentables, 100 000 travailleurs de l’industrie sucrière ont été reconvertis et les terres affectées à d’autres cultures, vivrières en particulier. Actuellement, les campagnes sucrières n’atteignent pas 2 millions de tonnes. Cela dit, le pays a tout de même relancé la production sucrière suite à la remontée des cours... À suivre, donc.

Cuba possède par ailleurs les deuxièmes réserves mondiales de nickel et se place au cinquième rang comme producteur. Cela dit, le pays est à la merci du cours du nickel, qui a chuté en 2015.
Il est aussi troisième exportateur mondial d’agrumes avec 1 million de tonnes par an.

Implantations étrangères

Malgré le blocus (toujours pas levé), environ 300 entreprises étrangères sont implantées à Cuba, avec des capitaux provenant d’une quarantaine de pays. L’Europe demeure un important partenaire commercial de Cuba, mais la Chine et le Venezuela restent des partenaires économiques vitaux de Cuba, notamment pour l’approvisionnement en pétrole.

L’isolement de Cuba semble appartenir au passé et Raúl, avec la crise que connaît le Venezuela, cherche de nouveaux partenaires.

Droits de l'homme

Peu d’hommes d’un aussi petit pays auront marqué l’histoire tel que Fidel Castro. Le « Líder Maximo » laisse derrière lui un système politique qui continue obstinément à lui survivre.
Si le rapprochement américano-cubain engagé par Barack Obama a conduit à un important développement du secteur privé, l’ensemble de la vie politique du pays est toujours régie par le castrisme, un système autoritaire qui ne laisse que peu de place à l’opposition. Des dissidents sont toujours condamnés à de lourdes peines de prison.

De nombreux membres de l’Union Patriotique de Cuba continuent par ailleurs d’être détenus dans les prisons cubaines. Néanmoins, les longues périodes de détention des dissidents semblent aujourd’hui en passe d’être révolues. Les opposants ou les défenseurs des droits de l’homme sont aujourd’hui majoritairement détenus pour de courtes durées, la plupart du temps pour des raisons « préventives ». Des manifestations de rue « spontanées », le plus souvent organisées devant les domiciles des opposants par des membres du parti et des agents de sécurité, sont appelées « actes de répudiation ».

En outre, si Internet s’est développé sur l’île, il demeure toujours sous le contrôle du gouvernement et n’est accessible que par une catégorie aisée de la population. Si 25 % des Cubains peuvent le consulter, 5 % seulement ont une connexion chez eux. Des sites critiques à l’égard du régime sont régulièrement bloqués, et les quelque 178 bornes wifi publiques du pays subissent également des coupures.

Enfin, La « bulle d’air » représentée par l’ère Obama (levée partielle de l’embargo, venue en masse de touristes) avait permis de développer des échanges avec l’extérieur, mais elle est aujourd’hui menacée par Donald Trump, qui annonce vouloir remettre en cause l’accord, quitte à isoler à nouveau l’île sur la scène internationale.

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