Carte d'identité Cuba

- Superficie : 110 860 km².
- Population : 11,047 millions d'habitants (2013).
- Densité : 102 hab/km².
- Capitale : La Havane.
- Langue officielle : l'espagnol.
- Monnaie : il y en a deux en circulation sur l'île. La moneda nacional est le peso cubano (CUP). Mais beaucoup de produits et services se paient, souvent par les Cubains et toujours par les étrangers, en pesos convertibles (CUC).
- Régime politique : république socialiste (parti communiste unique).
- Chef d'État : Raúl Castro Ruz qui a succédé à son frère Fidel le 24 février 2008 et a été reconduit en février 2013. Prochaines « élections » en 2018.
- Moyenne d'âge de la population : 40 ans.
- Espérance de vie : environ 80 ans pour les femmes et 75 ans pour les hommes.
- Emplois/secteurs : 4 %, industrie 23,5 %, services 72,7 % (2015).
- Religions : catholicisme (85 %), judaïsme et santería (religion afrocubaine).

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la vieille ville de La Havane et son système de fortifications (1982) ; Trinidad et la vallée de los Ingenios (1988) ; le château de San Pedro de la Roca à Santiago de Cuba (1997) ; le parc national Desembarco del Granma (1999) ; la vallée de Viñales (1999) ; le paysage archéologique des premières plantations de café du sud-est de Cuba (2000) ; le parc national Alejandro de Humboldt (2001) ; le centre historique urbain de Cienfuegos (2005) ; le centre historique de Camagüey (2008).
En novembre 2003, le groupe musical et de danse Tumba Francesa de Santiago a été inscrit par l'Unesco au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Économie

Bien que d’importants investissements étrangers ainsi que des entreprises privées existent dans l’île, l’économie de Cuba, qui fait l’objet d’une planification centrale, est contrôlée par l’État. La plupart des moyens de production sont détenus et gérés par le gouvernement, et la grande majorité de la population active est employée par l’État.

Elle doit, bien sûr, beaucoup de ses difficultés à l’embargo américain, certes, mais aussi à l’inefficacité du système économique. Raúl Castro a fait d’ailleurs de l’efficacité l'un des thèmes récurrents de ses discours. Après la chute du bloc de l’Est en 1990, l’île s’est retrouvée isolée ; sa survie économique ne dépendant plus que des cours mondiaux du sucre et du nickel.
Au début des années 1990, le gouvernement a essayé de diversifier l’économie, avec une série de centres de recherche dans des domaines aussi divers que l’alimentation, les médicaments et le développement technologique.
Mais depuis cette époque, c’est le tourisme qui est devenu une « priorité nationale ». Il représente aujourd’hui plus de la moitié des ressources en devises du pays, loin devant les matières premières et le tabac.

Or, des devises, le pays en a absolument besoin pour maintenir le système la tête hors de l’eau et acheter du pétrole, même si le brut extrait du sol cubain couvre pratiquement 40 % de la consommation nationale. Cuba dépend encore du pétrole du Venezuela, mais ne le paie pas vraiment en devises. La facture pétrolière est payée par un échange de services : pétrole contre travail. Ce sont près de 30 000 professionnels cubains (surtout des médecins) qui travaillent au Venezuela. Cela dit, avec la chute récente des cours, le Venezuela a dû diviser par deux le nombre de ses barils vendus « à prix d’ami ».

L’industrie touristique cubaine connaît un véritable boom ces dernières années.

Dans l’optique d’augmenter les revenus du tourisme, Cuba mise sur les investissements. Revers de la médaille, le développement du tourisme de masse recèle aussi des effets pervers, notamment l’apparition d’une économie parallèle basée sur le peso convertible. On peut presque parler d’une société à deux vitesses : d’une part, la frange de la population en contact avec les devises (celles des touristes ou des cousins de Miami) ; d’autre part, la majorité qui doit se contenter d’un salaire mensuel en pesos.
Depuis 1962, les Cubains possèdent un livret de rationnement pour leurs achats (libreta), mais celui-ci a été réduit et sera peut-être bientôt supprimé. De plus en plus de produits essentiels, quand on les trouve, sont aujourd’hui vendus en pesos convertibles... à des prix occidentaux !

Le sucre, le nickel et les agrumes

À Cuba, 50 % des terres sont improductives et 80 % des denrées sont importées, symbole de l’échec de la révolution castriste. Pourtant, l’île possède un lien profond et historique avec la canne à sucre. Le sucre, à Cuba - longtemps premier producteur mondial -, fut, jusqu’à il y a peu, la première source de devises.

Quand les Soviétiques ont arrêté de soutenir artificiellement les cours du sucre en 1989, l’économie cubaine s’est effondrée.

Signe des temps, aujourd’hui, le tourisme rapporte davantage que l’industrie sucrière, et Cuba est libérée de cet esclavage du sucre. En 2002, le gouvernement a décidé de fermer 70 centrales sucrières non rentables, 100 000 travailleurs de l’industrie sucrière ont été reconvertis et les terres affectées à d’autres cultures, vivrières en particulier. Actuellement, les campagnes sucrières n’atteignent pas 2 millions de tonnes. Cela dit, le pays a tout de même relancé la production sucrière suite à la remontée des cours... À suivre, donc.

Cuba possède en outre les deuxièmes réserves mondiales de nickel et se place au cinquième rang comme producteur. Cela dit, le pays est à la merci du cours du nickel, qui a chuté en 2015.
L’île est aussi troisième exportateur mondial d’agrumes avec 1 million de tonnes par an.

Implantations étrangères

Malgré le blocus, environ 300 entreprises étrangères sont implantées à Cuba, avec des capitaux provenant d’une quarantaine de pays. L’Europe demeure un important partenaire commercial de Cuba, mais la Chine et le Venezuela restent des partenaires économiques vitaux de Cuba, notamment pour l’approvisionnement en pétrole.

L’isolement de Cuba est aujourd’hui moins flagrant que par le passé. L’étape parisienne de Raúl Castro, en février 2016, a été l’opportunité, pour le président cubain, de montrer son ouverture (bien relative !). La crise que connaît le Venezuela pousse aussi Cuba à chercher de nouveaux partenaires...

Le niveau de vie

Si le pays a connu une sorte de miniboom économique à l’arrivée de Raúl Castro, notamment grâce au développement du tourisme, le PIB, bien qu’ayant doublé en 10 ans, est encore loin des objectifs du gouvernement.

Lors de la reprise du dialogue entre les États-Unis et Cuba, amorcée en décembre 2014, Barack Obama a annoncé que l’embargo, en vigueur depuis 1962 et condamné depuis longtemps par la france, devait être réexaminé par le Congrès américain. Il souhaiterait voir ce blocus levé avant la fin de son mandat, en 2017.
Toutefois le Congrès, majoritairement républicain, y est en principe opposé. Cela reste cependant un élément déterminant pour faire progresser les relations entre Cuba et les États-Unis. À suivre...

Droits de l'homme

Déplacement de Barack Obama, rencontre historique entre le pape François et le patriarche Cyrille, concert des Rolling Stones, et même un défilé de Chanel en plein cœur de La Havane : de toute évidence, Cuba a montré des signes de changement ces derniers mois.
De fait, le dégel diplomatique avec les États-Unis et la levée progressive de l’embargo, qui se sont accompagnés sur l’île d’une percée significative du secteur privé – quoi qu’encore très limitée et contrôlée – ont apporté une petite bulle d’oxygène au peuple cubain.
Mais les réactions courroucées de Raúl Castro aux critiques sur les Droits de l’homme du président Obama lors de sa visite à Cuba en disent long sur les limites de cette « ouverture ».

Les libertés d’expression et d’information continuent d’être fortement restreintes. En dépit de quelques centaines de libérations « diplomatiques » concernant pour beaucoup des prisonniers de droit commun, au moins 8 600 militants et opposants ont été détenus pour des raisons politiques en 2015 selon la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation. Ces incarcérations « à titre préventif », le plus souvent de courte durée, sont une arme redoutable utilisée par le régime pour bloquer toute velléité de contestation.

Amnesty International dénonce également les « actes de répudiation », sorte de rassemblements « spontanés » organisés devant les domiciles des opposants au régime.

Le contrôle de l’État sur la presse et Internet est par ailleurs toujours strict. La blogueuse Yoani Sánchez (14ymedio, Generación Y), tente pourtant de profiter des rares nouveaux espaces de liberté, comme la possibilité d’obtenir un passeport et de voyager pour les citoyens cubains qui en ont les moyens, pour tenter de faire bouger les lignes. Fervente partisane du rapprochement américano-cubain, elle est souvent jugée trop critique et voit ses blogs régulièrement bloqués.
Quand bien même cette censure serait levée, l’accès à Internet est de toute façon toujours trop cher pour la majorité de la population, même si les progrès dans ce secteur sont rapides, avec accès « libre » à des bornes wifi dans les grandes villes.

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