Les Grecs ont deux fêtes nationales
pour deux évènements cruciaux de leur histoire.
- Le 25 mars : commémoration
de la révolution de 1821 qui libéra la Grèce de l'occupant turc.
- Le 28 octobre
: célèbre le refus de l'ultimatum italien en 1940.
Ces deux fêtes sont
l’occasion de grands défilés.
Karaghiozis
Karaghiozis est un spectacle de théâtre d'ombres du nom que son (anti-)héros
éponyme, Karaghiozis (« Yeux noirs »). Dans ce spectacle populaire, les figurines articulées sont animées
par un « montreur d'ombres » qui les fait bouger devant un écran blanc
éclairé.
Karaghiozis est un Grec toujours affamé, vivant misérablement dans
sa cahute, avec une ribambelle de gamins turbulents, alors que le pacha turc
a un sérail luxueux. Heureusement, il est ingénieux et a un grand bras qui lui
permet de se défendre.
D'autres personnages gravitent autour de Karaghiozis :
Barba Yorghos, un solide montagnard, Nionios, un lettré caricaturé
pour sa préciosité, Morfionos le bellâtre et même Alexandre le Grand...
Ce spectacle fait profondément partie de la culture grecque et réjouit les adultes comme les enfants. Mais il est aussi à classer dans les chefs-d'œuvre
en péril, car les « montreurs d’ombres » se font de plus en plus rares.
Peu de jeunes sont formés et les anciens disparaissent. Il existe encore quelques professionnels ambulants qui exercent cet art.
Vie nocturne
Discothèques
Athènes dispose d'une infrastructure importante et très complète en ce qui concerne la vie nocturne. Les discothèques connaissent les ambiances les plus
cool qui soient. Les consommations sont servies à des tarifs un rien moins élevés que chez nous. Ne vous étonnez pas si, parfois, on interdit l'entrée dans les boîtes
de nuit aux garçons « non accompagnés » : c'est la règle. Elle
a été instaurée afin d'éviter un déséquilibre trop flagrant entre le nombre
de filles et de garçons, à la suite de l'intérêt un peu trop vif montré par
les teenagers grecs envers les midinettes suédoises ou françaises.
Gazi est le quartier à la mode pour les athéniens fêtards et noctambules. L'animation y est assurée par les nombreux cafés, restos et boîtes qui se sont ouverts sur odos
Perséphonis ou Iéra Odos et de l'autre côté de Piréos, sur odos Ierofandon et
Iraklidon. Souvent bien chers...
Les tavernes
Les orchestres de danses traditionnelles font vivre intensément les tavernes
jusqu'à l'aube, et les fêtes et festivals en tout genre prolifèrent. Les tavernes
sont des lieux où l'on danse, chante, boit, et casse des assiettes (coutume
grecque qui, malheureusement, coûte de plus en plus cher). On vous imposera souvent de commander une assiette de fruits pour
avoir droit à quelques gouttes d'ouzo dans un dé à coudre...
Le rébétiko
Ce blues grec fait de
chansons de mauvais garçons des faubourgs, à la voix rauque, sont devenues à
la mode dans les années 1950-1960 avant de connaître un certain déclin. Mais les années héroïques du rébétiko sont les années 1920-1940.
Dans sa forme la plus pure, le rébétiko est typiquement une musique pour raconter
de courtes histoires et exprimer des sentiments. D'origine très populaire, il a d'abord été chanté clandestinement. Les premières chansons étaient souvent une manière satirique de relater les histoires tirées de la vie des chanteurs exprimant leur détresse.
Le rébétiko populaire introduit
l'instrument et le chanteur solo. Les principaux instruments sont le bouzouki
(qui appartient à la famille des luths, et qui a souvent 8 cordes métalliques montées par paires) et le baghlamas (petit bouzouki de 40 ou 60 cm, qui fut l'instrument préféré des prisonniers qui le cachaient).
Le rébétiko s’accompagne
de trois danses principales, notamment le zeibékiko, considéré comme LA danse
du rébétiko. Il est dansé par un homme seul qui exécute des figures acrobatiques
circulaires. Les deux autres sont le hassapikos, dansé par trois hommes
qui se tiennent par l'épaule, et le tsiftétéli, une manière orientalisante et moderne de danser pour les femmes.
Shopping
En règle générale, les souvenirs sont relativement chers à Athènes car ils
sont fabriqués principalement pour les touristes. Il faut faire attention aux
prix affichés dans certains magasins, car ils changent parfois à la caisse.
Parmi les objets d'artisanat, on trouvera des tapis, des sacs tissés à la main, des
poteries et des céramiques, des étoffes, etc. Ramenez un komboloï, une sorte
de chapelet que l'on égrène pour s'occuper les doigts et qui est peut-être le
plus vieux gadget au monde. Bien entendu, avec 140 millions d’oliviers en Grèce,
on vous incite aussi à ramener de l’huile d'olive. N’oubliez pas non plus, dans
les spécialités gastronomiques, le miel de thym et l’ouzo, un alcool
proche du pastis.
Les musées
Le Musée archéologique national
C’est l'un des musées les plus célèbres de Grèce, qui s'étend aujourd’hui dans un cadre totalement
rénové. Magnifiques collections de sculptures, céramiques et poteries de la
Grèce antique. Impossible de donner une vision exhaustive des richesses de ce
musée.
La salle 4 abrite des masques en or dont le célèbre masque d'Agamemnon, découvert à Mycènes. C’est en fait le masque
mortuaire d'un roi mycénien. Cette découverte ne doit pas faire oublier la richesse des autres vitrines, notamment la tête de femme provenant de Mycènes et les tablettes découvertes à Pylos.
On trouve aussi des sculptures des VIIIe au VIe siècles av. J.-C., qui permettent de voir l'évolution de la représentation des jeunes hommes, mais aussi le Poséidon de l'Artémision (une magnifique statue de bronze qui représente le dieu de la mer brandissant son trident), des monuments funéraires, le cheval et le jockey de l'Artémision (une superbe œuvre en bronze), la statue en bronze d'un éphèbe (trouvée au large de Marathon et attribuée à Praxitèle), et celle de Persée (trouvée dans un bateau naufragé au large d'Anticythère), enfin des œuvres de la période hellénistique.
Le musée Bénaki
Installé dans un ancien hôtel particulier ayant appartenu à Antonis Benaki,
un riche Cairote d'origine grecque qui passa sa vie à collectionner les œuvres
d'art, ce musée propose un vaste panorama de l'hellénisme depuis l'âge du bronze
jusqu'à la Grèce contemporaine.
Au rez-de-chaussée, on peut voir des armes en bronze, des bijoux, de la poterie « géométrique »,
de délicats petits bronzes, des casques rares de la période archaïque (VIe siècle
av. J.-C.), des figurines de terre cuite, de remarquables bijoux en or (IIIe siècle
av. J.-C.), notamment les couronnes de laurier, et des ceintures. Admirables
tissus coptes. Peignes en ivoire, peintures funéraires du Fayoum, meubles sculptés,
icônes, très belle porte sculptée de sanctuaire venant d'Épire et figurant l'Annonciation.
La nouvelle aile abrite les œuvres de la période
chrétienne et byzantine, dont une mosaïque représentant la Vierge (seul fragment
sauvé des décorations murales d'un monastère de Constantinople) datant du Xe siècle,
et deux icônes du Gréco.
Le 1er étage est essentiellement consacré
à la Grèce sous l'occupation turque ou vénitienne. Nombreux vêtements,
dont un étonnant tissu brodé de Rhodes. Deux salles de réceptions provenant
de maisons seigneuriales de Kozani en Macédoine et datant du XVIIIe siècle
ont été reconstituées. Nombreuses aquarelles représentant des vues d'Athènes par des artistes étrangers.
Les 2e et 3e étages sont consacrés
à la Grèce soulevée contre les Turcs, puis devenue indépendante. Nombreux objets
ayant appartenu à des combattants, dont la lunette de Laskarina Bouboulina,
Enfin, les 2e et 3e étages sont l'héroïne de Spetsès, qu'elle utilisa sur son bateau, l'Agamemnon, pendant
le siège de Nauplie en 1822-1823. Photo de Vénizélos avec un général français
en 1918. Des documents concernant de grandes figures de la littérature
grecque contemporaine (Séféris, Elytis) complètent le panorama.
Le musée des Cyclades et de l'Art grec
ancien
Abrité dans un très bel édifice de verre et de marbre blanc, ce remarquable
musée se consacre à l’art dans l’archipel des Cyclades (IVe et IIIe millénaire
avant J.-C.). C'est un indispensable complément au musée Bénaki.
Le rez-de-chaussée dresse une introduction à l'art cycladique au IIIe millénaire av. J.-C.
Puis le 1er étage dévoile une collection
superbement mise en valeur de 230 œuvres. Les sculptures des Cyclades (Syros,
Amorgos et les Petites Cyclades), appelées « idoles », présentent
des formes modernes étonnantes. L’une d’elles mesure 1,40 m de haut. On
distingue trois périodes : les figures dites « schématiques »
(corps humain au modelé très rudimentaire), les figurines féminines en forme
de « violon », et enfin, les plus mystérieuses, celles dites « type
de Plastiras ».
On peut aussi voir de nombreuses poteries et lames en
bronze, des plats et de la vaisselle étonnamment design. Voir en particulier l’étonnante
pièce en marbre, d'un seul bloc, comportant une rangée de pigeons.
Le 2e
étage est consacré à l’art grec ancien. Bas-reliefs figurant des banquets, verrerie
phénicienne (IIIe siècle av. J.-C.), ravissants tanagras,
vaisselle de table en bronze d'Askos (IIe siècle av. J.-C.),
amphores et cratères décorés, objets en bronze du Luristan, etc.
Le 3e étage abrite une collection numismatique ou des expositions temporaires, et le quatrième étage la collection
Politis avec terres cuites, poteries, figures, kylix (calice) en bronze,
armes et casques, cratères joliment décorés. C'est intéressant, mais ces étages soutiennent difficilement la comparaison avec le 1er.
Les plages
Difficile d'émettre un jugement général tellement il en existe des genres différents. Question propreté, il y a des progrès mais à côté des plages équipées en poubelles, combien en manquent encore cruellement ? Il n'est parfois pas inutile, sur des criques peu fréquentées, d'arriver avec son sac poubelle et de faire le ménage...
Officiellement, la quasi-totalité des eaux de baignade sont propres. Au total, 383 plages se sont vu décerner la fameux pavillon bleu (en grec, galazio siméo), ce qui constitue presque un cinquième des plages d'Europe récompensées, mais elles se répartissent de manière très inégale. Il y en a assez peu dans les Cyclades. Il semble que dans certains coins, on ne fasse pas les démarches (ou les efforts) nécessaires pour l'obtention de ce pavillon.
On peut voir la liste complète des plages recensées sur le site Internet : www.eepf.gr.