Transports et déplacements Moscou

En métro 

Avec celui de Saint-Pétersbourg, le métro de Moscou est le plus profond du monde. C’est même celui qui possède les plus longs escalators (le record est de 126 m à la station Park Pobedi, ligne n° 4 !). Impressionnante plongée en sous-sol !

C’est enfin, après celui de Tokyo, le plus fréquenté de la planète. Chaque jour, près de 7 millions de personnes l’utilisent. À l’été 2005, lorsque survint une panne générale d’électricité de plusieurs heures, les autorités durent évacuer du métro 2 millions de personnes !

C’est le mode de transport emblématique de Moscou. Bon marché et indéniablement pratique (passage très fréquent des rames, alors qu’à la surface embouteillages monstres garantis). Seul inconvénient, il est fréquent de marcher 600-700 m entre 2 stations, parfois plus, et encore, on ne vous parle que du centre, car dans le Moscou périphérique, c’est plutôt 1 ou 2 km...

D’ailleurs, les Moscovites complètent souvent leurs déplacements en métro par un trajet en bus, minibus, trolley ou tramway. Vous noterez que les escalators du métro sont si longs que les usagers tiennent leur droite pour permettre aux pressés de descendre à pied (pour monter, se mettre en jogging !) ou se postent souvent en vis-à-vis pour discuter le temps de la descente ou de la montée.

Le métro circule grosso modo de 5h30 à 1h. Si les plans de métro (notamment celui du Cultural map of Moscow que l’on trouve un peu partout) et les plans de ligne à l’intérieur des rames sont traduits en alphabet latin, le nom des stations et des correspondances, sur le quai, ne sont écrits qu’en cyrillique, sauf dans quelques stations du centre-ville (par exemple, Pouchkinskaya et Tverskaya) où quelques indications figurent en anglais. Bref, sans aucune notion de cet alphabet, vous risquez d’errer, telle une âme en peine, au milieu du flot – souvent incessant – de passagers (qui, eux, savent bien où ils vont).

Le réseau

En regardant un plan, il ressemble un peu à une grosse araignée pleine de pattes qui partent dans tous les sens, le « corps » étant délimité par la ligne circulaire brune n° 5, qui relie 10 autres lignes (elle se situe entre le premier « anneau » et le deuxième). En tout, près de 340 km de réseau, 203 stations (on en construit encore), réparties sur 12 lignes... qui sont numérotées et représentées chacune par une couleur différente. Les Moscovites se repèrent d’ailleurs plus volontiers à la couleur de la ligne que par son numéro.

Tarifs des billets

Le billet est assez bon marché (environ 60 R). On peut aussi acheter des cartes de 2, 5, 20, 40 ou 60 trajets (environ 100, 650, 1 300 et 1 570 R), plus avantageuses bien sûr et qui, en plus, vous évitent de faire la queue aux caisses (toujours beaucoup de monde). Il s’agit d’un ticket magnétique à apposer sur un voyant lumineux à l’entrée des barrières. Attention, ces dernières semblent toujours ouvertes... mais elles se ferment juste avant le passage si on essaie de frauder.

Il existe aussi un billet à 50 R valable 90 mn dans les différents moyens de transport (métro, bus, tramway et trolley). Pour un nombre illimité de déplacements dans les différents moyens de transport, la 1-day Smart Card coûte 210 R.

Mais on ne peut que conseiller l’achat de la carte Troïka (50 R), qui permet de faire rapidement de substantielles économies si l’on est amené à prendre souvent les transports en commun à Moscou : avec elle, le ticket de métro ne coûte plus que 32 R (elle est valable également pour les transports en commun autres que le métro).
Elle se recharge (jusqu’à 3 000 R). Achat dans les stations, aux machines ou en guichet. I

En taxi 

Il est évidemment tentant d’y avoir recours dans cette ville où il faut parfois beaucoup marcher entre les stations de métro, mais, malheureusement, ils ne sont pas bon marché et vous risquez fort de vous retrouver coincé dans les embouteillages, du moins en journée.

Pour résumer : il y a les taxis officiels, souvent de couleur jaune, qui arborent le signe « taxi », et les taxis... non officiels.

Pour les taxis non officiels, c'est plus compliqué (pas de compteur : il faut se mettre d’accord sur le prix de la course avant d’embarquer).
Le prix dépendra surtout de votre capacité à négocier, de l'heure et de l'humeur du chauffeur. En gros, compter de 400-500 R pour une course moyenne, et vite plus (jusqu’à 1 000 R) pour un trajet plus important.

Curieusement, la différence de prix n’est pas énorme entre les 2 types de taxis ; inutile donc de s’entêter à chercher l’un plutôt que l’autre (les chauffeurs de taxi officiel connaissent toutefois souvent mieux la ville et possèdent un véhicule généralement plus neuf).

Sinon, dans l’ensemble, pas de problème de sécurité. La seule règle : que le chauffeur soit seul dans le véhicule, ce qui est le cas la plupart du temps. Ne soyez pas étonné par le manque de respect du port de la ceinture de sécurité – que les Russes détestent mettre.

Un taximètre, un lumignon de toit et des damiers... C’est avec ces attributs que l’on peut, depuis septembre 2011, faire la différence entre taxis légaux et taxis illégaux.

Bien entendu, Uber a débarqué à Moscou et propose les mêmes services que toutes les autres capitales. Mais les Russes ont répliqué avec Yandex Taxi, qui fonctionne de la même manière (Yandex est présenté comme le Google russe, leurs taxis jaunes sont les plus nombreux en ville).

Pour ceux qui préfèrent les taxis officiels, voici une compagnie qui marche au compteur (avec une course minimale d’environ 400 R, pour 20 mn de trajet, plus 30 R par kilomètre supplémentaire) :

En bus, trolleybus et tramway

Il n’y a pas des masses de bus dans le centre et, de toute façon, ils ne sont pas faciles à utiliser, car il est difficile de savoir où ils vont si l’on ne déchiffre pas le cyrillique. Ils sont surtout présents en banlieue et grande banlieue, et vers des destinations où vous n’aurez guère de raisons d’aller. Presque tous les trajets de bus sont également assurés par des minibus, les marchroutka, un poil plus chers que les bus mais un peu plus rapides aussi.

Le trolley, lui, suit davantage les grands axes, mais, là encore, il n’est pas aisé de connaître son itinéraire précis...  Même remarque générale pour le tram, si ce n’est qu’il est plus lent et brinquebalant que les bus. La tendance serait d’ailleurs à la réduction du nombre de lignes.

Il existe différents types de billets : ceux réservés spécifiquement aux trams, trolleys et bus, appelés TAT (40 R) et valables pour un seul trajet ; ils peuvent être achetés dans le véhicule même, mais ils sont alors vendus par quatre et faut avoir l’appoint.
D’autres sont valables pour un voyage en métro et dans tous les autres transports en commun pendant 90 mn (60 R).

Tous ces billets s’achètent dans les stations de métro ou alors dans les kiosques au-dehors, et on les composte soi-même dans le bus ou le trolley ; attention, ils sont systématiquement contrôlés.

  • Un site pratique pour les déplacements en transports en commun : msk.rusavtobus.ru

En voiture de location 

Alors là, on est ferme : à moins d’être un expat rompu à la conduite locale, laissez tomber ! Trafic dingue, embouteillages monstrueux, interdictions de tourner à gauche, travaux de voirie, système quasi dictatorial et peu compréhensible des sens uniques et... panneaux de direction seulement en cyrillique feront vite de cette expérience un enfer. Sans compter toutes les formalités à remplir pour conduire soi-même.

Enfin, vous pouvez tomber sur un policier zélé qui aura toujours quelque chose à vous reprocher... moyennant un règlement financier à l’amiable.

À pied

C’est bien sûr la meilleure façon de découvrir Moscou, mais gare aux distances, souvent importantes.

Quelques petits conseils aussi, avant de vous lâcher. D’abord, bien intégrer le fait que le piéton commence seulement à avoir des droits à Moscou. Faites donc attention et attendez que le petit bonhomme qui vous représente soit bien vert avant de traverser.

Se méfier même lorsque le feu de circulation vous est favorable. Ne pas tenter de traverser une rue si l’horizon n’est pas bien dégagé et, surtout, ne jamais le faire s’il existe un passage souterrain (perekhod). Ils sont généralement signalés par un panneau bleu montrant un petit bonhomme qui descend des marches...

Méfiez-vous des distances. Moscou étant une très grande ville, la carte ne donne parfois pas l’idée réelle du parcours. Le métro le plus proche peut, en réalité, se situer à 15 mn de marche. Pareil pour la numérotation des maisons : 10 numéros peuvent en fait représenter une longue avenue à parcourir s’il s’agit de grands immeubles staliniens !

À vélo

C’est bien sûr la meilleure façon de découvrir la ville, mais gare aux distances, souvent importantes.

Faites attention et attendez que le petit bonhomme qui vous représente soit bien vert avant de traverser au passage piétons. Se méfier même lorsque le feu de circulation vous est favorable. Ne pas tenter de traverser une rue si l’horizon n’est pas bien dégagé et, surtout, ne jamais le faire s’il existe un passage souterrain (perekhod).

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