Culture Maroc

Habitat

Les kasbah

Kasbah © jon_chica - Adobe Stock

Dans le Sud, vous rencontrerez au milieu des palmeraies ces superbes bâtisses fortifiées en pisé. Autrefois résidence du seigneur, la kasbah joua un rôle fondamental pendant des siècles. Elle servait à la fois d'abri pour les récoltes et de refuge aux oasiens face aux pillards du désert.
Comme toutes les maisons traditionnelles du Sud marocain, les kasbah sont bâties en pisé, mais sur des fondations en pierre.

Les kasbah comprennent 3 niveaux :

  • le rez-de-chaussée est consacré aux animaux, avec une étable et une pièce pour les activités agricoles ;
  • le 1er étage est l'espace central, réservé aux femmes, avec sa cuisine à ciel ouvert ;
  • le 2e étage est constitué du salon de réception, où se retrouvent les hommes. Lensemble est coiffé d'une terrasse.

Certaines de ces kasbah, inscrites au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco à la fin des années 1980, font l'objet d'un programme de conservation.

Plusieurs kasbah forment un ksar (au pluriel ksour), c’est-à-dire un village fortifié aux ruelles couvertes.

Les riad et les dar

Ne pas confondre : dans les médinas très touristiques des villes impériales comme Marrakech ou Fès, on utilise le terme « riad », par abus de langage, pour désigner les maisons traditionnelles construites autour de cours intérieures. Or, le terme riad signifie « jardin clos » : il est toujours de plain-pied. Tandis que dar veut dire « maison » et compte jusqu’à 2 étages, un salon de réception au rez-de-chaussée et une terrasse. La plupart des cours intérieures étaient plantées de 4 parterres ou de 4 arbres entourant une fontaine, sur le modèle du jardin arabe.

La vie familiale s’organise autour de ces cours intérieures, les différentes pièces ne communiquant pas nécessairement entre elles. Il faut souvent repasser par l’espace central sur lequel donnent les fenêtres, alors que les murs donnant sur la rue ne disposent souvent d’aucune ouverture. Rien ne permet donc, depuis la rue, de deviner la splendeur de ces riads, cachés derrière leurs murs aveugles.

Selon la richesse de son propriétaire, la grandeur et le nombre des pièces d’une maison varient, mais c’est surtout la décoration intérieure qui fera la différence.

La tente berbère

C'est l'habitat utilisé par les nomades en transhumance avec leurs troupeaux.
La tente (khaïma) de couleur marron est tissée en laine de mouton ou en poil de chèvre. On retrouve l'espace réservé aux femmes et aux enfants, et un autre espace de réception, que les hommes utilisent pour dormir. Le sol est recouvert de nattes, de tapis et de coussins.

Musique

La musique traditionnelle

À la différence de beaucoup de pays où la musique traditionnelle a été reléguée au rang d’attraction folklorique, au Maroc elle reste très présente (notamment à la radio). Des plus variée, en constante évolution, elle est, depuis ses origines, chantée en darija, l’arabe de la rue et des campagnes.

Les Marocains ont développé une forme musicale qui leur est propre : le melhoun, à l’origine (XIIe siècle) purement vocale, qui s’est ensuite discrètement accompagnée d’oûd ou de guembri (versions arabe et africaine du luth) ou de violon avant de laisser une large place aux percussions. Ces poèmes chantés évoquent, depuis le début du genre, la vie quotidienne dans les médinas, l’amour, la politique...

Dérivé du melhoun, le châabi est la musique populaire par excellence que le Maroc partage avec l’Algérie, la Tunisie ou l’Égypte. Musique de fête et de danse aux textes légers, le châabi séduit même les jeunes générations avec des artistes qui mêlent pop ou électro aux instruments traditionnels : bendir, derbouka, oûd... Et le châabi marocain a révélé de nombreuses chanteuses.

En revanche, on entend aujourd’hui beaucoup moins de raï, autre dérivé du melhoun, sérieusement dépoussiéré par une nouvelle génération (les cheb) dans les années 1980.

Impossible ici de ne pas évoquer la musique des Gnaoua descendants d’esclaves, aux rythmes entêtants qui appellent la transe. La musique berbère (ou amazighe) est, elle aussi, indissociable de la danse et a gardé, dans son isolement pastoral, toute son authenticité. Les chants et danses des paysans, inspirés par la beauté des paysages marocains, sont de magnifiques spectacles. Ils changent de caractère selon les régions et les tribus, mais ont très souvent une fonction religieuse, puisque le nom de Dieu est invoqué... La plus connue des musiques traditionnelles berbères est la très rythmée dakka marriakcha. Dans un autre registre, Yuba est un chanteur qui fait connaître la culture amazighe, en chantant l’amour, mais aussi les problèmes actuels de la société marocaine.

Vous devriez également, au hasard d’une rue, entendre de la musique de cortège, qui fait la part belle à une sorte de hautbois très criard, le ghaïta (qui rappelle la bombarde bretonne), et au tambour tabala. Lors d’événements importants, on utilise aussi une longue trompette droite, le nafir.

Le Maroc est très ouvert aux grands chanteurs égyptiens ou proche-orientaux, tels Oum Kalthoum, Faïruz ou Mohammed Abdel Wahab.

La musique classique

Connue sous le nom de musique arabo-andalouse, c'est une musique de cour jouée et chantée généralement dans les grandes villes du Nord. Elle était surtout un divertissement pour les hommes de lettres et les savants, les textes étant toujours d'une grande qualité.
Classique également est la musique d'inspiration sacrée qui relève du soufisme. Le soufisme a développé l'art du chant sacré (pour voix d'hommes).

Les musiques actuelles

Certes, dans les années 1970, les grands groupes anglais se sont entichés du pays, et les Casablancais des Variations se sont fait une petite réputation en France, mais le rock n’est jamais devenu populaire au Maroc.
Mais, dans cette même décennie 1970 est apparue une nouvelle scène musicale avec des groupes qui revisitaient la tradition marocaine. Comme Nass el-Ghiwane, formé à Casablanca et toujours actif. Le mouvement nayda (littéralement « ça se lève », « ça bouge »), comparable à la movida espagnole, a vu éclore au début des années 2000 des groupes qui fusionnent rock, reggae, rap, musiques traditionnelles (et paroles un brin caustiques) comme Hoba Hoba Spirit ou Haoussa.

Enfin, le rap, expression culturelle des quartiers pauvres, s’est largement implanté au Maroc, où il connaît aujourd’hui son âge d’or.

Les danses

Vous assisterez certainement à quelques danses folkloriques, le plus souvent collectives.
Dans le Haut Atlas, en pays chleuh, on peut observer l'ahouach, dansée par des femmes alors que les hommes donnent le rythme en frappant les bendir.

Les Gnaoua ont conservé leurs rythmes africains. On peut assister à leur démonstration à Essaouira ou à Marrakech, ainsi que dans certains petits villages aux alentours de Merzouga (Khamlia). Dommage, ces « spectacles » sont de plus en plus dénués d'authenticité. 

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