Québec : le Charlevoix ou la magie de l’hiver

Québec : le Charlevoix ou la magie de l’hiver
Paysage du Charlevoix © Aurélie Michel

S’étendant le long du Saint-Laurent entre la ville de Québec et le fjord du Saguenay, le Charlevoix compte parmi les plus belles régions de la Belle Province. Désigné réserve mondiale de la biosphère par l’Unesco, le Charlevoix offre au visiteur de splendides grands espaces naturels protégés, recouverts d’un manteau blanc immaculé en hiver. Mais c’est aussi une destination gastronomique et culturelle de premier choix au Canada. Un véritable coup de cœur pour ce coin du Québec, qui a vu naître le Cirque du Soleil et où l’on peut skier avec vue sur le Saint-Laurent. Magique !

Le Charlevoix, l’atout séduction du Québec

Le Charlevoix, l’atout séduction du Québec
Sur les bords du Saint-Laurent © Aurélie Michel

Situé au nord-est de la ville de Québec, le Charlevoix s’étend du village de Petite-Rivière-Saint-François à l’embouchure du Saguenay. Il s’agit de la plus petite des vingt-deux régions touristiques du Québec. Et pourtant, quelle grandeur ! En toute saison, elle vit au rythme des grands espaces.

D’un côté, le fleuve Saint-Laurent, si large qu’on le confond au premier regard avec un lac, voire une mer. De l’autre, une multitude d’espaces naturels : deux très beaux parcs nationaux, une grande réserve faunique et, bien sûr, le massif de Charlevoix. La région a d’ailleurs été désignée réserve mondiale de la biosphère par l'Unesco en 1988. Un paysage façonné, il y a 400 millions d’années, par l’impact d’une météorite de 4,5 km de diamètre.

Raquettes à neige en Charlevoix © Aurélie Michel

L’hiver, le Charlevoix se recouvre de blanc : il tombe environ 5 m de neige par an et les températures négatives font partie du quotidien, de décembre à mars. Mais ce n’est pas le froid qui arrête les Québécois, loin de là ! « Il n’y a pas de mauvaise température, il n’y a que des gens avec les mauvais vêtements » qu’ils disent !

Au contraire, en hiver, la région devient pour eux – et pour nous – un véritable terrain de jeux : balades en raquettes, ski alpin et ski de fond, chiens de traîneaux, patinage, motoneige… ils trouvent mille façons de s’occuper. Et pas que dans la nature : la région de Charlevoix s’impose aussi comme une destination gastronomique et culturelle.

Quelques villes viennent ponctuer cette nature immaculée. Au bord du fleuve, on fait notamment halte à Baie-Saint-Paul et à La Malbaie. La première est un véritable paradis d’artistes, qui a vu naître le célèbre Cirque du Soleil. La seconde, le berceau de la villégiature au Canada… Les deux sont reliées par l’une des plus belles routes panoramiques du Québec : la Route du Fleuve (58 km). D’ailleurs, il est l’heure pour nous de prendre la voiture. Allez, en char tout le monde !

Baie-Saint-Paul, capitale artistique du Charlevoix

Baie-Saint-Paul, capitale artistique du Charlevoix
Rue Saint-Jean-Baptiste à Baie-Saint-Paul © Aurélie Michel

Pour rejoindre la région de Charlevoix au départ de Québec, on emprunte la 138. Longue de 1 416 km – elle commence à la frontière de l’État de New York – c’est l’une des plus anciennes routes du Canada. 90 km plus tard, on atteint Petite-Rivière-Saint-François, porte d’entrée de la région de Charlevoix. 20 de plus et nous voilà à Baie-Saint-Paul.

Attachante, cette jolie ville aux maisons colorées compte quelque 7 000 habitants. Parmi eux, de nombreux « Tremblay » et « Simard », noms des premiers colons arrivés ici vers 1678. Encore aujourd’hui, ils représentent un tiers de la population locale. Dans la rue Saint-Joseph, l’une des plus anciennes de la ville, on admire des maisons à toit mansardé plusieurs fois centenaires, ou encore la maison de Charles Tremblay, d’inspiration coloniale américaine (1935).

Maison Mère à Baie-Saint-Paul © Aurélie Michel

Au loin, on aperçoit trois jolis clochés argentés. Ceux de l’ancien couvent ! Car impossible de parler de Baie-Saint-Paul sans évoquer les Petites Franciscaines de Marie, une importante communauté de sœurs. Originaire de Worcester (Massachusetts), elles sont arrivées en 1891 et ont beaucoup œuvré pour la ville : elles ont aidé – et aident encore – de nombreuses personnes en difficultés : orphelins, personnes atteintes de déficiences, personnes âgées, malades…

 Elles ont déménagé en 2016 et cédé l’ancien couvent à la municipalité. Désormais appelé « Maison Mère », il a été repensé par l’architecte Pierre Thibault et reconverti en lieu de création et d’innovation. On y trouve un café, un espace de coworking, un jardin, des ateliers d’artistes et un parcours muséal. Il faut absolument jeter un œil à la chapelle du Sacré-Cœur, une merveille.

 Dans la même rue (Ambroise Fafard), on tombe sur un grand musée d’Art contemporain (MACBSP). Plutôt improbable : rares sont les petites communautés à prendre ainsi un virage contemporain. Pourtant, pas étonnant : Baie-Saint-Paul est pour ainsi dire l’un des cœurs de la culture québécoise actuelle…

Le Québec des artistes

Le Québec des artistes
Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul © Aurélie Michel

Au début du 20e siècle, les magnifiques paysages de Charlevoix ont attiré les artistes des grandes villes : le peintre montréalais Clarence Gagnon, les deux artistes ontariens Daly et George Pepper… D’abord venus faire du pleinairisme, beaucoup ont fini par s’installer, comme René Richard. Au fil du temps, Baie-Saint-Paul est donc devenue un petit paradis pour artistes.

Et pas seulement des peintres ! Dans les années 80, c’est à Baie-Saint-Paul qu’est né le Cirque du Soleil. Il s’agissait au départ d’une petite troupe d’artistes, « Les échassiers de Baie-Saint-Paul », fondée par Gilles Ste-Croix, Guy Laliberté et Daniel Gauthier, qui aimaient se réunir au bistro-resto le Mouton Noir.

À la même époque, un Centre d’art (l’actuel musée d’art contemporain) voit le jour sous l’impulsion de Françoise Labbé. C’est aussi elle qui, en 1982, organisera la toute première édition du Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Un incontournable, encore aujourd’hui : tous les ans, durant le mois d’août, ce grand rendez-vous réunit une dizaine d’artistes québécois et internationaux. Certaines œuvres créées durant le Symposium sont visibles toute l’année au Musée d’art contemporain, considéré comme un musée d’importance à l’échelle nationale.

S’en est suivi le boom des galeries d’art. On dit que Baie-Saint-Paul est la ville qui en compte le plus par habitant, au Canada ! Elles sont une trentaine, concentrées dans la rue principale, Saint-Jean-Baptiste. Dans la galerie Iris, on retrouve les œuvres de nombreux artistes contemporains réputés au Québec. Certains habitent la région, comme Guy Paquet ou Jean-François Racine, surnommé le « peintre-skieur » !

Le Massif de Charlevoix : ski avec vue sur le Saint-Laurent

Le Massif de Charlevoix : ski avec vue sur le Saint-Laurent
Ski dans le Charlevoix © Aurélie Michel

Le Québec compte 70 stations de ski, réparties entre les massifs des Appalaches et des Laurentides. Deux d’entre elles se trouvent dans la région de Charlevoix : Mont Grand-Fonds à la Malbaie et le Massif de Charlevoix à Petite-Rivière-Saint-François (qui, pour l’anecdote, appartient à Daniel Gauthier, cofondateur du Cirque du Soleil).

En route pour ce dernier : il culmine à 806 m, soit le plus haut dénivelé à l'est des Rocheuses canadiennes. Il offre aux amateurs de glisse 52 pistes, 40 hectares de ski hors-piste, 27 km de sentiers pour le ski de fond et une piste de luge de 7,5 km !

Bottes, tuque, planche à neige : hop, direction la gondole ou la chaise ! Oups, pardon, voici la traduction : « mettez vos chaussures de ski et votre bonnet, prenez vos skis, on s’en va prendre la télécabine ou le télésiège ». Ensuite, il est temps de dévaler les pentes. Et quelles pentes ! Bordées de sapins, toutes semblent plonger dans les eaux du majestueux fleuve Saint-Laurent. Du « ski avec vue »…

Jean-François Racine © Aurélie Michel

Sur le bord d’une piste, un peintre a installé sa toile sur un chevalet de fortune : ses skis. Mais, c’est le fameux Jean-François Racine ! Il est justement venu inaugurer une nouvelle piste, créée pour l’arrivée du Club Med, prévue pour décembre 2020. Même après des années, l’artiste s’émerveille encore devant le fleuve et le « slush », nom donné à la glace concassée qui recouvre la surface.

En parlant de ça… il serait fort dommage de ne pas s’adonner aux joies du spa nordique en pleine nature, symbole de l’art de vivre à la québécoise. On alterne le chaud (spa finlandais, bassin extérieur à 40 degrés…) et le froid (bassin extérieur à 12 degrés, fontaine à neige…) et on ressort de là tout détendu. Le spa nordique de l’hôtel Le Germain, à Baie-Saint-Paul, promet une expérience hors du temps, en pleine nature… magique quand tout est recouvert de blanc et que les bassins fument ! Dans le coin, on vous recommande aussi le « chemin des sœurs », une belle balade jusqu’au fleuve.

Cap sur La Malbaie, via la Route du Fleuve Saint-Laurent

Cap sur La Malbaie, via la Route du Fleuve Saint-Laurent
Fleuve Saint-Laurent © Aurélie Michel

Pour rejoindre La Malbaie depuis Baie-Saint-Paul, on emprunte une route panoramique : la Route du Fleuve (la 362). Comme son nom l’indique, elle livre de merveilleux panoramas sur le Saint-Laurent. Par la fenêtre, on aperçoit d’adorables maisons en bois, colorées, tout enneigées et joliment illuminées au moment des fêtes de fin d’année.

Puis on aperçoit le village des Éboulements. Nous sommes ici en plein cœur du cratère de 54 km de diamètre, causé par une météorite de 4,5 km, tombée il y a 400 millions d’années. Celui-ci est délimité par deux rivières : la rivière du Gouffre et la rivière Malbaie (riches en saumons !).

L’Isle-aux-Coudres, tout enneigée elle aussi, saute aux yeux. Quelque 1 000 personnes y habitent. L’été, c’est une destination prisée par les familles, qui viennent visiter la cidrerie artisanale Pedneault et faire le tour de l’île à vélo (23 km). On y accède en empruntant un ferry depuis le village de Saint-Joseph-de-la-Rive, qui fait partie des « plus beaux villages » du Québec.

Route le long du fleuve Saint-Laurent © Aurélie Michel

C’est ici l'un des rares endroits où route et chemin de fer se côtoient. Effectivement : en contrebas, on aperçoit la voie de chemin de fer, au ras du fleuve. Le train, qui relie Québec à La Malbaie en 4 h, offre des points de vue exclusifs sur le fleuve (de juin à octobre).

On traverse ensuite Saint-Irénée. Elle abrite une jolie plage… mais aussi le Domaine Forget, une prestigieuse académie musicale (classique, jazz, pop…). Encore une preuve que la région de Charlevoix est très portée sur la culture.

Terminus de la route du Fleuve : La Malbaie. Ensuite, la route 138 prend le relais, en direction de Cap-à-l’Aigle, Port-au-Persil, Baie-Sainte-Catherine (dernier village côtier de la région) et le fjord du Saguenay. De mai à octobre, l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont propices à l’observation des baleines et bélugas.

Si on peut se le permettre, il vaut vraiment la peine de survoler la région en hélicoptère. On mesure alors toute la majesté du fleuve, des montagnes et des forêts enneigées… et on multipliera ses chances d’apercevoir des orignaux.

La Malbaie, berceau de la villégiature au Canada

La Malbaie, berceau de la villégiature au Canada
Musée de Charlevoix © Aurélie Michel

 Au début du 20e siècle, La Malbaie est très prisée par les riches Américains, en quête d’un endroit paisible et non pollué où passer leurs vacances d’été. Ils arrivent ici en gros bateaux à vapeur, les fameux « bateaux blancs ». Ils accostaient par exemple au pied du Manoir Richelieu, un hôtel de prestige. Construit tout en bois en 1899, il prend feu en 1928 et est reconstruit l’année suivante.

Amoureux de la région, nombreux sont les villégiateurs américains de l’époque à s’être fait construire des villas, plus particulièrement sur le Chemin des Falaises, où subsistent de très beaux témoignages. L’architecte Charles Waren, un natif, en a construit une soixantaine environ. Aujourd’hui, de plus en plus de Québécois et d’Européens rachètent ces maisons et les isolent pour pouvoir y vivre à l’année.

À La Malbaie, le musée de Charlevoix nous aide à bien comprendre l’histoire de la région (colonisation du fleuve, exploitation des forêts, chasse, pêche…) à travers l’art populaire et notamment les peintures des sœurs Bolduc et les animaux en bois sculpté des frères Bouchard. Les expositions reviennent aussi sur la fastueuse époque de la villégiature.

Si, aujourd’hui, les bateaux blancs ne débarquent plus devant Le Manoir Richelieu, l’hôtel de villégiature est, plus que jamais, en fonction. En 2018, il a accueilli le sommet du G7 et en 2019, il fête ses 120 ans ! Y séjourner nous replonge dans ce riche passé. C’est également un bon point de départ, l’hiver, pour aller faire des raquettes ou de la motoneige (une invention québécoise, au passage). En parlant de neige… il est l’heure d’aller faire du chien de traîneau.

Pourvoiries et traîneau à chien au Québec

Pourvoiries et traîneau à chien au Québec
Pourvoirie du Lac Moreau © Aurélie Michel

Plus de 600 pourvoiries parsèment le Québec. Il s’agit d’un territoire géré par une entreprise, dans lequel on vient pratiquer des activités en pleine nature, comme la pêche, la chasse et l’observation de la faune (ours, orignal…). L’hiver, on ne s’ennuie pas non plus, entre les raquettes, la motoneige, le patinage sur lac gelé, la pêche blanche (pêche sous la glace, dans une cabane chauffée) et le traîneau à chien. La nuit, on dort dans de jolis chalets en bois, qui ne sont pas sans rappeler « ma cabane au Canada ». C’est tout à fait ça à la pourvoirie du lac Moreau, par-delà la route des Montagnes, l’autre belle route panoramique de la région.

Le traîneau à chien – mode de transport traditionnel des autochtones du Grand Nord – est une formidable façon de découvrir l’arrière-pays. Le temps d’une journée ou plusieurs, on conduit son propre attelage à travers les forêts enneigées, tel un musher (nom donné au meneur de chiens). Rendez-vous pris à la pourvoirie Le Pic-Bois, à Saint-Aimé-des-Lacs, aux portes du Parc national des Hautes‑Gorges-de-la-Rivière‑Malbaie.

Traineau à chiens © Aurélie Michel

C’est le point de départ les excursions du musher André Heller (Descente Malbaie). On peine à croire que ce sacré personnage, à l’accent et aux expressions bien d’ici, est originaire de France. Et pourtant, il est arrivé dans les années 80 et n’est plus jamais reparti. Avec ses chiens – des croisements de plusieurs races – les relations sont fusionnelles. « Ses bébés », comme il les appelle.

Sitôt sortis du véhicule, les garnements trépignent : aboiements, jeux, marquage de territoire… André recommande de surveiller ses jambes, car une patte arrière levée est vite arrivée ! Les chiens sont attelés au traîneau et leur excitation atteint son paroxysme. Plus une seconde à perdre, il faut y aller. Tout à coup, tout devient calme.

Les uns derrière les autres, les traîneaux menés par six chiens évoluent en silence dans les forêts enneigées. André le brise de temps à autre pour encourager son attelage. « Bonne chienne, Chipie » lance-t-il par exemple à la petite chienne noire et blanche située tout derrière. Une expérience à l’image de tout le reste du voyage, dans la région de Charlevoix : magique.

Fiche pratique

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Pour préparer votre séjour, consultez notre guide en ligne Québec
Office du tourisme du Québec 
Tourisme Charlevoix 
Route des saveurs de Charlevoix
Comment s’y rendre ?
- Vols directs depuis Paris vers Montréal et Québec avec Air Canada.
- En voiture : une heure de trajet à partir de Québec, via la route 138 Est.
- En train : au départ de la gare du Palais (Québec). Quatre heures de trajet entre fleuve et montagne jusqu’à La Malbaie.

Où dormir ? 

Auberge de Jeunesse de la Malbaie : 435, rue Saint-Étienne AJ conviviale dans une maison en brique de caractère au centre de La Malbaie. Dortoirs de 4, 6 et 12 lits superposés et chambres doubles à l’étage. Cuisine équipée et pub sur place. Dortoir 21-30 $. Chambres doubles 70-100 $.

La Grande Maison : 160 rue Saint-Jean-Baptiste, Baie-Saint-Paul. Cette ancienne demeure aristocratique abrite le plus vieil hôtel de la ville, ce qui ne l’empêche pas d’être très joliment rénovée. Chambres confortables joliment décorées, certaines avec une baignoire à l’ancienne. Excellent accueil et superbe spa en prime. Doubles 115-150 $.

Pourvoirie du Lac Moreau – Auberge du Ravage : C. P. 900, Saint-Urbain. Coordonnées GPS de la Pourvoirie : 47° 55' 51'' N 70° 40' 27'' 0.  La voilà, la fameuse cabane au Canada ! Une petite route de 14 km (l’hiver, déneigée par Hugues, le courageux gardien !), nous mène à l’auberge, isolée au milieu de la forêt et tout près d’un lac. L’endroit idéal pour se ressourcer et, l’hiver, faire des balades en raquettes ou de la motoneige. Le soir, on se réchauffe près du feu de cheminée. On y mange également très bien ! Accueil chaleureux de Noël Tremblay, le propriétaire, et de Hugues, le gardien.

Hôtel & Spa Le Germain Charlevoix  :50, rue de la ferme, Baie-Saint-Paul. Bâti en lieu et place de la plus grande ferme en bois du Canada, cet hôtel s’articule autour de cinq pavillons, qui font écho au monde de la ferme (la bergerie, le moulin, la basse-cour…). Les chambres, très contemporaines, sont décorées avec goût. On retrouve notamment des créations locales, comme les jolies catalognes (couvertures) et coussins de la tisserande Anne-Marie Hamel. En pleine nature, le spa nordique de l’hôtel nous invite à expérimenter le passage du chaud au froid : sauna finlandais, puis bassin extérieur à 12 degrés… Revigorant ! Également deux bassins chauds (38 et 40 degrés) et des soins. Une merveilleuse expérience hors du temps. Insolite : la gare, où arrive le train qui relie Québec à la Malbaie, se situe dans l’hôtel même ! Doubles à partir de 200 $. Également deux restaurants : le Bercail pour casser la croûte, Les Labours pour un festin plutôt gastro. Mais dans les deux cas avec de bons produits locaux.

Fairmont Le Manoir Richelieu : 181, rue Richelieu, La Malbaie. Jusque dans les années 1960, les bateaux blancs des villégiateurs américains débarquaient pile en face de l’hôtel, construit en 1899 et reconstruit en 1928 après avoir été totalement détruit par un incendie. Les chambres et suites, aux fastueux décors, nous replongent dans cette fabuleuse époque. Côté chambre avec vue, on est plus que servi : le majestueux Saint-Laurent s’offre à nous dès le réveil. Côté activités, il y a du choix : piscine extérieure, piscine intérieure, massages, golf face au fleuve, terrain de tennis, patinoire… et même un casino et trois restaurants. C’est aussi ici que se trouve le terminus du train Québec-La Malbaie. Doubles à partir de 190 $.

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Où manger ?

- Restaurant Diapason  :1, rue Sainte-Anne, Baie-Saint-Paul .  C’est l’histoire de Steve, un chef alsacien installé à Baie-Saint-Paul avec sa femme Ève,  canadienne. À la carte, plein de bons produits d’ici : viandes biologiques de Charlevoix, omble chevalier de la pisciculture des Éboulements, saumon du fumoir Saint-Antoine, fromage frais Deo Gratias de chez Maurice Dufour… Attaché à ses origines, il propose aussi quelques spécialités bien de chez lui, comme la choucroute et la Flammeküeche (mais toujours mariées aux produits régionaux !). Un délice, de l’entrée au dessert.

- Le Saint-Pub, restaurant de la Microbrasserie Charlevoix : 2, rue Racine, Baie-Saint-Paul. En plein centre de Baie-Saint-Paul, le pub de la microbrasserie propose une cuisine simple, réalisée bien sûr avec des produits du coin. Leur spécialité : de la viande de bœuf fumée maison aux copeaux d’érable. On peut également commander une poutine, le plat québécois typique. Bien sûr, on accompagne le tout d’une de leur bière artisanale : Flacatoune, Vache Folle… il y a du choix.

- Boulangerie Pains d’exclamation! : 398, rue Saint-Étienne La Malbaie.  Voilà plus de 15 ans que cette boulangerie artisanale régale La Malbaie. Formule idéale pour le midi : soupe maison et « grilled cheese », un sandwich chaud au fromage local de son choix (Fleurmier, Migneron…). À déguster installé à l’une des grandes tables. Également un coin boutique bien fourni en produits locaux : miel, cretons, charcuteries, fromages, café, farine…

- L’Auberge Bistro Chez Truchon: 1065, rue Richelieu, La Malbaie. . En 2011, le chef charlevoisien Dominique Truchon est tombé amoureux d’une magnifique auberge centenaire à La Malbaie. Depuis, il y fait des merveilles avec les produits du terroir : Agneau de Charlevoix IGP, boudin noir bio maison, foie gras de la Ferme basque, crème brulée au lait de chèvre de « La Chèvrerie de Charlevoix »… Une délicieuse adresse gastronomique dans un cadre unique, avec feu de cheminée.

- Le restaurant Table et terroir de l’hôtel Le Manoir Charlevoix : 181, rue Richelieu, La Malbaie. Polpette de chevreau de Charlevoix, foie gras de la Ferme basque déglacé au cidre des vergers Pedneault, omble-chevalier des Éboulements… difficile de faire son choix parmi tous ces bons plats du terroir. Le tout avec vue sur le fleuve Saint-Laurent.

Événements gastronomiques en Charlevoix :

- La Débâcle de Charlevoix. C’est l’événement annuel de la Route des Saveurs. Le temps d’une soirée très conviviale, on déguste les bons produits locaux, cuisinés par les chefs de la région. Au programme : cocktail & animation, dîner quatre services, concert et after. Prochaine édition : le samedi 6 avril 2019 à l’hôtel & Spa Le Germain, à Baie-Saint-Paul.

- Festival « Cuisine, cinéma et confidence ». Durant trois jours au mois de novembre, il met à l’honneur l’art, la cuisine et la nature. Trois thèmes chers à la région et notamment à la ville de Baie-Saint-Paul, paradis des artistes et lieu de naissance du Cirque du Soleil.

Où faire du chien de traîneau ?

À la Pourvoirie Domaine le Pic-Bois à Saint-Aimé-des-Lacs, avec André Heller. De mi-décembre à mi-avril. Tarif : initiation (2 h 30 sur la piste et 4 h 30 au total) : 110 $ + taxes /personne

Texte : Aurélie Michel

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