Escale à Brest

Escale à Brest
© paty - stock.adobe.com

Depuis quelques années, Brest change ! Création d’un nouveau port de plaisance et aménagement des quais, de plus en plus animés, lancement d’un téléphérique urbain, réaménagement du plateau des Capucins, sans oublier les fêtes maritimes qui se tiennent tous les quatre ans depuis 1992 (l’édition 2020 a malheureusement dû être annulée pour cause de Covid) : Brest se forge incontestablement un nouveau visage.

La « ville du bout du monde » mérite d’être (re)visitée, le temps d’un city break de choix. Parmi les activités possibles, on pourra visiter le Château, l’Océanopolis, faire une croisière dans la rade, se balader dans le quartier de Recouvrance, sans oublier de profiter du bord de mer, du côté du Moulin-Blanc : ça bouge, à l’ouest !

Attention ! En raison de l'épidémie de Covid-19, certains sites et établissements peuvent être fermés et des activités peuvent être modifiées, voire suspendues.

Du nouveau, à « Brest même »

Du nouveau, à « Brest même »
Marina de Brest © Olivia Le Sidaner

Certes, « Brest même », comme disent les locaux pour désigner le centre-ville (sur la rive gauche de la Penfeld, la rivière qui le sépare du quartier de Recouvrance), n’est pas particulièrement jolie : rasée par les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale, la cité a été reconstruite à la hâte en quelques années, de 1945 à 1961, selon un plan à l’américaine, avec des rues tracées au cordeau, de grandes places (comme celle de la Liberté, où trône la mairie) et de larges avenues rectilignes, comme celle de Siam, l’artère principale.

Mais Brest séduit par son ambiance et son énergie. Étudiante, elle est aussi festive. Et voilà une dizaine d’années qu’elle a décidé de réinvestir sa façade maritime. Une riche idée.

Quai Tabarly © Olivia Le Sidaner

En 2009, elle a inauguré son deuxième port de plaisance au cœur de la ville : la Marina du Château, en lieu et place de l’ancien plan d’eau militaire où rouillaient trois vieux bateaux. Depuis lors, la population a repris possession des lieux, et de nombreux restos et bars se sont installés sur le quai de la Douane et le quai Éric Tabarly, où des plaques en bronze portant les empreintes de mains et les records des navigateurs ont été posées sur le sol de la promenade des Records (c’est un peu le Hollywood Boulevard brestois !). De fait, le bas de Siam et le quartier de Recouvrance ont, eux, un peu perdu de leur animation, au profit du port de commerce.

Histoire et panorama au Château de Brest

Histoire et panorama au Château de Brest
Château de Brest © Olivia Le Sidaner

Visiter le Château de Brest est une excellente entrée en matière pour faire connaissance avec la ville et son histoire. C’est là qu’est née la cité. Au 3e siècle, se dressaient ici un castellum romain, puis une ville close au Moyen Âge, avant que Vauban fortifie l’édifice au 17e.

Depuis sa fondation, le lieu a toujours conservé une fonction militaire. Il abrite depuis 1953 la préfecture maritime de la région atlantique et, depuis 1957, le Musée national de la Marine.

Dans le donjon, on découvre les collections de la marine dite « ancienne », la navigation à voile, dont une grande partie est consacrée au 18e siècle. Les collections de la marine récente, elles, sont exposées dans les tours Paradis, dont le nom est trompeur (pendant la Révolution, on y enfermait les prisonniers destinés à la guillotine…). Le Musée national de la Marine propose également des expositions temporaires régulières.

Du haut des remparts du château, on profite enfin d’une très belle vue sur la rade, dont Vauban disait que c’était « la plus belle pièce d'eau de l'univers ».

D’un côté, on aperçoit la Marina du Château, les presqu’îles de Crozon et de Plougastel, le goulet ; et de l’autre, la Penfeld, dont les quais sont occupés par l’arsenal militaire (interdit au public), le quartier de Recouvrance et la tour Tanguy (14e s, qui abrite le musée de l’histoire de Brest).

Faire le tour de la rade de Brest

Faire le tour de la rade de Brest
Phare du Portzic © Olivia Le Sidaner

Pour découvrir la rade de Brest, rien ne vaut un petit tour en bateau ! La compagnie maritime Le Brestoâ propose des balades commentées et des croisières-déjeuner.

L’occasion de découvrir la ville et ses remparts vus de la mer et les différents visages de la baie, avec ses presqu’îles (Roscanvel, Plougastel) et ses îles : Trébéron (qui servit de lieu de quarantaine), l’île des Morts (qui fut le cimetière des victimes de la peste et une poudrière), l’île Longue (où est installée la base de sous-marins : photos interdites !) ou encore l’île Ronde (où l’on exploitait jadis le kersanton).

Cimetière de bateaux militaires de Landévennec © papinou - stock.adobe.com

Vous passerez au large du port militaire, où sont stationnés les navires de la Marine (patrouilleurs, frégates…), et devant la base sous-marine allemande, qui a résisté aux bombardements de la guerre, puis vous naviguerez vers le phare du Portzic, près du goulet séparant la rade de la mer d’Iroise. Une zone autrefois protégée par les fortifications de Vauban, toujours visibles, sur chaque rive : la batterie du Mengant et celle de Cornouaille. Si vous allez au sud de la baie, vous apercevrez la base aéronavale et le cimetière de bateaux militaires de Landévennec.

Pour avoir une vue à 360° sur le goulet, la rade et la ville, sans prendre le bateau, rendez-vous sur la digue La Pérouse, dans la Marina du Château. Peut-être La Recouvrance, symbole de la ville de Brest, sera-t-elle à quai. Cette réplique d’une goélette Aviso de 1817 a été inaugurée en 1992 lors de la première édition des fêtes maritimes, les Tonnerres de Brest. Une bien belle ambassadrice !

Océanopolis de Brest et le Moulin-Blanc

Océanopolis de Brest et le Moulin-Blanc
Océanopolis © Olivia Le Sidaner

Créé il y a 30 ans, l’Océanopolis présente les écosystèmes marins du monde dans ses trois pavillons (Bretagne, tropical, polaire). On est émerveillé par la multitude d’espèces visibles : phoques, méduses, seiches, anémones et poissons multicolores, manchots, requins, loutres, sans oublier les animaux des abysses (qui vivent dans l’AbyssBox, un caisson pressurisé à 200 bars).

L’Océanopolis, qui œuvre pour la protection des espèces, organise aussi des expos temporaires et des animations en saison. Une appli mobile (My Océanopolis) a été créée pour faciliter la visite (plan, audioguidage, horaires des animations, jeux). Prévoyez une demi-journée : on n’y voit pas le temps passer !

Conservatoire national de botanique © Olivia Le Sidaner

Dans les environs, vous pouvez aller vous balader sur la plage, le sentier côtier ou la promenade du port de plaisance du Moulin-Blanc, où s’alignent des bars et des restos, dont les terrasses se remplissent dès que le soleil donne.

Non loin de là, on se met au vert dans le jardin du Conservatoire national de botanique (accès libre), qui propose un tour du monde végétal sur 30 hectares, entre étang et ruisseau, bambouseraies, séquoias géants, fougères arborescentes et eucalyptus.

À côté, le Conservatoire national de botanique possède l’une des trois plus importantes collections de plantes sauvages menacées au monde : 1 800 espèces, dont près de 500 sont présentées au public dans les serres tropicales (ouvertes aux individuels seulement l’été). Les enfants adorent la collection de plantes carnivores !

Recouvrance, un quartier de Brest en pleine transformation

Recouvrance, un quartier de Brest en pleine transformation
Ateliers des Capucins © Olivia Le Sidaner

De l’autre côté de la Penfeld, sur la rive droite, le quartier populaire de Recouvrance, rattaché par un pont à « Brest même » en 1861, traînait autrefois une réputation sulfureuse, avec ses bars où venaient s’encanailler les marins fraîchement débarqués.

Aujourd’hui, les temps ont changé. La plupart des bistrots ont fermé, le tram est arrivé, et depuis 2016, Recouvrance est relié à la rue de Siam par le premier téléphérique urbain de France.

Rue Saint-Malo © Olivia Le Sidaner

Il arrive directement dans les Ateliers des Capucins (25, rue de Pontaniou), nouveau lieu de vie et de culture aménagé dans les anciens ateliers militaires mécaniques de l’Arsenal, où l’on croise aussi bien des gamins à trottinette que des danseurs de hip-hop. Le projet est colossal. Dans les trois grandes halles, se sont installés des commerces, des boutiques de créateurs, une médiathèque, un brasseur, un mur d’escalade, et on y verra plus tard un cinéma et un centre d’arts de la rue (le Fourneau). Des machines-outils et une des hélices de la « Jeanne » témoignent du passé industriel du lieu.

Juste à côté, ne manquez pas d’aller voir la plus ancienne rue de Brest à avoir échappé aux bombardements de la dernière guerre : la charmante rue de Saint-Malo, où s’est installée l’association Vivre la rue.

Lire aussi notre article Balades autour de Brest

Fiche pratique

Retrouvez tous les bons plans, adresses et infos pratiques dans le Routard Bretagne Nord en librairie

Pour préparer votre séjour, consultez notre guide en ligne Bretagne

Office du tourisme de Brest

Comité départemental du tourisme du Finistère

Brest Terres Océanes

Comité régional du tourisme de Bretagne

Comment y aller, se déplacer ?

- En train : il faut 3 h 45, en moyenne, pour rejoindre Brest depuis Paris, 2 h 25 depuis Rennes

- En avion : l’aéroport de Brest est relié à plusieurs aéroports français.

- En voiture : de Paris, comptez au moins 6 h de route jusqu’à Brest. 

Sur place, vous pouvez vous déplacer en voiture, à vélo, à pied ou en bus (ou un mix de tout cela !).

Carnet d’adresses

- Hôtel Mercure Brest Centre Les Voyageurs : 2, rue Yves Collet. Situé en plein centre de Brest, cet hôtel 4 étoiles est un bon point de départ pour explorer la ville. Double à partir de 90 € la nuit (+ petit déj : 17 €).

Auberge de Jeunesse du Moulin-Blanc : 5, rue Kerbriant. Tout près d’Océanopolis et reliée par bus au centre-ville, une AJ moderne au cœur d’un grand jardin. Adhésion AJ demandée. Compter 19,60 €, petit déj inclus.

- Crabe Marteau : quai de la Douane. Armé d’un marteau, on casse du crabe, protégé des éclaboussures par un grand tablier. C’est sympa et super bon. Un crabe ou une araignée (ou un demi de chaque) : 21 € (servi avec pommes de terre et mayo). À faire !

- Le Ruffé : 1bis, rue Yves Collet. Ici, on sait ce qu’on mange, et on mange bien ! Sur les murs sont affichés les portraits des agriculteurs qui fournissent ce resto du centre-ville en bons produits du terroir (huîtres de Plougastel, porc blanc de l’Ouest, pommes de terre de Douvez…). La cuisine est goûtue et gourmande. Menus : 19,90 € (midi), entrée-plat-dessert : 31,90 €.

- Les Petites Recettes : 40, rue du Château. Dans les assiettes joliment présentées et colorées, cuisines du terroir et du monde se mêlent adroitement. Ici, pas de surgelé ou de desserts industriels. Les produits locaux sont mis en valeur : le café vient des Brûleries du Léon, les ormeaux de Plouguerneau, le beurre de Plouvien… Et il y a toujours une proposition végétarienne. C’est bon, pas cher et la déco est sympa, que demander de plus ? Formules déjeuner à partir de 16 €.

- Aux Vieux Gréements : 145, quai Éric Tabarly. Une bonne adresse sur le port, pour déguster du poisson et des fruits de mer joliment cuisinés. L’été, la terrasse est agréable. On conseille ! Menu entrée-plat-dessert : 27,90 €.

- Maison de l’Océan : 2, quai de la Douane. Dans cette grande brasserie à l’ancienne, on cultive la tradition. Un classique à Brest pour manger des poissons et des fruits de mer sur le port de commerce. Menus : à partir de 19,50 € (midi), entrée-plat-dessert à partir de 25,80 €.

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Boire un verre (avec vue)

C’est l’un des spots préférés des Brestois l’été : sur la plage de Sainte-Anne-du-Portzic, il y a foule sur la terrasse de La P’tite Boutique, baraque à frites qui sert aussi des huîtres. Et quand il y a des concerts, l’ambiance est top.

Texte : Olivia Le Sidaner

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