Fêtes, festivals et manifestations
Fêtes nationales
Les Grecs ont deux fêtes nationales
pour deux évènements cruciaux de leur histoire.
- Le 25 mars : commémoration
de la révolution de 1821 qui libéra la Grèce de l'occupant turc.
- Le 28 octobre
: célèbre le refus de l'ultimatum italien en 1940.
Ces deux fêtes sont
l’occasion de grands défilés.
Fêtes religieuses
- La Semaine sainte : elle est traditionnellement plus importante
que Noël en Grèce.
- La Pâque grecque (to Paskha) : les musées ou autres
sites touristiques sont fermés ou fonctionnent au ralenti du jeudi de la Semaine
sainte au lundi de Pâques inclus. Les hôtels sont pris d'assaut et pratiquent
bien souvent des tarifs très élevés. Les grands moments religieux de cette semaine
sont, le vendredi soir, la procession de l'épitafios (symbolisant le linceul du Christ), la messe du samedi
soir qui se termine aux cris de Christos Anesti (« Christ est ressuscité ») et qui est suivie d'un
repas commençant par la mayiritsa, une soupe d'abats d'agneau et d'œufs
battus, et enfin le repas dominical avec agneau à la broche pour tout le monde.
- Le lundi de Pentecôte orthodoxe : 50 jours après Pâques.
- Le jeudi de l'Ascension : grande fête religieuse.
- Le 15 août : l'autre grande célébration religieuse après Pâques. On parle de la Dormition (en grec, Kimissis) de la Vierge, et non de l'Assomption.
Karaghiozis
Si vous tombez, par chance, sur un spectacle de théâtre d’ombres, appelé Karaghiozis
(Yeux noirs) du nom de son (anti-)héros, ne rebroussez
pas chemin, même si vous ne comprenez pas deux mots de grec.
Ce spectacle populaire
est né en Chine, dit-on, et a traversé toute l’Asie jusqu’en Turquie, où les
Grecs se le sont approprié.
Les figurines articulées (en peau de veau transparent)
sont animées par un « montreur d’ombres » qui les fait bouger devant un écran
blanc éclairé (les spectacles sont le plus souvent nocturnes). Karaghiozis est
un Grec toujours affamé, vivant misérablement dans sa cahute, avec une ribambelle
de gamins turbulents alors que le pacha (turc évidemment) a un sérail luxueux.
Heureusement, il est ingénieux et a un grand bras qui lui permet de se défendre.
À
classer dans les chefs-d'œuvre en péril, malheureusement. Même si ce
spectacle fait profondément partie de la culture grecque et réjouit les
adultes tout autant que les enfants, les autorités culturelles n'ont
rien fait pour le sauver.
Il existe encore quelques
professionnels ambulants ainsi que quelques lieux athéniens, sans
parler du musée qui lui est consacré à Maroussi.
Musées
Le musée Bénaki d'art islamique
Installé dans un ancien hôtel particulier ayant appartenu à Antonis Benaki,
un riche Cairote d'origine grecque qui passa sa vie à collectionner les œuvres
d'art, ce musée propose un vaste panorama de l'hellénisme depuis l'âge du bronze
jusqu'à la Grèce contemporaine.
- Au rez-de-chaussée, on peut voir des armes en bronze, des bijoux, de la poterie « géométrique »,
de délicats petits bronzes, des casques rares de la période archaïque (VIe siècle
av. J.-C.), des figurines de terre cuite, de remarquables bijoux en or (IIIe siècle
av. J.-C.), notamment les couronnes de laurier, et des ceintures. Admirables
tissus coptes. Peignes en ivoire, peintures funéraires du Fayoum, meubles sculptés,
icônes, très belle porte sculptée de sanctuaire venant d'Épire et figurant l'Annonciation.
- La nouvelle aile abrite les œuvres de la période
chrétienne et byzantine, dont une mosaïque représentant la Vierge (seul fragment
sauvé des décorations murales d'un monastère de Constantinople) datant du Xe siècle,
et deux icônes du Gréco.
- Le 1er étage est essentiellement consacré
à la Grèce sous l'occupation turque ou vénitienne. Nombreux vêtements,
dont un étonnant tissu brodé de Rhodes. Deux salles de réceptions provenant
de maisons seigneuriales de Kozani en Macédoine et datant du XVIIIe siècle
ont été reconstituées. Nombreuses aquarelles représentant des vues d'Athènes par des artistes étrangers.
- Les 2e et 3e étages sont consacrés
à la Grèce soulevée contre les Turcs, puis devenue indépendante. Nombreux objets
ayant appartenu à des combattants, dont la lunette de Laskarina Bouboulina,
Enfin, les 2e et 3e étages sont l'héroïne de Spetsès, qu'elle utilisa sur son bateau, l'Agamemnon, pendant
le siège de Nauplie en 1822-1823. Photo de Vénizélos avec un général français
en 1918. Des documents concernant de grandes figures de la littérature
grecque contemporaine (Séféris, Elytis) complètent le panorama.
Internet : www.benaki.gr.
Le Musée archéologique national
Impossible, évidemment, de donner une vision exhaustive des richesses de ce musée (11 690 pièces exposées) : on vous conseille, si vous voulez le visiter dans une perspective chronologique, de commencer par les trois salles situées face à l'entrée, puis de revenir dans l'entrée et faire le tour du musée dans le sens des aiguilles d'une montre, quand on regarde le plan des salles.
On y trouve des masques dont celui d'Agamemnon, des poteries attiques et mycéniennes, des pièces des périodes néolithiques et de la civilisation cycladique, des statues de dieux datant de la période classique, des monuments funéraires, des bronzes, mais aussi des œuvres de la période hellénistique, des collections égyptiennes et une pièce consacrée aux fresques découvertes à Akrotiri, à Santorin.
Le musée des Cyclades et de l'Art grec
ancien
Abrité dans un très bel édifice de verre et de marbre blanc, ce remarquable
musée se consacre à l’art dans l’archipel des Cyclades (IVe et IIIe millénaire
avant J.-C.). C'est un indispensable complément au musée Bénaki.
Le rez-de-chaussée dresse une introduction à l'art cycladique au IIIe millénaire av. J.-C.
Puis le 1er étage dévoile une collection
superbement mise en valeur de 230 œuvres. Les sculptures des Cyclades (Syros,
Amorgos et les Petites Cyclades), appelées « idoles », présentent
des formes modernes étonnantes. L’une d’elles mesure 1,40 m de haut. On
distingue trois périodes : les figures dites « schématiques »
(corps humain au modelé très rudimentaire), les figurines féminines en forme
de « violon », et enfin, les plus mystérieuses, celles dites « type
de Plastiras ».
On peut aussi voir de nombreuses poteries et lames en
bronze, des plats et de la vaisselle étonnamment design. Voir en particulier l’étonnante
pièce en marbre, d'un seul bloc, comportant une rangée de pigeons.
Le 2e
étage est consacré à l’art grec ancien. Bas-reliefs figurant des banquets, verrerie
phénicienne (IIIe siècle av. J.-C.), ravissants tanagras,
vaisselle de table en bronze d'Askos (IIe siècle av. J.-C.),
amphores et cratères décorés, objets en bronze du Luristan, etc.
Le 3e étage abrite une collection numismatique ou des expositions temporaires, et le quatrième étage la collection
Politis avec terres cuites, poteries, figures, kylix (calice) en bronze,
armes et casques, cratères joliment décorés. C'est intéressant, mais ces étages soutiennent difficilement la comparaison avec le 1er.
Internet : www.cycladic-m.gr.
Plages
Les plages aménagées sont payantes pour la plupart (4 à 5 € minimum), bondées et, en prime, embouteillages à prévoir... Si vous êtes tenté, rendez-vous sur la côte au sud du Pirée, à Voula, Vouliagméni (bus au départ de Syndagma) ou Varkiza (quelques criques sympas, appelées Limaniakia).
Plus haut, à Elliniko, le maire a fait une grève de la faim au printemps 2007 pour obtenir que des plages de sa ville soient rendues au public. Il a obtenu gain de cause.
Sur la côte est de l'Attique, vous pouvez essayer du côté de Loutsa, près de Rafina, ou de Schinias, près de Marathon. La plage de Schinias, appelée aussi plage de Marathon, bordée de pins, vaut le coup si l'on aime la planche à voile ou si on plante la tente au camping Ramnous qui n'est pas mal et pas si loin de l'aéroport.
Shopping
Parmi les objets d'artisanat, on trouvera des tapis, des sacs tissés à la main, des
poteries et des céramiques, des étoffes, etc. Ramenez un komboloï, une sorte
de chapelet que l'on égrène pour s'occuper les doigts et qui est peut-être le
plus vieux gadget au monde. Bien entendu, avec 140 millions d’oliviers en Grèce,
on vous incite aussi à ramener de l’huile d'olive. N’oubliez pas non plus, dans
les spécialités gastronomiques, le miel de thym et l’ouzo, un alcool
proche du pastis.
À Athènes, on trouve aussi de nombreux marchands d'antiquités (plus ou moins récentes) et de souvenirs divers dans Plaka.
En règle générale, les souvenirs sont relativement chers à Athènes car ils
sont fabriqués principalement pour les touristes. Il faut faire attention aux
prix affichés dans certains magasins, car ils changent parfois à la caisse.
Même
si vous possédez quelques rudiments d'anglais, parlez en français aux
commerçants. On pourrait vous prendre pour un Américain... Et une telle
confusion se révélerait très néfaste pour votre portefeuille.
Enfin, n'hésitez pas à marchander.
Vie nocturne
En raison peut-être de leur expérience touristique, les principales
villes grecques, et tout particulièrement Athènes, disposent d'une
infrastructure importante et très complète pour ce qui est de la vie
nocturne.
Les discothèques
Les discothèques connaissent les ambiances les plus cool qui soient.
Les orchestres de danse traditionnelle font vivre intensément les
tavernes jusqu'à l'aube, et les fêtes et festivals en tous genres
prolifèrent.
Dans les discothèques, les consommations sont servies
à des tarifs un rien moins élevés qu'en France. Parfois, on interdit
l'entrée des boîtes de nuit aux garçons « non accompagnés ».
Les tavernes
Certaines tavernes, qu'on appelle bouzoukia, sont des lieux où l'on
danse, chante, boit, et casse des assiettes (« coutume » grecque qui,
malheureusement, coûte de plus en plus cher).
La plupart n'ont plus grand-chose
d'authentique. Souvent, on vous imposera de commander une assiette de
fruits pour avoir droit à
quelques gouttes d'ouzo dans un dé à coudre. L'idéal est, bien sûr, de
vous faire accompagner par un ami grec qui vous mènera dans les
vieilles tavernes fréquentées par les Grecs.
Où danser à Athènes ?
En été, la plupart des boîtes athéniennes se déplacent en bord de mer, vers Glyfada, entre Alimos et Voula.
Le week-end, compter environ 15 € l'entrée (donnant droit à une boisson). Moins cher en semaine, mais plus cher quand les guest DJs qui officient sont de grosses pointures. La plupart des discos font aussi resto.
On
peut se rendre du centre d'Athènes à Glyfada en tramway (et rentrer par
le même moyen de transport puisque le tram fonctionne 24 h/24). La
ligne Athènes-Glyfada a été prolongée jusqu'à Voula. Dans le centre,
signalons tout de même le Lava Bore (25 odos Filleninon ; ouvert de 22 h à 5 h).