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![]() CrèteTraditionsFêtes Fêtes nationales Les Grecs ont eu l’excellente idée de se programmer deux fêtes nationales : - le 25 mars : en commémoration de la révolution
de 1821, qui libéra la Grèce de l’occupant turc. Fêtes religieuses Première au hit-parade, la Semaine sainte, traditionnellement plus importante que Noël en Grèce. - La Pâque orthodoxe (to Paskha) : elle peut se
dérouler jusqu’à quatre semaines après la nôtre et beaucoup de commerces sont
fermés. Se renseigner si l’on veut visiter des musées ou des sites touristiques,
car soit ils sont fermés, soit ils fonctionnent au ralenti du jeudi de la Semaine
sainte au lundi de Pâques inclus. Attention aussi, les hôtels sont pris d’assaut
et certains pratiquent des tarifs dignes du plein été. Les grands moments religieux
de cette semaine sont le vendredi soir, la procession de l’épitafios (symbolisant
le linceul du Christ) ; la messe du samedi soir qui se termine aux cris de Christos
Anesti (Christ est ressuscité) et est suivie d’un repas commençant par la
mayiritsa, une soupe d’abats d’agneau et d’œufs battus ; et enfin le
repas dominical (agneau à la broche pour tout le monde). Fêtes locales En se baladant de village en village, l’été, on est à peu près sûr de tomber un soir ou l’autre sur un panigyri (fête locale au singulier ; panigyria au pluriel), donné à date fixe en l’honneur du saint patron du patelin. Ils sont le plus souvent annoncés sur des affiches placardées sur des platanes ou sur les murs avec la photo et le nom du musicien qui animera la soirée. Ceux qui sont friands de ces festivités, en général pas frelatées, peuvent s’amuser à repérer les noms des saints des églises et à chercher quand tombe la fête. On commence bien sagement par une cérémonie religieuse et on finit en général au petit matin de manière beaucoup moins pieuse. Quelques exemples des panigyria crétois (liste non exhaustive, loin de là). - En février : le Carnaval, en particulier à Réthymnon,
à Agii Déka (près de Gortyne) et à Kastelli. Le 15 août est célébré dans de très nombreuses localités (Palékastro, Agia Galini, Anogia...) et dans pas mal de monastères (Moni Odiyitria, près de Matala, Fanéroméni, près de Gournia et près de Sitia, ou encore Gonia, près de Kolimbari). Festivals Qui a dit qu’on venait bronzer idiot en Crète ? Les principales villes proposent un festival en été (Héraklion, Hania, Sitia...). Concerts (avec des pointures grecques), représentations théâtrales, spectacles de danse, etc. Quelques villages aussi proposent des week-ends ou des semaines à vocation culturelle : par exemple, Paléochora (août musical, début août), Anogia (musique et danse la 1re quinzaine d’août). Musique et danse Impossible de se balader en Crète sans voir, placardées sur un mur ou sur un
arbre, des affiches annonçant un concert à l’occasion d’une fête patronale.
En général, on voit la photo d’un lyraridis (joueur de lyra) avec,
à la main, sa lyra, l’instrument phare de la musique crétoise. Parfois,
mais c’est plus rare, c’est un joueur de laouto (sorte de mandoline)
qui tient la vedette. Savoir-vivre Les codes culturels en Crète, ceux du moins auxquels vous aurez affaire en tant que touriste, ne sont pas très nombreux. Pour toute visite de lieux religieux (monastères, églises), il est évidemment recommandé de se vêtir décemment. D’ailleurs, on a déjà vu des touristes se faire chapitrer parce qu’ils étaient torse nu dans un bus. Si on tend vers vous la paume de la main, agressivement, les cinq doigts écartés, c’est que vous avez commis quelque chose de suffisamment grave pour être maudit jusqu’à la cinquième génération. Pas de panique, ce geste est le fruit de l’énervement... Enfin, n’oubliez pas que, dans le sud de l’Europe, pour dire non de la tête, on lève légèrement celle-ci en faisant une sorte de moue alors que pour signifier oui, on l’incline tout aussi légèrement sur le côté. Les valeurs communément partagées sont le philotimo (le sens de l’honneur associé à une certaine fierté), la levendia (le courage) et l’adelphia (la fraternité). L’hospitalité (philoxénia) est également une valeur importante, toujours pratiquée, surtout dans les petits villages de l’intérieur. Il paraît aussi que les Crétois n’aiment pas la critique, surtout venant d’un « étranger » à l’île... Religions Il est facile de s’en rendre compte, dès que l’on a mis le pied en Grèce : la religion orthodoxe est partout. Vous croisez un pope (pappas) en train de faire ses courses ou attablé à la terrasse d’un café, vous tombez, dans un petit village, sur une église flambant neuve (alors qu’à quelques mètres les locaux de l’école publique font pitié...), vous voyez les passagers d’un car se signer au franchissement d’un virage. Autant de signes de l’omniprésence de l’Église, dans les faits comme dans les mentalités. L’idée d’une séparation de l’Église et de l’État est proprement impensable en Grèce : la Constitution de 1975, révisée en 1986, a réaffirmé avec force la place de l’Église au sein de l’État. L’orthodoxie est parfois très agressive car, comme ailleurs, elle nourrit des extrémistes. Les minorités religieuses - catholiques, protestants et musulmans - souffrent de cette agressivité. En tant que touriste, même si vous venez d’un pays catholique, vous ne vous attirerez tout de même pas de remarque à ce sujet. |
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