Archéologie
Comme le reste de la Grèce, la Crète a été - et
est encore - du pain bénit pour les archéologues. Mais l’aventure
archéologique en Crète, celle des grandes découvertes,
a débuté avec une trentaine d’années de retard par
rapport à ce qui se passait en Grèce continentale. En effet, il
a fallu attendre que les Turcs plient bagage et abandonnent le sol crétois
(en 1898) pour que des archéologues s’intéressent de près
et en toute liberté à ce que recelait ce sol, riche de promesses
selon la tradition.
Celle-ci rapportait en effet que l’île avait
été le siège d’une puissante civilisation, antérieure
à celle de Mycènes. Schliemann, le génial découvreur
de Troie et de Mycènes, était venu traîner ses guêtres
du côté d’Héraklion, en 1886, mais sans succès.
Il avait voulu acheter des terres, situées dans les environs d’un
lieu-dit nommé Knossos, parce que Minos Kalokairinos, un riche négociant
en huiles et savons, passionné depuis l’enfance d’archéologie,
y avait découvert de grandes jarres quelques années auparavant. La transaction échoua
; Schliemann mourut mais bientôt un autre
archéologue entrait en lice : l’Anglais Arthur Evans.
Ce dernier
avait commencé par réunir une collection de pierres gravées
trouvées de-ci de-là en Crète, subodorant que les traces
d’écriture annonçaient des découvertes autrement
importantes. Evans réussit à acquérir les terrains convoités,
au nez et à la barbe des Français qui étaient aussi sur
le coup, et les fouilles débutèrent au printemps 1900. En six
campagnes, de 1900 à 1905, l’essentiel du site de Knossos était
mis au jour et le retentissement autour des découvertes d’Evans
lançais véritablement l’archéologie crétoise.
En 1900 également, des archéologues italiens fouillaient dans
la Messara, à Phaistos et Agia Triada. En 1901, c’est une Américaine,
Harriet Boyd-Hawes, qui découvrait Gournia (à l’est d’Agios
Nikolaos) et les Britanniques emboîtaient le pas en s’attaquant
en 1902 aux sites de l’extrême Est (Palékastro). Les Grecs,
à qui semblaient ne rester que des sites secondaires, se rattrapaient
bientôt avec Mallia. En 1921, le découvreur de Mallia, Joseph Hatzidakis,
dut abandonner la partie à Mallia justement, et confier son site à
l’Ecole Française d’Athènes, qui le fouille toujours.
Aujourd’hui, si l’on ne fait plus de découvertes majeures
spectaculaires (les plus importantes datent de 1961-62 à Zakros, à
l’extrême est de l’île, avec la découverte du quatrième grand palais minoen par l’archéologue grec Nikolaos Platon,
et de 1976, à Kommos, près de Matala, où le port de Phaistos
a été exhumé des sables), on continue néanmoins
à progresser dans la connaissance des sites : à Mallia, un nouveau
quartier a été découvert entre 1988 et 1993.
Chaque pays
garde jalousement son pré carré, chaque école d’archéologie
exploitant son ou ses site(s) et communiquant plus ou moins bien (voire pas
du tout !) au grand public les résultats des recherches.
Plus de renseignements,
on peut consulter le site de l’École britannique ou celui de l’École française.
Musées et sites archéologiques
La plupart des sites et des musées sont gratuits pour les étudiants
de l’Union européenne, sur présentation de la carte
d’étudiant internationale, pour les jeunes de moins de 18 ans (souvent la carte nationale suffit),
et pour les professeurs d’études classiques, d’archéologie
et d’histoire de l’Union européenne, également sur
justification de leur profession. Selon l’importance du site, le billet
(plein tarif) coûte de 2 à 6 €.
Hors saison, on peut parfois bénéficier de la gratuité
pour tous les musées et sites :
- le dimanche entre le 1er novembre et le 31 mars, ainsi que le premier dimanche
des mois de mai, juin et octobre ;
- les 25 mars et 28 octobre (fêtes nationales, mais très peu de
sites et musées, à l’exception de quelques structures privées,
restent ouverts ces jours-là) ;
- le 6 mars (en mémoire de Mélina Mercouri) ;
- le 18 avril (journée nationale des Monuments) ;
- le 18 mai (journée internationale des Musées) ;
- le 5 juin (journée de l’Environnement) ;
- le dernier week-end de septembre (journées du Patrimoine).
Horaires
- Les horaires sont susceptibles de varier assez souvent et parfois
sans raison.
- Si vous voulez filmer, une taxe (chère)
vous sera demandée. Consultez les catalogues à l'entrée,
pour juger si cela vaut le coup. Des surveillants en civil vérifient si
vous êtes en règle.
- Les lève-tôt seront récompensés : Knossos, à l'ouverture, c'est mieux. Dès 10 h, c'est l'enfer.
- Exceptions aux horaires de fermeture : méfiez-vous
de la Pâque orthodoxe : le dimanche, tous les sites sont fermés. 50
jours plus tard, la Pentecôte et rebelote. Autres jours de fermeture :
le 1er janvier, le 25 mars, le 1er mai, les 25 et 26 décembre. Le
vendredi de Pâques, les sites ne sont généralement ouverts que le
matin, en revanche c'est l'inverse le jeudi de Pâques (ouverture
l'après-midi). Le 6 janvier, le jour des Cendres, les samedi et lundi
de Pâques, le lundi de Pentecôte, le 15 août et le 28 octobre, sites et
musées devraient en principe être ouverts, mais moins longtemps qu'un
jour ouvrable normal ; le 2 janvier, le dernier samedi de Carnaval, la
veille de Noël et du 1er janvier, sites et musées ne sont ouverts que
le matin. Le plus prudent est de vérifier sur place.