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Carte d'identité Arménie

- Superficie : 29 743 km². Le Haut-Karabakh, arraché par l’armée arménienne au contrôle azerbaïdjanais en 1994, forme depuis une république autoproclamée non reconnue par la communauté internationale, étendue sur environ 10 700 km².
- Population : 3,2 millions d'habitants (estimation 2011), dont près de 40 % vit à Erevan et ses environs, et près de 150 000 (5,6 %) au Karabakh. La diaspora compte environ 10 millions de personnes !
- Capitale : Erevan.
- Régime : république parlementaire. On peut éventuellement parler de démocratie (pour la façade), et plus certainement d’oligarchie.
- Chef de l’État : Serge Sargsian (depuis avril 2008).
- Chef du gouvernement : Tigran Sargsian (depuis avril 2008 ; n’a aucun lien de parenté avec le président !).
- Monnaie : dram.
- Ethnies : si le Caucase fait figure de mosaïque ethnique, l’Arménie présente un visage très unitaire. Environ 97 % de ses habitants sont arméniens et orthodoxes. Les minorités grecque et russe ont fondu comme neige au soleil depuis l’indépendance, tandis que les Azéris, jadis nombreux (400 000), sont tous partis dans le sillage de la guerre au Haut-Karabakh. A contrario, les 300 000 Arméniens vivant en Azerbaïdjan ont été « rapatriés ». Restent les Yézidis, un peuple d’ascendance kurde pratiquant une religion solaire, proche du zoroastrisme perse. Pour beaucoup éleveurs, ils seraient environ 80 000.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les monastères de Haghbat et de Sanahin (1996) ; la cathédrale et les églises d'Etchmiadzine et le site archéologique de Zvarnotz (2000) ; le monastère de Gherart et la Haute vallée de l'Azat (2000).

Économie

Après la période noire qui suivit l'effondrement de l'Union soviétique et la coûteuse guerre avec l'Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh, l’Arménie a dû tout reconstruire (industries, voies de communication...). Elle a même retrouvé le chemin de la croissance, affichant plus de 13 % de croissance en 2008 !
Ce chiffre montre surtout à quel point le pays était tombé bas. Ce qu’il ne dit pas, ce sont les inégalités criantes entre les Arméniens. Une part importante de la population vit sous le seuil de pauvreté, tandis qu’une vingtaine de familles s’enrichissent démesurément en contrôlant les importations. Cette oligarchie s’est partagé le butin avec la bénédiction du pouvoir. Quelques-uns font fortune au dépend de tous, empêchant l’émergence de PME et faisant oublier la nécessité des exportations - bien faibles en dehors de quelques ressources minières (elles-mêmes objets d’un monopole !).
La corruption est le corollaire naturel de ce système.
La dépendance énergétique du pays est un autre problème. Les autorités ont dû rouvrir en 1995 une partie de la centrale nucléaire soviétique de Metsamor, fermée après le séisme de 1988. Elle fournit aujourd’hui 40 % de l’électricité du pays. Beaucoup d’automobilistes adaptent leurs moteurs à essence pour en faire des moteurs à gaz.
Pour le reste, l’économie bénéficie d’une importante aide internationale venue des États-Unis, et des fonds transférés par la diaspora.



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