L'Istrie, la Croatie version latine

L'Istrie, la Croatie version latine
Rovinj ©Yasonya - stock.adobe.com

Vous avez dit Istrie ? La Croatie a beau avoir la cote, l’Istrie n’en demeure pas moins méconnue de la plupart des touristes français. Pourtant, cette péninsule située au nord-ouest de la Croatie, à la frontière avec la Slovénie, présente de nombreux attraits : un climat empreint de douceur méditerranéenne, un riche patrimoine issu d’une histoire mouvementée et de splendides villes marquées par l’Italie voisine, comme Poreč ou Rovinj (photo).

Les paysages naturels, d’une grande variété, jouent sur le contraste entre le bleu de la mer et le vert intense de l’arrière-pays. Les gourmets apprécieront la cuisine de l’Istrie, marquée par l’influence italienne et la qualité des produits. Une région séduisante, au confluent du monde slave et de l’espace méditerranéen.

L’Istrie, un melting-pot italo-croate

L’Istrie, un melting-pot italo-croate
Jean-Philippe Damiani

Ciao ! En Istrie, ne vous étonnez pas si vous entendez parler italien. Ici, les noms de ville et de rue, tout comme les panneaux, sont bilingues. C’est que l’Istrie n’est pas totalement croate : une petite partie de cette péninsule, située au nord-ouest de la Croatie, se trouve en Slovénie et en Italie, autour de Trieste. En territoire croate, les kiosques à journaux vendent un quotidien italophone, La Pace, lu par la minorité italienne qui représente près de 7 % de la population.

Au cours de ses 3 000 ans d’histoire, l’Istrie a suscité bien des convoitises. Romains, Byzantins, Slaves, Vénitiens, Autrichiens, Italiens et même pendant quelques années, Napoléon… Les peuples - et les envahisseurs - se sont succédé dans cette région, qui a toujours occupé une position stratégique en Europe. Non sans raison, car l’Istrie est le point de contact entre les mondes slave et méditerranéen, entre l’Europe centrale et la Mare Nostrum.

Voici donc un monde à part en Croatie, à l’identité régionale marquée. L’influence latine s’exprime partout, dans les vestiges romains, les palais vénitiens et la cuisine, où la pasta se retrouve dans tous les menus. Mais il ne faut pas négliger pour autant l’héritage austro-hongrois, la culture et la langue slaves. Bref, l’Istrie est un melting-pot.

La diversité se retrouve aussi dans les paysages. Le bleu est prédominant sur la côte, avec des criques rocailleuses aux eaux cristallines, des îles (comme Brijuni, photo) et des villes au riche patrimoine historique, dont des vestiges romains. L’arrière-pays offre un visage différent : c’est l’Istrie verte, avec ses villages perchés, ses oliveraies et ses vignobles. Un petit air de Toscane ou de Provence, avec de grands espaces préservés (notamment à l’est de la péninsule) et de splendides forêts.

Pula la romaine

Pula la romaine
Jean-Philippe Damiani

Étonnante Pula ! Cette ville moyenne, à l’atmosphère provinciale, recèle l’un des plus grands amphithéâtres romains encore debout au monde. Construit au Ier siècle sous Auguste et Vespasien, ce mini Colisée de 133 mètres sur 105 mètres, qui pouvait accueillir jusqu’à 23 000 spectateurs, a été le théâtre de combats de gladiateurs jusqu’au Ve siècle. Extrêmement bien conservé, l’amphithéâtre de Pula (photo) est utilisé, en été, pour des concerts et des spectacles.

Ancienne colonie romaine d’importance, Pula possède de nombreux vestiges antiques, à découvrir lors d’une balade en ville : le forum avec le temple d’Auguste bien conservé, les portes de la ville, un petit théâtre antique ainsi que la mosaïque d’une maison romaine. La promenade peut se compléter par une visite au musée archéologique : des pièces de l’antiquité romaine y sont exposées, mais aussi des vestiges de l’époque préhistorique et du peuple illyrien fondateur de Pula, les Histres.

Loin d’être un musée à ciel ouvert, Pula est une ville très vivante. On se promène avec plaisir sous les micocouliers du Corso avec ses terrasses de café, avant d’aller humer les senteurs du marché. Belle balade aussi sur la colline au centre de la ville, où s’élèvent les ruines d’un château construit par les Vénitiens au XVIe siècle. L’effort de la grimpette est récompensé par une belle vue sur le port et l’amphithéâtre.

Au hasard de vos pérégrinations, juste derrière la porte d’Or, ne vous étonnez pas de croiser la statue de James Joyce devant le café Uliks (trg Portarata, 1) où il avait ses habitudes. L’auteur d’Ulysse a en effet vécu à Pula où il fut professeur d’anglais en 1904. On peut même s’asseoir à côté de la statue pour prendre un verre. En bonne compagnie, donc.

Les îles Brijuni, un air de paradis

Les îles Brijuni, un air de paradis
Jean-Philippe Damiani

À quelques kilomètres au nord de Pula, des ferries conduisent en 15 minutes depuis le port de Fažana aux îles Brijuni. Classées Parc national, ces quatorze îles sont un petit paradis protégé. Ancien archipel insalubre, Brijuni a été transformé au début du XXe siècle, sous la domination austro-hongroise, en lieu de villégiature de la haute société. Ensuite, de 1949 à 1979, ces Maldives croates furent le lieu de résidence de Tito qui y passait six mois par an et y accueillait les chefs d’État étrangers. Un resort de luxe pour dictateur communiste.

Aujourd’hui, les îles Brijuni gardent leur côté jet set avec leurs terrains de golf sur sable. Un petit zoo permet d’observer des zèbres, éléphants ou autruches. Il est conseillé de louer un vélo pour se balader dans l’île en faisant des pauses baignade dans les eaux turquoise de l’Adriatique. Vous croiserez peut-être des biches qui gambadent en liberté.

L’île principale est couverte de belles pinèdes, de cyprès et de cèdres. On trouve même un olivier qui serait vieux de 1 700 ans - soigneusement protégé par une barrière - et qui produit toujours de l’huile d’olive. Autres vestiges du passé, le castrum byzantin (photo) et les colonnes d’un temple romain rappellent la longue histoire du lieu.

Rovinj, bijou de l’Adriatique

Rovinj, bijou de l’Adriatique
Jean-Philippe Damiani

L’arrivée à Rovinj par la mer est mémorable. Avec ses maisons colorées serrées sur une presqu’île et dominées par l’élégante silhouette d’un campanile vénitien, Rovinj (photo) fait partie des joyaux de la Croatie. Une merveille d’harmonie et de grâce. Ici encore, la riche histoire de l’Istrie a laissé ses empreintes. Au XVIIIe siècle, Rovinj qui collaborait intelligemment avec les Vénitiens, était même l’un des ports les plus importants de l’Adriatique. De cet âge d’or subsiste un patrimoine architectural exceptionnel.

Pour l’admirer, il faut s’engouffrer dans les ruelles pavées de la vieille ville en passant par la porte Balbi, magnifique arche baroque surmontée du lion ailé de Saint-Marc. Évitez la rue principale souvent bondée et perdez-vous dans le labyrinthe des rues. Le linge qui sèche aux fenêtres, la patine des vieux immeubles, souvent modestes, la présence des statues de lions ailés, symbole de Venise, nous rappellent la forte identité italienne de Rovinj (Rovigno, en italien).

Au sommet de la colline, l’église Sainte-Euphémie couronne la ville du haut de son élégant campanile, édifié sur les plans de celui de la cathédrale Saint-Marc de Venise. Construite au XVIIIe siècle, l’église abrite les reliques de sainte Euphémie, martyre chrétienne, dont le sarcophage de marbre serait parvenu au VIIIe siècle, selon la légende, en flottant jusqu’à Rovinj ! Depuis, la sainte, devenue patronne de la ville, fait l’objet d’une intense ferveur religieuse. Du parvis de l’église, le panorama sur l’Adriatique et la ville est splendide.

Fjord de Lim et Kamenjak : la nature préservée

Fjord de Lim et Kamenjak : la nature préservée
Jean-Philippe Damiani

Au nord de Rovinj, le fjord de Lim (Limski Kanal) s’enfonce sur onze kilomètres à l’intérieur des terres. La plus grande partie de cette spectaculaire curiosité naturelle n’est accessible qu’en bateau depuis Pula, Rovinj ou Poreč. Le fjord est bordé de collines recouvertes de forêts. La seule route qui y conduit n’aboutit qu’à l’extrémité du fjord, où l’on trouve deux restaurants et la cabane de M. Sosič, un ostréiculteur. Lim est, en effet, l’un des rares endroits de Croatie où l’on peut pêcher des huitres. Avis aux amateurs !

Le fjord n’est pas la seule « terre vierge » d'Istrie où la nature demeure quasiment intacte. Ici, le tourisme balnéaire est loin d’avoir défiguré le paysage comme dans d’autres endroits de la Méditerranée. Tant mieux ! À l’extrémité sud, tout près de Pula, la péninsule de Kamenjak est un territoire entièrement protégé (entrée payante) où, sur cinq kilomètres, se déploient une trentaine de criques ainsi que des kilomètres de pistes cyclables et de sentiers de randonnée.

Sur ce bout du monde plongeant dans l’Adriatique, des centaines d’essences méditerranéennes s’épanouissent sous le soleil istrien, mais aussi des orchidées. Un centre interprétatif se trouve dans le village voisin de Premantura. Le site de Kamenjak, magnifique et isolé, invite à la baignade (si vous ne craignez pas les rochers) et à la promenade.

Poreč la byzantine

Poreč la byzantine
Jean-Philippe Damiani

Poreč est le troisième port de la côte istrienne fondé par les Romains, à une trentaine de kilomètres au nord de Rovinj. Construite sur une île devenue presqu’île au XVIIIe siècle, la ville a conservé son plan d’urbanisme antique en forme de damier, ainsi que les rues principales de l’époque romaine, le Decumanus et le Cardo Maximus.

Mais c’est à la présence byzantine, après la chute de l’Empire romain d’Occident que Poreč doit son plus bel édifice, la basilique Euphrasienne (photo). Ce magnifique exemple de l’art byzantin, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, a été érigé au VIe siècle sur les vestiges de lieux de culte existants. Les mosaïques de l’abside centrale laissent le visiteur bouche bée : réalisées sur fond d’or, elles représentent notamment le Christ et les apôtres, la Vierge Marie, l’évêque Euphrasius, fondateur de la basilique, ainsi que des scènes de l’Annonciation et de la Visitation. Un chef-d’œuvre de finesse.

La vieille ville de Poreč recèle d’autres pépites héritées de l’histoire : des temples romains, des maisons romanes et gothiques datant du Moyen Âge, des palais Renaissance et baroques d’inspiration vénitienne. Sur le Decumanus, une curiosité : la maison romane (Romanicka Kuca), demeure patricienne du XIIIe siècle qui a conservé son balcon en bois et ses fenêtres gothiques. Pour terminer votre visite, vous pouvez prendre un verre dans l’un des bars installé sur les tours construites par les Vénitiens au XVe siècle. Belle vue sur la ville et la mer au coucher du soleil.

L’arrière-pays : villages perchés et campagne

L’arrière-pays : villages perchés et campagne
Jean-Philippe Damiani

On surnomme l’arrière-pays de l’Istrie « la Toscane croate ». Verdoyante et vallonnée, recouverte de forêts de chênes, de vignobles, d’oliveraies et de cyprès, cette région fait en effet penser au Chianti ou à notre Lubéron provençal. Beaucoup moins développé que la côte, l’intérieur de l’Istrie, faiblement peuplé, semble ne pas avoir bougé depuis des siècles.

Dominant le paysage, des villages perchés – cartes postales de la région – ont été construits au Moyen Âge et à l’époque vénitienne à l’endroit même où les Illyriens s’installèrent au Néolithique. Véritables place-fortes, ils sont entourés des remparts qui leur permettaient de résister à l’envahisseur.

Les plus beaux, Motovun (photo) et Grožnjan doivent beaucoup aux Vénitiens. Anciens castrums romains, ils se sont développés sous la domination de la Sérénissime. De ruelles en porches et d’églises en anciennes maisons patriciennes, on s’y promène avec beaucoup de plaisir. Belle vue sur la vallée, depuis les remparts. Nous avons un faible pour Grožnjan, le plus petit des deux villages, à l’atmosphère plus intimiste.

En saison, il vaut mieux dormir dans l’arrière-pays, moins fréquenté que la côte. L’agrotourisme est en plein développement en Istrie. En tout, près de 80 fermes accueillent les touristes dans un cadre rural et verdoyant. La plupart des habitants du coin vivent en partie de l’agriculture, font leur propre jambon, leur fromage ou leur huile d’olive. C’est l’occasion de goûter non seulement à la vie champêtre à la mode istrienne, mais aussi à d’excellents produits naturels, dans de belles bâtisses en pierre.

Truffes, vins et huile d’olive

Truffes, vins et huile d’olive
Jean-Philippe Damiani

Profitez d’un séjour à la ferme ou d’une halte dans un konoba (taverne typique) pour déguster aux spécialités locales. L’Istrie est un petit paradis pour les gourmets. Reine de la gastronomie locale, la truffe (tartufi), noire ou blanche selon la saison, se déguste finement râpée sur des pâtes, une omelette ou avec du bifteck. C’est à se damner !

Autre spécialité régionale, l’asperge sauvage, au goût un peu amer, est délicieuse en omelette (fritaja). L’Italie étant proche, les pâtes se retrouvent au menu de tous les restaurants, notamment les fuži, des macaronis finement roulés. Le jambon fumé (prosciutto) d’Istrie compte parmi les plus réputés de Croatie. La soupe istrienne (supa) se prépare avec du vin rouge légèrement chauffé, de l'huile d'olive, du sucre et du poivre et des morceaux de pain grillé. Enfin, les poissons grillés et les fruits de mer, comme ailleurs sur la côte adriatique, ne sont pas à négliger.

L’Istrie produit également des vins parmi les meilleurs de Croatie : le Teran, un rouge robuste, et la Malvazija, un blanc léger et fruité. Dans l’arrière-pays, une route des vins permet de rencontrer les viticulteurs et de déguster quelques bons petits crus.

Autre produit méditerranéen, l’olivier est cultivé depuis l’Antiquité en Istrie, notamment du côté de Motovun et Grožnjan (photo). Sur Brijuni, un olivier vieux de 1 700 ans donne encore des fruits. L’huile d’olive d’Istrie, régulièrement récompensée dans les concours internationaux, compte parmi les meilleures du monde, juste après celle de Toscane. Dobar tek ! (bon appétit !)

Fiche pratique

Fiche pratique
Jean-Philippe Damiani

Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Croatie.

Office national croate de tourisme

Office de tourisme de l'Istrie

Y aller ? Se déplacer

Croatia Airlines dessert Pula via Zagreb au départ de Paris-CDG. Vols à partir de 188 € l’aller-retour. On peut aussi se rendre en Istrie depuis Zagreb, Ljubjana, Trieste et Venise.

Il est conseillé de louer une voiture pour se déplacer en Istrie. Également un réseau de lignes d’autobus à travers la province, mais déplacements moins faciles.

Quand y aller ?

Les meilleurs mois sont mai, juin et septembre. Les températures sont agréables, il fait beau et il y a moins de monde, particulièrement sur la côte.

Où dormir ?

Plusieurs types d’hébergements en Istrie : des chambres chez l’habitant, la location d’appartement et le camping (souvent de grandes structures) sont les plus économiques. Les hôtels se situent pour la plupart en périphérie des villes, dans des complexes touristiques, souvent des grands hôtels de l’époque yougoslave bien rénovés (chaînes Maistra, Valamar…). Ils accueillent les groupes de touristes.

Une solution sympa : l’agrotourisme ou le logement en demi-pension à la campagne dans des fermes. Renseignements auprès de l’office de tourisme

Trouvez votre hôtel en Istrie

- Agroturizam Tikel : Spinovci 88, 52423 Karojba. Tél. : +385-52-683-404 mario.tikel1@pu.t-com.her. Des vacances à la ferme, dans un endroit isolé avec un panorama à 180° sur la plaine et les environs de Motovun. Cuisine à partir de produits maison. Nuitée à partir de 140 kunas par personne (20 €).

Où manger ?

- Konoba Feral, à Fazana : sur le port, près de l’embarcadère vers les îles Brijuni. Tél. : +385 (0)52 520 040. Petite taverne locale qui sert des plats simples (poissons, brochettes, pâtes, steak aux truffes…) avec une agréable terrasse au soleil. Repas autour de 120-150 kunas (17-20 €) tout compris.

- Konoba Veli Jože, à Rovinj : Sv. Križa 1. Tél. : +385 (0)52-816-337. Déco originale dans cette taverne sympa à l’orée de la vieille ville et à deux pas de l’eau. Cuisine croate traditionnelle. Repas 120-200 kunas (17-23 €).

- Pizzeria Nono, à Porec : Zagrebacka 9. Tél. : +385 (0)52-453-088. Adresse populaire pour d’excellentes pizzas, des pâtes aux truffes et des viandes. Bon rapport qualité-prix. Pizzas 30-60 kunas (4,5 – 8 €).

Où deguster vin, huile d’olive, truffes et huîtres ?

- Tomaz à Motovun : Kanal 36. Tél. : +385 (0)52-681-717. Tomaz Klaudio produit des robustes Teran (rouge), de fraîches et revigorantes Malvazija (blanc), du muscat et du rosé. Dégustation et achat possible directement à la cave.

- Chiavalon à Vodnjan : V. Nazora. Tél. : +385 (0)52-512-906.chiavalon.sandi@gmail.com Sandi Chiavalon est tombé dans l’huile d’olive à l’âge de 12 ans ! Ses crus, parmi les meilleurs de Croatie, ont été récompensés à plusieurs reprises. Dégustation, achat et repas slow food sur place en réservant à l’avance.

- Zigante : le roi de la truffe en Istrie possède un restaurant à Livade (cher) et d’autres points de dégustation ou d’achat dans la péninsule, notamment une boutique-œnothèque Groznjan (Umberto Gorjana, 7, tél. : +358 (0)52-721-998).

- Emil Sosic, à Limski Kanal : tél : +385 98414512. Petit producteur du fjord de Lim, Emil fait déguster des huîtres et des fruits de mer (moules, saint-jacques…) dans sa cabane, à condition de réserver à l’avance ! Sinon, sa petite production est destinée aux restos du coin.

L'Istrie et la Croatie à Paris !

Du 30 mai au 9 juin, sur la place du Palais-Royal, le village de la Croatie présente tous les atouts touristiques du pays. L'entrée est gratuite et on peut rencontrer les différents offices de tourismes locaux - dont celui de l'Istrie - pour préparer ses vacances.
Egalement une expo : "Be Croative" sur les innovations et les créations made in Croatia.

Commencez votre voyage en musique, écoutez notre playlist Routard Balkans.

Playlist Routard Balkans

Texte : Jean-Philippe Damiani

Mise en ligne :

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